jeudi 29 juin 2023

ECHEC

 Source Insolentiae

Source Insolentiae

Ce sont les contribuables qui doivent déclarer et subir cette nouvelle règle administrative imposée par l’administration fiscale, mais ce sont nos agents du fisc qui sont « en pleurs » à cause de cette déclaration des biens immobiliers une campagne qui vire au cauchemar pour Bercy !

« Le principal syndicat de Bercy tire le signal d’alarme face à la mise en place laborieuse de la déclaration de biens immobiliers, qui met les agents de la Dgfip à l’épreuve face à des usagers parfois « très agressifs ».

Comment éviter le « fiasco » ? Face au grand nombre de déclarations toujours pas validées par l’administration fiscale, Bercy a annoncé que les propriétaires ont finalement jusqu’au 31 juillet pour déclarer la situation de leurs biens immobiliers au fisc. L’administration a ainsi repoussé la date butoir, initialement du 30 juin, mais ce répit dans le calendrier est loin de régler une situation tendue, rapporte Les Echos.

Selon le quotidien d’information, le principal syndicat de Bercy, Solidaires Finances publiques, a adressé lundi 26 juin un courrier accablant au directeur général des Finances publiques, Jérôme Fournel, évoquant un un « risque psychosocial grave et avéré » , pour les agents du fisc, auquel il est « de (sa) responsabilité de remédier ».

« Nous avons des remontées d’agents et de nombreux chefs de service qui nous font part de situations extrêmement préoccupantes, notamment au niveau de la réception du public », est-il décrit dans la lettre, évoquant des usagers parfois « très agressifs » face aux relances ou menaces d’amendes. « Loin d’être la campagne idéale tant vantée par notre ministre, cette campagne ‘Gérer mes biens immobiliers’ est surtout représentative de toutes les erreurs et errances dont est capable l’administration » , fustige Solidaires Finances publiques.

Le syndicat pointe par ailleurs les couacs liés à la dématérialisation à tout prix, qui mène certains services à créer eux-mêmes des documents papier non-harmonisés, menant à des dysfonctionnements importants, ou encore l’absence d’accusé de réception qui laisse certains contribuables dans l’incertitude. Face à ces constats, le syndicat décrit des agents en pleurs, qui craquent devant les contribuables ne sachant plus comment faire pour répondre à leurs questions et interrogations »

Dans un communiqué, le syndicat Solidaires Finances Publiques avait auparavant fustigé le « fiasco de la campagne +Gérer Mes Biens Immobiliers’ » (GMBI) qui « tourne (…) au cauchemar pour les personnels de la DGFiP », la Direction générale des Finances publiques. Le syndicat évoque « un nombre de contacts physiques et téléphoniques jamais vus en cette période de l’année », avec notamment, selon lui, « plus de 94.000 appels le 16 juin dernier ».

Et oui, c’est le bazar et il arrive un moment où trop de règles tuent le système !

Il y a toujours une bonne ou des bonnes raisons pour créer de nouvelles déclarations et de nouvelles obligations aux contribuables.

Or nous sommes fichés, imposés, taxés à tous les étages.

Nous sommes contrôlés.

Nous sommes surveillés.

En permanence. Tout le temps.

Alors les gens finissent par être excédés.

Furieux.

Et ils finissent par dire tout le bien qu’ils pensent du système à ceux qui l’incarnent, les pauvres bougre de Bercy, ceux qui sont en 1ère ligne et qui ne sont jamais ceux qui font les lois, les règles, les normes et les déclarations.

Ils souffrent.

En réalité, agents de Bercy comme contribuables, tout le monde souffre des décisions prises par des mamamouchis qui raisonnent Big Data, Data Mining, et exploitation de données permettant d’automatiser les contrôles et les recoupements.

Mais pour faire tout cela il faut beaucoup d’informations.

Et Bercy, conseillée par de gros cabinets anglo-saxons pousse le bouchon jusqu’à nous faire saisir nos propres données qui serviront après à nous faire surveiller. C’est un peu comme le bourreau qui vous demande de creuser votre tombe à sa place, pour ne pas avoir à travailler.

C’est le summum de l’abjection.

Charles SANNAT

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