vendredi 2 octobre 2026

PERTE DE CONTROLE

 


 


MAIS AU FAIT ? ? ?

 Soral et le FN/RN !

 Il existe des liens documentés et assez directs entre Alain Soral et le Front national, surtout entre 2006 et 2009, puis des liens plus indirects avec certains réseaux et militants du FN/RN. Il faut cependant distinguer le lien institutionnel avec le FN, les relations personnelles, et l'influence idéologique ultérieure.

1. Soral a réellement intégré le FN

Le rapprochement devient public en 2006. Alain Soral, alors issu de la gauche et ancien proche de Jean-Pierre Chevènement, se rapproche de Marine Le Pen et de Jean-Marie Le Pen.

En février 2007, le FN organise même une conférence de presse autour de Soral. Le Monde rapporte que Marine Le Pen et Louis Aliot l'avaient intégré à la réflexion stratégique du parti et que Soral fournissait des notes à Jean-Marie Le Pen.

Soral affirme alors que le FN pouvait constituer une alternative « nationale et sociale » au mondialisme et appelle explicitement à voter Jean-Marie Le Pen.

2. Il participe à la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen en 2007

Son rôle ne se limite donc pas à celui d'un sympathisant extérieur.

Soral devient en quelque sorte l'un des idéologues de la tentative de renouvellement du discours FN autour de 2006-2007.

Il pousse notamment une stratégie visant à récupérer une partie de l'électorat populaire et des Français issus de l'immigration.

Le discours de Valmy en septembre 2006 et la démarche de Jean-Marie Le Pen à Argenteuil en avril 2007 sont notamment associés à cette stratégie. Le Monde rapporte que Philippe Péninque, acteur de la campagne de 2007, reconnaissait cette influence.

3. Soral entre officiellement dans les instances du FN

C'est un élément particulièrement important.

En 2007, Jean-Marie Le Pen nomme Alain Soral au comité central du Front national. Le Monde rapporte que Soral et Marc Georges avaient été nommés par Jean-Marie Le Pen malgré la réticence d'une partie des adhérents à leur influence.

Il ne s'agit donc absolument pas d'une simple proximité journalistique ou d'une relation avec quelques militants : Soral a bien occupé une fonction officielle au sein du FN.

4. Mais il quitte le FN en 2009

La rupture intervient en 2009.

La raison immédiate rapportée par les sources est notamment un désaccord concernant son positionnement électoral et une place qu'il espérait obtenir pour les élections européennes.

Il quitte alors le parti et développe Égalité & Réconciliation (E&R), fondée en 2007 avec notamment Philippe Péninque et Jildaz Mahé O'Chinal.

Il faut donc éviter de présenter Soral comme un responsable du FN/RN sur toute la période 2007-2026 : son appartenance officielle au FN est essentiellement concentrée sur 2006-2009.


5. Le point intéressant : la rupture institutionnelle n'a pas supprimé les réseaux

C'est ici que la question devient beaucoup plus complexe.

Après 2009, Soral conserve des relations avec certaines personnes gravitant autour du FN, notamment :

  • Philippe Péninque, ancien du GUD et proche de Marine Le Pen ;
  • Frédéric Chatillon, autre ancien du GUD et proche de Marine Le Pen ;
  • différents militants ou cadres de la mouvance nationaliste-révolutionnaire ;
  • des jeunes militants du FN qui consommaient les contenus d'E&R.

En 2014, par exemple, Le Monde décrit un conflit entre Soral et Aymeric Chauprade, alors conseiller international de Marine Le Pen, et souligne que Soral disposait encore de relais dans le parti, notamment via Péninque et Chatillon.

Cela ne signifie pas que le RN était dirigé par Soral. Au contraire, il existait également une opposition interne à son influence.


6. Influence sur certains jeunes militants FN

C'est probablement le lien le plus intéressant si votre question fait suite à votre recherche sur Jordan Bardella et les contenus attribués à son entourage.

Un article du Monde publié le 30 septembre 2026 décrit le rôle joué par les vidéos de Soral dans certains cercles de jeunes militants FN au début des années 2010. Le journal situe notamment le Forum, fréquenté par de jeunes militants lepénistes, comme un lieu où circulaient les contenus de Soral, Dieudonné et d'autres figures de la mouvance radicale.

Et il existe un élément particulièrement concret : en 2012, un document interne de formation du FN recommandait, parmi d'autres auteurs, la lecture du livre de Soral Comprendre l'Empire. Cette recommandation a été révélée par Libération et rapportée par Le Monde.

Cela permet de distinguer deux choses :

Soral n'était plus membre du FN, mais ses productions continuaient à circuler dans certains réseaux militants du FN.


7. Il faut donc distinguer trois niveaux

PériodeNature du lien avec FN/RN
2006-2007Rapprochement politique avec Marine et Jean-Marie Le Pen
2007-2009Membre officiel du FN, participation aux réflexions et campagne de 2007
2009Départ du FN
2010-2015Influence extérieure + réseaux personnels avec certains cadres/militants
Début des années 2010Diffusion de contenus soraliens dans certains cercles de jeunes militants FN
Après 2015Influence idéologique plus diffuse ; Soral n'est plus un cadre du parti
RN actuelIl n'existe pas de base sérieuse pour dire que Soral dirige ou contrôle le RN

Un élément supplémentaire mérite d'être souligné : Jean-Marie Le Pen lui-même continuait à avoir des contacts avec Soral après la rupture de celui-ci avec le FN. En 2016, Le Monde rapportait que Jean-Marie Le Pen disait encore voir occasionnellement Soral et le décrivait comme « brillant, percutant ».

En résumé

Il serait donc factuellement exact de dire :

Alain Soral a été un membre et idéologue du FN entre 2006 et 2009, a participé à la campagne de Jean-Marie Le Pen de 2007 et a entretenu des relations avec plusieurs personnalités proches de Marine Le Pen après son départ. Ses idées et ses contenus ont ensuite continué à circuler dans certains réseaux militants du FN, particulièrement chez une partie de sa jeunesse militante.

En revanche, il serait beaucoup trop fort de transformer cela en :

« Soral était le véritable idéologue du RN »
ou
« le RN est une création de Soral ».

Les sources permettent d'établir une influence réelle, des réseaux et une circulation d'idées, mais pas ces conclusions globalisantes.

Rappelons que de réputation Soral est un anti-sioniste assumé mais dont des sphères en on fait une assimilation d'antisémitisme, au même titre que d'autres auteurs qui ont été condamnés, et dont certains se sont même exiler à l'étranger.

METADATAS

DES DOCUMENTS CERTIFIES PAR HUISSIER.....


Les métadonnées peuvent souvent être modifiées, supprimées ou réécrites, parfois très facilement. C’est précisément pourquoi leur présence ne constitue pas, à elle seule, une preuve d’authenticité d’un fichier.

Par exemple :

  • Photos : date/heure EXIF, modèle d’appareil, GPS, logiciel utilisé peuvent être modifiés avec des logiciels spécialisés.
  • PDF : auteur, date de création, date de modification, logiciel de création, etc. peuvent être réécrits.
  • Documents Word/Excel : auteur, dates, historique de modification et certaines propriétés peuvent être changés.
  • Captures d’écran : elles peuvent conserver des informations sur le fichier créé lors de la capture, mais ces informations peuvent également être altérées.
  • Messages/exportations de réseaux sociaux : les métadonnées d'un fichier exporté peuvent être différentes des informations réellement conservées par le service à l'origine.

Mais il y a une nuance importante

Modifier les métadonnées n'est pas la même chose que modifier le contenu.

Un fichier peut avoir :

« créé le 12 juin 2024 à 14 h 32 »

alors que cette date a été réécrite ultérieurement.

Inversement, le contenu peut être authentique alors que les métadonnées ont été perdues ou transformées lors d'un téléchargement, d'une conversion ou d'une capture d'écran.

Pour déterminer si un fichier est authentique

Il faut donc regarder l'ensemble des traces, et non seulement les métadonnées :

ÉlémentPeut être falsifié ?Valeur probatoire
Métadonnées EXIFOui, facilementFaible seules
Date de création/modification du fichierOuiFaible à moyenne
Nom du fichierOui, très facilementTrès faible
Capture d'écranOuiFaible seule
Structure interne du fichierOui, mais plus difficileMoyenne
Historique/versions conservés par le serveurBeaucoup plus difficileForte
Logs serveur indépendantsDifficileTrès forte
Copie originale provenant du serviceDifficile à falsifier sans accès au serviceTrès forte
Plusieurs copies indépendantes concordantesBeaucoup plus difficile à fabriquerTrès forte

Dans le cas de documents ou captures présentés comme des “preuves”, la question essentielle est donc : qui a produit le fichier, à partir de quelle source, avec quelle chaîne de conservation, et peut-on vérifier les informations auprès d'une source indépendante ?

GENERATION NAHEL

 

REPONSE DE SORAL

 


GENTILS MANIFESTANTS

 Voici certains objets qui ont été saisis par les policiers ce jour en marge des rassemblements lycéens, où s’immiscent des individus violents.







Source Police Nationale






EXTREME

 


SAC DE NOEUX

 

 ENQUETE - Pourquoi tant d'incohérences dans la vidéo de Mediapart ?


Hier, Mediapart a publié une vidéo pour "prouver" que ses preuves contre Jordan Bardella étaient réelles. Moi je relève 8 incohérences :

1/ Pourquoi le lien est flouté dans la barre de recherche ?

À priori 0 raison de cacher le lien courant si c'est bien des infos issues de Facebook puisque le lien ne comporte aucune info sensible. Alors pourquoi flouter la barre de recherche ?



https://accountscenter.facebook.com/info_and_permissions

2/ Pourquoi il y a t'il une incohérence dans la façon dont les dates/heures sont affichés alors que c'est censé venir du même export ?

Sur le 1er screen pas de date, 2ème screen date avec l'heure au format anglais, 3ème screen date sans heure, 4ème screen format français

3/ Pourquoi les mises en page des posts sont-elles différentes alors qu'ils proviennent du même export ?

Screen 1 il n'y a pas de séparateur entre Jordan Bardella et le message
Screen 2 il y a un séparateur entre Jordan Bardella et le message

4/ Pourquoi flouter le procès-verbal de constat ?

De cette façon, impossible de vérifier ce qui a été constaté. On peut dire que l'huissier a attesté avoir lu les conversations de Jordan Bardella exportées de Facebook, alors qu'il a peut être lu un document word. Aucune preuve

5/ Aucune preuve concrète que Jordan Bardella était derrière ce compte, aucune preuve qu'ils datent bien de 2013, aucune preuve que ces messages viennent de la même conversation, aucune preuve technique que l'huissier a validé que ces messages à la sortie de l'export de Facebook
6/ Quelle preuve que ces messages viennent bien de l'application Facebook ? Je ne vois ni logo, ni preuve claire.

7/ Quel est le contexte de chaque message ? Il y a clairement un échange entre les messages. Donc quels sont les messages qui ont précédé celui-là ?

8/ Sur un écran isolé comme celui là, encore une fois rien ne prouve que ce message a été écrit par Jordan Bardella et qu'il fait partie de l'extraction de données certifiée par l'huissier. Il devrait aussi certifier cette vidéo et chacune des "preuves" avancée, au minimum.

Pour terminer, mon enquête est basée sur la vidéo partagée par Mediapart qui était censée apporter la preuve que les documents étaient vrais. Ce que je constate, ce sont des messages floutés, sans aucune preuve que ces screens sont liés à un Etat Civil/IP de Jordan Bardella.

Au final, seul Mediapart savent ce qui a été certifié par leur huissier mais il n'y a aucune preuve que ce qu'il a certifié a été rédigé par Jordan Bardella. Mediapart n'ont également partagé aucune preuve technique dans cette vidéo qui était censée prouver cela.




EN BONUS

Même Chatgpt a du mal a trouver de la cohérence !




TECHNIQUE

 L'enquête de Mediapart sur Jordan Bardella est présentée comme un modèle de rigueur : extraction RGPD auprès de Meta, constat d'huissier, en-têtes Gmail, métadonnées, recoupements OSINT jusqu'aux likes Instagram sur un compte privé. Techniquement, le travail est impeccable. Mais personne ne pose la bonne question.


Les pièces, ce sont des conversations privées Messenger d'un jeune de 17-18 ans en 2013, des mails personnels, un fichier d'adhérents du FNJ (données politiques, les plus protégées du RGPD). Le droit d'accès de l'article 15 a été pensé pour que chacun reprenne la main sur ses propres données. Ici il devient un outil d'extraction au service d'une enquête visant un tiers. C'est habile. Est-ce ce que le législateur européen avait en tête ? Souvenons-nous de septembre 2025. Thomas Legrand est enregistré à son insu dans un restaurant. Mediapart, comme une partie de la profession, dénonce alors la captation clandestine, la violation de l'intimité, le « journalisme de poubelle ». Le fond des propos ? Secondaire. La méthode disqualifiait tout. Un an plus tard, les mêmes publient douze ans de correspondance privée d'un adversaire politique et c'est le fond qui justifie tout. La méthode devient une « démonstration de forensic ». Je ne confonds pas les deux cas. Dans l'un, un tiers enregistre ; dans l'autre, un interlocuteur livre ses propres échanges. Le droit pénal fait la différence, et il a raison. Mais le principe que Mediapart invoquait pour Legrand n'était pas un principe de droit pénal : c'était un principe moral. Ce qui se dit en privé n'a pas vocation à devenir une pièce à conviction. Soit ce principe vaut pour tous, et alors il faut l'assumer face à Bardella. Soit il ne vaut que pour les amis, et alors ce n'est pas un principe, c'est une arme.
La question dépasse Mediapart et dépasse Bardella. Si le modèle qui s'installe est : « toute conversation privée est une preuve en puissance, pour peu qu'un interlocuteur se retourne et qu'un huissier certifie l'export », alors plus aucun échange n'est protégé. Ni pour les politiques, ni pour les journalistes, ni pour vous. Le secret des correspondances n'a de sens que s'il protège aussi ceux dont on voudrait lire les messages.

5 POURCENTS

 Ça y est. 5% pour le 10 ans.

Et ça continue.

Le rendement de l’OAT française à 10 ans a brièvement franchi 5 % aujourd’hui, 2 octobre 2026, atteignant son plus haut niveau depuis juillet 2002. L’Agence France Trésor indique par ailleurs un TEC 10 à 4,90 % au 1er octobre.

Concrètement, qu'est-ce que cela signifie ?

1. Le marché demande près de 5 % pour prêter à la France à 10 ans

Attention : cela ne signifie pas que toute la dette française coûte soudainement 5 %. La France a des obligations anciennes émises à des taux beaucoup plus faibles.

En revanche, chaque nouvelle dette et chaque dette ancienne refinancée le sera progressivement à des taux beaucoup plus élevés.

C'est donc un problème qui s'accumule avec le temps.

2. C'est surtout le différentiel avec l'Allemagne qui est préoccupant

C'est probablement le chiffre le plus intéressant à regarder.

Aujourd'hui, le rendement français à 10 ans est environ 1,5 point au-dessus du Bund allemand, soit environ 150 points de base. Cet écart est au plus haut depuis la crise de la dette européenne de 2011-2012.

Autrement dit, les investisseurs ne disent pas simplement :

« Les taux mondiaux sont élevés. »

Ils demandent également une prime supplémentaire pour détenir de la dette française.

C'est cette deuxième composante qui est particulièrement révélatrice.

3. Le problème est amplifié par les besoins de financement français

L'Agence France Trésor prévoit pour 2027 un besoin de financement de 339,7 milliards d'euros, avec environ 340 milliards d'euros d'émissions de dette à moyen et long terme.

Donc la France arrive précisément au moment où elle doit emprunter énormément avec un coût de financement qui augmente.

C'est un peu comme pour un ménage très endetté qui devrait renouveler une grosse partie de ses emprunts au moment où son taux d'emprunt augmente fortement.

4. La charge des intérêts devient progressivement un problème budgétaire majeur

Le gouvernement prévoit désormais une charge d'intérêts de l'État proche de 91 milliards d'euros en 2027.

Et le mécanisme est cumulatif :

taux plus élevés → refinancement plus cher → charge d'intérêts plus élevée → déficit plus important → davantage d'emprunts → davantage d'intérêts.

Cela ne constitue pas automatiquement une « crise de la dette », mais cela peut créer une boucle de rétroaction défavorable si les taux restent élevés suffisamment longtemps.

5. Pourquoi le seuil de 5 % attire autant l'attention ?

Parce qu'on change complètement d'ordre de grandeur par rapport aux années 2010-2021.

Le taux français à 10 ans était par exemple négatif pendant une partie de la période 2019-2021. Aujourd'hui, il est proche de 5 %. Et le passage de 4 % à 5 % est particulièrement significatif sur une dette de plusieurs milliers de milliards.

Mais il faut éviter une conclusion trop simpliste :

5 % sur le marché secondaire ≠ 5 % appliqué instantanément aux 3 000 milliards de dette française.

La dette française a une durée moyenne relativement longue — environ 8 ans et 158 jours fin septembre 2026 — ce qui permet d'absorber progressivement une remontée des taux.


Le signal le plus préoccupant actuellement

À mon sens, si l'on veut comprendre ce qui se passe, il faut regarder simultanément quatre chiffres :

IndicateurSituation actuelleCe que cela indique
OAT 10 ans≈ 5 %Coût de financement élevé
Écart France-Allemagne≈ 150 pbPrime de risque française importante
Déficit 2027 visé5 % du PIBDéficit encore très élevé
Besoin de financement 2027≈340 Md€Énorme quantité de dette à placer

C'est la combinaison des quatre, plutôt que le franchissement isolé de 5 %, qui mérite attention.

Et il y a une nuance importante : ce n'est pas encore une situation de crise de liquidité. Les adjudications françaises continuent de trouver des acheteurs ; l'AFT a par exemple placé près de 12 milliards d'euros d'OAT le 1er octobre.

En résumé : le passage à 5 % ne signifie pas que « la France est en faillite ». Il signifie que le marché exige désormais une rémunération historiquement élevée pour financer l'État français, alors même que celui-ci doit continuer à emprunter massivement. Si ce niveau devient durable, la question essentielle devient alors : à partir de quel niveau de taux la charge d'intérêts commence-t-elle à rendre la trajectoire de dette difficile à stabiliser ?

CASSE LA TIRELIRE

 A votre bon coeur messieurs dames....


LA VERITE QUI FAIT MAL

 Je ne suis pas fan de Laurent Alexandre mais sur ce point, la notion d'inutile prend en effet tout son sens !

 




LES BANQUES

 "Les banques appartiennent aux juifs"..... vrai ou faux ?

Quel est le top 10 des banques les plus puissantes du monde, qui les détiennent ?

Si par « les plus puissantes » on entend les plus grandes banques par total d’actifs, le classement 2026 est assez spectaculaire : les quatre premières sont chinoises. Le classement ci-dessous repose sur les comptes 2025 audités et le classement 2026 de The Global Banker.

Top 10 mondial par actifs

RangBanquePaysActifs ≈Qui la détient / contrôle principalement ?
1Industrial & Commercial Bank of China (ICBC)🇨🇳 Chine7 644 Md$État chinois : Central Huijin 34,79 % + ministère chinois des Finances 31,14 %
2Agricultural Bank of China (ABC)🇨🇳 Chine6 973 Md$État chinois : Huijin 40,14 % + ministère des Finances 35,29 %
3China Construction Bank (CCB)🇨🇳 Chine6 523 Md$État chinois, principalement Huijin 54,61 %
4Bank of China (BOC)🇨🇳 Chine5 483 Md$État chinois : Huijin 58,59 %
5JPMorgan Chase🇺🇸 États-Unis4 425 Md$Capital privé dispersé ; Vanguard ~9,86 %, BlackRock ~7,15 %
6Bank of America🇺🇸 États-Unis3 412 Md$Capital privé dispersé ; BlackRock ~7,8 %, Berkshire Hathaway ~6,9 %, Vanguard ~6,5 %
7BNP Paribas🇫🇷 France3 281 Md$Actionnariat très dispersé ; BlackRock 7,1 %, État belge via SFPI 5,7 %
8HSBC Holdings🇬🇧 Royaume-Uni3 233 Md$Capital privé dispersé ; BlackRock 9,09 %, Ping An 7,98 %
9Crédit Agricole Group🇫🇷 France3 151 Md$Structure mutualiste française : 39 Caisses régionales contrôlent Crédit Agricole SA via SAS Rue La Boétie
10Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG)🇯🇵 Japon2 723 Md$Actionnariat privé japonais/international, très dispersé

Les chiffres d'actifs sont ceux de la publication 2026 de The Global Banker, qui classe les groupes bancaires selon leurs comptes 2025.

Le point particulièrement intéressant : qui possède réellement les quatre géants chinois ?

Ce sont des banques commerciales cotées, mais leur contrôle est très différent de celui de JPMorgan ou BNP Paribas.

ICBC
Central Huijin détient 34,79 % et le ministère chinois des Finances 31,14 %. Huijin est elle-même une société d'État créée par le Conseil d'État chinois. Avec d'autres participations publiques, l'État chinois dispose donc d'un contrôle très important.

Agricultural Bank of China
Huijin possède 40,14 % et le ministère des Finances 35,29 %. Le Fonds national de sécurité sociale chinois détient encore 6,72 %. C'est donc, là aussi, une banque fondamentalement contrôlée par l'État.

China Construction Bank
Huijin détient 54,61 % directement. C'est donc une majorité publique directe.

Bank of China
Huijin détient 58,59 %. Là encore, le contrôle est directement majoritaire.

Et les banques occidentales ?

La situation est très différente.

JPMorgan n'appartient pas à une famille ou à un gouvernement. Les principaux actionnaires de plus de 5 % sont des gestionnaires d'actifs : Vanguard 9,86 % et BlackRock 7,15 % fin 2025. Ce sont principalement des actions détenues pour le compte de leurs fonds et de leurs clients, ce qui est important : dire « BlackRock possède JPMorgan » serait donc trompeur.

Bank of America présente une structure comparable. Parmi les principaux détenteurs figurent BlackRock, Berkshire Hathaway et Vanguard. Les données de juin 2026 donnent respectivement environ 7,8 %, 6,9 % et 6,5 %.

BNP Paribas est encore plus intéressant : en 2025, 42,1 % des droits de vote étaient détenus par des institutionnels européens, 32,2 % par des institutionnels non européens, BlackRock représentait 7,1 %, et la SFPI belge, agissant pour l'État belge, 5,7 %. Aucun autre actionnaire ne dépassait 5 %.

HSBC a également un actionnariat dispersé. Au 9 mars 2026, les principaux actionnaires significatifs étaient BlackRock (9,09 %), Ping An Asset Management (7,98 %) et Bank of New York Mellon (6,01 %).

Crédit Agricole constitue un cas assez particulier : ce n'est pas simplement une banque détenue par des fonds. Les 39 Caisses régionales détiennent collectivement la majorité de Crédit Agricole SA par l'intermédiaire de SAS Rue La Boétie. Le groupe possède également une base mutualiste de 12,3 millions de sociétaires.

Enfin, MUFG, le géant japonais, a comme premier actionnaire le Master Trust Bank of Japan (compte de trust) avec 15,58 %, suivi de Custody Bank of Japan avec 5,37 %. Il s'agit là encore essentiellement de structures de conservation/trust pour investisseurs, et non d'un propriétaire unique.

Une distinction importante

Il faut donc éviter de mettre toutes ces banques dans la même catégorie :

🇨🇳 Chine :

État → banques

🇺🇸 États-Unis :

milliers/millions d'investisseurs → fonds → banques

🇫🇷 BNP :

investisseurs institutionnels + État belge minoritaire + salariés/particuliers

🇫🇷 Crédit Agricole :

Caisses régionales mutualistes → SAS Rue La Boétie → Crédit Agricole SA

🇬🇧 HSBC :

actionnariat international très dispersé

 

Les 10 gestionnaires/actionnaires que l'on retrouve le plus souvent

Rang indicatif*Gestionnaire / actionnaireTypePrésence dans les grandes banquesParticularité
1BlackRockGestionnaire d'actifs 🇺🇸Très largeSouvent 5–10 % dans les grandes banques américaines
2VanguardGestionnaire d'actifs 🇺🇸Très largeSouvent l'un des 2 premiers actionnaires
3State Street / State Street Investment ManagementGestionnaire d'actifs 🇺🇸Très largeTrès présent via ETF et fonds indiciels
4Fidelity / FMRGestionnaire d'actifs 🇺🇸LargeImportant surtout aux États-Unis
5Capital Group / Capital ResearchGestionnaire d'actifs 🇺🇸LargePositions importantes dans plusieurs banques
6Geode Capital ManagementGestionnaire d'actifs 🇺🇸LargeTrès présent dans les grandes capitalisations américaines
7JPMorgan Asset ManagementGestionnaire d'actifs 🇺🇸LargeÀ distinguer de JPMorgan Chase comme banque
8Norges Bank Investment ManagementFonds souverain 🇳🇴Très large internationalementGère le fonds souverain norvégien
9Northern TrustGestionnaire/custodian 🇺🇸LargeNombreuses positions institutionnelles
10Legal & General Investment ManagementGestionnaire d'actifs 🇬🇧Important en EuropeParticulièrement présent au Royaume-Uni

*Le rang est un classement de récurrence dans l'actionnariat des grandes banques, pas un classement par montant mondial détenu. Les pourcentages changent constamment.

Le cas BlackRock–Vanguard–State Street est particulièrement frappant

Prenons quelques banques concrètes.

JPMorgan Chase :

  • Vanguard : 9,86 %
  • BlackRock : 7,15 %

au 31 décembre 2025. Ce sont les deux seuls actionnaires déclarant plus de 5 %.

Morgan Stanley :

  • MUFG : 24,0 %
  • State Street : 7,2 %
  • Vanguard : 6,9 %
  • BlackRock : 5,7 %

au 27 février 2026.

Bank of America :

  • BlackRock : environ 7,8 %
  • Berkshire Hathaway : 6,91 %
  • Vanguard : 6,03 %
  • State Street : 4,29 %

au 30 juin 2026.

Citigroup : BlackRock et Vanguard sont également tous deux actionnaires à plus de 5 %, selon le proxy 2026 de Citi.

Goldman Sachs : les données de référence font apparaître BlackRock, Vanguard et State Street parmi les principaux détenteurs institutionnels.

HSBC : on retrouve BlackRock, Vanguard et State Street, auxquels s'ajoutent notamment Ping An et Norges Bank.

Et le phénomène ne se limite pas aux États-Unis. Nordea, par exemple, indique en juillet 2026 :

  • BlackRock : 5,7 %
  • Norges Bank Investment Management : 4,7 %
  • Vanguard : 4,5 %
  • State Street : 0,9 %
  • JPMorgan AM : 0,9 %
  • Goldman Sachs AM : 0,6 %.