lundi 7 septembre 2026

PENSER ET ORGANISER L'EXILE

 80 % des immigrés vivant en Saxe-Anhalt envisagent de quitter l'État après la victoire de l'AfD : «Nous leur demandons de mettre en place des programmes d'accueil».

La victoire de AfD dans l'État de Saxe-Anhalt, avec 43,8 % des voix le 6 septembre 2026, elle a ravivé la crainte que les organisations pour l'immigration exprimaient déjà des mois avant les élections. Le match de Ulrich Siegmund il lui manquait trois sièges pour obtenir la majorité absolue, mais le résultat a doublé son soutien en 2021 et il a laissé la CDU à son pire bilan historique du pays. Pour une partie de la communauté immigrée, notamment syrienne et d’origine arabe, la victoire de l'AfD remet tout en question sur leurs présences dans le lander.

Quelques mois avant le vote, la Landesnetzwerk Migrantenorganisationen Sachsen-Anhalt (LAMSA) avait publié une enquête interne selon laquelle 80 % des personnes de son réseau envisageraient de quitter l'État si l'AfD venait a gouverner. Des représentants comme Batoul Nayouf  ont résumé l'atmosphère avec la phrase «nous sommes assis sur des valises emballées». Mamad Mohamad, alors directeur du réseau, est allé jusqu'à dire qu'il envisagerait lui-même de partir. Ces déclarations ne constituaient pas un exode déjà en cours, mais un avertissement concernant la plans d'expulsion et réductions de l'accueil que l’AfD avait mis par écrit.

https://gaceta.es/europa/el-80-de-los-inmigrantes-que-viven-en-sajonia-anhalt-se-plantean-abandonar-el-estado-tras-la-victoria-de-afd-pedimos-que-establezcan-programas-de-acogida-20260907-1040/

VOLCAN

 

Le Krakatoa indonésien c'est réveillé ! 

FORCER L'AMALGAME

 

L’AfD est-il un parti nazi 2.0 ?

Avec 43,8% des voix en Saxe-Anhalt, l’AfD vient d’obtenir le meilleur résultat régional de son histoire. Elle devance très largement la CDU et remporte 39 des 83 sièges du Landtag. La participation atteint 77,8%, un record. Depuis dimanche, un vieux spectre accompagne ce séisme électoral : celui des années 1930. L’AfD serait-elle en train de devenir un nouveau NSDAP ? 

La comparaison oblige à regarder les programmes, les discours, les institutions et surtout les raisons qui poussent une partie croissante des Allemands vers ce parti. Des membres du parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) réagissent après l'annonce des premiers résultats des élections régionales de Saxe-Anhalt à Magdebourg (Allemagne), le 6 septembre 2026. (RONNY HARTMANN / AFP) En Allemagne, chaque poussée de la droite radicale réveille inévitablement la mémoire du nazisme. 

Depuis la percée de l’AfD, ce rapprochement nourrit une partie du discours politique européen. Il possède une force émotionnelle immense et une faiblesse analytique évidente : deux partis nationalistes allemands séparés par un siècle peuvent partager certains ressorts électoraux sans relever du même projet politique. La bonne question devient donc moins : "L’histoire se répète-t-elle ?" que : quels mécanismes rappellent effectivement Weimar, et où s’arrête la comparaison ? 

1. Le déclassement nourrit la rupture 

Le premier rapprochement concerne le terrain sur lequel prospèrent les partis de rupture. Le NSDAP reste marginal durant les années de relative stabilisation de Weimar. Aux législatives de 1928, il recueille seulement 2,6% des suffrages. Son explosion électorale intervient avec la crise mondiale : 18,3% en septembre 1930, puis 37,4% en juillet 1932. L’Allemagne compte alors environ 5,6 millions de chômeurs enregistrés en moyenne en 1932, soit près de 30% de la population active concernée. 

Versailles joue également un rôle profond. La défaite de 1918, les pertes territoriales, les réparations, les restrictions militaires et le fameux article sur la responsabilité de guerre alimentent une humiliation nationale que les nazis exploitent méthodiquement. À cette blessure s’ajoutent l’hyperinflation de 1923, puis surtout la Grande Dépression à partir de 1929. 

L’Allemagne de 2026 vit une situation incomparablement moins dramatique. Elle possède un État solide, une monnaie stable, un système social développé et connaît même un retour de la croissance : le PIB a progressé de 1% sur un an au deuxième trimestre 2026. Le traumatisme social de 1932 appartient à une autre dimension. Le sentiment de déclassement existe pourtant. 

Il prend aujourd’hui la forme d’une inquiétude sur l’industrie, l’énergie, l’immigration, la sécurité, le fonctionnement de l’État et la capacité du pouvoir politique à maîtriser les événements. Avant l’élection, l’AfD était déjà la formation à laquelle le plus grand nombre d’électeurs de Saxe-Anhalt faisaient confiance pour résoudre les principaux problèmes du Land. Les études d’Infratest dimap plaçaient notamment l’immigration, l’éducation et l’économie parmi leurs grandes préoccupations. Le parallèle devient alors intéressant : dans les deux périodes, une partie de l’électorat finit par considérer les formations traditionnelles comme incapables de répondre à une crise qu’elle juge existentielle. 

2. Entre fierté et mémoire 

La question de la fierté nationale mérite elle aussi une comparaison prudente. Les nazis promettaient de rendre sa grandeur à une Allemagne humiliée par la défaite. L’AfD développe, dans un contexte entièrement différent, une critique de la culture mémorielle construite après 1945. 

Björn Höcke en offre l’exemple le plus spectaculaire. En 2017, il dénonçait une Allemagne vivant encore dans "l’état d’esprit d’un peuple totalement vaincu" et réclamait une "réorientation à 180 degrés" de la politique mémorielle. Il appelait à redonner davantage de place aux grandes réalisations allemandes dans le récit national. Il existe ici un écho avec les années 1920 : l’idée qu’une nation aurait été durablement empêchée d’entretenir un rapport positif à elle-même. L’équivalence s’arrête pourtant très vite. Versailles était un traité international imposé après une guerre. La mémoire de la Shoah et du nazisme relève d’un travail historique et moral conduit par la République fédérale sur les crimes commis par l’État allemand lui-même. 

Dans l’Est, une troisième histoire s’ajoute d’ailleurs aux deux précédentes. Quarante années de RDA, puis la transformation brutale des années 1990 ont produit une identité spécifique. Fermetures d’entreprises, déclassements professionnels, départ d’une partie de la jeunesse, faible représentation des élites orientales : ces expériences ont laissé des traces durables. Le sociologue Steffen Mau souligne également une confiance envers les institutions et une identification aux partis traditionnels plus faibles dans les nouveaux Länder. Réduire le vote AfD oriental à une résurgence du nazisme fait ainsi disparaître une large partie de son histoire réelle. 

3. Deux programmes, deux projets 

La différence devient encore plus nette lorsqu’on compare les textes. Le programme du NSDAP de 1920 définit explicitement l’appartenance nationale par le "sang allemand". Les Juifs sont nommément exclus de la citoyenneté. 

Le parti réclame l’abolition du traité de Versailles, une Grande Allemagne, de nouveaux territoires et colonies, la nationalisation de grands groupes économiques et un État central doté d’une autorité considérable. L’expansion territoriale et la hiérarchie raciale appartiennent donc à son socle idéologique dès les origines. Le programme fédéral de l’AfD appartient à une autre famille. 

Il défend une politique migratoire extrêmement restrictive, les expulsions des étrangers soumis à une obligation de quitter le territoire, la réduction de l’immigration, une conception culturelle de la nation, une politique familiale conservatrice, une forte décentralisation européenne et une restauration de la souveraineté nationale. En économie, il revendique la propriété privée, l’entrepreneuriat, la concurrence, des baisses de prélèvements et une réduction des réglementations. Sa doctrine officielle de "remigration" précise même que tous les citoyens allemands appartiennent au peuple allemand indépendamment de leur origine et rejette explicitement l’expulsion de citoyens allemands issus de l’immigration. Sur le plan international, l’écart est tout aussi considérable. Le NSDAP revendiquait ouvertement l’expansion territoriale allemande. L’AfD contemporaine souhaite au contraire réduire l’engagement allemand en Ukraine, restaurer les relations économiques avec Moscou et conserver l’Ukraine hors de l’OTAN et de l’Union européenne. 

Son programme de 2025 maintenait l’appartenance allemande à l’OTAN jusqu’à la constitution éventuelle d’une architecture européenne de sécurité plus autonome. Nationalisme expansionniste d’un côté, souverainisme largement non-interventionniste de l’autre : la géopolitique produit ici davantage de contraste que de continuité. 

4. Les accusations institutionnelles

 Certaines inquiétudes reposent sur des faits précis. Björn Höcke a été condamné pour avoir utilisé le slogan SA "Alles für Deutschland". Maximilian Krah a provoqué une rupture avec plusieurs alliés européens après ses propos sur les SS. Alexander Gauland avait relativisé les douze années du IIIe Reich dans l’histoire allemande. 

La fédération de Saxe-Anhalt est par ailleurs classée comme organisation d’extrême droite avérée par le Verfassungsschutz régional. Cette qualification mérite toutefois d’être replacée dans son cadre institutionnel : le renseignement intérieur allemand dépend du pouvoir exécutif, tandis que la sélection des plus hauts magistrats comporte elle aussi une dimension politique. Surtout, le contrôle juridictionnel joue réellement son rôle. 

En février 2026, le tribunal administratif de Cologne a empêché provisoirement le renseignement fédéral de qualifier l’ensemble de l’AfD d’organisation d’extrême droite avérée. La bonne méthode consiste donc à traiter ces classifications comme des éléments du dossier, puis à revenir aux faits : programmes, déclarations, rapport à la démocratie, aux minorités et à la violence politique.

Derrière les 43,8%, un vote devenu populaire 

5. Qui vote AfD ? 

Les résultats de dimanche rendent difficile l’explication par une petite minorité idéologiquement marginale. L’AfD arrive largement en tête chez les hommes et réalise des scores considérables dans les catégories populaires. 

Selon Infratest dimap, 51% des hommes ont voté pour elle, avec 58% chez les hommes de 35 à 44 ans. Surtout, elle a capté environ 83 000 anciens électeurs CDU et massivement mobilisé des citoyens qui s’étaient abstenus en 2021. Chez ses électeurs, immigration, criminalité et sécurité intérieure occupent une place particulièrement importante. C’est probablement ici que l’histoire de Weimar reste la plus utile. Le NSDAP n’a jamais obtenu seul la majorité absolue lors d’une élection libre au Reichstag. 

Hitler arrive à la chancellerie après avoir transformé son parti en première force politique, puis grâce aux calculs d’élites conservatrices qui pensent pouvoir l’utiliser et le contrôler. La catastrophe nazie résulte d’une combinaison : crise économique gigantesque, nationalisme revanchard, antisémitisme racial, violence politique, institutions progressivement affaiblies et décisions individuelles désastreuses. 

Aucune de ces variables ne peut être isolée et transposée mécaniquement à 2026. L’AfD constitue-t-elle donc un NSDAP 2.0 ? Les programmes, les objectifs géopolitiques, le rapport à la violence politique, les institutions et le contexte économique conduisent à une réponse très nette : NON. 

Cela n’oblige nullement à fermer les yeux sur les courants radicaux de l’AfD, son vocabulaire identitaire, certaines déclarations sur le nazisme ou les conclusions extrêmement sévères du renseignement de plusieurs Länder. 43% des électeurs de Saxe-Anhalt viennent d’envoyer un message d’une puissance exceptionnelle au système politique allemand. 

Les traiter collectivement comme les héritiers électoraux de 1932 permettrait surtout d’éviter la question qu’une démocratie devrait se poser en priorité : pourquoi autant de citoyens considèrent-ils désormais qu’un parti aussi radical répond mieux à leurs inquiétudes que toutes les formations ayant gouverné l’Allemagne depuis la réunification ?

GROENLAND

 

Quand t'as perdu l'Islande, tu renforces ta position sur le Groenland pour soutenir un territoire convoité par Trump. 

LE CDU ACCULÉ

 LE CDU ALLEMAND VA T'IL CHANGER SON FUSIL D'EPAULE POUR CONTRE CARRER L'ASCENSSION DE L'AfD ?

Avec une très forte participation de 78%, le scrutin se solde par des résultats définitifs spectaculaires :


AfD : 43,8% (+23 points !) 39 sièges

CDU : 17,2% (-20 points !) 15 sièges

SPD : 9,3% (+0,8 point) 8 sièges

Verts : 8,9% (+2,8 points) 8 sièges

Die Linke : 8,6% (-2,4 points) 8 sièges

BSW (Alliance Sahra Wagenknecht) : 5,3% (nouveau parti) 5 sièges

FDP : 2,6 % Éliminé du Parlement (<5%)


Bien qu'ayant réalisé le score le plus élevé de son histoire dans un Land, l'AfD échoue à 3 sièges de la majorité absolue (39 sur les 42 requis).

À moins que tous les autres partis se liguent pour l'empêcher de diriger le Land, ce qui serait périlleux car vécu comme un déni de démocratie, l'AfD va donc gouverner la Saxe-Anhalt, mais en devant composer avec d'autres partis.

Un seul semble disposé à le faire : l'Alliance Sahra Wagenknecht (BSW), qui est assez comparable à l'AfD, mais à l'extrême-gauche : anti-UE, anti-OTAN, anti-guerre, pro-russe, arrêt de l'immigration.

Dans une alliance inédite que les européistes aux abois tenteraient de disqualifier en la traitant de "rouge-brun", la BSW pourrait participer à un gouvernement AfD, ou se contenter de ne pas le censurer sans y participer, le temps de voir et de juger ses premiers mois.

Dans les 2 cas, ce serait un nouveau séisme politique qui briserait le «cordon sanitaire» (Brandmauer) mis en place par les partis pro-🇪🇺 contre l'AfD.


CONSÉQUENCES A COURT TERME

Ce scrutin est une gifle colossale pour le chancelier Merz (CDU), désormais d'autant plus sur un siège éjectable que sa popularité est encore pire que celle de Macron en France.

Comme il va s'accrocher au pouvoir, il ne posera certainement pas la question de confiance au Parlement. Il risquerait de la perdre et d'être contraint de convoquer des élections législatives anticipées qui pourraient se traduire par une nouvelle progression fulgurante de l'AfD.

Reste qu'il est tellement démonétisé que son éviction de la Chancellerie pourrait venir de son propre camp.

Les chefs de gouvernement des Länder encore dirigés par la CDU peuvent en effet très bien organiser une fronde interne menant à son remplacement sans retourner aux urnes, via un mécanisme appelé le «vote de défiance constructif».

Un candidat plus centriste, comme Hendrik Wüst (ministre-président de Rhénanie-du-Nord-Westphalie), pourrait être désigné par le Bundestag pour lui succéder à la chancellerie.

https://ip-quarterly.com/en/troubled-merz-faces-crucial-elections-september


CONSÉQUENCES A LONG TERME

La Saxe-Anhalt est un ancien Land d'Allemagne de l'est, pauvre et dépeuplé, où une partie de la population regrette la RDA ("Ostalgie").

Il se classe

▪️11e sur 16 en population (2,1 M.hab sur 83,5 M. d'Allemands)

▪️12e sur 16 en richesse (PIB de 81,7 Mds€, soit 1,9 % du PIB🇩🇪)


Ce qui vient de se passer en Saxe-Anhalt ne préfigure donc pas nécessairement ce qui arrivera dans les 15 autres Länder lors des prochaines élections législatives nationales, prévues en mars 2029. Il n'est pas certain que l'AfD va accéder au pouvoir à Berlin dans 2 ans ½.

Néanmoins, tous ses thèmes de prédilection, qui sont aussi ceux de la BSW d'extrême-gauche, ont le vent en poupe. Dans toute l'🇩🇪 comme dans le reste de l'🇪🇺 :

- retour à la souveraineté nationale

- sortie de l'UE

- sortie de l'euro

- lutte contre l'immigration torrentielle

- rétablissement des libertés publiques.


Force est de constater que, même si l'AfD a un passé un peu sulfureux et une réputation d'extrémisme très différents des nôtres, tous ces thèmes correspondent à ceux de l'UPR.

Et certainement pas à ceux du RN, de Reconquête ou de LFI, qui refusent le Frexit et soutiennent l'Ukraine contre la Russie.

CONSEQUENCES

 Voilà ce que BLM a engendré.....

AfD, NAZI, MAIS EN UKRAINE ?

 Détester l'AfD allemande, soit, parce qu'on la considère "néo nazi" ! Mais alors, ceux qui s'offusquent aujourd'hui en France, ou en Europe, mais qui soutiennent inconditionnellement l'Ukraine, peuvent ils nous expliquer la "nuance" avec certaines personnalités ukrainiennes qui, par défaut, ils soutiennent !

1. Andriy Biletsky : le cas le plus évident

Andriy Biletsky est probablement le personnage le plus problématique lorsqu'on parle de liens historiques avec l'extrême droite.

  • Il fonde en 2014 le bataillon Azov.
  • Il dirige ensuite le parti National Corps (Natsionalnyi Korpus).
  • Il est député à la Rada de 2014 à 2019.
  • Son parcours politique est directement issu de la mouvance Patriot of Ukraine, organisation ultranationaliste.
  • Des déclarations racistes et ultranationalistes lui ont été attribuées avant 2014.
  • Azov a effectivement utilisé à ses débuts des symboles et références provenant de la mouvance néonazie/néopaïenne.

Le point important est toutefois que Biletsky n'est pas aujourd'hui un responsable politique du gouvernement Zelensky. En revanche, il possède désormais une influence militaire considérable : en août 2026, Zelensky l'a nommé à la tête du 3e corps d'armée, l'une des importantes formations ukrainiennes.

C'est donc un cas où le passé idéologique et la position actuelle doivent être examinés séparément.


2. Dmytro Yarosh : le bandériste assumé

Dmytro Yarosh est probablement le meilleur exemple de nationalisme explicitement bandériste.

Il fut le dirigeant de Pravyi Sektor (Secteur droit) pendant Maïdan.

Il a lui-même revendiqué son admiration pour Stepan Bandera. BBC le décrivait en 2014 comme un dirigeant nationaliste dont l'idéologie était fortement inspirée de Bandera.

Il a ensuite été :

  • député ukrainien de 2014 à 2019 ;
  • conseiller du commandement militaire ukrainien ;
  • figure importante des réseaux nationalistes et militaires.

Mais là encore, il faut éviter une simplification : Yarosh n'a jamais représenté à lui seul l'État ukrainien, et Secteur droit est resté électoralement très marginal.


3. Andriy Parubiy : un cas beaucoup plus intéressant politiquement

Andriy Parubiy est probablement le cas le plus important si votre question porte véritablement sur les sphères du pouvoir.

Pourquoi ?

Parce que contrairement à certains militants marginaux, Parubiy a occupé des fonctions institutionnelles extrêmement élevées :

  • cofondateur du Social-National Party of Ukraine (SNPU), ancêtre de Svoboda ;
  • responsable politique pendant Maïdan ;
  • député ;
  • président de la Verkhovna Rada de 2016 à 2019.

Son passé dans le SNPU est indiscutable. Cette organisation avait initialement une orientation ultranationaliste et utilisait notamment une iconographie fortement inspirée de l'extrême droite européenne.

Mais il faut également préciser que Parubiy a quitté cette mouvance en 2004 et a ensuite évolué vers des partis beaucoup plus conventionnels.

Donc le qualifier simplement de « néonazi » aujourd'hui serait historiquement excessif. Dire qu'il possède un passé dans une organisation d'extrême droite nationaliste est en revanche parfaitement documenté.


4. Svoboda : une vraie mouvance d'extrême droite, mais électoralement faible

Svoboda est le parti qu'il faut absolument intégrer à l'analyse.

Son ancien dirigeant Oleh Tyahnybok est associé à une tradition nationaliste radicale et à des déclarations controversées, notamment concernant les Juifs et les « Moscovites ».

Svoboda a cependant connu un phénomène assez révélateur :

une influence politique ponctuellement importante mais une faiblesse électorale durable.

En 2012, le parti avait obtenu environ 10 % des voix aux législatives. Mais après Maïdan, son score s'est effondré. En 2019, il n'a obtenu qu'environ 2,2 % des voix aux législatives.

Cela est essentiel pour comprendre l'Ukraine : l'extrême droite existe réellement, mais elle n'a jamais conquis électoralement le pouvoir national.


5. Azov : le cas le plus complexe

Il faut distinguer l'Azov originel et l'Azov actuel.

À l'origine, en 2014, le bataillon était fortement lié à des militants d'extrême droite. Certains membres utilisaient effectivement des symboles associés au nazisme ou au mysticisme racial.

Reuters rappelle cependant qu'Azov a été progressivement restructuré et intégré à la Garde nationale ukrainienne. En 2024, les États-Unis ont même levé l'interdiction qui empêchait l'unité de recevoir des armes et formations américaines, après examen des accusations de violations des droits humains.

Aujourd'hui, dire simplement « Azov = unité néonazie » est donc historiquement incomplet.

Mais dire que le mouvement Azov possède des racines d'extrême droite très documentées est parfaitement défendable. Une étude récente de l'OSW relève encore des continuités avec des milieux ultranationalistes et certains individus issus de la mouvance néonazie.


6. Sergei Korotkikh : un cas particulièrement sulfureux

Sergei Korotkikh, également connu sous le nom de Malyuta, est un personnage beaucoup plus radical.

Il a été associé à diverses organisations d'extrême droite russes et biélorusses avant de rejoindre l'environnement Azov.

L'OSW le décrit comme une figure issue de groupes d'extrême droite et indique qu'il a été accusé d'implication dans plusieurs crimes, dont le meurtre du journaliste biélorusse Pavel Sheremet — accusation qu'il nie.

Il est donc important de le mentionner dans une cartographie des réseaux radicaux, mais il serait abusif d'en faire un représentant de l'État ukrainien.


7. Denis Kapustin : un phénomène encore différent

Le cas actuel de Denis Kapustin est particulièrement intéressant.

C'est un Russe ultranationaliste, connu également sous le nom de Denis Nikitin / White Rex, et dirigeant du Russian Volunteer Corps, qui combat aux côtés de l'Ukraine contre la Russie.

Il appartient clairement à l'histoire des réseaux de l'extrême droite européenne.

Et l'affaire est particulièrement actuelle : son adjoint Stepan Kaplunov a été au centre du récent affrontement entre le SBU et le renseignement militaire ukrainien à Kyiv. L'affaire a provoqué une véritable crise interne entre les services ukrainiens.

Mais là encore : Kapustin n'est pas un responsable politique ukrainien. C'est un combattant étranger intégré à l'écosystème militaire ukrainien.


Et le « bandérisme » ?

Il faut faire une distinction historique importante.

Bandériste ≠ automatiquement nazi.

Stepan Bandera et l'OUN ont effectivement eu des relations avec l'Allemagne nazie et certaines formations nationalistes ukrainiennes ont participé aux violences antijuives de 1941. Mais le nationalisme bandériste est aussi un mouvement indépendantiste ukrainien qui a combattu successivement les Polonais, les Soviétiques et, à certains moments, les Allemands.

PARTIR




https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-09-07/hedge-fund-titan-rokos-joins-ranks-of-billionaires-quitting-uk?utm_source=website&utm_medium=share&utm_campaign=twitter

Un grand fond de pension britannique quitte Londres pour la Grèce. Chris Rokos a décidé de quitter la Grande Bretagne après avoir ouvert un bureau à Athènes pour facilité le transfert définitif de son entreprise. Coup dur pour la fiscalité londonienne et anglaise, puisque le groupe Rokos Capital Management était un des plus gros payeurs de taxes dans le pays.

MAUVAISE PIOCHE

 

Cameron Davis Capara, 33 ans était un activiste très actif dans l’association « les gays pour Gaza », défendant les islamistes du Hamas contre Israël.

Il a été mortellement touché par balles lors d'une attaque devant un bar gay à Tucson (Arizona, USA).

Attaque perpétrée par une ordure islamique originaire de Gambie, engagée pour Gaza et voulant trucider les homosexuels.

Les LGBTQ engagés pour Gaza c’est un peu comme les moutons engagés pour l’Aïd.

Et le paradoxe de son assassinat est parfaitement établi : il a été tué devant un bar gay dans une attaque que la police qualifie de crime de haine anti-LGBTQ+, alors qu'il était lui-même engagé dans les causes LGBTQ+ et pro-palestiniennes.

CHERCHER LE DEMON

Parfaitement documenté ?

Le propos est il vrai, lorsqu'on sait que des gens vont évidemment tenter de convaincre le caractère pure et dure de l'AfD d'être "un parti néo nazi antisémite et raciste"?

 

1. « L’AfD est d’extrême droite » : incontestable

Le renseignement intérieur allemand (BfV) a classé l'AfD au niveau fédéral comme organisation d'extrême droite à caractère extrémiste en mai 2025, après une analyse de quelque 1 100 pages. Cette décision s'appuyait notamment sur des positions jugées racistes, xénophobes et contraires au principe d'égalité des citoyens.

Le BfV avait auparavant déjà considéré l'AfD comme « Verdachtsfall » (cas suspect) d'extrémisme, décision confirmée en première instance par la justice administrative.

Et plusieurs fédérations régionales, notamment celle de Saxe-Anhalt, sont directement classées comme extrémistes de droite avérés. C'est toujours le contexte politique actuel de l'élection de septembre 2026.

2. « Antisémite » : oui, mais il faut distinguer l'AfD de l'ensemble de ses membres

Il existe une documentation substantielle sur des formes d'antisémitisme présentes dans l'AfD : relativisation de la Shoah, théories conspirationnistes, utilisation de codes antisémites comme « globalistes », discours sur les « élites », etc.

Le propre rapport 2024 du BfV explique que l'antisémitisme constitue une caractéristique historique du milieu d'extrême droite et qu'il apparaît notamment sous des formes codées.

Des travaux consacrés spécifiquement à l'AfD documentent également l'usage de ces codes et la radicalisation idéologique d'une partie du parti.

Mais il serait incorrect de dire que chaque membre ou chaque électeur AfD est antisémite. Même le BfV souligne l'hétérogénéité de l'AfD et distingue ses tendances extrémistes de l'ensemble de ses adhérents.

3. « Néo-nazi » : c'est là que la phrase devient contestable

C'est le point important.

Il existe des liens documentés entre certains responsables/militants AfD et des milieux néonazis, ainsi que des contacts avec des organisations ou personnalités néonazies. Des responsables AfD ont notamment participé à des événements auxquels étaient présents des néonazis.

Mais dire :

« l'AfD est un parti néo-nazi »

est beaucoup plus fort que dire :

« l'AfD comporte des courants, responsables et militants ayant des liens avec des milieux néonazis et dont certaines positions reprennent ou relativisent des éléments de l'idéologie nazie. »

La seconde formulation est beaucoup plus rigoureuse.

4. Donc, concernant la phrase que vous citez

« Knafo Sarah incapable de reconnaître le caractère antisémite et néo nazi de l'AfD pourtant parfaitement documenté »

Je la qualifierais ainsi :

ÉlémentÉvaluation
AfD = parti d'extrême droiteVrai
AfD = parti officiellement considéré comme extrémiste par les autorités allemandesVrai
Présence de courants/personnalités antisémitesTrès largement documentée
Présence de discours antisémites codés/conspirationnistesDocumentée
Liens entre certains cadres/militants et des milieux néonazisDocumenté
AfD = « parti néo-nazi » au sens strictTrop catégorique
Tous les membres/électeurs AfD sont antisémites ou néonazisFaux

Donc le « pourtant parfaitement documenté » est défendable si l'on parle de la présence de phénomènes antisémites et de réseaux/personnalités proches du néonazisme au sein de l'AfD. En revanche, présenter comme un fait juridique établi que « l'AfD est un parti néo-nazi et antisémite » simplifie excessivement la réalité.

Et il y a une distinction importante : « extrême droite », « extrémiste de droite », « antisémite », « néonazi » et « parti anticonstitutionnel » ne sont pas des synonymes.

Mais alors, l'inverse est il vrai dans l'analyse vis à vis des mouvances ultra gauche en France ?

On peut faire exactement la même démarche, à condition d'appliquer les mêmes critères aux deux camps et de ne pas confondre plusieurs notions.

Et les sources institutionnelles françaises montrent justement qu'il existe un problème réel d'antisémitisme à la gauche radicale, même si la CNCDH précise qu'il reste, statistiquement et politiquement, différent de celui observé à l'extrême droite.

1. L'antisémitisme à l'ultragauche est documenté

Ce n'est pas seulement une accusation provenant de la droite.

La CNCDH, dans son rapport 2024, écrit explicitement qu'« aucun parti, aucune tendance politique » n'est exempt d'antisémitisme et identifie particulièrement la gauche de la gauche, notamment chez des proches de LFI et d'EELV. Elle analyse notamment les déclarations de Jean-Luc Mélenchon depuis le 7 octobre 2023 : refus de qualifier le Hamas de groupe terroriste, attaques contre Élisabeth Borne et Yaël Braun-Pivet, absence à la marche contre l'antisémitisme du 12 novembre 2023, et affirmation que l'antisémitisme serait « résiduel ».

Et les données plus récentes de la CNCDH sont particulièrement intéressantes pour votre comparaison : son rapport 2025 constate une hausse des préjugés antisémites chez les sympathisants LFI, jusqu'à un niveau comparable à celui observé chez les sympathisants RN dans certaines mesures.

Cela ne signifie évidemment pas que les électeurs LFI sont antisémites. C'est une mesure statistique des préjugés dans une population politique.

2. On peut également documenter des comportements radicaux

Il faut ici distinguer LFI comme parti électoral et les mouvances militantes situées à sa gauche ou dans son environnement.

Il existe en France des groupes antifascistes radicaux dont les pratiques ont fait l'objet de décisions judiciaires.

Par exemple, le Conseil d'État a confirmé la dissolution de certains groupements pour des faits liés à la violence politique, aux appels à la haine ou à la discrimination. En 2026, il a encore examiné la dissolution de la Jeune Garde antifasciste, en relevant notamment ses actions visant à exclure les mouvements d'extrême droite de l'espace public.

Il faut toutefois être précis : antifascisme radical ≠ automatiquement antisémitisme.

Le Conseil d'État a d'ailleurs fait cette distinction dans une affaire concernant un groupement pro-palestinien : son discours prônant la disparition d'Israël était extrêmement virulent, mais le juge a considéré que l'antisionisme militant ne constituait pas, en lui-même, un propos antisémite. La dissolution reposait notamment sur l'absence de modération de commentaires haineux.

C'est une distinction essentielle.


3. Et pour le « totalitarisme idéologique » ?

Là, je serais encore plus prudent.

On peut parfaitement analyser certains courants de l'ultragauche à partir de critères historiquement utilisés pour caractériser des idéologies totalitaires :

  • conception antagoniste de la société : « peuple contre oligarchie », « dominés contre dominants » ;
  • désignation d'ennemis politiques considérés comme intrinsèquement illégitimes ;
  • volonté d'exclusion politique de certaines catégories ;
  • justification éventuelle de la violence politique ;
  • primauté du collectif sur les libertés individuelles ;
  • remise en cause de certaines institutions libérales ;
  • conception révolutionnaire de la transformation sociale ;
  • contrôle idéologique du discours au sein du groupe ;
  • distinction entre les opinions considérées comme légitimes et celles considérées comme intrinsèquement « fascistes ».

Mais cela ne suffit pas à qualifier un mouvement de totalitaire.

Pour employer ce terme sérieusement, il faudrait rechercher des éléments beaucoup plus forts : volonté explicite de supprimer le pluralisme politique, monopole idéologique, destruction des contre-pouvoirs, parti unique ou domination politique exclusive, contrôle coercitif de la société, etc.


4. C'est justement là que votre comparaison avec l'AfD devient intéressante

On peut construire une grille parfaitement symétrique :

CritèreAfD / extrême droiteUltragauche française
Discours antisémites documentésOuiOui
Personnalités ayant tenu des propos problématiquesOuiOui
Relativisation/minimisation de l'antisémitismeDocumentée chez certainsDocumentée chez certains
Relations avec des groupes radicauxOuiOui
Discours anti-démocratiquesCertains courantsCertains courants
Violence politique / intimidationDocumentée dans certains réseauxDocumentée dans certains réseaux
Volonté de supprimer le pluralismeÀ établir au cas par casÀ établir au cas par cas
« Parti néonazi » / « parti totalitaire »Formulation trop généraleFormulation trop générale

Et surtout, la comparaison doit être faite sur les actes et les textes, pas sur l'étiquette politique.

5. Un point particulièrement important

Il serait donc parfaitement légitime de répondre à quelqu'un qui dit :

« L'antisémitisme et les tendances radicales de l'AfD sont parfaitement documentés »

par :

« D'accord. Appliquons exactement la même méthode à l'extrême gauche française : responsables, déclarations, groupes, liens organisationnels, antisémitisme, rapports aux institutions démocratiques et justification de la violence. »

Ce n'est pas une manière de relativiser l'AfD. C'est précisément une manière de tester la cohérence du raisonnement.

Et les sources institutionnelles permettent effectivement de faire cette comparaison sans avoir besoin de partir d'articles militants de droite ou de gauche.

LA GUERRE EST DÉCLARÉE

NUISIBLE

 

dimanche 6 septembre 2026

ZOMBIELAND

Los Angeles... Philadelphie... New York....

MOTHER NATURE

 Show incroyable d'une cellule orageuse au large de la cité balnéaire de Myrtle Beach en Caroline du Sud...


 


CA DISCUTE

 

CA VA PLUS

 



LA GUERRE EST DÉCLARÉE

 

COUP DE TONNERRE EN ALLEMAGNE 

Alice Weidel la cheffe de file de l’AfD dont le parti a remporter les élections en Saxe Anhalt, annonce pour la prochaine législative du Reichstag « Nous quitterons l’Union européenne. Nous n’avons pas besoin de l’UE. »

CRASH

 

Crash d'un Boeing 767 de Amazon Prime Air à l'aéroport de Miami, qui causera la mort de 5 personnes au sol.

RESULTATS

 



CHANCE POUR L'EUROPE

 

En Sardaigne, un algérien de 29 ans considéré comme déséquilibré a prit en otage une jeune femme en ayant blessés quatre autres personnes dont une grave avec un couteau. 

samedi 5 septembre 2026

DUALITE

 







OFFENSSIVE

 

L'Iran lance une vaste attaque par essaim de drones contre plusieurs navires

Les médias d'État iraniens publient samedi des images de leur propre action de samedi contre des actifs américains dans le détroit d'Ormuz, dans le cadre des nouveaux combats de représailles du week-end avec les États-Unis. Selon PressTV et IRIB, Téhéran semble avoir ciblé six navires :

  • Le CGRI cible trois navires liés aux États-Unis et trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz, mettant en garde tous les navires contre le choix d'itinéraires non autorisés pour transiter par Ormuz.
  • En réponse aux attaques américaines contre trois pétroliers iraniens, l'Iran a ciblé trois navires sur la route non autorisée du détroit d'Ormuz, ainsi que trois navires américains.

Al Jazeera Breaking :

BREAKING : L'Iran affirme que plusieurs missiles balistiques ont été tirés sur un porte-avions américain et un destroyer de la marine

La marine du CGRI revendique une « réponse » à l'agression américaine : « Ce matin, l'armée américaine terroriste et agresseur, dans un acte brutal né du désespoir de la fermeture du détroit d'Ormuz, a attaqué trois pétroliers appartenant à la République islamique, causant des dégâts », a indiqué samedi la force dans un communiqué. En réponse, il poursuit : « les combattants de la marine du CGRI ont ciblé trois pétroliers circulant le long d'une route non autorisée à travers le détroit d'Ormuz, ainsi que trois navires affiliés aux États-Unis tueurs d'enfants, dans d'autres régions. »

L'IRAN MONTRE DES FRAPPES JAMAIS VUES AUPARAVANT sur des navires ‘VIOLANT’ à Ormuz — Tasnim

La nuit jusqu'aux premières heures de dimanche va être intéressante, en attendant une éventuelle action du Pentagone, même si le ministère de la Guerre affirme qu'il ne s'agit pas d'une « guerre ».

CENTCOM confirme les grèves 

Le commandement central américain a confirmé sur X que les forces américaines avaient frappé trois  pétroliers iraniens après que le Corps des gardiens de la révolution islamique ait lancé des missiles balistiques vers deux navires de guerre de la marine américaine

CENTCOM a fourni des détails :

À la suite de l'échec des attaques iraniennes, le CENTCOM a désactivé définitivement les transporteurs de pétrole brut du CGRI M/T Downy au large de l'île de Kharg et M/T Stark 1 près de Jask. Les forces américaines ont également complètement détruit le transporteur de pétrole brut à vide M/T Kylo (également connu sous le nom de « Noxen ») dans le golfe d'Oman, frappant le navire à plusieurs endroits critiques pour le rendre inutilisable après que l'équipage ait reçu l'ordre d'abandonner le navire.

Les trois pétroliers iraniens font partie d’un réseau fantôme de plusieurs milliards de dollars qui finance le CGRI et ses mandataires régionaux. L’Iran n’a aucun moyen de les défendre.

Commandant du CENTCOM Adm. Brad Cooper a déclaré:

Que le message au CGRI soit clair : si vous tirez sur deux de nos navires, nous vous imposerons un coût économique encore plus élevé —en éliminant trois des vôtres. 

Nous n’hésiterons pas à défendre les forces américaines et, si nécessaire, à détruire la flotte pétrolière iranienne limitée et exposée. 

La question clé à l’approche de dimanche soir est de savoir comment les contrats à terme sur le brut Brent évalueront les frappes américaines contre les pétroliers iraniens près de l’île de Kharg. 

Un pétrolier iranien aurait été touché par des missiles près de l'île de Kharg

Les médias d'État iraniens ont rapporté tôt samedi que les forces américaines avaient frappé un pétrolier près de l'île de Kharg. Bien que l'armée américaine n'ait pas confirmé l'incident maritime, l'attaque, si elle était vérifiée, marquerait une escalade significative près du terminal d'exportation de brut le plus important d'Iran et augmenterait le risque de nouvelles perturbations des flux énergétiques du golfe Persique.

L'agence de presse Tasnim, affiliée au Corps des gardiens de la révolution islamique, a déclaré que plusieurs missiles avaient touché le pétrolier tôt samedi et a publié des images montrant prétendument de la fumée noire s'élevant du navire.

L'île de Kharg est la veine jugulaire de l'économie pétrolière iranienne. Le terminal en eau profonde gère environ 90 % des exportations de brut du pays, reliant les principaux champs terrestres iraniens aux marchés mondiaux, en particulier à la Chine. 

Henri Patricot, CFA, analyste de recherche sur l'équité énergétique basé à Paris chez UBS, a publié des données Kpler montrant que les chargements de brut dans les principaux terminaux d'exportation iraniens, dont Kharg, ont été considérablement réduits au cours des six mois de conflit.

Les chargements moyens hebdomadaires de brut au Moyen-Orient par emplacement portuaire montrent également une légère reprise sur une base ex-iranienne chez les principaux producteurs du Golfe.

Les débits moyens à travers Kharg varient entre 1,5 et 2 millions de barils par jour, bien que les données ci-dessus montrent que ces volumes se sont effondrés à environ 220 000 à 255 000 barils par jour en août sous le blocus naval américain. L'île abrite également d'immenses installations de stockage, des pipelines et des postes d'amarrage de chargement. Toute attaque des forces américaines, qu’elle soit cinétique au moyen de munitions larguées par voie aérienne ou d’opérations cybernétiques offensives, pourrait paralyser la plus grande source de revenus de Téhéran.

Le président Trump a averti vendredi que les États-Unis pourraient bientôt attaquer Pickaxe Mountain, une installation nucléaire iranienne présumée.

En ce qui concerne les flux d'Ormuz, la stratège en matières premières de Goldman, Yulia Zhestkova Grigsby, et son équipe ont déclaré cette semaine qu'elles devaient réviser les estimations des flux de pétroliers à un niveau nettement plus élevé (note complète disponible ici pour les sous-marins professionnels), suggérant que la capacité de Téhéran à contrôler le point d'étranglement maritime stratégique a été considérablement dégradée.

Grigsby et son équipe ont déclaré mercredi à leurs clients que les exportations de pétrole du Golfe s'étaient redressées pour atteindre entre 15 et 16 millions de barils par jour, soit environ les deux tiers des niveaux d'avant-guerre.

Cependant, Grigsby a souligné que les données visibles sur les pétroliers montrent des flux d'environ 10 millions de barils seulement par jour sur une moyenne mobile sur sept jours. Cet écart de 5 millions de barils par jour reflète ce que l’équipe énergétique de Goldman a appelé la « montée des transits sombres » En d’autres termes, les pétroliers éteignent leurs transpondeurs du système d’identification automatique pour éviter d’être détectés par l’Iran.

Le débit net du golfe Persique atteint désormais 7,9 Mo/j 

Les chances sur les marchés mixtes que Téhéran perde le contrôle de l'île de Kharg s'élèvent à 2 % d'ici septembre. 30 et seulement 7 % d’ici la fin de l’année.

Ce que l’administration Trump décide de faire avec Kharg reste la question d’un milliard de dollars sur le marché de l’énergie.