samedi 29 août 2026

LES INGERENCES RUSSES

 

LE PROJET

 La gauche de l'interdit, de la spoliation, de la taxe, de la censure....


vendredi 28 août 2026

CONCRETEMENT

 Moscou désigne déjà les cibles britanniques. Une partie de la Russie réclame le coup de grâce.



Moscou ne joue plus. Le 27 août, Maria Zakharova a fixé le cap.

Le Royaume-Uni n’est plus un soutien lointain de Kiev. Il est désormais « à un pas » de la complicité juridique dans ce que Moscou qualifie d’attaques terroristes contre des civils.

La riposte, affirme-t-elle, pourra viser « toutes les installations et tous les équipements militaires britanniques en Ukraine et au-delà ».

Ce n’est plus une formule diplomatique. C’est une doctrine de représailles élargie.

L’ambassade russe parle de « complice et co-auteur ». Lavrov laisse entendre qu’aider à frapper le territoire russe revient à entrer dans le conflit.

Zakharova précise : les cibles britanniques ne s’arrêteraient plus aux frontières ukrainiennes.

Le déclencheur est immédiat. Le 24 août, Andy Burnham a annoncé le transfert à l’Ukraine de données classifiées concernant des composants britanniques du Storm Shadow/SCALP, afin de permettre sa production locale.

Moscou y voit le transfert d’une capacité de frappe en profondeur. Le lendemain, la Russie a attribué à ces missiles une attaque contre un centre commercial à Donetsk.

L’attribution n’est pas établie indépendamment. Mais elle sert de détonateur.

La logique russe est désormais claire : celui qui fournit l’arme, sa technologie et permet sa production n’est plus présenté comme un simple soutien. Il entre dans la chaîne de responsabilité.

Et pendant que le ministère des Affaires étrangères parle de « cibles militaires », une partie de la télévision d’État réclame déjà le passage à l’acte.

Vladimir Soloviov n’a pas demandé une nouvelle note diplomatique. Il a appelé à donner aux Britanniques trois jours pour « apprendre à respirer sous l’eau », avant de les frapper avec Poseidon.

Poseidon n’est pas un slogan. C’est une arme nucléaire sous-marine russe conçue pour porter une charge nucléaire à longue distance. Dans le récit russe, elle devient désormais un instrument de menace contre Londres.

Ce n’est pas Poutine qui a prononcé la phrase des « trois jours ».

C’est précisément ce qui inquiète.

C’est l’écosystème qu’il tolère et laisse parler.

Quand le pouvoir dit « un pas » et que la télévision d’État répond « frappez-les », la distance entre la menace et l’incitation se réduit dangereusement.

Jusqu’ici, les « lignes rouges » russes se perdaient dans la répétition.

Cette fois, trois éléments se cumulent : des cibles britanniques envisagées hors d’Ukraine, le transfert de technologie, que Moscou présente comme une implication directe dans les frappes, et une propagande qui désigne déjà l’arme, la cible et le scénario.

Un conseiller du Kremlin a même évoqué des usines britanniques susceptibles d’être frappées par des « sources inconnues ».

Pas encore la cobelligérance.

Mais le manuel de la zone grise est déjà là : drones, sabotage, pression sous-marine, suffisamment pour frapper sans provoquer immédiatement une confrontation ouverte avec l’OTAN.

Londres répond qu’il reste « épaule contre épaule » avec l’Ukraine.

Burnham a tranché : « Qui a allumé le feu ? »

Chaque nouvelle frappe attribuée à une arme britannique nourrira l’argument russe selon lequel l’avertissement a été ignoré.

Une doctrine ignorée cherche une preuve.

Pas forcément Poseidon. Un site britannique en Europe. Un dépôt. Un navire. Quelque chose d’assez spectaculaire pour démontrer que « au-delà » n’était pas une métaphore.

Poutine n’a pas déclaré la guerre au Royaume-Uni.

Il n’a pas non plus désavoué ceux qui, dans son camp, réclament désormais une réponse brutale.

Zakharova désigne les cibles. Peskov parle de participation. Soloviov réclame Poseidon.

La cobelligérance n’est pas encore un statut.

C’est déjà une atmosphère.

Et dans cette atmosphère, une partie de l’appareil russe ne demande plus seulement que Londres recule.

Elle demande que la menace devienne une frappe.

POUR MEMOIRE

Regardez Raphaël Glucksmann sur cette photo : la femme qu’on voit de dos derrière lui, c’est son ex-épouse, Eka Zguladze, une Géorgienne. Ils ont été mariés, ils ont eu un enfant ensemble (un garçon, je crois).



Ce qui est intéressant avec Eka, c’est son parcours. Elle a été ministre de l’Intérieur en Géorgie sous Mikheil Saakachvili. À l’époque, le régime était accusé de graves dérives : corruption massive et, surtout, tortures systématiques dans les prisons. Un énorme scandale a éclaté en 2012 avec des vidéos choc tournées dans la prison de Gldani, ce qui a contribué à la défaite électorale de Saakachvili et de toute son équipe. Eka a été chassée avec les autres.

Après ça, elle perd même sa nationalité géorgienne. Et là, chose incroyable selon le vidéaste : la CIA intervient et fait en sorte qu’elle soit nommée vice-ministre de l’Intérieur en Ukraine en 2014-2015, juste après la révolution de Maïdan. Elle obtient une citoyenneté ukrainienne temporaire pour occuper ce poste.

Le locuteur lie précisément cette période à des rapports d’Amnesty International qui dénonçaient à l’époque un pic de tortures, de disparitions et d’exactions. Il parle aussi du conflit dans le Donbass : plus d’un million de déplacés internes, dont environ 600 000 qui ont fui vers la Russie, selon lui à cause des agissements des bataillons nationalistes ukrainiens (il les appelle « ukro-nazis »).

Il rappelle aussi que Raphaël Glucksmann lui-même était à l’époque conseiller de Saakachvili et qu’il a défendu publiquement le régime géorgien. Le président géorgien de l’époque (ou des sources proches) aurait même suggéré que Glucksmann, en tant que mari d’Eka, était en quelque sorte complice des violations des droits de l’homme commises sous ce régime.

Quant à Saakachvili, après avoir été chassé de Géorgie, il est nommé gouverneur de la région d’Odessa en Ukraine. Là-bas, avec d’autres Géorgiens proches de lui, ils forment ce qu’on a parfois appelé la « mafia géorgienne » en Ukraine : ils sont accusés d’avoir pillé le pays. Finalement, Saakachvili est à son tour viré, déchu de sa nationalité ukrainienne, et finit par être extradé vers la Géorgie où il est aujourd’hui en prison pour corruption et abus de pouvoir.

Pour le vidéaste, tout ça montre que Raphaël Glucksmann, qui se présente aujourd’hui comme un grand défenseur des droits de l’homme, de la liberté d’expression et un adversaire farouche des dictatures, a en réalité été très proche (par mariage et par amitié politique) de figures centrales d’un régime accusé de corruption et de tortures en Géorgie, puis en Ukraine – avec, en prime, l’intervention supposée de la CIA pour replacer Eka à un poste clé.

Bref, pour lui, Glucksmann est un opportuniste qui utilise les beaux principes pour faire carrière, alors que ses liens passés racontent une tout autre histoire.

ATTAQUE

 Attaque russe sur un dépôt de munitions prés de Kiev.


PAS DE BOL

 


Pékin et Moscou rejettent l'ultimatum américain sur l'Iran.

L'administration Trump tente d'isoler Téhéran avec son opération de sanctions massives Economic Outcast, la réponse des deux superpuissances est catégorique :

La Chine dénonce des sanctions illégales. Elle maintient ses navires dans le détroit d'Ormuz sous autorisation iranienne et menace Washington de représailles économiques.

La Russie refuse d'exercer la moindre pression sur l'Iran. Elle ignore les menaces américaines transmises lors de la visite surprise du directeur de la CIA à Moscou.

Source : CNN - Trump's fallback strategy on Iran faces just one big problem

CEUTA

 

TRES HOULEUX

 

Mécontentement des habitants de Porge, commune la plus touchée des incendies de Gironde. Sous jacent, les soupçons d'avoir concentré les moyens sur Biscarosse, commune plus "huppée" que Porge.

DOCUMENT

 Y a t-il jamais eu une "promesse" de non extension de l'OTAN vers l'Est ?

Le document est authentique, avec une nuance importante : ce n'est pas un document soviétique ni un simple montage secondaire, mais une copie déclassifiée d'un mémorandum officiel du Département d'État américain, établi à partir de la conversation entre le secrétaire d'État James Baker et Mikhaïl Gorbatchev au Kremlin le 9 février 1990.

Le document est conservé et publié par le National Security Archive de l'Université George Washington, qui donne comme source : U.S. Department of State, FOIA 199504567, Flashpoints Collection, Box 38.

Le texte dit :

« Nous comprenons la nécessité de donner des assurances aux pays de l'Est. Si nous maintenons une présence dans une Allemagne qui fait partie de l'OTAN, il n'y aurait aucune extension de la juridiction de l'OTAN pour les forces de l'OTAN d'un seul pouce vers l'est.

À la fin de la journée, si cela est acceptable pour tout le monde, nous pourrions avoir des discussions dans le cadre du format "deux plus quatre" qui pourraient parvenir à une sorte de résultat. Peut-être existe-t-il une meilleure façon de gérer les conséquences extérieures de l'unification allemande. Et s'il y en a une, je n'en ai pas encore connaissance.

Nous n'avons pas d'accord allemand, mais nous en avons parlé à Genscher et il a dit qu'il voulait y réfléchir. Dumas l'a aimé et maintenant je vous en ai parlé. »


Mais il faut être très précis sur ce que cela signifie

La phrase sur laquelle porte généralement la polémique est bien authentique :

“there would be no extension of NATO's jurisdiction for forces of NATO one inch to the east.”


Soit :

« il n'y aurait aucune extension de la juridiction de l'OTAN pour les forces de l'OTAN d'un seul pouce vers l'Est. »


Le National Security Archive confirme explicitement que cette phrase figure dans la transcription américaine déclassifiée.

Et ce n'est pas le seul document de cette période. Le même jour, Baker avait également tenu à Eduard Chevardnadze des propos allant dans le sens de garanties empêchant les forces ou la juridiction de l'OTAN de se déplacer vers l'Est.

⚠️ La nuance essentielle : « pas d'extension de l'OTAN » n'est pas exactement ce qui a été juridiquement promis

C'est là que les deux récits opposés deviennent trompeurs.

Le document prouve que Baker a effectivement proposé/évoqué une garantie de non-extension vers l'Est dans le contexte des négociations sur l'unification allemande.

Mais il ne constitue pas, à lui seul, la preuve d'un traité américain ou OTAN promettant de ne jamais admettre aucun pays d'Europe de l'Est dans l'OTAN.

Le contexte immédiat est l'Allemagne, et plus précisément la question de savoir ce qui arriverait à l'ancienne RDA après la réunification.

D'ailleurs, Baker formule également son alternative à Gorbatchev ainsi :

« préféreriez-vous une Allemagne unifiée hors de l'OTAN [...] ou une Allemagne unifiée ayant des liens avec l'OTAN et l'assurance qu'il n'y aurait pas d'extension de la juridiction actuelle de l'OTAN vers l'Est ? »

Le National Security Archive reproduit également cette deuxième formulation.

Et il existe un élément encore plus intéressant

Le document américain est partiellement censuré. Le National Security Archive souligne que la réponse de Gorbatchev concernant l'extension de l'OTAN a été masquée dans cette version américaine. Toutefois, une autre source — la transcription soviétique de la même conversation — permet de compléter l'épisode.

Et surtout, le lendemain, 10 février 1990, Baker écrit à Helmut Kohl et rapporte la position soviétique. Cela permet de mieux comprendre ce que les Soviétiques avaient effectivement compris des propositions américaines.

Ce qui fait qu'aujourd'hui encore, on complait de signaler que c'est juste un "propos", pas un "contrat". : Baker promettait-il seulement que l'OTAN ne déploierait pas ses forces/juridiction dans l'ancienne RDA, ou les Soviétiques ont-ils reçu une assurance plus générale de non-extension de l'OTAN à l'Europe de l'Est ? Là est le flou existant encore aujourd'hui.

LA REALITE

Comment tous les haineux et violents antifas vont ils accepter de voir Mélenchon serrer la main de Marine Le Pen ?

Peut être parce qu'ils sont trop cons de ne pas avoir réfléchit que la politique, c'est un show démocratique ou en coulisse, les maîtres tiennent toujours les mêmes ficelles.



FANTASME OU REALITE ?

 


Personnellement je pense que cette candidature est anecdotique, marginale, tant certains feront le nécessaire pour qu'ils n'aient pas leurs 500 parrainages. Mais ça peut mettre du piment dans la campagne.

SAUVÉ LE SOLDAT ATTAL

 Le tweet de Renaissance semble vouloir nous faire croire qu'Attal sort le grand vainqueur du débat.... alors que les enquêtes d'opinions sont globalement catastrophique au point qu'on voit venir l'alliance avec Philippe, à terme.

LE REEL

Une journaliste de laSexta, chaîne espagnole du groupe Atresmedia est malmenée lors de son reportage à Cueta.

laSexta a une identité éditoriale nettement plus progressiste/gauche que la moyenne des grandes chaînes espagnoles.

Ce n'est d'ailleurs pas seulement une accusation de ses adversaires politiques :

  • Atresmedia revendique lui-même pour laSexta un « enfoque editorial progresista », notamment sur les questions sociales, les droits LGBT, la santé, le logement, etc.
  • Antonio García Ferreras, l'une des figures historiques de la chaîne, a lui-même déclaré que la ligne éditoriale de laSexta était « de izquierda ».
  • El País décrit encore en 2026 laSexta comme « la cara progresista de Atresmedia » et comme une chaîne historiquement associée au progressisme.
  • Son programme laSexta Columna est même décrit par El País comme pratiquant un journalisme « radical » au sens de chercher à aller « à la racine » des problèmes, avec notamment une défense revendiquée du secteur public. 

La réputation de la chaîne a aussi été sérieusement affectée par l'affaire Ferreras–Villarejo, concernant des échanges révélés entre Antonio García Ferreras et José Manuel Villarejo autour d'informations concernant Podemos. En 2026, El País estime encore que cette affaire pourrait avoir contribué à l'érosion de l'image progressiste et de la crédibilité de la chaîne.

POULE PONDEUSE

 Il y a des gens qui sont dans la nature alors qu'ils devraient être suivit psychiatriquement.

DANS LE VISEUR

 

Trente ans que cet homme nous explique comment bien vivre.

Trente ans qu’il occupe l’antenne publique pour nous parler d’environnement, de modestie, de vivre-ensemble et d’humilité, pendant que sa propre existence contredit chaque mot.

Une candidate de son jeu veut s’acheter un fourgon diesel pour travailler. Il la recadre en direct, moqueur, sur le ton de celui qui sauve la planète. Quelques semaines plus tard on le retrouve en avion pour un match, en tribune au Qatar, sur un yacht ou dans sa villa de Saint-Tropez estimée à dix millions d’euros, piscine comprise. Il collectionne les Louboutin, roule en Porsche de collection et en Tesla avec chauffeur. Le même qui a déclaré sans complexe qu’il gagne très bien sa vie et qu’il n’a pas à s’en cacher.

Le mécanisme est simple. Il a bâti une fortune colossale sur le service public. Contrats de production juteux, parts dans Banijay valorisées en dizaines de millions, cachets annuels estimés entre sept cent cinquante mille et un million d’euros, plus la radio. L’argent des Français finance l’homme qui leur enseigne la vertu. Pendant ce temps il signe des tribunes contre le Rassemblement national, menace de quitter le pays si le Front national arrive au pouvoir, et utilise son micro pour faire passer des leçons de morale que personne n’ose contester sur le plateau. Le service public lui offre la caisse de résonance. Lui offre le confort. Lui offre l’impunité morale.

La conséquence est civilisationnelle. On a laissé s’installer une caste qui prêche la frugalité depuis ses villas, la solidarité depuis ses comptes en banque et le vivre-ensemble depuis ses listes noires d’artistes. Nagui n’est pas une exception. Il est le prototype réussi. Celui qui a compris qu’il suffisait de parler le langage de la gauche bien-pensante pour continuer à s’enrichir sur le dos de ceux qu’on moralise. Le wokisme n’est pas une idéologie. C’est un costume de scène. Derrière le costume, il y a toujours le même type qui prend l’avion, qui compte ses millions et qui vous regarde de haut quand vous voulez juste bosser.

Il restera le symbole parfait de ce que trente ans de télévision publique nous ont imposé : la leçon permanente d’un homme qui ne s’applique rien.

EXPLOSION

 

PAYS IMAGINAIRE

 


jeudi 27 août 2026

PERSISTE ET SIGNE

 

 FRANCE : MÉLENCHON PERSISTE SUR LA DETTE — ET CETTE FOIS IL PREND LES ÉTATS-UNIS EN EXEMPLE.

« Les États-Unis rachètent leur propre dette ! Pourquoi ne pas faire pareil ? » Excellent. Sauf qu’ils font précisément…L’INVERSE DE CE QU’IL PROPOSE. Le Trésor américain rachète bien des obligations. Mais savez-vous ce qu’il fait ensuite ? IL EN ÉMET D’AUTRES. Le Treasury américain le dit lui-même : les buybacks ne doivent « pas affecter significativement l’endettement net puisque de nouvelles émissions remplacent les titres rachetés ». Voilà donc le système américain : vieille obligation → rachat → retrait du titre puis : nouvelle obligation → marché → nouvel investisseur. Ce n’est pas : DETTE → CONGÉLATEUR → ABRACADABRA → PLUS DE DETTE. Les buybacks de Bessent servent principalement à : améliorer la liquidité, gérer les maturités, faciliter le fonctionnement du marché. Et Washington continue simultanément à emprunter des centaines de milliards. Donc utiliser les États-Unis pour justifier l’annulation de la dette BCE est un magnifique contresens. Puis Mélenchon dit : « C’EST UNE DETTE À NOUS-MÊMES. » Là encore, raccourci. L’Eurosystème détient certes de la dette publique. Mais la BCE n’est pas le compte courant du gouvernement français. Elle possède : un bilan, des passifs, des réserves bancaires rémunérées, des règles de partage des profits et pertes,et surtout une indépendance juridique vis-à-vis des États. La BCE elle-même a déjà tranché : ANNULER LES DETTES SOUVERAINES DÉTENUES PAR L’EUROSYSTÈME “N’EST PAS UNE OPTION”. Parce que cela contreviendrait aux traités et compromettrait la crédibilité de la politique monétaire. Enfin Mélenchon promet : « NOUS FERONS AINSI BAISSER LES TAUX D’INTÉRÊT. » C’est précisément le point qu’il ne peut pas décréter. Un taux souverain est aussi le prix de : la crédibilité, la solvabilité, l’inflation attendue, la liquidité et la prime de risque politique. Si vous réduisez artificiellement le stock affiché de dette mais que les investisseurs commencent à se demander quelle créance sera « mise au frigo » la prochaine fois…LE TAUX PEUT PARFAITEMENT MONTER AU LIEU DE BAISSER. Même les rachats américains de Bessent, pourtant infiniment moins radicaux, sont actuellement accusés par Druckenmiller de détériorer la crédibilité du marché Treasury. Donc résumons. LES USA RACHÈTENT ET REFINANCENT. MÉLENCHON VEUT RACHETER ET NE PLUS REFINANCER UNE PARTIE DE LA DETTE. Ce n’est pas une nuance. C’EST TOUT LE SUJET. Et il a raison sur un point : ne caricaturons pas sa proposition. Il suffit de la comparer exactement à ce que font les États-Unis. ELLE SE CARICATURE TRÈS BIEN TOUTE SEULE.

LE SHOW

Mélenchon offensif face aux patrons, Le Pen à l'attaque du bilan macroniste, le duo Philippe-Attal en compétition pour séduire les chefs d'entreprise: le premier débat de la présidentielle a mis en scène jeudi les lignes de fracture économiques des candidats.


EST CE QU'ON S'EN FOUT ?

 Anna Mouglalis entre en résistance contre l'empire Boloré.

Faisant partie, selon Le Figaro, des personnalités du cinéma habituées à médiatiser leur engagement à gauche, elle est cosignataire en mai 2026 d’une tribune contre Vincent Bolloré dénonçant l’« emprise grandissante de l’extrême droite » sur le cinéma. Vu la polémique de cette tribune et la popularité très discutable dans l'opinion, l'actrice qui se prend sans doute pour une "star" tente de relancer le sujet anti-Boloré.

COINCIDENCE

 

Coïncidence, paraît-il.

Rappel utile : Mediawan, c’est Xavier Niel, Matthieu Pigasse, Pierre-Antoine Capton. Pas trois bénévoles du Téléthon. Des gens déjà dans Le Monde, Free, la prod, France Télé, le grand circuit. Des gens qui savent ce qu’un média YouTube rentable représente surtout quand il n’est pas à eux.

4 millions, ce n’était pas une offre. C’était une tentative de mise sous tutelle à prix d’ami. Tu signes, tu rentres dans le portefeuille. Tu refuses, tu sors du club et on sort des pseudos archives. 

Et le club, bizarrement, se souvient alors de tout ce qu’il n’avait pas vu pendant que ça cartonnait.

Le calendrier est d’une pudeur admirable. 

D’abord l’offre. Ensuite le refus. Ensuite la valorisation ailleurs. Ensuite les dossiers. On appelle ça le marché. Un marché très éthique, très patient, très doué pour découvrir la vertu dès que le contrôle lui échappe.

4 millions, c’était le prix du silence et du contrôle. 70 millions, c’est le prix de l’impertinence. 

Les enquêtes, c’est le supplément pour ceux qui n’ont pas signé.

Coïncidence ? Oui. Comme un incendie qui démarre pile après que tu aies refusé de vendre la maison. 

Le feu, lui, n’a aucun motif. Il a juste un excellent calendrier.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

LES ADEPTES

 Prompt a accuser des récupérations par l'extrême droite, la LFI ne se gêne pas de le faire pour attaquer la police. Sauf quand tu dis que des conneries, déformant le contexte.


EN L'ÉTAT

Classement des 27 pays par dette publique

Voici le classement officiel Eurostat, dette brute des administrations publiques / PIB, T1 2026 :

RangPaysDette / PIB
1🇬🇷 Grèce143,5 %
2🇮🇹 Italie138,9 %
3🇫🇷 France117,6 %
4🇧🇪 Belgique109,1 %
5🇪🇸 Espagne101,6 %
6🇵🇹 Portugal91,0 %
7🇫🇮 Finlande89,7 %
8🇦🇹 Autriche83,3 %
9🇭🇺 Hongrie77,7 %
10🇩🇪 Allemagne64,4 %
11🇸🇰 Slovaquie62,5 %
12🇵🇱 Pologne61,6 %
13🇷🇴 Roumanie60,1 %
14🇭🇷 Croatie58,4 %
15🇨🇾 Chypre54,6 %
16🇸🇮 Slovénie64,8 %
17🇱🇻 Lettonie46,9 %
18🇲🇹 Malte45,9 %
19🇨🇿 Tchéquie44,1 %
20🇳🇱 Pays-Bas43,8 %
21🇱🇹 Lituanie42,3 %
22🇮🇪 Irlande37,0 %
23🇸🇪 Suède34,9 %
24🇱🇺 Luxembourg29,2 %
25🇧🇬 Bulgarie28,5 %
26🇩🇰 Danemark26,8 %
27🇪🇪 Estonie25,2 %

Données Eurostat, T1 2026, provisoires.

Petite correction de classement importante : la Slovénie est à 64,8 %, donc elle doit être placée devant l'Allemagne. Le classement correct est donc Allemagne 10e, Slovénie 11e, Slovaquie 12e, etc.


Les taux.

À titre de comparaison, autour du 26 août 2026, les obligations à 10 ans donnaient environ :

PaysTaux 10 ans
🇩🇪 Allemagne3,23 %
🇪🇸 Espagne3,68 %
🇧🇪 Belgique3,78 %
🇮🇹 Italie4,06 %
🇫🇷 France4,08 %

Cela donne une information extrêmement importante :

France : situation particulièrement préoccupante

La France possède une dette de 117,6 % du PIB, mais surtout elle emprunte désormais autour de 4,1 % à dix ans.

C'est quasiment le même rendement que l'Italie alors que l'Italie avait historiquement une prime de risque beaucoup plus importante.

Le phénomène est suffisamment important pour que les marchés aient, en 2026, déplacé leur principale inquiétude de l'Italie vers la France.


Qui emprunte le plus cher ?

Une autre façon de regarder le problème est de classer les pays par coût du financement.

Les données disponibles autour du 10 août donnaient approximativement :

Pays10 ans
🇷🇴 Roumanie6,91 %
🇵🇱 Pologne5,74 %
🇭🇺 Hongrie5,44 %
🇨🇿 Tchéquie4,76 %
🇫🇷 France~4 %
🇮🇹 Italie~3,9–4,1 %
🇧🇪 Belgique~3,7–3,8 %
🇪🇸 Espagne~3,6–3,7 %
🇩🇪 Allemagne~3,1–3,3 %
🇸🇪 Suède~3,0 %

La Roumanie est donc dans une catégorie très différente : elle paie près de 7 % pour se financer à dix ans.

Si on combine niveau de dette + coût de financement + trajectoire budgétaire + confiance des investisseurs, je diviserais les pays ainsi :

Zone relativement confortable

Danemark, Estonie, Luxembourg, Bulgarie, Suède, Irlande, Pays-Bas, Tchéquie

Dette relativement faible ou situation budgétaire solide.

Zone intermédiaire

Allemagne, Suède, Croatie, Slovénie, Lituanie, Lettonie, Malte, Chypre, Slovaquie, Pologne

Certains ont peu de dette mais des taux relativement élevés ; d'autres ont une dette modérée mais doivent financer d'importants investissements.

Zone de surveillance

Espagne, Portugal, Autriche, Finlande, Belgique, Hongrie

Dette importante ou coût de financement relativement élevé.

Zone de tension

France, Italie, Grèce, Roumanie

Mais pour des raisons très différentes :

  • 🇬🇷 Grèce → dette gigantesque mais trajectoire actuellement favorable ;
  • 🇮🇹 Italie → dette gigantesque mais finances actuellement mieux perçues ;
  • 🇫🇷 France → dette très élevée + déficit élevé + instabilité politique ;
  • 🇷🇴 Roumanie → dette beaucoup plus faible mais coût d'emprunt extrêmement élevé.

mercredi 26 août 2026

AVERTISSEMENT

  Selon Bloomberg, des responsables russes estiment désormais que Vladimir Poutine pourrait aller jusqu’à employer une arme nucléaire tactique en Ukraine en dernier recours.



Le Kremlin considérerait les négociations comme dans l’impasse et préparerait une nouvelle phase d’escalade avec davantage de frappes, notamment contre Kiev et les infrastructures ukrainiennes.


Des sources proches du pouvoir russe affirment également que Moscou ne considère pas encore le niveau actuel de la guerre comme le sommet de l’escalade.


À ce stade, il ne s’agit pas d’une annonce officielle du Kremlin mais d’informations rapportées par Bloomberg à partir de sources russes.

https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-08-26/putin-moves-to-escalate-war-in-ukraine-with-talks-at-dead-end?accessToken=eyJhbGciOiJIUzI1NiIsInR5cCI6IkpXVCJ9.eyJzb3VyY2UiOiJTdWJzY3JpYmVyR2lmdGVkQXJ0aWNsZSIsImlhdCI6MTc4Nzc2NTU5OSwiZXhwIjoxNzg4MzcwMzk5LCJhcnRpY2xlSWQiOiJUSzNaOUxSS1YyVU8wMCIsImJjb25uZWN0SWQiOiJFMTVGNEM5QkEyMjE0N0NCQUM3ODc1NEQ0NEI0M0UzQiJ9.guvgqxgl-6TkqrUnaSperH7ks2tkgYHqUhHOvyKLzkE

PAS CONTENT

 Il aurait été étrange que le syndicat SGT et SNJ ne viennent pas remuer la queue de l'arrivée de Sonia Mabrouk sur BFM.