vendredi 2 octobre 2026

5 POURCENTS

 Ça y est. 5% pour le 10 ans.

Et ça continue.

Le rendement de l’OAT française à 10 ans a brièvement franchi 5 % aujourd’hui, 2 octobre 2026, atteignant son plus haut niveau depuis juillet 2002. L’Agence France Trésor indique par ailleurs un TEC 10 à 4,90 % au 1er octobre.

Concrètement, qu'est-ce que cela signifie ?

1. Le marché demande près de 5 % pour prêter à la France à 10 ans

Attention : cela ne signifie pas que toute la dette française coûte soudainement 5 %. La France a des obligations anciennes émises à des taux beaucoup plus faibles.

En revanche, chaque nouvelle dette et chaque dette ancienne refinancée le sera progressivement à des taux beaucoup plus élevés.

C'est donc un problème qui s'accumule avec le temps.

2. C'est surtout le différentiel avec l'Allemagne qui est préoccupant

C'est probablement le chiffre le plus intéressant à regarder.

Aujourd'hui, le rendement français à 10 ans est environ 1,5 point au-dessus du Bund allemand, soit environ 150 points de base. Cet écart est au plus haut depuis la crise de la dette européenne de 2011-2012.

Autrement dit, les investisseurs ne disent pas simplement :

« Les taux mondiaux sont élevés. »

Ils demandent également une prime supplémentaire pour détenir de la dette française.

C'est cette deuxième composante qui est particulièrement révélatrice.

3. Le problème est amplifié par les besoins de financement français

L'Agence France Trésor prévoit pour 2027 un besoin de financement de 339,7 milliards d'euros, avec environ 340 milliards d'euros d'émissions de dette à moyen et long terme.

Donc la France arrive précisément au moment où elle doit emprunter énormément avec un coût de financement qui augmente.

C'est un peu comme pour un ménage très endetté qui devrait renouveler une grosse partie de ses emprunts au moment où son taux d'emprunt augmente fortement.

4. La charge des intérêts devient progressivement un problème budgétaire majeur

Le gouvernement prévoit désormais une charge d'intérêts de l'État proche de 91 milliards d'euros en 2027.

Et le mécanisme est cumulatif :

taux plus élevés → refinancement plus cher → charge d'intérêts plus élevée → déficit plus important → davantage d'emprunts → davantage d'intérêts.

Cela ne constitue pas automatiquement une « crise de la dette », mais cela peut créer une boucle de rétroaction défavorable si les taux restent élevés suffisamment longtemps.

5. Pourquoi le seuil de 5 % attire autant l'attention ?

Parce qu'on change complètement d'ordre de grandeur par rapport aux années 2010-2021.

Le taux français à 10 ans était par exemple négatif pendant une partie de la période 2019-2021. Aujourd'hui, il est proche de 5 %. Et le passage de 4 % à 5 % est particulièrement significatif sur une dette de plusieurs milliers de milliards.

Mais il faut éviter une conclusion trop simpliste :

5 % sur le marché secondaire ≠ 5 % appliqué instantanément aux 3 000 milliards de dette française.

La dette française a une durée moyenne relativement longue — environ 8 ans et 158 jours fin septembre 2026 — ce qui permet d'absorber progressivement une remontée des taux.


Le signal le plus préoccupant actuellement

À mon sens, si l'on veut comprendre ce qui se passe, il faut regarder simultanément quatre chiffres :

IndicateurSituation actuelleCe que cela indique
OAT 10 ans≈ 5 %Coût de financement élevé
Écart France-Allemagne≈ 150 pbPrime de risque française importante
Déficit 2027 visé5 % du PIBDéficit encore très élevé
Besoin de financement 2027≈340 Md€Énorme quantité de dette à placer

C'est la combinaison des quatre, plutôt que le franchissement isolé de 5 %, qui mérite attention.

Et il y a une nuance importante : ce n'est pas encore une situation de crise de liquidité. Les adjudications françaises continuent de trouver des acheteurs ; l'AFT a par exemple placé près de 12 milliards d'euros d'OAT le 1er octobre.

En résumé : le passage à 5 % ne signifie pas que « la France est en faillite ». Il signifie que le marché exige désormais une rémunération historiquement élevée pour financer l'État français, alors même que celui-ci doit continuer à emprunter massivement. Si ce niveau devient durable, la question essentielle devient alors : à partir de quel niveau de taux la charge d'intérêts commence-t-elle à rendre la trajectoire de dette difficile à stabiliser ?

CASSE LA TIRELIRE

 A votre bon coeur messieurs dames....


LA VERITE QUI FAIT MAL

 Je ne suis pas fan de Laurent Alexandre mais sur ce point, la notion d'inutile prend en effet tout son sens !

 




LES BANQUES

 "Les banques appartiennent aux juifs"..... vrai ou faux ?

Quel est le top 10 des banques les plus puissantes du monde, qui les détiennent ?

Si par « les plus puissantes » on entend les plus grandes banques par total d’actifs, le classement 2026 est assez spectaculaire : les quatre premières sont chinoises. Le classement ci-dessous repose sur les comptes 2025 audités et le classement 2026 de The Global Banker.

Top 10 mondial par actifs

RangBanquePaysActifs ≈Qui la détient / contrôle principalement ?
1Industrial & Commercial Bank of China (ICBC)🇨🇳 Chine7 644 Md$État chinois : Central Huijin 34,79 % + ministère chinois des Finances 31,14 %
2Agricultural Bank of China (ABC)🇨🇳 Chine6 973 Md$État chinois : Huijin 40,14 % + ministère des Finances 35,29 %
3China Construction Bank (CCB)🇨🇳 Chine6 523 Md$État chinois, principalement Huijin 54,61 %
4Bank of China (BOC)🇨🇳 Chine5 483 Md$État chinois : Huijin 58,59 %
5JPMorgan Chase🇺🇸 États-Unis4 425 Md$Capital privé dispersé ; Vanguard ~9,86 %, BlackRock ~7,15 %
6Bank of America🇺🇸 États-Unis3 412 Md$Capital privé dispersé ; BlackRock ~7,8 %, Berkshire Hathaway ~6,9 %, Vanguard ~6,5 %
7BNP Paribas🇫🇷 France3 281 Md$Actionnariat très dispersé ; BlackRock 7,1 %, État belge via SFPI 5,7 %
8HSBC Holdings🇬🇧 Royaume-Uni3 233 Md$Capital privé dispersé ; BlackRock 9,09 %, Ping An 7,98 %
9Crédit Agricole Group🇫🇷 France3 151 Md$Structure mutualiste française : 39 Caisses régionales contrôlent Crédit Agricole SA via SAS Rue La Boétie
10Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG)🇯🇵 Japon2 723 Md$Actionnariat privé japonais/international, très dispersé

Les chiffres d'actifs sont ceux de la publication 2026 de The Global Banker, qui classe les groupes bancaires selon leurs comptes 2025.

Le point particulièrement intéressant : qui possède réellement les quatre géants chinois ?

Ce sont des banques commerciales cotées, mais leur contrôle est très différent de celui de JPMorgan ou BNP Paribas.

ICBC
Central Huijin détient 34,79 % et le ministère chinois des Finances 31,14 %. Huijin est elle-même une société d'État créée par le Conseil d'État chinois. Avec d'autres participations publiques, l'État chinois dispose donc d'un contrôle très important.

Agricultural Bank of China
Huijin possède 40,14 % et le ministère des Finances 35,29 %. Le Fonds national de sécurité sociale chinois détient encore 6,72 %. C'est donc, là aussi, une banque fondamentalement contrôlée par l'État.

China Construction Bank
Huijin détient 54,61 % directement. C'est donc une majorité publique directe.

Bank of China
Huijin détient 58,59 %. Là encore, le contrôle est directement majoritaire.

Et les banques occidentales ?

La situation est très différente.

JPMorgan n'appartient pas à une famille ou à un gouvernement. Les principaux actionnaires de plus de 5 % sont des gestionnaires d'actifs : Vanguard 9,86 % et BlackRock 7,15 % fin 2025. Ce sont principalement des actions détenues pour le compte de leurs fonds et de leurs clients, ce qui est important : dire « BlackRock possède JPMorgan » serait donc trompeur.

Bank of America présente une structure comparable. Parmi les principaux détenteurs figurent BlackRock, Berkshire Hathaway et Vanguard. Les données de juin 2026 donnent respectivement environ 7,8 %, 6,9 % et 6,5 %.

BNP Paribas est encore plus intéressant : en 2025, 42,1 % des droits de vote étaient détenus par des institutionnels européens, 32,2 % par des institutionnels non européens, BlackRock représentait 7,1 %, et la SFPI belge, agissant pour l'État belge, 5,7 %. Aucun autre actionnaire ne dépassait 5 %.

HSBC a également un actionnariat dispersé. Au 9 mars 2026, les principaux actionnaires significatifs étaient BlackRock (9,09 %), Ping An Asset Management (7,98 %) et Bank of New York Mellon (6,01 %).

Crédit Agricole constitue un cas assez particulier : ce n'est pas simplement une banque détenue par des fonds. Les 39 Caisses régionales détiennent collectivement la majorité de Crédit Agricole SA par l'intermédiaire de SAS Rue La Boétie. Le groupe possède également une base mutualiste de 12,3 millions de sociétaires.

Enfin, MUFG, le géant japonais, a comme premier actionnaire le Master Trust Bank of Japan (compte de trust) avec 15,58 %, suivi de Custody Bank of Japan avec 5,37 %. Il s'agit là encore essentiellement de structures de conservation/trust pour investisseurs, et non d'un propriétaire unique.

Une distinction importante

Il faut donc éviter de mettre toutes ces banques dans la même catégorie :

🇨🇳 Chine :

État → banques

🇺🇸 États-Unis :

milliers/millions d'investisseurs → fonds → banques

🇫🇷 BNP :

investisseurs institutionnels + État belge minoritaire + salariés/particuliers

🇫🇷 Crédit Agricole :

Caisses régionales mutualistes → SAS Rue La Boétie → Crédit Agricole SA

🇬🇧 HSBC :

actionnariat international très dispersé

 

Les 10 gestionnaires/actionnaires que l'on retrouve le plus souvent

Rang indicatif*Gestionnaire / actionnaireTypePrésence dans les grandes banquesParticularité
1BlackRockGestionnaire d'actifs 🇺🇸Très largeSouvent 5–10 % dans les grandes banques américaines
2VanguardGestionnaire d'actifs 🇺🇸Très largeSouvent l'un des 2 premiers actionnaires
3State Street / State Street Investment ManagementGestionnaire d'actifs 🇺🇸Très largeTrès présent via ETF et fonds indiciels
4Fidelity / FMRGestionnaire d'actifs 🇺🇸LargeImportant surtout aux États-Unis
5Capital Group / Capital ResearchGestionnaire d'actifs 🇺🇸LargePositions importantes dans plusieurs banques
6Geode Capital ManagementGestionnaire d'actifs 🇺🇸LargeTrès présent dans les grandes capitalisations américaines
7JPMorgan Asset ManagementGestionnaire d'actifs 🇺🇸LargeÀ distinguer de JPMorgan Chase comme banque
8Norges Bank Investment ManagementFonds souverain 🇳🇴Très large internationalementGère le fonds souverain norvégien
9Northern TrustGestionnaire/custodian 🇺🇸LargeNombreuses positions institutionnelles
10Legal & General Investment ManagementGestionnaire d'actifs 🇬🇧Important en EuropeParticulièrement présent au Royaume-Uni

*Le rang est un classement de récurrence dans l'actionnariat des grandes banques, pas un classement par montant mondial détenu. Les pourcentages changent constamment.

Le cas BlackRock–Vanguard–State Street est particulièrement frappant

Prenons quelques banques concrètes.

JPMorgan Chase :

  • Vanguard : 9,86 %
  • BlackRock : 7,15 %

au 31 décembre 2025. Ce sont les deux seuls actionnaires déclarant plus de 5 %.

Morgan Stanley :

  • MUFG : 24,0 %
  • State Street : 7,2 %
  • Vanguard : 6,9 %
  • BlackRock : 5,7 %

au 27 février 2026.

Bank of America :

  • BlackRock : environ 7,8 %
  • Berkshire Hathaway : 6,91 %
  • Vanguard : 6,03 %
  • State Street : 4,29 %

au 30 juin 2026.

Citigroup : BlackRock et Vanguard sont également tous deux actionnaires à plus de 5 %, selon le proxy 2026 de Citi.

Goldman Sachs : les données de référence font apparaître BlackRock, Vanguard et State Street parmi les principaux détenteurs institutionnels.

HSBC : on retrouve BlackRock, Vanguard et State Street, auxquels s'ajoutent notamment Ping An et Norges Bank.

Et le phénomène ne se limite pas aux États-Unis. Nordea, par exemple, indique en juillet 2026 :

  • BlackRock : 5,7 %
  • Norges Bank Investment Management : 4,7 %
  • Vanguard : 4,5 %
  • State Street : 0,9 %
  • JPMorgan AM : 0,9 %
  • Goldman Sachs AM : 0,6 %. 

CA PREND UNE MAUVAISE TOURNURE

 

jeudi 1 octobre 2026

CA SE CORCE

 Les preuves.... ? 



Sauf qu'a force de sémantique, Mediapart est en train de contourner le fait.

Les captures publiées par Mediapart proviennent de l'export RGPD des données de l'interlocuteur via Meta (authentifié par huissier), pas du compte de Bardella. Les messages restent accessibles et exportables côté destinataire même après suppression du compte expéditeur.

Car techniquement, Messenger est indissociable du compte Facebook : il est impossible de supprimer l’un sans l’autre. Deux options existent selon les besoins. La désactivation temporaire rend le profil invisible sans effacer les conversations, tandis que la suppression définitive efface l’intégralité des données Facebook et Messenger. Avant d’agir, il est conseillé de sauvegarder les photos et fichiers importants échangés via la messagerie, car leur récupération sera impossible après suppression.

Bardella a subi un nettoyage complet de ses réseaux par des professionnels il y a plusieurs années (compte YouTube des let’s play Call of Duty, compte JVC : absolument tout a été nettoyé). 

Qu’il ait oublié un compte Facebook encore actif au 29 septembre 2026....

Mediapart a initialement publié des captures de conversations Messenger. Mais, face à la contestation de Bardella, le journal explique avoir demandé à la personne qui avait participé à la conversation de récupérer directement auprès de Meta l'ensemble de ses données Messenger de 2013.

Le 16 août 2026, Meta aurait donc produit une archive contenant notamment la conversation avec le compte identifié comme Jordan Bardella. Le 29 septembre, cette extraction a ensuite fait l'objet d'un constat par commissaire de justice.

Les simples captures d'écran sont-elles authentifiées ?
Oui, beaucoup plus que de simples captures. Médiapart affirme avoir fait récupérer par une source son historique Messenger directement auprès de Meta, puis fait constater l'extraction par un commissaire de justice. Le Monde confirme cette procédure. https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/10/01/mediapart-publie-ses-elements-de-preuve-sur-les-propos-antisemites-de-jordan-bardella-mettant-a-mal-la-defense-du-rn_6786566_823448.html

Peut-on simplement fabriquer aujourd'hui les captures et les faire apparaître dans une ancienne archive Meta ?

Ce serait techniquement beaucoup plus difficile. Une simple retouche Photoshop/IA ne suffit évidemment pas à modifier rétroactivement l'historique conservé par Meta.


Le correspondant était-il identifié par Meta comme "Jordan Bardella" ?

Oui. C'est explicitement ce que Médiapart dit avoir vérifié : l'interlocuteur est référencé dans les données Meta/Facebook sous le nom Jordan Bardella.

Cela prouve-t-il juridiquement que Jordan Bardella était derrière le clavier ?

Non, pas à lui seul. C'est le point techniquement important qui reste à distinguer.

Existe-t-il des éléments supplémentaires reliant le compte à Bardella ?

Oui, plusieurs recoupements biographiques et numériques.

Est-il établi que ce compte était son compte personnel ?

Mediapart l'affirme, et son enquête fournit des indices assez précis, notamment l'existence d'un second compte créé fin 2013 pour son activité politique, l'ancien restant présenté comme son compte personnel

Mais Meta n'a pas, à ce que nous savons, « certifié que c'était Jordan Bardella »

C'est la nuance essentielle.

Il y a trois propositions différentes :

A. « Cette conversation existait sur Messenger en 2013. »
→ Les éléments disponibles sont très forts.

B. « Elle était avec un compte que Meta identifiait sous le nom Jordan Bardella. »
→ C'est également ce que Médiapart affirme avoir vérifié.

C. « La personne physique Jordan Bardella utilisait personnellement ce compte lorsqu'elle a écrit ces messages. »
→ C'est une conclusion d'attribution, qui repose sur un faisceau d'indices et non sur une preuve technique directe rendue publique.

C'est exactement la distinction qu'il faut conserver.

À ma connaissance, aucune adresse IP, aucun appareil, aucune donnée de connexion de 2013 n'a été publiée permettant de dire : "cet ordinateur/téléphone appartenait à Jordan Bardella et a envoyé ce message à telle heure."

Une analyse publiée après les révélations souligne précisément ce chaînon manquant : l'archive établit l'existence de la conversation et l'identité déclarée du compte, mais pas directement qui tenait physiquement le téléphone ou le clavier.

Le « deuxième compte » est probablement le point le plus important pour comprendre l'affaire

Mediapart affirme que fin 2013 Bardella crée un deuxième compte Facebook destiné à son activité politique, tandis que son ancien compte devait rester personnel.

Dans une conversation du 24 novembre 2013, l'utilisateur présenté comme Bardella explique en substance :

le nouveau compte est destiné au FN, tandis que « l'autre » restera son compte personnel.

Cette information apparaît elle-même dans l'archive Messenger.

Cela répond donc à une objection que l'on voit beaucoup circuler actuellement :

« Ce n'est pas son compte Facebook officiel. »

Justement : Médiapart affirme que ce n'était pas le compte public/politique de Bardella, mais son ancien compte personnel.

Et cette distinction est importante.

Le compte dans lequel apparaissent les messages antisémites serait donc l'ancien compte personnel, tandis que Bardella aurait créé ensuite un second compte consacré à sa communication politique.


Est-ce techniquement possible qu'une autre personne ait utilisé le compte ?

Oui.

C'est la faiblesse théorique qu'il ne faut pas masquer.

Un compte Facebook peut être :

  • piraté ;
  • partagé ;
  • utilisé par quelqu'un qui connaît les identifiants ;
  • laissé ouvert sur un ordinateur ;
  • ou, plus simplement, usurpé.

L'export Meta ne permet pas nécessairement de savoir qui tenait physiquement le téléphone au moment de chaque message.

Donc le scénario :

« Quelqu'un d'autre contrôlait le compte personnel de Bardella en 2013 »

est techniquement possible.

Mais il faut alors expliquer les autres éléments.

La personne aurait notamment :

  1. utilisé un compte portant le nom de Jordan Bardella ;
  2. échangé avec des personnes de son entourage ;
  3. connu des détails personnels précis concernant Bardella ;
  4. évoqué son parcours scolaire ;
  5. évoqué ses origines familiales ;
  6. évoqué la création de son second compte politique ;
  7. entretenu plusieurs conversations cohérentes avec son entourage ;
  8. laissé ces conversations dans les archives Meta pendant treize ans.

C'est précisément pour cette raison que Médiapart parle d'authentification matérielle ET intellectuelle des messages : l'archive établit l'existence du document, puis les journalistes cherchent à identifier la personne derrière le compte par recoupement.

EN RÉSUMÉ 

Bardella est il l'auteur du propos ?

Si l'on se fit au méta datas récupérer chez Méta et authentifié par huissier, il y a bien une conversation dans ce sens, MAIS rien ne prouve que c'est Bardella qui a écrit ces propos. Car en effet, un ordinateur avec un navigateur, souvent l'accès Facebook est ouvert (c'est à dire pas besoin de retaper l'ID et le mot de passe).  Ce qui veut dire que n'importe qui aurait pu se servir de cet ordinateur. 

Autre problème, Méta a donner des fichiers de conversation a une personne qui a apparemment décider de les mettre a disposition de Médiapart. Ce qui veut dire que c'est une personne qui en veut à Bardella, pour contribuer ainsi à une opération de destruction de réputation du président du RN.

Dans quel but ?
Au delà d'une nuisance parce que le RN, parti d'extrême droite, l'identité de la personne n'étant pas disponible, on ne sait ou ne sauront peut être jamais qui a voulu nuire a Bardella et pour quelles raisons.

Affaire a suivre car maintenant, quelle va être la défense de Bardella ?


CONTEXTE

 

Mais la question est toujours "Qui a commencer...." ! 

RIEN NE CHANGE

 Le bataillon Azov continue d'utiliser le *Wolfsangel*.



Dans ses mises en scène païennes et pseudo-mystiques à la lueur des flambeaux — agrémentées d'une symbolique fasciste semblant tout droit sortie de la réserve d'accessoires de l'Ahnenerbe —, Azov continue d'arborer un emblème qui présente une ressemblance gênante avec le *Wolfsangel* nazi.




Et peu importe le nombre de fois où le service de communication le rebaptise solennellement « Idée de la Nation », les juges allemands semblent rester tragiquement imperméables à la magie de cette appellation créative.

Publiez ce symbole sur les réseaux sociaux, et le tribunal allemand pourrait bien vous faire découvrir une autre tradition germanique ancestrale : l'amende.

PANIQUE A BORD

 Ca y est, ca commence a panique chez certains LFI....

"J'appelle le gouvernement à ne pas sombrer dans le complotisme et dans l'infantilisation des lycéens. Ce mouvement spontané est né d'une exaspération face à des conditions d'éducation absolument indignes (...) Il est temps que le Premier Ministre renonce à jouer la stratégie du pourrissement et de la provocation", a déclaré à l'AFP Manuel Bompard.


 


ET SURTOUT N'OUBLIEZ PAS....



FAUX PRETEXTE

 "On manque de moyens, des conditions de travail exécrables..."

Le Lycée Nelson-Mandela de Nantes qui est en train de partir en fumée est quasi tout neuf (2014), à « énergie positive » en bois et a coûté 77 millions d’euros.

EN PLEIN ACTION, DECOMPLEXÉ

 

DEPECHE

 L'AFP annonce la couleur.... LFI, responsable !


CREPOL, LE POIL A GRATTER

 Meurtre à Crépol : le journaliste François Bousquet dévoile « la mécanique du mensonge » des médias

C’est un rebondissement majeur dans l’affaire du meurtre de Thomas à Crépol, qui remet en cause le discours de nombreux journalistes et sociologues de plateaux. Vendredi 25 septembre, les magistrats de Valence ont renvoyé onze accusés pour « meurtre » et « tentatives de meurtres », en retenant finalement la circonstance aggravante de racisme envers « la race blanche et la nation française ». Une « première » pour un homicide.

François Bousquet est journaliste et directeur de la rédaction de la Revue Eléments. Il a récemment publié Sale blanc, le racisme qu’on ne veut pas voir (2026, éd. La Nouvelle librairie) et Le racisme antiblanc: L’enquête interdite (2025).

Lorelei Bancharel : François Bousquet, vous êtes le premier journaliste à avoir enquêté sur le racisme antiblanc. Dans vos livres, comme dans vos interviews, vous évoquez souvent le déni et l’omerta médiatique. La tragédie de Crépol, en novembre 2023, est un symbole. Patrick Cohen a nié les faits dans son édito sur le service public. Comment recevez-vous cette décision de justice ? Est-ce là la fin du tabou médiatique sur ce sujet ?

François Bousquet : Il faut toujours avoir en tête ce qu’a été Crépol – une boucherie – et rappeler la violence de l’attaque pour mesurer l’abîme qui la sépare du récit médiatique qui en a été donné. On parle d’un mort et de seize blessés, dont trois en urgence absolue. C’est un déferlement de haine antiblanche et antifrançaise avec des assaillants munis de couteaux de 20 à 25 centimètres.

Voici un petit florilège de ce qu’en disent les témoins : « La salle des fêtes ressemblait à un abattoir » ; des blessés allongés par terre « comme à la guerre » ; « ils sont venus pour tuer »… Plusieurs témoins ont cru que c’était un attentat. Nous voilà à des années-lumière de la « rixe » villageoise qui nous a été servie comme tisane médiatique.

Cette anesthésie générale a aussi imprégné l’instruction. Pendant près de trois ans, non seulement les magistrats, mais aussi, plus grave, les avocats des parties civiles se sont installés dans une sorte de stratégie de l’apaisement comme s’il importait de ne surtout pas politiser l’affaire et de n’offrir aucune prise à la récupération.

Résultat : pas plus que les juges ne cherchaient le racisme antiblanc, les avocats des victimes ne réclamaient d’investigations supplémentaires. Avec l’effet que l’on sait : le réquisitoire définitif du procureur, qui tombe en juin 2026, ne fait pas état de la moindre circonstance aggravante de racisme.

C’est la stupéfaction parmi les victimes. Il a fallu que deux d’entre elles destituent leur avocat et fassent appel à Maître Jérôme Triomphe, avocat de l’Agrif, l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne, pour changer la donne.

Me Triomphe a fait le travail que personne n’avait fait avant lui – ce qui est quand même sidérant, quand on y songe : recenser les témoins ayant entendu des insultes racistes, seize, puis dix-neuf au final. Un chiffre énorme, n’en déplaise au procureur de Valence, Laurent de Caigny.

Il faut s’arrêter un instant sur ce Laurent de Caigny. Il sévissait auparavant à Charleville-Mézières, où il mettait un empressement particulier à traquer le racisme anti-maghrébin, surtout là où il n’y en avait pas, au point de se faire désavouer par le tribunal de Charleville. Alors qu’il ne voit pas le racisme antiblanc à Crépol, où il crève pourtant les yeux, et pas que les yeux hélas.

Le racisme antiblanc n’existe toujours pas pour les sciences sociales, pas plus que pour les médias centraux.

La leçon dépasse le cas de Crépol : la connivence entre avocats et juges n’est pas rare. Cette connivence, Jacques Vergès l’opposait à ce qu’il appelait la stratégie de rupture. Dans les procès où la politique n’est pas loin, la rupture est en général la bonne stratégie pour les victimes. Le procès des assassins de Thomas le confirmera, du moins souhaitons-le.

Il en faudra cependant davantage pour faire tomber le tabou médiatique autour du racisme antiblanc. Crépol l’a ébranlé, mais ne l’a pas fait tomber.

A-t-on vu un sociologue venir battre sa coulpe sur le plateau de CNews ? Non. Le racisme antiblanc n’existe toujours pas pour les sciences sociales, pas plus que pour les médias centraux, à l’exception notable du groupe Bolloré.

Nous avons devant nous, à gauche, un bloc de déni extraordinairement compact, solidaire et verrouillé à triple tour. Il sera très difficile à bouger. La psychologie sociale nous apprend que, lorsqu’un fait – l’existence du racisme antiblanc par exemple – vient contredire une croyance profondément enracinée, ledit fait provoque rarement la révision de la croyance. C’est même plus souvent l’inverse : les croyances en sortent renforcées, encore plus quand il s’agit de croyances qui structurent une identité politique ou religieuse. Le propre d’une croyance, c’est de ne pas se soumettre à l’épreuve du réel. Ce qui la rend irréfutable, au sens que le philosophe Karl Popper a donné à ce terme, au même titre que n’importe quelle pseudo-science.

L’Arcom n’a plus qu’une obsession : avoir la peau de CNews.

L.B. : En mars 2026, l’ARCOM avait mis en demeure CNews pour avoir privilégié la thèse du « racisme anti-Blanc » dans le meurtre de Thomas. Comment interprétez-vous, a posteriori, cette décision ?

L’Arcom n’a plus qu’une obsession : avoir la peau de CNews. CNews concentre l’essentiel de son travail ; le reste ne semble être là que pour donner le change et sauver les apparences d’impartialité.

En toute logique, l’Arcom devrait aujourd’hui mettre en demeure toutes les autres chaînes de la TNT pour leur traitement équivoque du meurtre de Thomas, puisque l’ordonnance de mise en accusation de l’instruction contredit frontalement la grille de lecture qu’elles avaient privilégiée. Mais ne rêvons pas.

Sous ses dehors d’indépendance et de neutralité, l’Arcom est un instrument de contrôle et de censure, à situer quelque part entre la police de la pensée orwellienne, l’Index des livres interdits et un organisme de racket idéologique. Avec la Cour des comptes et les autres grandes juridictions de la République, c’est le dernier endroit en France où l’on trouve encore des socialistes. La gauche a peut-être perdu la bataille des urnes, mais pas celle des institutions. Elle conserve plus que jamais sa rente de monopole idéologique et son magistère intellectuel sur la quasi-totalité de l’appareil institutionnel, où elle fait régner une terreur qui, pour être molle et administrative, n’en est pas moins d’essence maccarthyste. Ironiquement, le maccarthysme ne se porte guère plus qu’à gauche.

Il s’appelle lutte contre le racisme, le sexisme, l’homophobie et tout ce qui est susceptible d’une suffixation phobique.

On est arrivé au stade où la gauche ne débat plus du bien et du mal, elle combat le mal, qu’elle appelle fascisme ou extrême droite, peu importe. Elle ne combat plus des idées fausses, elle pourchasse des opinions impures. Ce qui n’a rien à voir. Ce n’est donc plus un adversaire idéologique qu’il faut soumettre à une critique raisonnée, mais un ennemi métaphysique qu’il faut expulser. C’est la logique des guerres justes transposée dans l’espace médiatique. Dès lors que votre adversaire n’est plus dans l’erreur, mais dans le mal, le pluralisme n’a plus lieu d’être : au nom de quoi faudrait-il lui donner la parole ? Pourquoi débattre avec lui, quand l’abattre suffit ?

L.B. : Quelques jours après la mort de Thomas, Patrick Cohen déclarait sur le service public que les agresseurs étaient venus simplement pour « s’amuser et draguer des filles ». Il niait en outre la dimension raciste du meurtre de Thomas à Crépol et dénonçait une théorie « d’extrême droite ». Si vous l’aviez en face de vous sur ce plateau, que lui diriez-vous ?

Qu’on n’est jamais surpris avec lui. C’est la voix de son maître, comme dans feu les publicités Pathé-Marconi. George Orwell, encore lui, parlait de « pensée gramophone ». Il nous repasse inlassablement le même disque, en remuant la queue entre deux éditos et en aboyant sur commande.

Plus Patrick Cohen se trompe, plus il est promu.

Le chien de Pavlov a trouvé son maître dans les glandes salivaires de Patrick Cohen. C’est tout ensemble un type humain, un archétype et un sale type, paradoxalement aussi intouchable qu’interchangeable. Il se confond avec les médias pour lesquels il a travaillé, comme Laurent Joffrin et tant d’autres, passant de l’un à l’autre, comme l’on passe du séjour à la chambre à coucher, sans jamais quitter le même domicile idéologique. France Inter, France Télévisions, Europe 1 (avant Bolloré), France Culture, RTL, LCP, etc. C’est à ce genre de parcours que l’on mesure l’existence de la pensée unique. Plus Patrick Cohen se trompe, plus il est promu. Plus il triche, plus il est récompensé. Plus il fait chuter les audiences, plus il est primé. L’échec n’est pas un accident de carrière, encore moins un frein, c’est un accélérateur, qui aboutit à la consécration de la médiocrité.

Si nos élites sont aussi médiocres, élites médiatiques comprises, c’est qu’elles sont régies par une variante dysfonctionnelle du principe de Peter. Dans la formulation classique du principe de Peter, tout employé tend à s’élever jusqu’à son niveau d’incompétence. Nous, on fait beaucoup mieux.

C’est le niveau d’incompétence de l’employé modèle qui justifie son avancement, pourvu qu’il soit assorti d’un haut niveau de conformité idéologique. Les Soviétiques ont déjà expérimenté ce modèle de promotion par la conformité idéologique, avec le résultat que l’on sait.

L.B. : D’une manière plus générale, comment expliquez-vous le malaise des journalistes à évoquer la question du racisme antiblanc ?

Reconnaître l’existence du racisme antiblanc, c’est reconnaître l’échec de l’assimilation et de l’intégration des populations extra-européennes passés certains seuils. Cela reviendrait à reconnaître l’échec d’une croyance. Chose quasi impossible, je le redis, sauf quand le système de croyance s’effondre. C’est vrai du racisme antiblanc, comme du Grand Remplacement ou du lien entre immigration et insécurité.

Nous sommes face à une dissonance cognitive généralisée, à partir d’une perception sélective du réel, qui a pour objet principal de maintenir une fiction érigée en religion : l’antiracisme. La gauche mondaine, ce que j’appelle le chic gauchiste, vit dans un monde parallèle, fermé sur lui-même, autoréférentiel, où chaque dogme en soutient un autre. On pourrait presque parler d’un monolithe idéologique : un bloc, comme la Révolution selon Clemenceau – un bloc de contrevérités, mais un bloc tout de même. Retirez une pièce, comme dans un jeu de Mikado, et c’est tout l’édifice qui vacille.

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