mardi 10 mai 2016

EN GROS

Si vous n'y pigé pas grand chose aux fonctionnements des élections américaines, voici une projection possible du scénario à venir.

Sur cette carte, vous pouvez y voir tous les états intégrés à l'Union, qui vont s'exprimer en novembre. Les chiffres dans chacun des états, représentent ce que l'on appel, "les grands électeurs" c'est à dire le nombre de part en faveur d'un candidat selon le résultat du vote populaire dans chacun des états. Ce système a été évidemment instauré pour évité qu'un candidat soit élu avec une majorité d'état acquis, alors que cette majorité ne représente qu'une minorité de la population exprimé. Car il est évident que vu l'échelle du pays, une élection proportionnelle prendrait des semaines pour regroupé tous les votes exprimés des américains. On a donc instauré le principe de vote par état, mais vu que certains états sont beaucoup moins peuplés que d'autres, on a alors instauré un nombre proportionnel de grands électeurs, qui par ce principe peu permettre à un candidat d'être élu avec seulement un tiers ou un quart des états en sa faveur, si ceux ci sont les plus peuplés et par conséquent, rafle une majorité de grands électeurs. Raison pour laquelle, souvent, lors des élections, se sont les états de Californie, New York, Texas, Floride, et Pennsylvanie, qui sont le plus focalisés, quand ce ne sont pas ceux possédant ente 10 et 20 grands électeurs qui peuvent faire la différence a un cheveux prêt. 
A titre d'exemple, c'est ce qui s'est passé en 2000, lorsque Bush à été élu grâce à la Floride, après un mois de recomptage, du fait d'une contestation de son opposant, Al Gore. Considérant qu'il y a eu des rapports de fraudes dans cet état, Al Gore avait saisi la Cour Suprême pour ordonné un recomptage dans les contés concerné, et ordonné une enquête. Ce ne sera d'ailleurs qu'un an plus tard, que la cours suprême qui avait voté comme acquis le résultat en faveur de Bush, que les comptages de 3 contés étaient bels et biens en faveur du président élu, mais que le comptage globale de l'état de Floride donnait finalement vainqueur Al Gore (d'ou la réputation de cette élection comme étant un "viol de démocratie" de la part des républicains qui ont en réalité bénéficié de leurs positions majoritaires parmi les membres de la cour suprême).
Le principe se retrouve dans des élections pour renouveler un parlement ou le nombre de sièges par état, (ou en France, par nombre de circonscription) dépend du nombre de population a représenté.
Ensuite, en bas, vous avez a gauche, les républicains, a droite les démocrates, et au centre, les non exprimés. Trois chiffres sont déterminé par "Safe" "Likely" et "Leans". Safe, signifiant les états ou le nombre de grands électeurs est assuré et acquis au parti. Likely, déterminant une préférence mais pouvant basculé au terme de la campagne. Et en Leans, déterminant "non garantis", c'est à dire des états qui sont acquis par tradition, mais dont l'inversion est tout aussi probable selon l'opinion public exprimer aux primaires et qui détermine une incertitude, voir un cas de revirement. Et c'est là qu'on s’aperçoit que, même si les démocrates semblent avoir une majorité de grands électeurs, ils n'en ont pas moins une centaines qui ne sont pas assuré d'être acquis a leurs causes, lors de l'échéance. Contrairement aux républicains qui n'ont qu'un seul grand électeur sur lequel rien n'est sur. Tous comme sur les états plus ou moins acquis, il n'est pas assuré que lors de l'élections, certains fassent défaillances au profit de l'autre parti. Même si ces estimations sont un miroir de ce qui a été retiré proportionnellement des primaires et des élections précédentes, il faut bien avoué que nous sommes dans un cas de figure unique ou l'amérique n'a jamais été aussi partagé entre des convaincus pour l'un ou l'autre, et une proportion, bien évidemment inconnu de gens qui vont devoir choisir par dépit. Rappelons que lors des dernières élections présidentielles, le taux d'abstention était de 43%, ce qui rentre aussi en évidence dans la désaffection d'une partie de la population américaine inscrite, envers la politique, en sachant qu'en 2007, seulement 37% d'abstention avait été enregistré.
A noter qu'en 1996, les scandales envers Clinton avait entamé la participation, faisant monté a 51% le taux d'abstention, alors que Bush avait été ré élu en 2004 avec seulement 43% d'abstention, alors que le président Bush avait essentiellement bénéficié de la croisade américaine contre Al Quaida, pour être ré élu par une partie de la population américaine, alors qu'une grande partie n'en voulait déjà plus comme président, mais ont été comme conspués par le patriotisme exacerbé des conservateurs.

On peu donc se rendre compte que malgré les sondages, même si Hillary Clinton part grande favorite, il n'en reste pas moins des bouleversements tout à fait possible à l'encontre d'un électorat qui, par dépit, votera Hillary, comme pourra tout aussi voter Trump, ou ne pas voté du tous. 

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