mercredi 21 octobre 2026
REVOLUT DANS LA SAUCE
ORTF
🔴😳 HALLUCINANT ! La CGT de France Télévisions demande la démission de Laurent Delahousse pour son traitement du 17 Octobre. Le réel dérange, alors on réclame des têtes. La CGT de France Télévisions a exigé le départ de Laurent Delahousse et de toute l’équipe du 20 Heures après la diffusion, le 18 octobre, d’un reportage de près de douze minutes intitulé Au cœur des violences. Ce long format montrait, en immersion et avec peu de commentaires, ce qui s’est réellement passé le 17 octobre : magasins pillés, vitrines éventrées, poubelles et mobilier urbain incendiés, affrontements, attaques contre des postes de police municipale, invasions de mairies. Pour le syndicat, c’est un « clip de propagande », une « fascination pour la violence », un journal « porte-parole du ministre de l’Intérieur » qui « décrédibilise les manifestants ». Selon eux, l’équipe « a failli et doit démissionner ». Moins de deux minutes auraient été consacrées aux revendications sociales. Le reste n’aurait pas sa place sur le service public. Autrement dit : montrer les images de la casse, des pillages et des violences est déjà trop. Le problème n’est pas que les faits aient eu lieu — des centaines de commerces saccagés, des policiers blessés par dizaines, des tentatives d’incendie de postes de police, des mairies prises d’assaut — mais qu’on les ait montrées trop longtemps et trop clairement. Le réel ne correspond pas au récit souhaité d’une mobilisation uniquement sociale et pacifique. Donc il faut sanctionner ceux qui l’ont filmé. C’est l’aveu le plus limpide. Quand un syndicat du service public audiovisuel exige la démission de journalistes pour avoir diffusé des images de ce qui s’est passé dans les rues, il ne défend plus le pluralisme. Il défend le droit de ne pas voir. Les Français qui ont vu leurs boutiques pillées, leurs rues dévastées et leurs policiers attaqués n’ont pas besoin d’être protégés de ces images. Ceux qui réclament qu’on les cache, en revanche, confirment exactement ce que le reportage montrait : la réalité dérange leur idéologie. Les militants d’extrême-gauche ont tout infiltré et pourrissent tout.
— Bleu Blanc Rouge ! 🇫🇷 (@LBleuBlancRouge) October 21, 2026
FOX NEWS PREVIENT
D'après le compte rendu de Fox News, le document aborde plusieurs dimensions qui correspondent directement à votre question sur le risque de déstabilisation politique.
Axe d'analyse | Ce que rapporte le document |
|---|---|
Risque de nouvelles violences | Des manifestations potentiellement plus conflictuelles sont attendues à Orléans les 24 et 25 octobre. |
Mouvances militantes | Des groupes antifascistes doivent participer à des rassemblements en marge du congrès du RN. |
Fragilités sécuritaires | Les événements du 17 octobre auraient mis en évidence des défaillances d'anticipation et de préparation des forces de l'ordre. |
Conséquences politiques | Les violences déplaceraient le débat des revendications économiques et éducatives vers la sécurité publique et la responsabilité du gouvernement. |
Équilibre politique | Le RN et les partis de centre droit pourraient tirer un avantage politique de la mise en cause de la gestion gouvernementale. |
Situation budgétaire | Le gouvernement doit concilier le rétablissement de l'ordre public et les revendications sociales, tout en disposant de marges budgétaires limitées. |
Risque de prolongation | Le document évoquerait également des mobilisations syndicales prévues le 5 novembre, autour des salaires, des services publics et du budget 2027. |
Ces éléments sont rapportés par Fox News et repris par AOL. La reprise par AOL n'est pas une confirmation indépendante, puisqu'elle reprend le même article.
STATISTIQUES ET ANALYSES ETHNIQUES
Les États-Unis peuvent tout à fait analyser les dimensions sociologiques, démographiques et, dans certaines limites, ethniques des émeutes et des pillages en France, même si la France interdit ou encadre très strictement certaines statistiques ethniques. Il faut toutefois distinguer trois choses : ce que les autorités américaines ont légalement le droit d'étudier, les données auxquelles elles ont effectivement accès et les conclusions qu'elles peuvent raisonnablement en tirer.
Le point essentiel est le suivant : l'interdiction française de certaines statistiques ethniques ne s'impose pas aux chercheurs, aux administrations ou aux services de renseignement américains opérant aux États-Unis. En revanche, elle peut limiter la disponibilité des données françaises nécessaires à une analyse rigoureuse.
1. Pourquoi les États-Unis peuvent-ils étudier la question ?
Les administrations américaines
Le Département d'État, les services de renseignement et les organismes d'analyse économique peuvent étudier les risques politiques et sociaux d'un pays étranger, y compris les tensions communautaires, les violences urbaines, les mouvements radicaux et les risques pour la stabilité économique.
Les universités et les instituts de recherche
Des chercheurs américains peuvent étudier les origines migratoires, les discriminations, les trajectoires sociales, les appartenances déclarées, la ségrégation résidentielle et les profils des personnes interpellées, à partir de sources légales et de méthodes adaptées.
Les analystes économiques et financiers
Des banques, des assureurs, des agences de notation et des investisseurs peuvent intégrer les tensions sociales à leurs évaluations du risque pays : perturbations de l'activité, dégâts matériels, baisse de fréquentation commerciale, dépenses publiques supplémentaires et instabilité politique.
Il n'est pas nécessaire de disposer de statistiques ethniques officielles exhaustives pour mener une telle analyse. En revanche, pour mesurer précisément le poids d'un groupe dans les pillages, les arrestations ou les condamnations, les difficultés deviennent beaucoup plus importantes.
2. La France n'interdit pas absolument toute étude des origines
C'est une nuance juridique importante. La France ne dispose pas d'un système général de classement ethnique comparable à celui utilisé dans certaines statistiques américaines, mais elle n'interdit pas toute recherche sur les origines.
L'INSEE explique que les études peuvent notamment s'appuyer sur :
le pays de naissance et la nationalité à la naissance ;
le pays de naissance et la nationalité des parents, dans certaines enquêtes ;
les trajectoires migratoires et sociales ;
le sentiment d'appartenance et les expériences de discrimination, dans des enquêtes encadrées.
Les données personnelles révélant directement ou indirectement une origine ethnique sont, en principe, interdites de traitement, sous réserve des exceptions prévues par la loi.
3. Comment les Américains pourraient-ils étudier les profils des émeutiers ?
Voici les principales méthodes envisageables et leurs limites.
Méthode | Ce qu'elle permet d'étudier | Limite principale |
|---|---|---|
Rapports de police et de justice français | Âge, sexe, nationalité, situation sociale, infractions, parcours judiciaire, selon les données disponibles | Pas de classification ethnique générale |
Recensements et données de l'INSEE | Origines migratoires, quartiers, chômage, pauvreté, structure démographique | Données agrégées, qui ne révèlent pas l'origine de chaque émeutier |
Images et vidéos publiques | Déroulement des violences, comportements, groupes organisés, identification éventuelle de personnes | L'apparence physique ne permet pas d'établir fiablement l'origine ethnique |
Presse, réseaux sociaux et sources ouvertes | Revendications, affiliations revendiquées, réseaux, appels à la violence | Informations parfois fausses, sélectives ou impossibles à vérifier |
Recherche universitaire et enquêtes de terrain | Motivations, sentiment d'exclusion, rapport à la police, trajectoires familiales | Échantillonnage et biais de déclaration à prendre en compte |
Renseignement et coopération internationale | Menaces organisées, réseaux transnationaux, financement, radicalisation éventuelle | Les méthodes et les données réellement disponibles ne sont pas publiques dans leur totalité |
Un service américain pourrait donc élaborer une analyse plus large que celle que permettent les seuls tableaux statistiques français. Cela ne signifie pas qu'il possède un fichier secret recensant l'origine ethnique des personnes interpellées, ni qu'il serait capable d'en établir une répartition fiable.
Il faut distinguer une capacité théorique d'analyse de l'existence d'une étude effective, documentée et méthodologiquement solide.
4. Existe-t-il déjà des données françaises exploitables ?
Oui, et c'est probablement le point le plus intéressant pour votre question.
Le ministère français de l'Intérieur a publié, le 14 septembre 2023, un rapport sur les violences urbaines consécutives à la mort de Nahel, survenues du 27 juin au 7 juillet 2023. Il examinait les profils sociodémographiques et les motivations des personnes interpellées et condamnées, notamment à partir d'un échantillon de 395 dossiers judiciaires concernant des majeurs.
Le ministère de la Justice a également publié une étude portant sur les mineurs déférés après ces émeutes. Parmi les 502 mineurs dont l'âge était renseigné, plus de la moitié avaient 16 ou 17 ans. L'étude indique aussi que 90 % des mineurs concernés étaient de nationalité française et 82,3 % étaient nés en France.
Ces chiffres illustrent une distinction essentielle :
Nationalité française ne signifie pas nécessairement ascendance française.
Naissance en France ne permet pas de connaître l'origine des parents ou des grands-parents.
Origine migratoire ne correspond pas automatiquement à une appartenance ethnique.
Appartenance ethnique supposée ne démontre ni une motivation ni une responsabilité collective dans des violences.
Un analyste américain pourrait donc croiser ces résultats avec les données démographiques des quartiers concernés, des études sur les trajectoires migratoires et les caractéristiques socio-économiques locales. Mais il ne pourrait pas en déduire avec certitude la composition ethnique de l'ensemble des émeutiers.
Il faudrait également éviter de confondre les personnes interpellées, celles poursuivies, celles condamnées et les participants aux manifestations dans leur ensemble : ce ne sont pas les mêmes populations.
5. Quel intérêt pour les États-Unis et les marchés financiers ?
Il existe deux niveaux d'analyse complémentaires.
A. L'analyse du risque politique et économique
Elle porte sur la stabilité du gouvernement, la capacité de l'État à maintenir l'ordre, la continuité des services publics, le coût des dégâts, la confiance des entreprises et la possibilité de faire adopter un budget.
Cette analyse est déjà pertinente dans le contexte actuel : Reuters rapportait les 19 et 20 octobre 2026 que les troubles français pesaient sur les actifs français et que les rendements des obligations souveraines restaient proches de niveaux élevés.
Elle chercherait à déterminer quels facteurs contribuent à la mobilisation et aux violences : âge, précarité, décrochage scolaire, ségrégation résidentielle, défiance envers la police, réseaux locaux, idéologies, appartenances revendiquées ou tensions intercommunautaires.
Les origines migratoires ou ethniques peuvent constituer une variable de recherche, mais elles ne devraient pas remplacer l'étude des mécanismes sociaux et des comportements individuels.
Pour un investisseur américain, la seconde analyse peut aider à comprendre si les troubles sont ponctuels ou s'ils traduisent des tensions structurelles susceptibles de se reproduire. Mais le risque économique dépend surtout de la fréquence des violences, de leur extension géographique, de la réponse politique et de leurs conséquences budgétaires. L'origine ethnique des participants n'est pas, en elle-même, un indicateur suffisant du risque financier.
6. La question décisive : les États-Unis réalisent-ils effectivement ce type d'analyse ?
Il faut être précis sur ce point.
Question | Réponse |
|---|---|
Les États-Unis peuvent-ils analyser les tensions ethniques et migratoires françaises ? | Oui. |
Peuvent-ils exploiter des données françaises publiques et des recherches universitaires ? | Oui, sous réserve des conditions d'accès et d'utilisation applicables. |
Peuvent-ils utiliser des sources de renseignement non publiques ? | Leurs services peuvent recueillir du renseignement à l'étranger dans le cadre de leurs compétences, mais les données effectivement détenues ne sont pas établies ici. |
Mon appréciation : il serait logique que les services américains chargés de l'analyse politique, diplomatique et stratégique suivent les causes des troubles français, y compris leurs éventuelles dimensions migratoires ou communautaires. En revanche, il serait injustifié d'affirmer qu'ils ont déjà produit une étude ethnique secrète ou qu'ils disposent de chiffres plus fiables que les autorités françaises sans document permettant de le vérifier.
La distinction entre ce qu'ils peuvent analyser et ce qu'ils ont effectivement établi est fondamentale.
Publications américaines identifiées
1. Département d'État — mise à jour du conseil aux voyageurs, 21 octobre 2026
La France reste au niveau 2 sur 4 (« faire preuve d'une vigilance accrue »). La mise à jour mentionne les violences et les émeutes récentes, recommande d'éviter les manifestations et les zones de troubles et signale les perturbations possibles des transports.
2. Ambassade américaine à Paris — alerte du 19 octobre 2026
Selon une dépêche de l'AFP publiée le 19 octobre, l'ambassade a averti les ressortissants américains des violences du 17 octobre et leur a demandé d'éviter les secteurs de manifestations, dans un contexte de couvre-feux annoncés dans plusieurs villes.
Je n'ai pas pu retrouver directement le texte original de cette alerte sur le site de l'ambassade. Il faut donc distinguer la confirmation par dépêche de la consultation du document primaire.
3. Communiqués diplomatiques ou analyse sociopolitique
Dans les publications consultées, je n'ai pas identifié de communiqué du Département d'État consacré spécifiquement aux origines sociologiques, migratoires ou ethniques des participants aux événements du 17 octobre.
Je n'ai pas non plus trouvé de rapport public américain présentant une analyse détaillée des profils des émeutiers, de leurs affiliations ou des causes structurelles des pillages.
PAS BIEN
La gauche focalise les conditions de détentions des "pauvres petits" dans des commissariats (scandale plutôt démontré sur Bobigny) pour aller chercher l'émotion. Mais occulter l'exceptionnalité de la situation, et les matériels dégradés par qui ?
Des cellules dégradées, dégueulasses... mais pourquoi sont elles dans cet état ? Pas de service de nettoyage ? Budget de maintenance ? Comment composer avec des personnes aux comportements qui dégradent ces locaux ?
CHANGEMENT DE CAP ?
ZELENSKY PRÊT À UN ACCORD DE PAIX AVEC LA RUSSIE !
Dans une interview à Fox News, le président ukrainien se dit prêt à GELER LE FRONT sur les positions actuelles pour mettre fin à la guerre.
Il réclame des garanties de sécurité.
ON CONTINU
Médiapart comme a suggérer l'installation d'une dictature par des interdictions. Sauf que l'opinion elle, pose la question : "et sinon, quoi faire ? Laisser aller ? Laisser faire ? Continuer a aller dans le pire ?"
En réalité, la gauche est en train de crier aux loups alors que c'est elle qui a créer la meute.
FAILLE DE SECURITE
Les sites internet des préfectures inaccessibles en raison d’une faille de sécurité
Toutes les préfectures de France ont basculé en maintenance préventive mercredi 21 octobre 2026 après une alerte sur une faille de sécurité touchant un composant logiciel largement utilisé sur le web.
Les sites internet de toutes les préfectures, dont la préfecture de police de Paris, sont inaccessibles depuis mercredi 21 octobre 2026 dans l’après-midi, à la demande de l’Anssi, l’agence de sécurité des systèmes informatiques, à la suite de la « détection d’une vulnérabilité critique de sécurité », a expliqué le ministère de l’Intérieur.
CA PROMET
A Rouen, un grand centre commercial du centre ville se barricade..... ça promet que samedi prochain, ça risque d'être pire ! ! ! !
SYMBOLIQUE
Le visage de la gauche tranquille humaniste et droit de l'hommiste lorsqu'elle regarde une réalité lui tombé dessus.
EXPORTATION
"Après être rentré chez moi de France, je peux clairement voir comment nous devons devenir beaucoup plus radicalisés dans nos États."
https://nypost.com/2026/10/20/us-news/young-us-radicals-headed-to-france-to-join-cop-bashing-protests-are-planning-to-bring-riots-to-our-shores/?utm_campaign=nypost&utm_source=facebook&sr_share=facebook&utm_medium=socialUn rappeur du Minnesota qui s'est rendu en France pour se joindre à l'escalade des émeutes a exhorté les Blancs à “semer l'enfer” et à “se faire foutre– dans le cadre d'une révolution sur le sol américain, a découvert The Post. Et des groupes liés au communisme aux États-Unis s’efforcent peut-être d’apporter cet enfer dans la capitale du pays.
L'artiste Tufawon, de son vrai nom Rafael Gonzalez Jr., a rejoint la militante suédoise Greta Thunberg devant Paul Éluard, le lycée au cœur des manifestations de gauche entachées de violences, de pillages et d'incendies criminels.
Il s'est adressé aux manifestants cagoulés avant d'interpréter sa chanson “No One Is Illegal” et d'énerver la foule avec des chants de “f–k ICE” et “ICE out.”
“Tout le pouvoir au peuple”, s'est vanté l'homme de 40 ans originaire de Minneapolis auprès de ses fans sur Facebook. “Après mon retour de France, je vois clairement comment nous devons nous radicaliser beaucoup plus aux États-Unis.
mardi 20 octobre 2026
FOX NEWS PREVIENT
La chaine américaine Fox News se serait procuré une note du département d’État qui « alerte que des groupes antifas planifient une action le week-end du 24-25 octobre » à Orléans. Lieu est place du congrès du Rassemblement national, ce week end.
La France pourrait être confrontée à des destructions encore pires avec le deuxième week-end d'émeutes prévues, prévient le Département d'État
Un document interne indique que les manifestations prévues à Orléans pourraient être « potentiellement plus conflictuelles » que le week-end précédent
Le Département d'État prévient que les groupes antifascistes prévoient de participer à une « manifestation potentiellement plus conflictuelle » ce week-end alors que le Rassemblement national d'extrême droite tient sa convention politique quelques jours seulement après que des émeutes généralisées ont submergé la police et révélé des défaillances majeures en matière de sécurité.
Alors que la chef du parti, Marine Le Pen, se prépare pour le rassemblement d'octobre. 24–25 à Orléans, en France, un document interne obtenu par Fox News Digital prévient que les antagonistes prévoient de nouvelles manifestations à proximité du lieu de la convention qui pourraient « révéler de nouvelles lacunes en matière de sécurité et approfondir les tensions politiques »
Cet avertissement intervient à un moment politique particulièrement dangereux pour le président Emmanuel Macron, étant donné que les mêmes troubles qui ont révélé les vulnérabilités sécuritaires de son gouvernement pourraient également donner au Rassemblement national et aux partis de centre-droit une ouverture pour contester son bilan, selon l'évaluation du Département d'État.
Les autorités françaises sont désormais confrontées à un nouveau test de sécurité à enjeux élevés alors que les manifestants se préparent à converger vers le congrès d'un parti qui pourrait bénéficier politiquement des troubles précédents.
Les manifestations devraient coïncider avec le congrès de deux jours du parti du Rassemblement national, où Le Pen s'apprête à lancer sa campagne présidentielle. Les partis de gauche, les syndicats et les groupes militants prévoient une marche samedi, tandis que les groupes antifascistes ont annoncé leur intention d'organiser une manifestation distincte dimanche près du lieu du congrès, selon l'évaluation du Département d'État.
QUI EST QUI : À L'INTÉRIEUR DU « CHAOS INC » FRANÇAIS FRANCHISE DE GROUPES COMMUNISTES, DE SYNDICATS ET D'ACTIVISTES MONDIAUX
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a exclu d'annuler le congrès, tandis que les autorités locales préparent des restrictions de sécurité supplémentaires autour du rassemblement.
La confrontation imminente survient alors que la France est encore sous le choc du mois d’octobre. 17 troubles, au cours desquels les autorités ont gravement sous-estimé l’ampleur des manifestations qui ont dégénéré en émeutes et pillages généralisés.
Quelque 550 000 personnes ont participé à 110 marches dans tout le pays, selon le ministère français de l'Intérieur. Plus de 2 400 personnes ont été arrêtées, près de 1 000 agents des forces de l’ordre et pompiers ont été blessés et des milliers d’entreprises ont été endommagées. Et les défaillances des services de renseignement, qui ont largement sous-estimé la participation, ont laissé les autorités débordées et confrontées à plus du double du nombre de manifestants initialement estimé.
L'évaluation interne du Département d'État note que la violence a remodelé le débat politique français six mois seulement avant que les électeurs ne choisissent le successeur de Macron. Il affirme que les troubles ont détourné l'attention des griefs économiques et éducatifs qui ont initialement motivé les manifestations vers la sécurité publique et la responsabilité du gouvernement, donnant potentiellement au Rassemblement national et aux partis de centre-droit une ouverture pour contester le bilan de Macron.
Les responsables français ont reconnu que les échecs en matière de renseignement et de planification ont contribué à ce que les autorités soient débordées au cours du mois d'octobre. 17 troubles.
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a présenté sa démission après avoir reconnu que la police avait « perdu le contrôle » dans certaines grandes villes. Macron l'a rejeté, invoquant la nécessité d'une continuité dans le commandement des forces de l'ordre, et a ordonné une « transparence totale » sur les échecs de planification et de collecte de renseignements qui ont précédé les violences.
Nuñez a déclaré que les autorités doivent améliorer leur capacité à anticiper les mobilisations à grande échelle, en exerçant une pression supplémentaire sur les services de sécurité pour éviter que cela ne se reproduise lorsque les manifestants convergeront vers Orléans ce week-end.
Et le gouvernement aura peut-être peu de temps pour se rétablir, même si le congrès du Rassemblement national se déroule sans violences majeures.
Les organisations syndicales se mobilisent déjà pour des grèves et des manifestations à l'échelle nationale en novembre. 5 sur les salaires, les services publics et le budget proposé pour 2027, selon le document du Département d'État.
L'évaluation interne indique que Macron est confronté à une pression concurrente pour rétablir l'ordre tout en répondant aux griefs qui alimentent les manifestations, avec une marge budgétaire limitée pour les concessions alors que le Parlement débat du budget de l'année prochaine.
Alors que le contrôle parlementaire se profile et que de nouvelles manifestations sont déjà prévues, le Département d'État a estimé que la France était confrontée à un autre point chaud potentiel qui pourrait « révéler de nouvelles lacunes en matière de sécurité et approfondir les tensions politiques »
Des manifestations antifascistes sont effectivement annoncées
L'association Attac France a relayé un appel à manifester le samedi 24 octobre. Un collectif antifasciste d'Orléans et des étudiants antifascistes annoncent également une mobilisation distincte le dimanche 25 octobre, à proximité du secteur du quai de Prague.
Selon une dépêche de l'AFP publiée le 20 octobre, le maire d'Orléans, Serge Grouard, a demandé un dispositif de sécurité exceptionnel. La municipalité a mis en place une cellule de crise en prévision du week-end. La dépêche rapporte également les craintes policières concernant d'éventuels rassemblements non déclarés et des débordements.
APPEL AU PIRE
24 octobre: « le 17/18 c'était échauffement ! », de nombreux appels sur les réseaux sociaux pour faire monter les pillards de Marseille à Paris, « En plus les contrôleurs de train font grève », « J'ai entendu dire que le Louvre il y a des trucs inestimables » https://t.co/UzSI5gqa7K
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) October 19, 2026
FALLAIT PAS
Comment ruiner son business en 24 heures....
Woke French student mocked owners who lost stores in riots - then her jet-set life was revealed: 'Your little shops, that's cute' https://t.co/4vR8tqsqbO https://t.co/KV1jiPWmsd
— New York Post (@nypost) October 20, 2026
Le New York Post relais l'histoire de cette jeune femme qui fait des leçons de morale et joue aux Misérables, alors qu'elle est identifiée comme pure produit de la génération TikTok, influenceuse, militante LFI.
IDENTIFIER
Incendie de Limoges : le suspect Hodei Docampo Ciarra avait participé à des actions des Soulèvements de la Terre.
Parmi leurs soutiens : Mélenchon, Panot et Guetté. LFI a même saisi le Conseil d’État contre leur dissolution.
LE FAUX MORT
Vous avez tous entendu parler de ce "street medic" qui serait mort.
Il était "mort" pour Manon Aubry et toute la meute LFIste....
Un "mort" soit-disant reconnu par les "autorités" selon "cerveaux non disponibles".
Alors, l'ectoplasme est passer en boucle sur France Info (voir sa photo, tout sourire). France Info qui le présente pas un peu comme une "victime" de "violences policières" (et en boucle !)...mais qui ajoute que le gugusse n'a pas porté plainte.... "parce qu'il n'a pas confiance en l'IGPN, la police des polices".
Je vous laisse voir la vidéo ( instagram) en pièce-jointe dans les commentaires. Vous pourrez juger par vous-même.... un "street medic" bien engagé pour bordeliser : ne me dites pas qu'il cherchait à s'interposer. France Info (radio gaza) est tendancieuse, vicieuse... Je vais pas dire : tout le temps... mais c'est récurrent. Désinformation et propagande vicelarde : la gauche LFIste RÊVE de victimes, de "martyrs"... ces gens espèrent avec ferveur des morts pour pouvoir justifier la sauvagerie, au point qu'ils en inventent.
LES MISERABLES
France Info choisit la bonne cliente pour nous jouer le couplet des "Misérables".....
COUPABLE OU PAS ?
GAUCHE, ULTRA GAUCHE, ONT ILS TENUS DES PROPOS QUI PEUVENT FAIRE UN LIEN AVEC LES EVENEMENTS DU 17 OCTOBRE ?
Sur une période de 10 ans (2016–2026) : propos politiques pouvant relever de l'incitation à l'insurrection
Pour établir un dossier solide, il faut distinguer trois catégories qui sont souvent confondues dans le débat public :
L'appel explicite à l'insurrection : appel à renverser les institutions, à prendre le pouvoir par la force ou à se soulever contre l'autorité publique.
L'appel à l'insurrection au sens politique large : appel à la révolte, au soulèvement populaire, au blocage du pays ou à la désobéissance collective, sans nécessairement appeler à la violence.
La rhétorique révolutionnaire ou insurrectionnelle : discours valorisant l'affrontement avec l'État, la confrontation physique ou le renversement de l'ordre politique, sans consigne opérationnelle précise.
Cette distinction est importante : en droit français, une formule radicale, une revendication révolutionnaire ou même un appel à la désobéissance ne constitue pas automatiquement une infraction. Le contexte, les termes exacts, leur diffusion et les actes visés comptent.
Je vais privilégier les déclarations publiques attribuables à des responsables ou figures identifiables de LFI, d'EELV, du NPA et de l'ultragauche, en distinguant les citations vérifiables des interprétations politiques.
1. Les déclarations les plus significatives
Période : octobre 2016 – octobre 2026. Les citations ci-dessous sont accompagnées de leur contexte afin de ne pas assimiler automatiquement contestation radicale et appel à la violence.
1. Jean-Luc Mélenchon — « Insurrection citoyenne »
LFI · 18 mars 2017
Citation : « insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle ».
Contexte : lors d'un rassemblement place de la République, Mélenchon défend une VIe République et une assemblée constituante. Le Sénat public rapporte que l'insurrection citoyenne devait s'accomplir « par le bulletin de vote ».
Le mot insurrection est bien employé, mais le contexte documenté est celui d'une mobilisation politique et électorale, et non d'un appel explicite à prendre les armes.
2. Jean-Luc Mélenchon — « Insurrection sociale » et subversion de l'ordre établi
LFI · 28 avril 2016
Citation : « une insurrection sociale extraordinaire contre la loi El Khomri ».
Il ajoute que Nuit debout « doit s'étendre » et décrit son projet comme une « subversion de l'ordre en place » orientée vers une Constituante et une « Révolution citoyenne ».
Appréciation :
Le vocabulaire est radical et assumé. Toutefois, le même entretien précise que Mélenchon se présente comme républicain et croit aux élections. Ce passage ne constitue donc pas, à lui seul, une preuve d'appel à une insurrection violente.
3. Jean-Luc Mélenchon — « Insurrection froide contre toutes les institutions »
LFI · 28 juin 2020
Citation : « une forme d'insurrection froide contre toutes les institutions du pays ».
Dans sa déclaration sur les élections municipales, il parle d'une « grève civique » de masse, qu'il relie à l'abstention et à la crise de confiance dans les institutions.
Appréciation :
Le terme froide et la référence à la grève civique sont essentiels : il s'agit ici d'une métaphore politique de rupture avec les institutions, pas d'un ordre de les renverser par la force.
4. Jean-Luc Mélenchon — « Le 10, bloquons tout pour faire partir Macron »
LFI · 6 septembre 2025
Citation : « Le 10, bloquons tout pour faire partir Macron ».
À Lille, il soutient la mobilisation du 10 septembre 2025, appelle à la grève et au blocage, et prévoit une chute du gouvernement.
Appréciation :
C'est un appel à une action collective de rupture visant le départ du pouvoir en place. Mais bloquer le pays n'est pas synonyme, en soi, d'insurrection armée : il faut examiner les modalités concrètes prônées par l'orateur.
2. Un cas supplémentaire à examiner : Bally Bagayoko
5. Bally Bagayoko — « Insurrection populaire » en cas de victoire du RN
LFI · mai 2026
Selon un compte rendu de La Dépêche, le maire de Saint-Denis a évoqué la possibilité que, si le RN gagnait la présidentielle de 2027, « la population est capable de se lever » et qu'une « forme d'insurrection populaire » pourrait survenir. Il a ensuite précisé sur LCI : « Non, je ne souhaite pas l'insurrection », en défendant la mobilisation populaire et la révolution citoyenne.
Appréciation :
C'est un exemple important pour votre recherche, car le scénario évoqué est celui d'une réaction populaire à une victoire électorale. Mais les éléments disponibles ne permettent pas de conclure qu'il a donné une consigne d'insurrection violente.
3. Mathilde Panot : le cas le plus sensible sur le respect du résultat électoral
6. Mathilde Panot — Refuser que le RN accède légalement au pouvoir
LFI · février 2026
Citation : « Nous n’accepterons jamais dans notre pays que le fascisme prenne le pouvoir légalement par les urnes ».
La phrase est rapportée à propos d'une vidéo publiée autour du 20 février 2026. Elle vise explicitement l'éventualité d'une victoire de Marine Le Pen.
Pourquoi cette déclaration mérite examen : prise littéralement, elle peut être comprise comme le refus de reconnaître la légitimité d'une victoire électorale de l'adversaire. Elle soulève donc une question politique sérieuse sur les moyens envisagés pour s'y opposer.
Mais la limite de la preuve : la phrase, isolément, ne précise pas si l'opposition serait électorale, parlementaire, syndicale, par la désobéissance civile ou violente. Elle ne suffit donc pas à établir un appel à l'insurrection armée. Il faut aussi tenir compte de ses éventuelles précisions ultérieures.
4. Et pour EELV, le NPA et l'ultragauche ?
Je préfère ne pas attribuer à ces courants des déclarations spectaculaires sans disposer d'une citation primaire suffisamment vérifiée. Les recherches effectuées font ressortir un corpus plus directement exploitable pour LFI que pour les autres organisations.
Courant | Ce qu'il faut rechercher | Ce qui permettrait de parler d'un appel insurrectionnel |
|---|---|---|
EELV / Les Écologistes | Déclarations de responsables sur la désobéissance civile, le blocage des institutions ou les réactions à une victoire électorale adverse | Une consigne explicite de renverser les institutions par la force, plutôt qu'un soutien à une action non violente |
NPA | Discours de Philippe Poutou, Olivier Besancenot et responsables du parti sur la révolution, le pouvoir et le soulèvement populaire | Un appel adressé au public à prendre le pouvoir hors du cadre légal par des moyens violents |
Ultragauche anarchiste et autonome | Tracts, communiqués et appels collectifs à l'affrontement avec l'État ou à l'insurrection | Une exhortation publique, contextualisée et attribuable à un auteur ou à un collectif identifiable |
Une précaution supplémentaire s'impose : un texte publié sur un site militant du NPA ou d'un collectif autonome n'est pas nécessairement une déclaration personnelle d'un dirigeant. Il faut identifier l'auteur, la date, le contexte et le statut du document avant de l'imputer à l'organisation.
5. Ce que dit le droit français
Le terme politique insurrection n'est pas, à lui seul, une qualification pénale suffisante. Une disposition directement pertinente est l'article 431-6 du Code pénal, qui sanctionne la provocation directe à un attroupement armé par des discours publics, des écrits ou d'autres moyens de communication. La peine prévue est d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende, portée à sept ans et 100 000 euros si la provocation est suivie d'effet.
la radicalité du vocabulaire ;
l'appel à une mobilisation ou à un blocage ;
l'appel à ne pas reconnaître une victoire électorale ;
l'incitation concrète à la violence ou à une action armée.
Ces catégories ne sont pas équivalentes, ni politiquement ni juridiquement.
Bilan provisoire
Parmi les éléments réunis ici, trois ensembles sont particulièrement pertinents pour le dossier :
Mélenchon en 2017 et 2020, pour l'emploi explicite du mot insurrection, avec un contexte présenté comme citoyen et électoral.
Mélenchon en septembre 2025, pour l'appel à bloquer le pays afin de provoquer le départ du président.
Panot en février 2026 et Bagayoko en mai 2026, pour les déclarations relatives à une éventuelle victoire du RN et à la possibilité d'une réaction populaire insurrectionnelle.
Le point essentiel est de ne pas confondre une rhétorique de rupture, potentiellement inquiétante pour le débat démocratique, avec une preuve établie d'incitation pénalement répréhensible. À ce stade, les citations les plus nettes concernent surtout la rhétorique insurrectionnelle de LFI ; je n'ai pas encore de corpus suffisamment vérifié pour dresser une liste équivalente concernant EELV et le NPA.
OPERATION SENTINELLE
Le cadre juridique et opérationnel de Sentinelle
L'opération Sentinelle a été lancée en janvier 2015 après les attentats de Paris. Elle vise à protéger la population et des sites sensibles en complément des forces de sécurité intérieure. Son format varie selon la menace et les besoins : le ministère des Armées indiquait en janvier 2025 environ 7 000 militaires mobilisés quotidiennement ou placés en alerte, avec des renforcements possibles.
Il faut distinguer deux cadres qui peuvent se recouper, mais ne sont pas identiques :
La mission Sentinelle de protection : les militaires patrouillent, surveillent et protègent des sites ou des zones déterminées, selon les ordres reçus.
Le maintien de l'ordre public : il relève normalement des autorités civiles et des forces de sécurité intérieure. Les armées, hors gendarmerie nationale, ne peuvent y participer que dans les conditions légales de réquisition prévues par le Code de la défense.
Qui commande les militaires ?
Commandement militaire national
Chef d'état-major des armées et centre de planification et de conduite des opérations
Commandement militaire territorial
Officier général de zone de défense et de sécurité, états-majors et chefs militaires
Unités déployées
Chefs de groupement, de compagnie, de section et chefs de groupe
Schéma simplifié de la chaîne de commandement. Les modalités exactes dépendent du dispositif et de la mission.
Le ministère des Armées décrit une coordination à plusieurs niveaux avec les préfets et les forces de sécurité intérieure. Les autorités civiles expriment les besoins de sécurité et définissent le cadre de leur demande ; les militaires conservent leur chaîne de commandement et la responsabilité de l'exécution de leurs missions.
Les pouvoirs des soldats sur le terrain
Voici la distinction pratique entre ce qu'une patrouille peut faire dans le cadre de sa mission et ce qui ne relève pas de ses pouvoirs ordinaires.
Situation | Cadre applicable |
|---|---|
Surveiller un site sensible, patrouiller, observer et signaler un risque | Cœur de la mission de protection |
Échanger avec des policiers ou gendarmes et leur transmettre des renseignements opérationnels | Oui, dans le cadre de la coordination |
Intervenir face à une attaque ou à un danger immédiat | Oui, selon les règles applicables à la mission, notamment la légitime défense et la protection d'autrui |
Secourir une victime | Oui ; les militaires sont formés aux premiers secours |
Contrôler systématiquement l'identité de passants ou effectuer des contrôles de police judiciaire | Ce n'est pas un pouvoir général conféré par Sentinelle |
Procéder à une arrestation ou à une fouille comme le ferait un policier | Pas de pouvoir général de police du seul fait du déploiement ; des exceptions légales existent |
Disperser une manifestation ou procéder à une charge pour rétablir l'ordre | Ne relève pas de la mission ordinaire de protection Sentinelle ; un cadre spécifique de maintien de l'ordre est nécessaire |
Le fondement juridique est essentiel : la présence d'une arme, d'un uniforme et d'une mission militaire ne confère pas automatiquement les prérogatives générales de police. Les compétences précises dépendent du cadre légal, de la mission et des circonstances.
Le cas d'une interpellation
Il faut éviter deux affirmations excessives : dire qu'un militaire ne pourrait jamais retenir quelqu'un, ou affirmer qu'il disposerait des mêmes pouvoirs qu'un policier.
En cas de crime ou de délit flagrant puni d'emprisonnement, l'article 73 du Code de procédure pénale permet à toute personne d'appréhender l'auteur et de le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche. Cela peut concerner un militaire comme tout citoyen, dans les limites de ce texte. Ce n'est pas une habilitation générale à mener des contrôles d'identité ou des enquêtes.
Usage des armes : dans quelles conditions ?
C'est le point le plus important juridiquement.
Les soldats de Sentinelle sont armés, mais le port d'une arme ne signifie pas qu'ils peuvent tirer simplement parce qu'une personne refuse d'obtempérer, insulte un militaire ou participe à une manifestation violente.
Le Code de la défense, notamment son article L. 2338-3, et le cadre légal de l'usage des armes sur le territoire national doivent être lus ensemble. Pour les militaires engagés dans le cadre d'une réquisition civile, les dispositions applicables renvoient notamment aux cas d'usage des armes prévus par l'article L. 435-1 du Code de la sécurité intérieure.
Les principaux cas prévus comprennent :
la légitime défense face à une atteinte à la vie ou à l'intégrité physique ;
la protection des lieux occupés ou des personnes confiées à la protection des agents, sous les conditions légales ;
certaines situations de fuite présentant un risque d'atteinte grave à la vie ou à l'intégrité physique ;
l'immobilisation de certains véhicules dangereux, sous des conditions strictes ;
l'intervention visant à empêcher la répétition imminente de meurtres ou de tentatives de meurtre.
Ces situations sont encadrées par les exigences d'absolue nécessité et de stricte proportionnalité, ainsi que par les autres conditions légales applicables. Elles ne constituent pas une autorisation générale de tirer pour faire respecter n'importe quel ordre.
Les restrictions lors de manifestations, d'émeutes ou de violences urbaines
C'est probablement le point le plus utile pour comprendre ce qui se passerait si Sentinelle était déployée à proximité d'une manifestation dégénérant en affrontements.
Si les militaires protègent un site sensible
Ils peuvent assurer la protection de ce site et réagir à une menace relevant de leur mission. Ils ne deviennent pas pour autant une unité de maintien de l'ordre chargée de disperser les manifestants.
Si des manifestants affrontent la police à proximité
La seule présence de violences dans le secteur ne donne pas automatiquement aux militaires le pouvoir de se substituer aux policiers ou aux gendarmes mobiles. Ils continuent à exécuter leur mission, sauf nouvel ordre ou situation justifiant une intervention au titre des règles applicables.
Si une personne attaque les militaires ou des personnes qu'ils protègent
Ils peuvent intervenir pour faire cesser la menace dans les limites du droit applicable. La légitime défense ne dépend pas nécessairement d'une réquisition préalable de maintien de l'ordre : elle obéit à ses propres conditions légales.
Si le Gouvernement veut employer l'armée au maintien de l'ordre
Il faut un cadre juridique et une chaîne de décision adaptés. Le Code de la défense prévoit que les forces armées autres que la gendarmerie nationale ne participent au maintien de l'ordre que lorsqu'elles sont légalement requises.
La règle des « quatre i » : que signifie-t-elle ?
Dans la doctrine française d'emploi des armées sur le territoire national, on rencontre la règle dite des « quatre i » : l'intervention des armées doit répondre à un besoin auquel les moyens civils ne peuvent pas répondre dans les conditions requises.
Elle est généralement résumée ainsi :
Inexistence des moyens civils adaptés ;
Insuffisance de ces moyens ;
Inadaptation de ces moyens ;
Indisponibilité des moyens civils.
Cette règle concerne notamment les demandes de concours militaires et l'appréciation du recours aux capacités des armées. Elle ne doit pas être présentée comme une condition universelle déclenchant chaque action d'un soldat Sentinelle : la protection des personnes, la légitime défense et les cadres juridiques spécifiques obéissent à leurs propres règles.
Peut-on modifier la mission ou augmenter les effectifs rapidement ?
Oui. Le dispositif est modulable. Le ministère des Armées décrit plusieurs niveaux d'engagement, depuis les sections déployées jusqu'aux renforts permettant d'augmenter considérablement les effectifs lorsque la situation l'exige. Les autorités militaires coordonnent leur emploi avec les autorités civiles compétentes.
En revanche, trois décisions doivent être distinguées :
Renforcer Sentinelle : augmenter le nombre de militaires affectés à la protection.
Modifier les missions de protection : adapter les sites, les zones ou les priorités de sécurisation.
Engager les armées dans une mission de maintien de l'ordre : recourir au cadre juridique et à la procédure de réquisition appropriés.
Un renforcement des effectifs ne signifie donc pas automatiquement un changement de mission ou un élargissement des pouvoirs individuels des militaires.
12. Les textes de référence à consulter
Code de la défense — participation militaire à la sécurité civile
Articles L. 1321-1 et suivants : cadre de l'intervention militaire sur le territoire national et réquisition.
Code de la défense — article D. 1321-3
Règle de réquisition des forces armées pour participer au maintien de l'ordre.
Code de la sécurité intérieure — article L. 435-1
Conditions légales d'usage des armes par les agents auxquels ce régime est applicable.
Ministère des Armées — opération Sentinelle
Organisation, missions, moyens et architecture de commandement.
MANIPULATION
La France n’a jamais noyé des centaines d’Algériens dans la Seine.
Jean-Paul Brunet est le seul historien à avoir exploité toutes les archives de la PJ en lien avec la manifestation du 17 octobre 1961.
Il a examiné cas par cas la liste des 325 manifestants algériens, avancée par Jean-Luc Einaudi, qui seraient morts ce jour-là des suites de la répression policière. C’est notamment sur les travaux de ce dernier que se base la gauche et la dictature algérienne pour accuser l’État français aujourd’hui.
Le constat de JP Brunet est sans appel : la plupart des noms qui figurent sur cette liste correspondent à des décès qui ont eu lieu avant et après la manifestation du 17 octobre. La majorité d’entre eux sont imputables au FLN qui, dans sa guerre contre le MNA (un autre mouvement indépendantiste algérien), ainsi que dans l’exécution systématique de ceux qui "collaboraient" avec l’État français, n’hésitait pas à massacrer ses propres "ressortissants". Un autre historien, Pierre Vidal-Naquet, a par ailleurs démontré que le FLN n’hésitait pas à tuer et à jeter les cadavres de ses victimes dans la Seine.
Au final, une seule noyade au pont Saint Michel en lien avec la manifestation du 17 octobre 1961 a fait l’objet d’un constat. UNE SEULE. Pour le reste, il y aurait eu maximum 32 morts imputables à la police et à la gendarmerie ce jour-là, parmi lesquels seulement 14 seraient "certains".
Ainsi, l’affirmation selon laquelle les forces de l’ordre auraient noyé des centaines d’Algériens dans la Seine le 17 octobre 1961 est complètement fausse.
Il y a eu certes une répression violente, mais celle-ci est à replacer dans son contexte, à savoir, celui de la guerre d’Algérie et des attentats fomentés par le FLN en métropole qui ont fait des centaines de morts.
Pour terminer, j’aimerais dire deux mots sur l’historien JL Einaudi qui a avancé ce chiffre de 325 morts : il s’agit d’un adorateur de Mao et Pol Pot qui a rédigé des textes hagiographiques sur le FLN. Chacun se fera une idée de cette information.
























