dimanche 9 février 2020

COUP DE GUEULE

Rodriguez remonté contre le préfet Lallement, ce dernier ayant évidemment un nom qui permet les rapprochements d'une époque révolue.

Plusieurs figures des Gilets jaunes ont bravé l'interdiction de manifester ce 8 février à Paris. Si les partisans du mouvement citoyen avaient déposé leur itinéraire, censé passer à proximité de plusieurs lieux de pouvoir dont l'Assemblée nationale et l'Elysée, la manifestation a cependant été interdite par la préfecture de police, invoquant des risques de troubles à l'ordre public. Et de fait, des figures des Gilets jaunes comme Eric Drouet, Maxime Nicolle ou encore Jérôme Rodrigues, ont eu maille à partir avec les forces de l'ordre.

Ce dernier a ainsi été empêché de se rendre place Vendôme, puis a été encerclé par les forces de l'ordre, avant d'être relâché.

«Je n'en veux pas à la police, j'en veux à la macronienne, j'en veux à la castanérienne et j'en veux à Lallemande»

Interrogé par RT France, Jérôme Rodrigues a manifesté sa vive colère à l'encontre des responsables politiques et le préfet de police de Paris, Didier Lallement : «J'en ai marre de voir tous ces politiques se gargariser au sein de l'Assemblée nationale et ne pas réagir à ce qui se passe en France. Ca devient regrettable. Vous avez ici la gestapo de Lallement qui nominativement nous interdit d'aller à droite ou à gauche. On est dans un pays libre qui s'appelle la France. Si monsieur Lallement ne se souvient plus de ses cours d'éducation civique, qu'il retourne à l'école le grand. Cela lui fera grand bien.»

Le Gilet jaune a affirmé être «harcelé par monsieur Lallement, monsieur Macron et monsieur Castaner». «Je n'en veux pas à la police, j'en veux à la macronienne, j'en veux à la castanérienne et j'en veux à Lallemande», dit-il par ailleurs. Répétant des propos tenus le 1er février en marge de la manifestation des Gilets jaunes, Jérôme Rodrigues a indiqué qu'il n'y aurait pas «toujours 300 [policiers]» pour protéger les personnalités susnommées. Il les prévient qu'ils devront un jour «répondre de [leurs] responsabilités sur ce [qu'ils ont] fait». «Vous crevez des yeux, vous mutilez, il y a des dommages collatéraux de gamins qui perdent leur vie à cause de vous», assène le militant, qui a lui-même perdu l'usage d'un œil en conséquence d'un tir de LBD. Jérôme Rodrigues a en outre vivement appelé les citoyens à la désobéissance civile.

Maxime Nicolle embarqué

Autre figure médiatique des Gilets jaunes, Maxime Nicolle a pour sa part été contrôlé et verbalisé par les forces de l’ordre, avant d'être embarqué.

Enfin, Eric Drouet a expliqué à l'AFP qu'il avait reçu une amende après un contrôle d'identité alors qu'il «regardait le menu du café». Sur Twitter, la préfecture de police a fait état de sa verbalisation place du Palais-Royal, en mentionnant nommément le nom du Gilet jaune dans sa publication.

«Nous ne sommes pas libres de manifester alors que c'est un droit constitutionnel», a dénoncé Eric Drouet à l'AFP.

Selon un bilan provisoire, communiqué par la préfecture de police à 18h, 32 personnes ont été interpellées et 140 verbalisées.

https://francais.rt.com/france/71160-gestapo-lallement-coup-de-gueule-jerome-rodrigues-interdiction-manifester-acte-65-gilets-jaunes

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