Une explosion dans une base militaire russe a fait cinq morts le 8 août.
Ce mardi, les autorités russes ont reconnu que le taux de radioactivité de la ville voisine avait été 16 fois supérieur à la normale.
Nionoksa, dans le Grand Nord russe. Cinq morts. Côté militaire, la base a un sacré passif. Ouverte en 1954, spécialisée dans les essais de missiles de la flotte russe, c’est là que furent conçues les premières bombes atomiques soviétiques. Il s’agit d’une ville fermée, sous très haute surveillance et interdite d’accès aux étrangers sans autorisation. Elle a même longtemps été absente des cartes.
L’accident impliquerait un petit réacteur nucléaire, selon le directeur scientifique du centre militaire de Sarov, Viacheslav Soloviev. De fait, si ces missiles ont « une portée illimitée », explique à l'AFP Corentin Brustlein, directeur du centre des études de sécurité à l’Institut français des relations internationales (IFRI), c’est parce qu’ils sont propulsés à l’énergie nucléaire, leur permettant de faire plusieurs fois le tour de la Terre. Au-delà de l’exploit technologique que cela représente, ces distances illimitées permettent de passer outre les systèmes de défense puisque le missile peut prendre n’importe quel chemin avant d’atteindre sa cible.
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