jeudi 10 mars 2022

PAS DE BOL

 Selon le site pro russe du Donbass, Donbass Insider, (je le détermine ainsi car même s'il existe depuis plusieurs années et rend comptes régulièrement des la situation du Donbass, depuis le début de l'attaque russe, ce site est classé comme tel par les biens pensants) des documents en provenance des laboratoires de recherches biologiques relatent les types de souches qui étaient sujets de ces recherches et dont depuis quelques jours, Washington à avouer son "inquiétudes" de voir ces labos tomber entre les mains des russes. Labos, qui la semaine dernière, étaient, selon des experts, une fake news !

Ces documents concernent la procédure de destruction des souches étudiées dans ces laboratoires biologiques installés en Ukraine, suite au lancement de l’opération militaire russe. Ainsi l’un des documents indique que le 25 février 2022, soit le lendemain du lancement de l’opération militaire russe, les souches suivantes ont été totalement détruites dans un laboratoire installé à Kharkov :
– Candida albicans (champignon donnant la candidose)
– Escherichia coli (bactérie qui peut provoquer ulcères, infections urinaires, voire une prostatite)
– Serratia marcescens (bactérie qui peut provoquer des infections urinaires, et des infections du sang)
– Shigella sonnei et Shigella flexneri (bactéries responsables de la shigellose, une infection intestinale)
– Salmonella Typhimurium (provoque des infections intestinales)
– Proteus vulgaris
– Enterobacter aerogenes (infections nosocomiales)
– Staphylococcus aureus (Staphylocoque doré, qui peut provoquer des intoxications alimentaires, ainsi que des infections locales ou généralisées pouvant aller jusqu’à la septicémie)
– Pseudomonas aeruginosa (bactérie très résistante aux antibiotiques, qui provoque des infections nosocomiales)
– Proteus mirabilis (infections urinaires et cutanées)
– Klebsiella pneumonia (pneumonie et infections urinaires, mais une souche virulente venue d’Asie peut infecter le système nerveux central et a un fort taux de mortalité)
– Corynebacterium pseudodiphtheriticum (dangereuse si système immunitaire déprimé)
– Corynebacterium xerosis
– Corynebacterium diphtheriae (provoque la diphtérie)
– Bacillus liheniformis
– Bacillus stearothermophilus

Ces souches ne sont – normalement – pas particulièrement dangereuses (il y a un vaccin contre la diphtérie), dès lors on ne comprend pas bien la nécessité de lancer une opération de destruction totale des souches. Sauf si ce laboratoire travaillait à faire de ces bactéries autre chose que des pathogènes anodins, ou que ces noms étaient des noms de code pour d’autres pathogènes.

De son côté, le ministère russe de la Défense a indiqué que si les laboratoires de Kharkov et Poltava étudient la diphtérie, la salmonellose et la dysenterie, dans le laboratoire de Lvov, c’est la peste, l’anthrax et la brucellose qui seraient étudiées (ce qui est d’un tout autre niveau de dangerosité). D’après les informations du ministère russe de la Défense, à Lvov c’est 232 boîtes contenant l’agent pathogène de la leptospirose, 30 de la tularémie, 10 de la brucellose et cinq de la peste qui ont été détruits. Et il y a 30 laboratoires biologiques de ce genre qui sont installés en Ukraine et qui sont financés et supervisés par les Américains (plus de 200 millions de dollars de budget).

Igor Kirillov, le chef des troupes de protection NRBC (Nucléaire, Radiologique, Biologique et Chimique) russes, a souligné dans son point presse, la concordance entre le lancement de ces laboratoires biologiques américains en Ukraine depuis 2014, et l’augmentation incontrôlable de l’incidence d’infections comme la rougeole (multipliée par plus de 100), la rubéole, la diphtérie, et la tuberculose. Il a aussi déclaré que l’OMS considère l’Ukraine comme un pays présentant un risque élevé d’épidémie de polio.

Ces laboratoires biologiques américains installés en Ukraine travaillent sur trois projets différents :
– Certains surveillent la situation biologique dans les zones où sont déployés les contingents militaires des États du bloc de l’OTAN.
– D’autres collectent et exportent des souches de micro-organismes dangereux vers les États-Unis.
– Et les derniers mènent des recherches sur des agents pathogènes pouvant être transformés en armes biologiques spécifiques à une région, ayant des foyers naturels et pouvant être transmis à l’homme.

Kirillov a donné pour exemple le fait que depuis 2021, le Pentagone a lancé un projet intitulé « Diagnostic, surveillance et prévention des zoonoses dans les forces armées ukrainiennes » dont le financement s’élève à 11,8 millions de dollars. En 2020-2021, le ministère allemand de la Défense a réalisé des études sur la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, la leptospirose, la méningite, et les hantavirus en Ukraine dans le cadre de l’initiative ukraino-allemande sur la garantie de la sécurité biologique aux frontières extérieures de l’Union Européenne.

De plus, sous prétexte de tester des moyens de traitement et de prévention du COVID-19, plusieurs milliers d’échantillons de sérum de patients, principalement d’origine ethnique slave, ont été prélevés en Ukraine pour être envoyés à l’Institut de recherche Walter Reed de l’armée américaine.

Or, en 2017 un scandale avait éclaté en Russie lorsqu’il a été découvert qu’une société travaillant pour l’armée américaine, collectait des échantillons biologiques et de l’ARN de Russes, faisant craindre leur utilisation pour développer des armes biologiques ciblant une ethnie particulière. Les Ukrainiens étant très proches des Russes sur le plan génétique, il y a de sérieuses questions à se poser sur le but réel de tous ces prélèvements.

Pour Kirillov, la hâte avec laquelle l’Ukraine a lancé la destruction de toutes les souches de pathogènes dans ces laboratoires biologiques américains, pourrait indiquer qu’ils y travaillaient sur le renforcement des propriétés pathogènes des microbes, ce qui est une violation de la convention sur l’interdiction des armes biologiques et à toxines. C’est d’ailleurs aussi ce qui expliquerait pourquoi les États-Unis ont installé ces laboratoires en Ukraine, au lieu de mener de telles recherches sur leur propre territoire : pour éviter de devoir répondre de ce qui s’y passe !

Et la preuve ultime que ces laboratoires biologiques américains en Ukraine cachent peut être quelque chose, a été démontré par l'intervention de Victoria Nuland, elle-même lors d’une audition au Sénat !

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