Grande nouvelle. La ville de Genève vient de dire oui, à l'accueil de Julian Assange, mais reste encore a confirmé cette décision. Reste encore a résoudre le problème. Dans le cas ou la Suisse lui ouvre ses portes, comment le faire sortir de l'ambassade de l'Equateur, à Londres, lorsqu'on sait que depuis plusieurs années ou y est réfugié, s'il a le malheur de mettre le pied dehors il sera arrêté par la police.
"Hier soir, lors de la séance du Conseil municipal, le Délibératif a accepté ma résolution pour que la Suisse offre ses bons offices et entreprenne toutes les démarches nécessaires à la sauvegarde de la vie et de l’intégrité de M. Julian Assange. De manière regrettable, le débat a tourné à un affrontement gauche-droite, certains se permettant même de juger coupable Julian Assange.
Mon propos n’était ni de condamner, ni d’absoudre M. Assange. Pas plus qu’il n’était d’ouvrir un débat sur les donneurs d’alerte (mon collègue Thomas Bläsi l’a fait en 2017).
Au plus, il était de donner suite à l’interpellation du conseiller national Jean-Luc Addor, qui avait demandé au Conseil fédéral en 2016 si M. Assange rentrait dans le cadre des personnes susceptibles d’être protégée par la Suisse. La réponse, embarrassée, était non.
Ma résolution acceptée, le Conseil administratif adressera un courrier au Conseil fédéral pour lui faire part de la décision du délibératif de la Ville de Genève qui abrite de multiples organisations internationales. Un signal de faible amplitude que je souhaite voir se propager bien au-delà de notre commune. A Berne, principalement. Soutenu par la gauche et une partie discrète de la droite, j’espère que le Conseil national portera à son tour ma proposition et que la Suisse aura le courage d’assurer ses bons offices à M. Assange.
Eric Bertinat"
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