Clairement, il ne fait pas bon être réfugié politique en France. Un iranien vient d'en faire les frais, au nez et à la barbe des autorités française, qui au passage, viennent juste de passer pour des gros nuls. Car si l'information confirme bien que Zam était en France, cela veut dire qu'il a été arrêté sur le territoire et exfiltré sans qu'on en sache mot.
"L’Iran a arrêté un membre de l’opposition qui avait été "dirigé par les services de renseignement français" et il est actuellement en détention dans la République islamique, a déclaré lundi le Corps de la Garde révolutionnaire (IRGC).
Ruhollah Zam, qui dirigeait une chaîne de télégramme "contre-révolutionnaire", a été arrêté dans le cadre d'une "opération sophistiquée et professionnelle" par l'organisation du renseignement de l'IRGC, a indiqué l'IRGC dans un communiqué.
Zam aurait vécu en exil à Paris, mais le communiqué de l'IRGC ne précise pas quand ni où il a été arrêté.
L'IRGC a déclaré qu'il était "piégé" par son organisation de renseignement.
Il a précisé que c'était malgré le fait qu'il avait été "dirigé par les services de renseignement français et soutenu par les services de renseignements américains et par le régime sioniste (Israël)".
Le CGRI a déclaré avoir réussi à "tromper" les services étrangers et à l'arrêter en "utilisant des méthodes de renseignement modernes et une tactique innovante".
L'opération a montré aux ennemis de l'Iran "en retard" par rapport à ses propres services de renseignement.
L'année dernière, le ministre iranien des Télécommunications, Mohammad Javad Azari Jahromi, a demandé à Telegram de fermer la chaîne Amadnews de Zam, affirmant qu'elle incitait à un "soulèvement armé".
La chaîne, qui comptait environ 1,4 million d'abonnés, a ensuite été supprimée.
Telegram était le réseau social le plus populaire de la République islamique avec quelque 40 millions d'utilisateurs avant d'être bloqué par le pouvoir judiciaire l'année dernière.
Les autorités avaient temporairement interdit l'application de messagerie lors d'une vague de manifestations au début de 2018, affirmant qu'elle permettait aux groupes de "contre-révolutionnaires" basés à l'étranger d'attiser les tensions."
SOURCE: AGENCE DE PRESSE AFP..
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