Sous le feu des projecteurs depuis sa présentation en juin dernier, le projet de cryptomonnaie Libra est suspecté de menacer la souveraineté monétaire des États. Pour la première fois depuis sa nomination, son directeur général, le Français Bertrand Perez, prend la parole.
"Il est important de rappeler que Libra n’est encore qu’un projet qui a été annoncé le 18 juin et dont le lancement est prévu mi-2020. Il n’y a encore rien de concret. Au moment où on se parle, aucune “pièce” n’a été créée, la blockchain n’est pas opérationnelle et il n’y a aucun service. Si nous prenons autant de temps, c’est car nous sommes conscients que la technologie blockchain est disruptive, apporte beaucoup d’avantages mais vient avec des problématiques que se posent les régulateurs financiers - à juste titre - comme le blanchiment d’argent ou le financement du terrorisme. C’est la raison pour laquelle nous discutons avec eux. Notre régulateur suisse, qui est notre régulateur principal car l’Association est basée à Genève, a tout récemment indiqué que devions être régulé comme un système de paiement et non comme une banque ou un fonds d’investissement. C’est une première étape. Nous allons désormais devoir démontrer que nous avons les capacités de traiter le blanchiment d’argent et les problématiques que Bruno Le Maire et les autres régulateurs ont à l’esprit. Nous sommes dans une phase de discussion avec eux pour définir clairement les règles du jeu. Notre seule volonté c’est de nous y soumettre et que tout se passe bien. Bien évidemment, nous ne voulons pas ouvrir une boîte de Pandore pour quelque trafic que ce soit."
NDL : l’Association Libra est une structure internationale qui chapeaute la cryptomonnaie c'est à dire stocke et gère les liens entres les différents acteurs d'une ou plusieurs cryptomonnaies. C'est un peu un "noeux" informatique stratégique et logistique qui en ce qui concerne cette société, a déjà un pied dans le Libra, qui fait si peur en réalité, au système monétaire tout entier. Car si le Bitcoin restait le jouet des connaisseurs et spéculateur, le Libra, s'il venait a être mis en place en grande partie par Facebook, pourra permettre a des gens comme vous et moi, de transférer de l'argent en euro ou en dollars, dans un porte monnaie Libra. Bien sûr, il pourra y avoir des garde-fous pour évité des évasions fiscales ou même du blanchiment d'argent. Mais à terme, cela pourrait aussi être un indicateur trop significatif d'un manque de confiance des populations envers l'euro, ou même l'une des 4 autres monnaies du panier international (dollar, yen, yuan, livre sterling). Sous entendant que pour sauver leurs économies et les retirés des banques, des gens pourraient très vite convertir une partie de leur argent en Libra.
https://www.capital.fr/entreprises-marches/bertrand-perez-patron-de-libra-si-des-etats-souhaitent-faire-partie-de-la-gouvernance-on-letudiera-1350086
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire