Friedrich Merz joue une partie de son avenir politique ce dimanche en Allemagne.
Près de quatre millions d'électeurs allemands se rendent aux urnes pour deux scrutins régionaux où les avancées de l'extrême droite et de la gauche radicale pourraient provoquer de nouvelles secousses à Berlin et affecter le chancelier Friedrich Merz, déjà très fragilisé.
Il y a deux semaines, l’AfD a créé un séisme en Saxe-Anhalt avec 43,8 % des voix, contre seulement 17,2 % pour la CDU du chancelier Friedrich Merz.
Deux nouvelles élections régionales ont lieu : à Berlin et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale.
Dans ce dernier Land, la CDU de Merz est aujourd’hui créditée d’environ 6 %, au bord du seuil des 5 % nécessaire pour entrer au Parlement régional, tandis que SPD et AfD se disputent la première place autour de 36-37 %.
À Berlin, l’AfD est donnée autour de 18 %, soit presque le double de son score de 2023.
Ces élections ne feront pas directement tomber le chancelier allemand. Mais une nouvelle débâcle de la CDU renforcerait considérablement les tensions internes autour de Friedrich Merz, déjà contesté dans son propre camp.
MISE A JOUR
L’AfD devrait arriver en tête dans le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, avec 37%, selon les sondages à la sortie des urnes.
La CDU du chancelier Friedrich Merz s’est effondrée à 5,5 % des voix, son plus mauvais résultat lors d’une élection régionale depuis 1949.
Selon les résultats officiels provisoires, la CDU obtient 20 % des voix à Berlin, où elle arrive derrière Die Linke (24,5 %), et seulement 5,5 % en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, son pire résultat historique dans ce Land, derrière l’AfD (37 %) et le SPD (35,5 %).
Le chancelier allemand Friedrich Merz ne démissionnera pas malgré les lourdes pertes de la CDU aux élections régionales de ce dimanche.
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