L'affaire Simon Levy vient tout juste de connaître un développement majeur en Grande Bretagne : le 7 août 2026, Levy a été reconnu coupable à Londres du meurtre de deux femmes, ainsi que de viols et de multiples agressions sexuelles.Levy, 40 ans, était déjà un délinquant sexuel condamné. Il avait notamment été condamné à une peine de trois ans pour des agressions sexuelles contre deux femmes. Après sa libération, il devait faire l'objet d'une surveillance en tant que délinquant sexuel.
Entre 2018 et 2025, plusieurs signalements et condamnations se sont accumulés. Il a notamment agressé des femmes dans des lieux publics et dans le métro londonien.
En 2024, il avait notamment été rappelé en prison à la suite d'une plainte pour viol, mais il n'y est resté que quelques mois avant d'être libéré.
Puis vient la série de crimes de 2025
C'est là que l'affaire devient particulièrement scandaleuse.
Alors qu'il était en liberté sous contrôle judiciaire/bail, Levy :
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a violé une femme le 21 janvier 2025, lui infligeant également de graves violences ;
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a agressé sexuellement de nombreuses femmes dans le métro londonien ;
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a tué Carmenza Valencia-Trujillo, 53 ans, le 16 mars 2025 ;
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a tué Sheryl Wilkins, 39 ans, le 24 août 2025.
Les enquêteurs ont identifié une dizaine d'agressions sexuelles dans les trains, auxquelles s'ajoutent les viols et agressions commis ailleurs. C'est probablement de là que vient le chiffre de 13 femmes circulant actuellement dans les articles et réseaux sociaux.
Le plus choquant : les occasions manquées
Ce qui fait aujourd'hui scandale en Grande-Bretagne n'est donc pas seulement la dangerosité de Levy, mais l'enchaînement des défaillances qui ont permis qu'il reste libre.
Plusieurs organismes étaient pourtant au courant de son passé :
British Transport Police, Metropolitan Police, Crown Prosecution Service et les services de probation ont tous été mis en cause.
Parmi les problèmes relevés :
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des plaintes n'ont pas été exploitées suffisamment rapidement ;
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des éléments de vidéosurveillance permettant de l'identifier n'ont pas été traités à temps ;
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il a conservé une carte Oyster appartenant à un employé, qui aurait pu contribuer à établir ses déplacements ;
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il ne s'est pas présenté à plusieurs audiences et les autorités n'ont pas toujours réagi de manière adéquate ;
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des informations importantes sur son comportement et ses antécédents n'ont pas été correctement transmises lors des décisions concernant sa liberté ;
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une femme avait même fourni aux policiers des informations permettant de remonter jusqu'à son domicile, mais il n'a été arrêté pour ce viol qu'en septembre 2025 — après les deux meurtres.
Deux policiers de la British Transport Police font désormais l'objet d'une procédure disciplinaire, tandis que la Metropolitan Police a saisi l'organe indépendant chargé d'enquêter sur la conduite de la police.
Donc, "relâché quatre fois" ?
Il faut être prudent avec cette formulation. Les informations disponibles aujourd'hui parlent effectivement de plusieurs libérations et occasions manquées, mais le chiffre de « quatre fois » peut mélanger différentes périodes de détention, libérations sous licence, rappels en prison et décisions de mise en liberté.
En revanche, le point essentiel est parfaitement établi : Levy était un délinquant sexuel connu, avait déjà été condamné, avait été placé sous surveillance, avait été de nouveau incarcéré en 2024, puis libéré alors que son comportement continuait à présenter un risque important. Il a ensuite commis une série d'agressions, un viol et deux meurtres en 2025.
Et l'affaire est particulièrement récente : sa condamnation pour les deux meurtres vient d'être prononcée 7 août 2026. Il doit encore être condamné.