vendredi 11 septembre 2026

CAS D'ECOLE

Voici le cas d'une vérité qui n'en était pas une, et pourtant maintenue historiquement dans l'inconscient collectif durant plusieurs décennies.

Affiche du film "Raise the Titanic" datant de 1980 et ou justement l'histoire se base sur la version officielle d'un Titanic "entier".

En 1982, lors d'une convention de la Titanic Historical Society à Philadelphie, Ruth Becker expliqua publiquement qu'elle avait vu le Titanic se séparer en deux au moment du naufrage. Elle utilisa même les deux doigts de ses deux mains pour montrer les deux parties qui s'écartaient. Elle était alors âgée de 82 ans.

Selon le récit de Paul Lee, qui a été repris par plusieurs sources spécialisées, Lou Gorman, trésorier de la Titanic Historical Society et animateur de la réunion, lui aurait retiré le microphone et expliqué au public qu'elle se trompait : elle aurait en réalité vu la premier des cheminées/schornsteins s'effondrer, et non le navire se briser.

Pourtant dans un récit publié dès 1913, donc seulement un an après le naufrage, Ruth Becker avait déjà décrit le Titanic comme semblant « se briser au milieu » après l'explosion des chaudières.

Mais en 1982 il était de notoriété "scientifique" que le Titanic avait coulé en un seul morceau.... jusqu'en 1985.

En 1985, Robert Ballard découvre l'épave et constate que : le Titanic repose effectivement en deux grandes sections distinctes, la proue et la poupe.

Mais alors pourquoi la version officielle garda le principe d'un Titanic qui aurait coulé "entier" alors que Ruth Becker n'était sans doute pas la seule témoin visuel du drame ?

La version selon laquelle le Titanic aurait coulé intact n'était pas réellement la seule version disponible en 1912. Les deux versions existaient dans les témoignages.

1. Les enquêteurs savaient qu'il existait des témoignages de rupture

Lors de l'enquête britannique, le président Lord Mersey reconnaissait explicitement que certains témoins affirmaient que le navire avait « broke in two » (cassé en deux), tandis que d'autres soutenaient qu'il avait sombré en entier. Il dit en substance qu'il était alors impossible de déterminer laquelle des versions était correcte.

Et ce n'était pas une poignée de personnes seulement. Une étude détaillée des témoignages des enquêtes de 1912 a identifié davantage de témoins affirmant une rupture que de témoins affirmant un naufrage intact. Le problème étant que Ruth Becker n'était finalement pas qu'une voix isolée qui se serait "trompée".


2. Pourquoi la version « intacte » s'est-elle imposée ?

Il y a plusieurs raisons.

Premièrement : certains témoins particulièrement crédibles affirmaient catégoriquement le contraire.

Le second officier Charles Lightoller, par exemple, était un officier expérimenté du Titanic et a témoigné que le navire n'avait pas cassé en deux. Lawrence Beesley, survivant de première classe et auteur d'un récit très influent publié rapidement après le naufrage, décrivait également un naufrage sans rupture visible. Ces témoignages provenant d'hommes considérés comme fiables ont pesé très lourd dans la mémoire historique.


Deuxièmement : les conditions d'observation étaient extraordinairement mauvaises.

Il faisait nuit, le navire était éclairé puis plongé dans l'obscurité, les témoins étaient à différentes distances et angles, certains étaient dans l'eau ou dans des canots qui s'éloignaient, et le Titanic changeait constamment d'assiette. Il était donc parfaitement possible que deux personnes aient sincèrement perçu deux choses différentes. C'est d'ailleurs une explication beaucoup plus raisonnable que de supposer automatiquement que certains témoins mentaient.


3. Mais il y avait aussi un problème avec les témoignages eux-mêmes

Certains survivants qui avaient initialement raconté aux journalistes avoir vu le navire se briser ont ensuite donné des déclarations différentes devant les enquêteurs.

Par exemple, Thomas Dillon avait parlé d'une rupture dans des interviews, mais son témoignage devant l'enquête britannique ne confirmait plus cette version. Le major Peuchen avait lui aussi déclaré à la presse avoir vu le navire se séparer, avant de modifier son récit devant les enquêteurs.

Cela a naturellement renforcé la prudence des enquêteurs.


4. Et surtout : l'enquête de 1912 n'avait pas les moyens de trancher

C'est fondamental.

Les enquêteurs n'avaient aucune épave à examiner. Ils disposaient essentiellement :


des témoignages ;

des plans du navire ;

des connaissances de construction navale ;

des survivants ;

des officiers ;

des calculs sur les dommages.


Le rapport britannique final conclut surtout que la perte du Titanic résultait de la collision avec l'iceberg et de la vitesse du navire. Il ne fait pas de la question « rupture ou non » le cœur de sa conclusion. Et la situation était suffisamment ambiguë pour que Lord Mersey reconnaisse lui-même qu'il ne pouvait pas déterminer avec certitude laquelle des descriptions finales était correcte.


5. Pourquoi alors la version « intacte » est-elle devenue la version officielle dans la culture populaire ?

C'est probablement le résultat d'un effet cumulatif, plutôt que d'une décision secrète de supprimer les témoignages contraires. Les récits de Lightoller, Beesley et d'autres témoins considérés comme particulièrement fiables ont été largement publiés et repris. Pendant des décennies, les illustrations du naufrage représentaient donc le Titanic descendant entier dans l'océan. Un article historique consacré aux témoignages souligne justement qu'avant la découverte de l'épave en 1985, il était généralement admis que le Titanic avait sombré intact, malgré l'existence depuis 1912 de nombreux témoignages affirmant une rupture.


C'est donc plutôt la conséquence de témoignages contradictoires, de préférence pour certains témoins jugés plus fiables, d'une représentation historique dominante répétée pendant 70 ans, qui a forgé la « version officielle ».


6. Et 1985 a complètement changé la situation

Lorsque Robert Ballard et Jean-Louis Michel localisent l'épave en 1985, on découvre effectivement deux grandes sections séparées : la proue et la poupe, à une certaine distance l'une de l'autre.

Cela démontre que le Titanic s'est physiquement séparé.

Mais cela ne signifie pas que tous les témoins qui disaient « je l'ai vu se casser en deux » avaient nécessairement correctement perçu le moment exact et la manière exacte de la rupture.

Pourtant, comme d'autres,  Ruth Becker disait déjà en 1913, très peu après le naufrage, que le navire semblait se briser au milieu, et elle le répéta encore en 1982, avant que l'épave retrouvée ne confirme la séparation.


MALAISANT

 

 


LA RÉALITÉ

 

RAPPROCHEMENT ?

 

 La majorité des habitants de Saxe-Anhalt souhaitent le changement. Nous prenons ce mandat au sérieux. C'est pourquoi nous discuterons avec l'AfD des motions sur les questions pour lesquelles les citoyens nous ont élus et que la BSW et l'AfD considèrent de la même manière. La Saxe-Anhalt, en particulier le site chimique de Leuna, a besoin d’une énergie abordable. Nord Stream doit être rallumé ! Nous voulons une réforme fondamentale du système de radiodiffusion publique. La Saxe-Anhalt devrait s’exprimer contre les livraisons d’armes et les contrôles d’un milliard d’euros à l’Ukraine et donner le signe de la paix. Nous souhaitons un Premier ministre non partisan qui défende un nouveau départ politique et qui doit bien sûr également être accepté par l’AfD et ses électeurs. Mon interview sur le journal ZDF heute

HASARD OU COINCIDENCE

 

Il s'agit d'une capture d'écran de la page 125 de la livre de Benjamin Netanyahu de 1995 intitulée « Combattre le terrorisme ». Remarquez qu'il anticipe qu'on puisse utiliser une bombe nucléaire placée dans le World Trade Center. Dans son scénario de peur de l'arme nucléaire, il désigne l'Iran, qui déjà à l'époque, faisait parler de lui dans des recherches dans le domaine de l'énergie nucléaire civile.

A VOTE BON COEUR

 

ORTF

 Laurent Nuñez menace CNews de « SANCTIONS PÉNALES » si Xenia Fedorova revient à l’antenne. Retour vers l'ORTF, la télévision d'état ou les chaînes privées n'ont pas le droit d'inviter qui elles veulents.



jeudi 10 septembre 2026

DEHORS

 

SUPPRIMÉE

 

Ce passage a été supprimé sur le replay de FranceTélévision. 

Ces propos n’ont pas été repris par le présentateur Augustin Trappenard, aucune contrariété et ils ont été applaudi. Le service public n’y a opposé aucun contradictoire et a décidé face aux dénonciations sur les réseaux sociaux, de supprimer ce passage dans la vidéo replay de son site. 

UNE VIDEO COMPLOTISTE

 

AFFABULATION

« L’avion a failli être touché. »


 L'avion se trouvait au sol à Chisinau. Selon les autorités moldaves, le drone s'est écrasé et explosé à ~160 km de l'aéroport avant la levée des restrictions et le décollage différé ; une source ukrainienne qualifie l'affirmation d'« exagérée ».

mercredi 9 septembre 2026

PURGE

  La principale promesse de campagne d'Aly Diouara lors des élections municipales de mars 2026 était d'éradiquer "les blancs" de la représentation politique. C'est un succès ! La seconde était la gratuité intégrale pour les administrés non-imposables de La Courneuve (des miracles), c'est en cours ! Bravo M. le Député-Maire.


RECONSTITUTION

 

A la veille des commémorations des 25 ans, un événement a été organisé en répétition d'une reconstitution avec des drones des deux tours jumelles. 

GILETS JAUNES 2.0 ?

  Un appel à manifester le 17 octobre prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux


Face à la situation économique actuelle, des internautes appellent à une mobilisation nationale le 17 octobre. 

L’appel circule actuellement sur les réseaux sociaux, sans qu’une organisation précise n’en ait, à ce stade, revendiqué l’initiative.

Des rassemblements de Gilets jaunes sont annoncé en France.

Des participants sont attendus dans plusieurs villes. 

Sauf que des dates sont confuses. Certains annonce le 16 octobre, d'autres le 12 septembre.

Sont ils en train de noyer les pistes pour empêcher toutes récupérations ou tentatives de discrédits ?

LE DOUTE RAISONNABLE

 Une jurée du procès de Lindsay Clancy témoigne sur le Chad qui a refusé de reconnaître l’irresponsabilité pénale de la meurtrière.



"Il n’interagissait pas avec nous et ne cherchait pas à comprendre.

Nous lui avons lu à de nombreuses reprises la définition du doute raisonnable dans les instructions du juge Sullivan. Un jour, vers la fin, il a même dit : “Pourquoi on ne ferait pas venir le juge pour la relire ?” On lui a répondu : “Non, on l’a sous les yeux, on n’en a pas besoin.” On la surlignait et on lui expliquait : "Voilà la définition du doute raisonnable."


Mais il n’arrivait vraiment pas à passer le fait que Lindsay avait tué ses enfants de façon vicieuse.


Il était très arrogant. Il ne tenait vraiment compte de rien de ce que quiconque disait."

PARAIT IL

 

C’était mardi soir, alors qu’il se rendait à Oslo pour les obsèques du roi Harald V. Zelensky a tout de même poursuivi ses rendez-vous.

BORDELISATION

 

mardi 8 septembre 2026

ET DONC ?

 

Vérification des quatre affirmations

Affirmation de l'imageVerdictExplication
1« Elle est contre les homosexuels… elle est lesbienne »Faux / très trompeurAlice Weidel est effectivement lesbienne. En revanche, dire qu'elle est « contre les homosexuels » est beaucoup trop général. Elle défend notamment l'égalité de traitement des couples homosexuels et déclarait encore en juillet 2026 que les relations homosexuelles devaient être traitées comme égales.

2« Elle est contre l'immigration… sa partenaire est immigrée »🟠 Partiellement vrai, mais trompeurL'AfD est effectivement très hostile à l'immigration incontrôlée, à l'immigration de masse et à l'immigration clandestine. Sarah Bossard est née au Sri Lanka et a été adoptée bébé par un couple suisse. Elle est donc née à l'étranger, mais elle a été élevée en Suisse et est suisse. La présenter simplement comme une « immigrée » pour suggérer une contradiction avec toute politique migratoire est donc réducteur.

3« Elle est contre l'adoption d'enfants par les homosexuels… elle a 2 filles adoptées »🟠 Mélange de vrai et de fauxL'AfD défend effectivement un modèle familial traditionnel « père, mère, enfants » et s'est opposée à plusieurs reprises au mariage homosexuel et à l'adoption par les couples homosexuels. Mais les enfants de Weidel et Bossard sont deux garçons, pas deux filles. C'est donc une erreur factuelle évidente de l'image.

4« Elle joue la patriote allemande alors qu'elle vit en Suisse »🟠 Fond factuel réel, formulation polémiqueWeidel vit effectivement avec sa famille à Einsiedeln, en Suisse, depuis plusieurs années, tandis qu'elle est politiquement très active en Allemagne. Elle possède cependant aussi une résidence déclarée en Allemagne, à Überlingen, et son activité politique se déroule à Berlin. Dire simplement « elle vit en Suisse » n'est donc pas faux, mais la formulation cherche clairement à transformer une situation de résidence complexe en accusation d'hypocrisie. 

CA PIQUE GRAVE

RIEN A CARRER

 

LE BUREAU DES PLEURS

 Les progressistes de gauche aiment le maire de New York. Car il arrose à droite et à gauche transformant la municipalité en tirelire pour qui a juste besoin de tendre la main voir, venir pleurnicher à tord ou à raison sur ses conditions de travail ! Je dis bien "à tord ou à raison" car si des travailleurs ont une légitimité de dénoncer des conditions de travail, d'autres profitent du système pour tenter d'imposer une politique du "j'en foutisme".

Mamdani transforme l'hôtel de ville en une machine d'organisation syndicale socialiste

La ville de New York a créé un bureau gouvernemental pour aider les travailleurs à se syndiquer, suite à un décret annoncé par le maire Zohran Mamdani le jour de la fête du Travail. Le Bureau du maire pour le pouvoir des travailleurs vise à aider les travailleurs “à s'informer, à se connecter et à s'organiser” à faciliter la formation de syndicats. La mairie n'a pas encore publié d'informations sur le budget ou les effectifs du bureau, deux éléments importants à prendre en compte lors de la création d'une nouvelle entité gouvernementale.

 « Chaque jour, des travailleurs new-yorkais se présentent, font leur travail et font fonctionner cette ville. « Trop souvent, ils n’ont pas leur mot à dire sur les conditions dans lesquelles ils travaillent », a déclaré Mamdani dans un communiqué.

« Le Bureau du maire chargé du pouvoir des travailleurs veillera à ce que les travailleurs aient une place à la table des négociations avant que l'exploitation ne devienne une crise et que les violations ne deviennent courantes. Nous connectons les travailleurs à leurs droits, entre eux et aux organisations prêtes à les soutenir. Parce que lorsque les travailleurs ont le pouvoir, cette ville fonctionne mieux pour tout le monde."

Les fonctions déclarées du bureau comprennent la tenue d'audiences sur les questions liées au lieu de travail, la rédaction de propositions politiques basées sur les témoignages des employés, la diffusion d'informations sur les droits des travailleurs’ et la mise en relation des employés avec des groupes extérieurs équipés pour les aider à s'organiser.

Tony Perlstein, ancien docker, organisateur syndical et directeur adjoint des communications du Centre pour la démocratie populaire, dirigera le bureau. Il relèvera de la maire adjointe chargée de la justice économique, Julie Su.

“Ce bureau nous permet de devancer l'exploitation au lieu de simplement y répondre", a déclaré Su dans un communiqué.

« En établissant des relations avec les travailleurs, les syndicats et les centres de travailleurs, nous pouvons comprendre ce qui se passe sur le terrain et agir avant que les problèmes ne deviennent des crises. »

Le City Reporter, qui a révélé l'histoire, a déclaré que le bureau suivait le plan du Comité d'organisation des urgences sur le lieu de travail, un projet conjoint des socialistes démocrates d'Amérique et des United Electrical Workers. 

Les critiques se sont concentrés sur une disposition du décret qui va bien au-delà des audiences et des brochures. Il ordonne aux agences municipales, notamment le Département de la protection des consommateurs et des travailleurs, la Commission des taxis et des limousines et la Commission des droits de l'homme, d'élaborer des « procédures d'enquête dirigées » pour les violations sur le lieu de travail. Ces agences avaient l’habitude d’attendre une plainte avant d’ouvrir un dossier. En vertu du nouveau décret, ils peuvent cibler les entreprises qui emploient un grand nombre de travailleurs à bas salaires, qui ont des antécédents documentés de violations du droit du travail ou qui montrent d’autres signes que la ville considère comme des preuves de mauvaise conformité, que quelqu’un ait ou non déposé une plainte contre elles.

Et cela inquiète beaucoup de gens.

 « Il est remarquable que l’administration Mamdani confonde le fait d’être obligé de payer un syndicat avec le fait d’être protégé contre l’exploitation », a déclaré Ken Girardin, membre du Manhattan Institute. « La ville ne devrait pas mettre son pouce sur la balance pour soutirer davantage de cotisations aux travailleurs. »

Ashley Ranslow, directrice de la Fédération nationale des entreprises indépendantes de l'État de New York, a qualifié le bureau de « profondément préoccupant ».” 

« Les lois fédérales protègent déjà le droit des travailleurs à s’organiser », a déclaré Ranslow.

Sa plus grande inquiétude concerne ce à quoi ressemble une application proactive de la loi dans la pratique : les petites entreprises sont soumises à un examen minutieux, a-t-elle déclaré, « même si aucune plainte n’est déposée contre elles »

Ranslow a soutenu que la mairie s'était insérée dans une relation qui n'a jamais été son affaire. « Le gouvernement municipal ne devrait pas interférer avec un processus qui se déroule entre les employés et l’employeur », a-t-elle déclaré. « Les petites entreprises devraient être soutenues, en particulier dans un endroit comme New York où il est inabordable de garder les portes ouvertes et les lumières allumées, au lieu d'avoir la terrasse empilée contre elles. »

Un récent rapport du CUNY a révélé que le niveau de syndicalisation dans la ville est plus de deux fois supérieur à la moyenne nationale, révélant que le bureau n'est rien d'autre qu'une solution à un problème qui n'existe pas, une structure conçue pour créer des griefs même si le marché du travail a déjà clairement évolué en faveur du travail organisé.

LE TACLE

 Le passage de Tondelier à LCI est désastreux, car elle démontre un entre soit exacerbé et légitimé. Au point de ne même pas faire l'effort d'avoir un mot sincère et personnel sur les présidents de la 5 ème république, comme toutes personnalités qui se doit d'être, surtout avec une prétention de candidature à la présidentielle. Tondelier n'a fait que confirmer le côté guignolesque qui existe aujour'hui dans la sphère politique. Faisant évidemment réagir une Sarah Knafo bien plus aiguisée.

REVELATIONS

 


170 000 PAGES DE DOCUMENTS DECLASSIFIES

Alors que l'on va célébrer les 25 ans de l'attaque du 11 septembre 2001, 170 000 pages de documents d'expertises ont été déclassifiés, révélant que lors des actions et missions envoyer sur Ground Zero, on savait déjà la teneur des toxicités des fumées et poussières qui ont perdurées dans la zone durant plusieurs mois. Ce qui veut dire que les autorités étaient parfaitement au courant que l'air était vicié ! Pourtant des milliers de personnes, polices, pompiers, ouvriers, et voir même des civils, ont été exposer sans protections. L'urgence, la situation, la chaos, il fallait de l'action immédiates et certaines pour montrer au monde que l'amérique se retroussait les manches.... mais au mépris de règles sanitaires qui plus tard, se sont révélées désastreuse.

La publication, le 8 septembre 2026, de plus de 170 000 pages de documents municipaux sur le 11-Septembre apporte des éléments importants, mais il faut être précis : elle ne « découvre » pas que Ground Zero était toxique — cela est établi depuis longtemps par la recherche médicale et environnementale. Ce qui est nouveau est surtout ce que les autorités municipales savaient, à quel moment elles le savaient et comment elles ont communiqué ces informations au public.

Ce que les documents révèlent

1. Les autorités disposaient d'indices sérieux de contamination alors qu'elles rassuraient le public.

Les documents contiennent des rapports de qualité de l'air, analyses de contamination et échanges internes. Ils montrent notamment que la présence d'amiante était identifiée bien au-delà de Ground Zero.

Le New York Times indique par exemple que dix mois après les attentats, des analyses détectaient encore de l'amiante jusqu'à environ 800 mètres du site.

C'est particulièrement important parce que, parallèlement, les New-Yorkais et les travailleurs étaient largement rassurés sur la sécurité de l'air.

2. Le problème ne se limitait absolument pas à l'amiante.

Les poussières issues de l'effondrement et des incendies contenaient un mélange extrêmement complexe de contaminants : amiante, métaux lourds, produits de combustion, PCB, dioxines, fibres de verre et autres substances cancérogènes ou irritantes.

La ville estime que les poussières et fumées auxquelles les intervenants ont été exposés contenaient plus de 2 500 contaminants.

Il faut cependant distinguer deux choses : la présence d'un contaminant ne signifie pas automatiquement qu'une personne a reçu une dose suffisante pour provoquer une maladie. C'est justement l'exposition cumulée — durée, concentration, voie d'exposition et susceptibilité individuelle — qui détermine le risque.

Le document le plus explosif : le « Harding Memo »

Parmi les archives se trouve le fameux Harding Memo, une note interne d'octobre 2001.

Elle est particulièrement intéressante parce qu'elle ne traite pas seulement de toxicologie : elle montre que des responsables municipaux réfléchissaient également aux conséquences juridiques potentielles de la contamination et de la responsabilité de la ville.

Autrement dit, l'enjeu n'était pas uniquement :

« Est-ce dangereux ? »

mais également :

« Que risque la ville si elle reconnaît officiellement que c'est dangereux ? »

C'est l'un des éléments qui alimentent aujourd'hui les accusations selon lesquelles la communication publique aurait été influencée par la volonté de limiter la responsabilité juridique de la municipalité.

Et les « 68 boxes » ?

C'est probablement l'aspect administratif le plus troublant.

Une partie considérable des documents était conservée dans 68 cartons, restés hors de portée du public pendant plus de vingt ans. Selon la mairie, ils n'ont été localisés qu'en 2025 malgré des demandes répétées au titre de la législation sur l'accès aux documents publics.

La publication actuelle est donc également le résultat d'une longue bataille judiciaire menée par 9/11 Health Watch.


Mais attention à une nuance essentielle

Il serait excessif de dire : Responsable mais pas coupable !

« Ces 170 000 pages prouvent que la ville savait que tout le monde allait tomber malade et a volontairement caché la vérité. »

Ce n'est pas ce que démontrent les documents publiés à ce stade.

Ils semblent plutôt montrer quelque chose de plus nuancé mais potentiellement très grave :

→ les responsables disposaient d'informations montrant que la contamination était réelle et persistante ;
→ certaines informations étaient plus inquiétantes que le discours public ;
→ les autorités continuaient néanmoins à communiquer largement sur la sécurité de l'air ;
→ la question de la responsabilité juridique de la ville apparaît dans les échanges internes ;
→ une partie des archives pertinentes n'a pas été rendue publique pendant des décennies.

Le New York Times souligne d'ailleurs que les 170 000 pages ne représentent qu'une partie des rapports de qualité de l'air réalisés à l'époque. Il est donc beaucoup trop tôt pour considérer cette publication comme le dossier complet.

Et les conséquences sanitaires ?

C'est ici que les nouveaux documents prennent toute leur importance.

Les maladies associées à l'exposition au World Trade Center sont aujourd'hui extrêmement bien documentées. Le World Trade Center Health Program, administré par le CDC, recense des milliers d'études et publications consacrées aux conséquences sanitaires du 11-Septembre.

Les personnes exposées présentent notamment des taux élevés de :

  • maladies respiratoires chroniques ;
  • asthme et autres troubles pulmonaires ;
  • certains cancers ;
  • maladies ORL ;
  • troubles gastro-intestinaux ;
  • diverses pathologies liées à l'exposition aux poussières et fumées.

Et le phénomène concerne bien davantage que les pompiers et policiers : habitants, employés, étudiants, travailleurs de nettoyage et personnes travaillant dans Lower Manhattan ont également été exposés.


Ce qui me paraît réellement important dans cette révélation

Il faut donc séparer deux histoires.

L'histoire scientifique :

Ground Zero était extrêmement contaminé et cette exposition a provoqué des conséquences sanitaires à long terme.

Cela est déjà solidement établi.

L'histoire politico-administrative :

Qu'est-ce que la mairie savait exactement en septembre-octobre 2001, quelles informations ont été transmises aux responsables politiques, lesquelles ont été communiquées au public, et dans quelle mesure la crainte de poursuites a influencé la communication ?

C'est cette deuxième histoire que les 170 000 pages peuvent considérablement éclairer.

Et elle est loin d'être entièrement analysée : la ville annonce déjà que d'autres documents seront examinés et publiés au cours de l'année qui vient

La question n'est plus seulement de savoir si la ville savait que des contaminants étaient présents. Elle est de savoir ce qu'elle savait de leur dangerosité, à quel moment, quelles incertitudes elle avait identifiées, et pourquoi elle a néanmoins donné au public des assurances aussi catégoriques.

Les documents publiés aujourd'hui ne permettent pas encore, à eux seuls, de conclure à une infraction pénale intentionnelle, et de fait, permettre de lancer des procédures pour :

  • une responsabilité civile pour négligence ;
  • une responsabilité administrative ;
  • une faute professionnelle ou institutionnelle ;
  • éventuellement une responsabilité politique ;
  • et, dans des circonstances beaucoup plus difficiles à établir, une responsabilité pénale.

  • Rappelons qu'encore aujourd'hui, des cas et dossiers sont toujours en cours pour tenter de définir des responsabilités sur des cas de personnes atteintes de maladies en lien directe avec une exposition à la zone, du fait que bon nombre de gens ont parfois perdus leurs bénéfices d'assurances santés à cause de prise en charge trop coûteuse, et qu'il est nécessaire pour celles ci d'établir une cause à effet avec une exposition à la zone contaminée.

    Pour mémoire !

    Dans les statistiques CDC disponibles au 31 mars 2024, on comptait notamment :

    Pathologie certifiée comme liée à l'expositionSecouristes/intervenantsSurvivants/exposés
    Cancers19 00616 949
    Maladies respiratoires/aérodigestives40 54614 655
    PTSD10 414+4 948+
    Asthme14 7306 546
    Troubles respiratoires chroniques liés aux fumées/vapeurs8 1681 382
    BPCO aggravée par le WTC3 6791 451

    Attention : une même personne peut avoir plusieurs certifications, donc on ne peut pas additionner les lignes.

    Et les cancers ?

    C'est probablement le chiffre le plus frappant.

    Au 31 mars 2024, 35 955 personnes vivantes avaient au moins une certification cancer dans le programme, auxquelles s'ajoutaient 2 925 membres décédés ayant eu une certification cancer.

    Parmi les cancers certifiés, on trouve notamment :

    • cancer de la peau non mélanome : 11 178
    • prostate : 8 938
    • sein : 3 330
    • lymphomes : 2 043
    • thyroïde : 1 856
    • poumon/bronches : 1 773
    • rein : 1 539
    • leucémies : 1 290
    • côlon : 1 244
    • vessie : 1 177

    Ce sont des cas certifiés par le programme, pas simplement des cancers observés dans la population exposée. C'est une distinction importante.

    Mais combien sont morts à cause du WTC ?

    C'est beaucoup plus difficile à déterminer.

    Le CDC fournit le nombre de membres décédés ayant une maladie certifiée, mais précise explicitement que les décès enregistrés comprennent toutes les causes de décès et pas uniquement les décès provoqués par l'exposition au WTC.

    Par exemple, en mars 2024, parmi les membres décédés :

    • 1 903 secouristes/intervenants avaient une certification cancer ;
    • 1 022 survivants/exposés avaient une certification cancer.

    Soit 2 925 personnes décédées ayant eu un cancer certifié. Mais on ne peut pas honnêtement transformer ce chiffre en « 2 925 morts du cancer causé par Ground Zero », puisque le décès peut avoir eu une autre cause.

    Il existe cependant des estimations beaucoup plus élevées

    Une estimation publiée à l'occasion du 25e anniversaire avance environ 9 700 décès de survivants et secouristes attribuables aux maladies liées à l'exposition, dont environ 5 900 décès par cancer.

    Mais je serais prudent avec ce chiffre de 9 700. Ce n'est pas le chiffre officiel du CDC permettant de dire « 9 700 personnes sont mortes de Ground Zero ». C'est une estimation issue d'un autre travail journalistique/statistique.

    Et ce phénomène continue : le nombre de nouveaux cancers certifiés augmente encore aujourd'hui. Un rapport récent du WTCHP concernant les pompiers et personnels EMS du FDNY indique par exemple qu'environ 26 % de cette cohorte a reçu un diagnostic de cancer, avec encore 461 nouveaux cancers enregistrés sur la dernière année étudiée.

    Si la question derrière tout cela est « peut-on aujourd'hui mesurer l'ampleur humaine réelle de la contamination que les autorités minimisaient en 2001 ? », la réponse est clairement oui, et l'ordre de grandeur est considérable. Et la publication de ces  170 000 pages peuvent relancer des procédures de mise en responsabilités afin de faire prendre en charge des gens qui ne peuvent plus payer leurs soins.

    lundi 7 septembre 2026

    PENSER ET ORGANISER L'EXILE

     80 % des immigrés vivant en Saxe-Anhalt envisagent de quitter l'État après la victoire de l'AfD : «Nous leur demandons de mettre en place des programmes d'accueil».

    La victoire de AfD dans l'État de Saxe-Anhalt, avec 43,8 % des voix le 6 septembre 2026, elle a ravivé la crainte que les organisations pour l'immigration exprimaient déjà des mois avant les élections. Le match de Ulrich Siegmund il lui manquait trois sièges pour obtenir la majorité absolue, mais le résultat a doublé son soutien en 2021 et il a laissé la CDU à son pire bilan historique du pays. Pour une partie de la communauté immigrée, notamment syrienne et d’origine arabe, la victoire de l'AfD remet tout en question sur leurs présences dans le lander.

    Quelques mois avant le vote, la Landesnetzwerk Migrantenorganisationen Sachsen-Anhalt (LAMSA) avait publié une enquête interne selon laquelle 80 % des personnes de son réseau envisageraient de quitter l'État si l'AfD venait a gouverner. Des représentants comme Batoul Nayouf  ont résumé l'atmosphère avec la phrase «nous sommes assis sur des valises emballées». Mamad Mohamad, alors directeur du réseau, est allé jusqu'à dire qu'il envisagerait lui-même de partir. Ces déclarations ne constituaient pas un exode déjà en cours, mais un avertissement concernant la plans d'expulsion et réductions de l'accueil que l’AfD avait mis par écrit.

    https://gaceta.es/europa/el-80-de-los-inmigrantes-que-viven-en-sajonia-anhalt-se-plantean-abandonar-el-estado-tras-la-victoria-de-afd-pedimos-que-establezcan-programas-de-acogida-20260907-1040/

    VOLCAN

     

    Le Krakatoa indonésien c'est réveillé !