samedi 17 juin 2017

RÉALISME


Être un salarié de Google n'est pas gage de salaires intéressants. Surtout quand la maison mère a eut la mauvaise idée de rester non loin du pôle technologique de la Silicon Valley, surtout parce que localement, les avantages fiscaux étaient tout aussi avantageux. Sauf pour les salariés qui au final, se sont pour une grande part retrouver a ne pas pouvoir trouver de logement. 
https://www.theverge.com/2017/6/15/15807762/google-factory-os-modular-housing-san-francisco
En effet, les niveaux de loyers et du mètre carré sont tellement exorbitants que Google a été obligé d'avoir recours a des logements modulables, afin de réduire les coûts et les pertes engendré par l'éloignement des ses salariés, qui pour beaucoup, sont obligé de se farcir des dizaines de kilomètre chaque jours, avec des trafics ingérables. Permettre a ses salariés de se rapprocher de leurs lieux de travail, est une façon aussi de gagner en qualité de vie, du fait que cela réduit le stresse et rend l'individus plus productif. Inconvénient, les salariés deviennent "servile" de leurs patrons. Une forme de retour a ce que l'on connaissait avec les complexes miniers, et ses cités dortoirs. Même si l'on est loin de conditions de travail plus rude, cela pose aussi le problème d'une certaine "liberté" a avoir une vie privée, autrement qu'au sein de l'entreprise envers qui vous êtes redevable d'un logement abordable.
Mais cela pose aussi un problème pour l'état de Californie, car bon nombre d'entreprises commencent a y regarder a deux fois avant de s'installer ou de rester dans l'état, tant elles ne peuvent pas exporter de la main d'oeuvre qui n'arrive plus a se loger, autrement qu'a plusieurs dizaines de kilomètres voir une centaine, dans des moyens de transports encombrés et mal réparti. Et puis cela démontre aussi que la spéculation immobilière a dépasser sa capacité par rapport au marché (c'est à dire que les maisons sont plus sujet a des "produits" de financement spéculatif qu'a un marché immobilier proprement dit). Car ceux qui ont les moyens de se payer des maisons à plus d'un millions de dollars, commencent a se rendre compte que pour le même prix, ils peuvent trouver bien mieux, loin des grandes agglomérations et avec des conditions beaucoup plus avantageuses en matière de qualité de vie. Si bien que le marché sature, il ne reste plus que de la classe moyenne aisée, qui n'aura pas les reins suffisamment solides pour assumer l'ensemble des frais de telles résidences dans des quartiers souvent coûteux en charges. Raison pour laquelle d'ailleurs, fleurissent un peu partout des buildings résidentiels, nettement plus rentables de nos jours que la maison individuelle, qui va de plus en plus, comme c'est le cas en Californie dans les grandes agglomération, devenir "un luxe".

Au final, il est quand même affligeant de voir que la plus grosse société au monde, n'arrive même pas a pouvoir loger ses propres employés, dénotant une absurdité dans la société américaine qui n'est ni plus ni moins qu'une partie émergé de l'iceberg d'une bulle spéculative américaine qui tôt ou tard finira par exploser. Car a cet exemple, Google n'est pas la seule compagnie confronté a des gens qui ne veulent plus bouger dans ses endroits trop cher, préférant rester dans des états moins cher, avec des salaires moins élevés mais rester dans des qualités de vie plus acceptables.
"La classe moyenne en Amérique a été pressée depuis longtemps et les implications sociétales, politiques et éthiques de ce développement ne peuvent être surestimées. En fait, j'ai été tellement préoccupé par la transformation des États-Unis en une économie néfaste de serf, que j'ai consacré une grande partie de la dernière décennie à l'écriture et à l'avertissement. Ce qui se passe, les employés de Google incapables de payer un logement est un signe que cette économie de corruptions et de fraudes commence à affecter même les plus chanceux d'entre nous."

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