samedi 7 juillet 2018

PROFIT

En 2012, l'ouragan Sandy s'était abattu sur les cotes de New York, et plus particulièrement de Brooklyn. Une grande partie du quartier de Sheepshead Bay est parti en fumée, ou complètement inondé, alors constitué de petites bâtisses, de bungalows, dont les propriétaires, peu fortuné, se sont vu tous perdre, et rembourser une misère, pour ceux qui avaient encore la chance de se payer une assurance. Aujourd'hui, rasé, c'est la spéculation immobilière qui a reprit le dessus. Des promoteurs sont en train de construire des immeubles d'habitations collectifs, souvent des résidences de luxe, alors qu'il est désormais acquis que la zone est inondable, et peu encore subir l'affront d'une phénomènes climatique majeur. 

"La semaine dernière, des baigneurs se prélassaient sur une terrasse surplombant la baie, sur un bloc dévasté par la tempête. Ils étaient parmi les premiers résidents du 1 Brooklyn Bay, le condo de 30 étages récemment construit et la tour de location qui est le plus haut bâtiment de cette partie de Brooklyn. C'est aussi dans l'une des zones inondables les plus dangereuses de la ville."

"En plus d'un terrain de pétanque en plein air, d'une piste de course pour chiens et de cabines au bord de la piscine, il y a des conforts moins évidents. Les systèmes mécaniques sont en surface pour éviter les dysfonctionnements électriques et de chauffage en cas d'inondation, et le hall d'entrée a été construit loin au-dessus de la plaine inondable - luxe que la plupart des maisons dans la région ne peuvent ni adopter ni se permettre.

Plutôt que de se retirer des quartiers sujets aux inondations après l'ouragan Sandy, certains promoteurs s'aventurent de plus en plus dans les marchés riverains, en particulier dans le Queens et à Brooklyn, où ils trouvent de grandes parcelles proches du transport en commun. Ce sont des risques calculés, soutenus par des années de croissance des prix des zones inondables et une demande sans faille."

NDL : Il n'y a pas de petit profit, surtout dans cette région, ou Brooklyn, comme le Queens, sont en train de subir l'assault d'une spéculation immobilière, du fait que Manhattan et le New Jersey sont devenu saturé et à des prix colossaux. Il y a encore un marché pour une classe moyenne aisée, prêt à débourser une fortune pour quelques mètres carrés dans la région. Et évidemment, cela va amener une migration encore plus loin des classes moyennes, ouvrières et pauvres.

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