dimanche 8 octobre 2017

PAS TROP DE PROMO

Olivier Marchal est sans doute l'un des réalisateurs (acteurs aussi) qui a marqué le cinéma français dans les années 2000 en redonnant un coup de fouet en genre polar. Mais son nouveau film risque de ne pas trop faire les gros titres des médias. En effet, c'est avec un titre évocateur, "Carbone", qu'il aborde l'univers des infiltrations mafieuses dans les secteurs des marchés des crédits carbones, c'est à dire toute cette économie qui tourne autour des taxes carbones dont la grande partie des gens qui sont convaincu du réchauffement climatique et des actions internationales pour la réduction du CO2, ignorent en générale complètement l'envergure, les aspects comme l'arnaque.


En effet, souvenons nous de ce que l'accord de Kyoto avait mis en marche, en 1997. L'instauration de quotas carbone pour l'ensemble des pays signataires (dont on se souvient que les USA ne l'avait pas ratifié pour pouvoir continuer a émettre plus de CO2 qu'il n'était question qu'ils émettent) soit 37 pays industrialisés. Ce qui, depuis cette époque, a mis en place un secteur spécialisé dans le marché de l'achat et de la revente de quotas. En effet, des pays qui ne consommait pas tous leurs quotas, pouvaient les revendre a des pays qui étaient en sur production par rapport a leurs quotas légaux. Ainsi, des pays industrialisés qui s'étaient mis a réduire leurs émissions de CO2 ont pu au fil des années, mettre sur le marché un quota en revente, acquis par des pays qui étaient en surproduction, du fait d'être en voie de développement, et dont les consommations énergétiques étaient en constante augmentation (la Chine, l'Inde, le Pakistan, l'Afrique du Sud, étant ainsi privilégiés parmi d'autres a pouvoir émettre plus que ce qui leur avait été octroyé par accord). Mais avec les années, ces pays ont eu un ralentissement de leurs émissions, du fait d'un développement mondiale sur des politiques écologiques, comme aussi un ralentissement économique dû à la crise. Les USA, rentrèrent finalement dans la danse, du fait de la baisse de leurs besoins qui leur permettaient désormais de rentré dans la danse. Mais depuis quelques années, le marché a explosé, surtout depuis que des pays, comme l'Allemagne, le Japon, la Chine, et les USA, ont du revoir à la hausse leurs émissions, du fait de choix et d'orientations politiques économiques ou écologiques. Du coût, le carbone devient une valeur qui se négocie, qui s'achète, qui se revend, avec de la plus valu, qui forcément, à attiré aussi les convoitises de gens qui ont voulu spéculé, parfois en dehors des règles.

En pratique, une usine X a un droit d'émission de 100. Mais pour des raisons d'activités, elle n'a consommé que 80. Il lui reste donc un crédit de 20 dans le mois, qu'elle ne peu pas reporter sur le mois suivant. Alors, elle met en vente ses 20. Mais sur le marché, des sociétés se sont spécialisé sur le rachat et la revente. C'est à dire acheté les 20 de cette usine, mais également les 10 d'une autres, et revendre le tous en paquet, de 100 ou 200. Mais dans le processus, on a vu évidemment émergé des bidouilles, des doublons, et même des faux. Des fraudes qui ont fait l'objet d'un rapport d'Interpole, qui explique en détail toute la mafia qui c'est construite autour du marché du carbone, à travers le monde. Un éclairage qui évidemment, avec le film de Franck Marchal va donner une piètre image de ce que l'on nous vend a longueur d'année, et qui en réalité, sert en partie un business complexe et subtile, ou en finalité, l'aspect écologique et environnementale passe aux oubliettes, au profit d'une spéculation financière comme beaucoup d'autres.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire