lundi 15 juin 2026

PETIT JEU, PETITE GUERRE

 L'Arcom satisfait les plaintes de Reporters Sans Frontière et affirme le manque de pluralité, et des sujets "trop" récurrents.


Cnews conteste !


DEJA DANS LE TROU

 Le public de Glucksmann, c’est cette France qui se dit “proche du peuple” parce qu’elle a déjà pris un TER une fois entre deux week-ends à Lisbonne. C’est la France des centres-villes rénovés, des vélos à 2 000 euros et des débats passionnés sur la justice sociale autour d’un brunch à 28 euros.


On y parle beaucoup des ouvriers, mais surtout quand aucun ouvrier n’est dans la pièce pour contredire l’analyse. On célèbre la diversité sous toutes ses formes, à condition qu’elle vote pareil, lise les mêmes médias et partage les mêmes indignations du moment. C’est une gauche qui connaît parfaitement les pronoms de chacun mais beaucoup moins le prix d’un plein d’essence ou les horaires d’une équipe de nuit. Le paradoxe est fascinant : plus on s’éloigne sociologiquement du peuple, plus on explique au peuple ce qu’il devrait penser pour son bien. Chez Glucksmann, on adore les classes populaires. D’ailleurs, on en parle tellement qu’on finit presque par oublier d’en fréquenter.

NO

 


QUESTION DE GENRE

 Trump fait de la com populaire, et dans ce sens évidemment qu'on est loin de la "classe" et des  "convenances" habituelles, surtout quand un MIDTERM s'approche dangereusement pour conserver ou perdre ses majorités aux parlements. Du coup, il organise pour son anniversaire un combat MMA dans les jardin de la Maison Blanche. C'est un peu comme si Macron organisait une rave party dans les jardins de l'Elysée, dans la plus pure tradition, drogue, défonce, sexe.



BIS REPETITA

 Donald Trump se félicite d'éteindre l'incendie qu'il a lui-même allumé. Le spectacle de MMA a remplacé la diplomatie. 



Cet accord en trompe l’œil est un revers majeur pour les États-Unis. L’Europe doit enfin en tirer les conséquences et préparer son autonomie.

PAS SANS CONSEQUENCES




Répression britannique : brutale, impitoyable et à sens unique.

Un enfant de cinq ans en larmes, saisi par plusieurs policiers, arraché à sa famille et embarqué de force dans un fourgon.

À Sheffield, un manifestant jeté au sol avec une violence telle que sa tête percute un poteau métallique. Les images ont circulé
 massivement. Dans les heures qui ont suivi, des rumeurs persistantes. non confirmées, ont commencé à évoquer sa mort. Aucun démenti officiel n’a suffi à les éteindre.

Ces deux scènes, survenues à peu de temps d’intervalle sur le sol britannique, alimentent une interrogation de plus en plus présente : pourquoi les autorités semblent-elles faire preuve d’une telle fermeté envers leurs propres concitoyens, alors qu’elles paraissent bien moins déterminées face aux phénomènes d’immigration et d’insécurité qui sont au cœur des inquiétudes d’une partie croissante de la population ?

Ce malaise s’est encore durci après les émeutes de Belfast, allumées par l’agression au couteau qui a grièvement blessé Stephen Ogilvie et conduit à l’inculpation d’un ressortissant soudanais pour tentative de meurtre. Véhicules incendiés, maisons attaquées, affrontements violents : les tensions autour de l’immigration ont atteint une intensité rarement vue. (The Times)

Pendant ce temps, Keir Starmer multiplie les postures martiales sur l’Ukraine, les sommets diplomatiques, la menace russe, allant jusqu’à mettre en scène la saisie d’un pétrolier de la « flotte fantôme » dans la Manche.

Le contraste, pour beaucoup de Britanniques, est devenu insupportable : un gouvernement qui prend la pose sur les grands équilibres géopolitiques d’un côté ; de l’autre, un sentiment d’abandon face à l’insécurité, à l’immigration de masse et à une répression jugée de plus en plus brutale dès lors qu’elle s’exerce contre la population autochtone elle-même.

C’est sur ce terreau que prospèrent les accusations de « maintien de l’ordre à deux vitesses », selon lesquelles certaines manifestations, certaines populations, seraient traitées avec une fermeté que d’autres n’ont jamais connue.

Fondées ou non, ces accusations trouvent désormais un écho que les démentis officiels peinent à couvrir. Car lorsqu’un enfant est arraché à sa mère pour être enfermé dans un fourgon, et qu’un homme s’effondre la tête contre un poteau sans que l’on sache s’il en est sorti vivant, ce sont ces images-là que la mémoire retient, bien avant les communiqués de presse.

dimanche 14 juin 2026

VOTATION

 La Suisse rejette l'initiative pour plafonner le pays a 10 millions d'habitants et limiter l’immigration.



LA SECURITE A NEW YORK

 

Fait assez rare aux USA de débordements et de situations incontrôlables après la victoire de l'équipe de basquet des Knicks en NBA. Hasard ou coïncidence, ce phénomène arrive au moment ou le nouveau maire Zohran Mamdani applique sa politique soft en matière de sécurité dans la ville.

FONCE DEDANS

 

REPRESSION

 La police britannique a reçu des ordres... sauf que ça va aggraver encore plus la situation de par des dérapages incontrôlables.


C'ETAIT SOIT DISANT UNE FAKE NEWS

 Depuis deux ans, Le Diplomate Média publie enquêtes, analyses et alertes sur un risque que beaucoup refusaient de voir : celui de la dissémination incontrôlée des armes envoyées en Ukraine.

Aujourd'hui, le journal allemand Berliner Zeitung tire à son tour la sonnette d'alarme.



Selon son enquête, s'appuyant notamment sur les révélations du magazine d'investigation Report Mainz, des armes issues du conflit ukrainien alimenteraient désormais les réseaux criminels européens.

En mars 2026, près de Marbella en Espagne, les autorités ont saisi chez des trafiquants de drogue des armes de guerre modernes et des munitions OTAN.

Selon les enquêteurs espagnols, plusieurs de ces équipements proviendraient des champs de bataille ukrainiens.

Le Berliner Zeitung évoque un risque sécuritaire majeur pour l'Europe et s'interroge sur le silence de nombreux responsables politiques.

Soyons clairs : lorsqu'on injecte pendant des années des quantités colossales d'armes dans une zone de guerre marquée par la corruption, les mafias et les réseaux de contrebande, il ne faut pas feindre la surprise lorsque ces armes réapparaissent ailleurs.

Les conséquences pourraient être lourdes : criminalité organisée, narcotrafic, bandes armées, voire terrorisme.

Une fois encore, ceux qui dénonçaient ces dérives étaient accusés de "faire le jeu de Moscou". Aujourd'hui, les faits commencent à leur donner raison.

L'Europe ne peut pas continuer à financer sans contrôle une guerre dont elle supportera demain une partie des conséquences sécuritaires.

À méditer… 

ENCORE UNE PETITE

 De mieux en mieux...



Pendant que nous documentions le double standard religieux de Philippe Bouyssou, un autre dossier a émergé sur le maire communiste d'Ivry.


Le voilà dans ses autres occupations.


Bouyssou a jumelé Ivry-sur-Seine avec Mejik, un camp du Polisario situé en Algérie. Il a effectué plusieurs voyages à Tindouf, dans les camps contrôlés par l'Algérie, aux côtés de délégations municipales. Il a organisé des marches pro-Polisario partant de la mairie d'Ivry. Il a fait voter des subventions municipales pour des "enfants des camps". Il a accueilli des délégations sahraouies à la mairie comme des chefs d'État.


Je ne prends pas position dans le conflit du Sahara occidental. 


Ce n'est pas mon sujet.


Mon sujet, c'est qu'un maire français a décidé, avec l'argent des contribuables d'Ivry, de prendre clairement parti dans un conflit géopolitique nord-africain qui oppose l'Algérie au Maroc. Et que ce faisant, il a importé ce conflit dans sa propre ville, où cohabitent des familles marocaines et algériennes qui n'avaient pas demandé à ce que leur maire choisisse un camp.


Les tensions communautaires qui en résultent à Ivry ne sont pas un accident. Elles sont la conséquence directe d'un élu qui a transformé une mairie en instrument de politique étrangère au service d'une communauté contre une autre.


Posons la question simplement.


Ivry-sur-Seine est une ville de 64 000 habitants. Elle a des problèmes de logement, de sécurité, d'emploi, d'urbanisme. C'est pour ça que les habitants élisent un maire.


Philippe Bouyssou, lui, voyage à Tindouf, organise des marches pour le Polisario, juvelle sa ville avec un camp dans le désert algérien et distribue des subventions municipales à des causes géopolitiques étrangères.


Ce n'est pas de la solidarité internationale. C'est du clientélisme electoral financé par le contribuable ivryen, qui crée des fractures communautaires réelles dans une ville qui n'en avait pas besoin.


Le maire d'Ivry devrait s'occuper d'Ivry.

CRIME MORALE

 

La gauche crie, hurle, s'émeut après l'annonce que Javier Milei sera à l'université d'été du Medef.


 


ECHEC

 Le meeting de Glucksmann présenté comme un succès, affiche au contraire une tare. Une gauche qui n'est ni populaire, ni prolétaire.

Le public de Glucksmann, c'est un peu la France des centres-villes bourgeois qui se rêve populaire parce qu'elle prend le train plutôt que l'avion.

C'est la France bienveillante, la France qu'on questionne dans la rue pour n'importe quel sujet du 20h. On y parle de justice sociale, mais rarement avec ceux qui font les 3x8. On célèbre la diversité, mais on se retrouve surtout entre gens qui pensent pareil. Une gauche qui a remplacé la question ouvrière par la question morale, et qui confond parfois consensus culturel et majorité populaire. 

Le paradoxe de Glucksmann et de ses soutiens est de se présenter comme le camp du peuple tout en ressemblant davantage à une assemblée de bobos convaincus d'expliquer au peuple ce qu'il devrait penser.

LE GRAND EVENEMENT

 Voici le grand événement annoncé ! 

Comme prévu, un déferlement de féministes et de professionnels de la manif indignée d'extrême-gauche à Répu en soutien aux femmes Afghanes martyrisées.

Non, j'déconne.

Ratage complet, seul quelques dizaines de personnes à la manif.... 

LAICITE, MON CUL

 

PAS CONVAINCU

 Le maire communiste d'Ivry s'enfonce dans la honte.


Philippe Bouyssou contre-attaque. Il publie une longue mise au point pour "clarifier ce qu'est la laïcité". Sa stratégie est classique et prévisible : noyer le fond dans la forme. Voilà ce qu'il ne répond pas. Il ne répond pas à la vidéo où il dit "Inch'Allah" en écharpe tricolore pour signer le permis de construire d'une mosquée. Il ne répond pas à la vidéo où il dit "Ramadan Moubarak" en inaugurant un centre culturel musulman. Il ne répond pas à ses posts Facebook de 2011 où il se moque des évêques catholiques avec une blague de capote. Il ne répond pas à son "Mdr" sous une photo de juifs en prière au Mur des Lamentations. Il ne répond pas au fait que des femmes voilées siégeaient dans son conseil municipal sans que ça lui pose le moindre problème. Ce qu'il fait à la place : sélectionner deux ou trois commentaires haineux reçus sur les réseaux sociaux pour présenter tous ceux qui le critiquent comme des extrémistes violents. Puis accuser le RN de "stigmatiser des femmes pour leur appartenance religieuse" et d'"instrumentaliser la religion pour diviser le peuple." C'est le mécanisme de défense le plus éculé de la politique française. Quand les faits vous accablent, déplacez le débat sur les réactions aux faits. Transformez vos contradicteurs en harceleurs. Faites-vous passer pour la victime. Les preuves de son double standard sont des vidéos publiques. Des posts Facebook datés. Des faits documentés et sourcés. Pas des rumeurs. Pas des interprétations. Des archives. Bouyssou n'a rien à répondre à ça. Alors il parle des commentaires haineux. Un maire qui applique vraiment la laïcité n'a pas besoin de se défendre. Il lui suffit de montrer qu'il traite toutes les religions de la même façon. Philippe Bouyssou ne peut pas montrer ça. Parce que ses propres archives montrent exactement le contraire.

BALANCER UNE BOMBE

 Le ODNI, Bureau de Tulsi Gabbard, Directrice  du Renseignement National américain, a publié un thread

«Voici la VÉRITÉ : Des recherches dangereuses sur le gain de fonction ont été financées par le gouvernement américain dans le monde entier, dirigées et approuvées par des personnes comme le Dr Fauci.  Tulsi Gaggard du DNI l’a révélé hier.

En utilisant des données du gouvernement américain, compilées et mises au jour par des experts de carrière dans la communauté du renseignement et d'autres agences gouvernementales, la publication d'hier a mis en lumière un exemple parmi les nombreux laboratoires biologiques à l'étranger financés par les États-Unis, les recherches qui y sont menées, et les risques significatifs qu'ils posent au monde, surtout lorsqu'ils sont situés dans un pays en guerre comme l’Ukraine. 

https://t.co/qL5em30hoF

Diapositive 1 : résumé quotidien pour le président Biden, rédigé après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, détaille les menaces pesant sur les laboratoires ukrainiens en raison du stockage de pathogènes dangereux. Confirmé par des responsables de l’administration Biden. 



Les biolaboratoires en Ukraine et dans d’autres pays abritaient et pourraient continuer à abriter des pathogènes dangereux, ils ont été construits/financés par les États-Unis, et ont reçu un financement substantiel que des personnes et des intérêts puissants souhaitent continuer à faire affluer.

Diapositive 2 : Une carte créée par l'ODNI à l'aide de données du gouvernement américain pour montrer les emplacements des laboratoires, les niveaux de biosécurité à chaque emplacement, le type de recherche menée, et si des armes biologiques y étaient stockées.



Diapositive 3 : Une liste de laboratoires et de données tirées du site web de l'ambassade des États-Unis en Ukraine qui montre le financement du gouvernement américain, l'entreprise sous contrat utilisée, et si le laboratoire disposait ou non d'un permis pour les « pathogènes particulièrement dangereux ».



Diapositive 4 : Données compilées à partir d'informations open source qui ont été corroborées avec des informations du gouvernement américain, incluant les données de l'ambassade des États-Unis en Ukraine, montrant des connexions avec l'industrie de la défense et des données de projets de recherche sur la grippe aviaire hautement pathogène financée par les États-Unis et d'autres virus hautement infectieux dans des laboratoires de confinement biologique en Ukraine.



L'existence, l'histoire, les emplacements et le financement de ces biolaboratoires financés par les États-Unis ont été intentionnellement dissimulés par des personnes puissantes qui affirmaient faussement que ces laboratoires n'existent pas et accusaient quiconque en parlant d'être des agents étrangers et des traîtres à l'Amérique.

Ces mensonges continuent d'être propagés aujourd'hui par les mêmes personnes puissantes et leurs alliés qui souhaitent voir cette recherche dangereuse se poursuivre avec peu ou pas de surveillance.

POTUS a justement pris des mesures il y a plus d'un an pour mettre fin au financement américain de la recherche sur l'amélioration des fonctions, afin de protéger le peuple américain et les peuples du monde entier.

L'ODNI continuera de travailler étroitement avec des partenaires du gouvernement américain pour identifier où ces dangereux laboratoires biologiques sont situés dans le monde, quels pathogènes ils contiennent, et pour mettre fin à la recherche dangereuse sur le gain de fonction

samedi 13 juin 2026

L'IA CHANGE DEJA LES MODELES

 Dans son article "The dead economy theory", Owen McGrann prolonge la « théorie de l'internet mort » — où les bots génèrent des contenus pour d'autres bots — vers une crise plus profonde : la « théorie de l'économie morte », là où la capacité productive de la civilisation a été capturée par un système dans lequel vous n'avez aucune part, aucune voix, aucun vote. 

L'industrie de l'IA a investi des centaines de milliards, voire des projections en trillions. Pour justifier ces valorisations (OpenAI à plus de 800 milliards, Anthropic profitable en un an), il ne existe qu'un marché assez vaste : le marché mondial du travail. Le produit vendu, malgré les euphémismes (« copilote », « assistant »), est le remplacement des humains. Les benchmarks internes (GDPVal d'OpenAI, AI Productivity Index) ciblent explicitement des professions : banquier d'affaires, consultant, avocat, médecin. Un responsable évaluation d'OpenAI affirme que les modèles atteignent désormais « plus de 80 % de taux de victoire contre des professionnels humains ».

L'auteur décrit trois tours de spirale destructrice. 

  • Premier tour : une entreprise licencie pour adopter l'IA, ses coûts chutent, sa marge et son cours de bourse s'envolent (exemple : Block de Jack Dorsey, +25 % après la suppression de près de la moitié des effectifs). 
  • Deuxième tour : les salariés remerciés perdent leur revenu, réduisent leur consommation, les entreprises qu'ils fréquentaient voient leurs revenus baisser. 
  • Troisième tour : l'entreprise qui a « optimisé » découvre que ses clients étaient, agrégés, les salariés d'autres entreprises. La souscription IA, censée être un investissement, devient une contribution à la destruction de son propre marché.

Les économistes Brett Hemenway Falk et Gerry Tsoukalas (Wharton) nomment ce phénomène « le piège des licenciements par IA ». Dans un marché concurrentiel, chaque firme capture la totalité des économies de coûts mais ne subit qu'une fraction de la destruction de la demande (un vingtième si vingt concurrents). Cela crée un dilemme du prisonnier : rationnellement, chacun automatise au-delà du niveau socialement optimal, car l'incentive individuel à couper les coûts salariaux l'emporte toujours sur la conséquence diffuse et partagée. L'amélioration de l'IA aggrave la course : plus la productivité des modèles augmente, plus l'écart de profit entre celui qui automatise et celui qui hésite se creuse, intensifiant l'escalade vers la ruine collective. Parfois, les licenciements précèdent même la preuve que l'IA fonctionne : effet de troupeau déguisé en innovation.

Les optimistes invoquent les transitions agricole (140 ans) et industrielle (70 ans avant reprise des salaires). Mais l'auteur rappelle que ces « courts termes » ont duré des vies entières, avec stagnation des salaires, effondrement de la part du travail dans le revenu, inégalités explosives et révoltes sociales (Chartisme). L'IA vise à compresser cela en deux ans, avec une pression immense des investisseurs pour rentabiliser rapidement. Contrairement aux automations passées (métier à tisser, tableur), qui remplaçaient des tâches étroites, l'IA généraliste menace l'ensemble du travail cognitif simultanément. Wassily Leontief avait comparé le travail humain aux chevaux : 21 millions en 1900, effondrement de 88 % en 60 ans après le moteur à combustion. Il n'existe aucune loi économique empêchant le même sort pour les humains.

Daron Acemoglu (prix Nobel 2024) constate que de 1987 à 2017, l'effet de déplacement des technologies a largement dépassé leurs effets de productivité et de recréation d'emplois. Pour l'IA, il estime que seulement 4,6 % des tâches sont actuellement rentables à automatiser et que l'impact sur la productivité sera de 0,66 % sur la décennie. L'automation « moyenne » (so-so automation) — médiocre mais assez bon marché — détruit des emplois sans gains réels. Plus de 90 % des entreprises interrogées en 2025 n'ont constaté aucun impact mesurable sur emploi ou productivité, malgré un quart de trillion d'investissements.

Une économie sans travail humain est une crise politique inédite. La démocratie repose sur un contrat : les gouvernants ont besoin des gouvernés (travail, impôts, consommation, service militaire). Cette dépendance distribue le pouvoir. Si la valeur est générée par des IA détenues par quelques entreprises déjà expertes en optimisation fiscale, toute la fiscalité publique s'appauvrit. La négociation collective devient vestigiale (on ne négocie pas avec ceux qu'on n'emploie pas). La consommation, liée au revenu du travail, se contracte. L'inégalité s'accélère : l'IA rompt le dernier lien entre accumulation du capital et besoin de travail humain. Sans redistribution, « à terme, presque tout appartiendra aux plus riches au moment de la transition ».

La recherche fondatrice (transformers, semi-conducteurs) a été financée par le public (universités, DARPA). Le public a porté le risque, les entreprises privées ont capturé la récompense. Dario Amodei (CEO d'Anthropic) reconnaît lui-même : « L'équilibre de pouvoir de la démocratie repose sur le fait que la personne moyenne a du levier par la création de valeur économique. Si ce n'est pas présent, les choses deviennent effrayantes. » Il construit pourtant cette technologie. Peter Thiel écrivait dès 2009 que liberté et démocratie étaient incompatibles. Cette vision gagne du terrain : les autocraties (Arabie saoudite, Émirats, Singapour) sont de meilleures clientes pour l'IA, car elles n'ont pas d'électorat à qui répondre et gagnent un dividende de surveillance. L'appui de la Silicon Valley à Trump et au MAGA s'explique par ce calcul : achetable, sans loyauté démocratique.

Toute solution proposée (revenu universel, reconversion, « économie des loisirs ») traite le problème comme une question de distribution. C'est un aveuglement historique. Les recherches de Anne Case et Angus Deaton sur les « morts de désespoir » montrent que la disparition de la fonction économique dans une communauté engendre suicide, overdose, alcoolisme, violence domestique et baisse de l'espérance de vie — non seulement par pauvreté, mais par perte de statut social et d'avenir. Molly Kinder (Brookings) relie explicitement les peurs des étudiants diplômés d'aujourd'hui à celles des ouvriers déclassés du Midwest. Guy Standing documente le « précariat » : la précarité permanente corrode la cohérence sociale, indépendamment du fait que le loyer soit payé. Les sondages montrent que le revenu universel est impopulaire aux États-Unis ; une garantie d'emploi fédérale, en revanche, a du soutien. Les gens veulent du travail, du sens.

Pire que le déplacement : le « deskilling » actif. La recherche d'Anthropic elle-même montre que les juniors utilisant des agents de codage IA ne vont pas beaucoup plus vite et comprennent moins leur travail lorsqu'interrogés. La technologie dégrade l'expertise de la prochaine génération tout en concurrençant ses emplois. Joseph Stiglitz prévient que l'IA va frapper les « emplois de cols blancs routiniers », la classe professionnelle qui constitue l'épine dorsale de la stabilité politique. Des millions de personnes en âge de travailler, sans fonction économique, sans perspective, conscients que ceux qui les ont mis dans cette situation sont les plus riches de l'histoire : cela crée des conditions d'instabilité politique. Alex Karp (CEO de Palantir) l'a dit publiquement : « Le plus grand défi de l'IA dans ce pays, c'est le trouble politique. Si j'étais en privé avec mes pairs, je leur dirais que le pays pourrait exploser politiquement. » Des actes de violence ont déjà émergé (tentative d'attentat contre la maison de Sam Altman, attaque contre un élu ayant approuvé un data center).

Les fondateurs de Mechanize (automatisation totale de l'économie) justifient leur démarche : « le seul vrai choix est d'accélérer cette révolution nous-mêmes ou d'attendre que d'autres l'initient en notre absence. » C'est le même argument que les marxistes envoyant les dissidents au goulag : l'Histoire a une direction, la révolution exige des sacrifices. L'auteur invoque Albert Camus, qui a rompu avec Sartre sur cette question précise : peut-on traiter les vivants d'aujourd'hui comme des dommages collatérables acceptables pour un avenir meilleur ? Sartre et les marxistes ont dit oui. Camus a dit non. Toute pensée qui subordonne les personnes existantes à un futur hypothétique commet l'erreur morale fondamentale. Une fois ce principe accepté, aucune atrocité n'est plus interdite.

Le projet d'accélération IA repose exactement sur cet abandon. Il demande aux vivants de supporter des coûts pour des bénéfices futurs qu'ils ne verront peut-être jamais, distribués par une classe auto-proclamée qui s'est isolée des conséquences. La « compute universelle » d'Altman est du féodalisme avec un meilleur marketing. Les dirigeants tech expriment « des inquiétudes plus extrêmes en privé » mais deviennent soudain optimistes dès que le micro est allumé. Ils savent ce qu'ils construisent. Ils savent ce que cela fera. Ils continuent.

La capture réglementaire est déjà avancée : les investissements IA représentaient 39 % de la croissance américaine sur les trois premiers trimestres 2025, liant l'intérêt fédéral au maintien de la bulle. Les interventions possibles sont connues : participation publique aux infrastructures IA, antitrust agressif, taxation du travail automatisé, fonds de richesse publique. Aucune n'est technologiquement difficile. Toutes nécessitent des institutions démocratiques fonctionnant et ayant la volonté de défier les entreprises les plus riches de l'histoire — qui dépensent des millions pour défaire les politiciens qui les proposent.

L'économie morte n'est pas un monde où rien ne se produit. Le PIB peut même augmenter, porté par les investissements IA. C'est un monde où beaucoup se produit et où rien ne vous nécessite. Où la capacité productive de la civilisation a été capturée par un système dans lequel vous n'avez aucune part, aucune voix, aucun vote. Où ceux qui l'ont bâti vous ont dit qu'ils ne pensaient pas que vous deviez en avoir.

ALERTE

 Alerte ! Les États-Unis ont coupé cette nuit au reste du monde l’accès à Fable et à Mythos d’Anthropic, les IA les plus puissantes jamais créées. Au nom de la sécurité nationale.

Ce qui s’est passé aujourd’hui (13 juin 2026), d’après plusieurs sources concordantes :

Le gouvernement américain a émis une directive de contrôle des exportations pour des raisons de sécurité nationale.
Cette directive interdit à Anthropic de permettre l’accès à ses modèles les plus avancés Fable 5 et Mythos 5 à tout “foreign national” (étranger), y compris :
les utilisateurs hors des USA
et même les employés étrangers d’Anthropic
Comme Anthropic ne peut pas techniquement segmenter proprement ces accès sans tout casser, l’entreprise a choisi de désactiver l’accès globalement.

Résultat important :

L'accès à Fable et Mythos a été coupé partout (y compris aux USA)
mais la cause n’est pas une “interdiction d’accès des USA vers ces modèles”
c’est une obligation réglementaire US qui force Anthropic à bloquer les accès étrangers, ce qui a entraîné une fermeture mondiale par impossibilité technique de filtrage.

QUAND CA PIQUE

 

SAUT DE L'ANGE

 Ayez toujours confiance envers des professionnels ! ! ! 


N'OUBLIEZ PAS

 "Il semble que vous ayez un petit peu trop de pensées"
SUPPORTEZ LA POLICE DE LA PENSÉE.

"ne prenez pas la parole et ne posez pas de questions "

RIDICULOUS


 

Un guide touristique se balade avec un petit drapeau allemand comme repère pour son groupe. Mais apparemment, même en Allemagne, on considère que se balader avec le drapeau nationale, peut être une "offense" pour ceux qui ne s'identifient pas comme "allemand" !

FAUT LE SAVOIR

 

Ce député n'a pas consulter ou interroger ChatGpt sur le code de procédure pénale. Ce fichier existe déjà, c’est le FIJAIS (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes). Article 706-53-1 du CPP.

Il a été mis en place en 2004 pour prévenir la récidive des délinquants sexuels, soit les auteurs d'infractions sexuelles déjà condamnés, et faciliter l'identification des auteurs de ces mêmes infractions et leur localisation rapide, à tout moment.

Rebaptisé en 2005 pour prendre en compte les crimes et délits violents, il recense les personnes mineures ou majeures ayant été mises en examen ou reconnues coupables d'un certain nombre d'infractions graves. Peuvent y être inscrites également les personnes non définitivement condamnées ou ayant fait l'objet d'un non-lieu, d'une relaxe ou d'un acquittement dans le cadre d'une déclaration d'irresponsabilité pénale pour trouble mental.

SAUF QUE....

L'infraction doit faire encourir une peine de cinq ans d'emprisonnement au moins, sinon, l'inscription doit être expressément demandée par la juridiction ou le procureur. Autrement, l'inscription au fichier n'est pas automatique.