lundi 14 septembre 2026

EN COULISSE

 La grande vertu LFI ! Qu'en pense ChatGPT ?

Melenchon : « Nous ne sommes pas des voyous, allez faire votre métier de policier."

1. Andy Kerbrat — drogue payée avec son enveloppe parlementaire

🟢 Globalement vrai, et même assez solidement documenté.

En octobre 2024, Andy Kerbrat a été interpellé à Paris alors qu'il achetait des stupéfiants. Il a ensuite reconnu une addiction aux cathinones, substances de synthèse associées notamment au chemsex.

Mais l'aspect le plus grave concerne les frais de mandat : une enquête de Mediapart a établi qu'il avait effectué d'importants retraits d'espèces sur son avance de frais de mandat et utilisé une partie de cet argent pour des dépenses personnelles liées à sa consommation.

L'Assemblée nationale a finalement considéré qu'il y avait usage abusif de son avance de frais de mandat.

Conséquence

Le 7 mai 2025, l'Assemblée l'a sanctionné de la peine disciplinaire maximale : 15 jours d'exclusion temporaire et perte de la moitié de son indemnité pendant deux mois.

Attention : ce n'est pas la même chose qu'une condamnation pénale définitive pour « détournement de fonds publics ».


2. Louis Boyard — « dealer de cocaïne »

🔴 Je ne trouve aucun élément sérieux permettant d'affirmer cela.

Il existe beaucoup de contenus et accusations circulant sur les réseaux sociaux, mais je ne trouve ni condamnation, ni procédure judiciaire établissant que Louis Boyard serait dealer de cocaïne.

Il faut donc distinguer :

« Louis Boyard a été accusé d'être dealer de cocaïne »

de

« Louis Boyard est dealer de cocaïne ».

La seconde affirmation est sans fondement établi dans les sources judiciaires que j'ai pu retrouver.


3. Jean-Luc Mélenchon — condamné pour rébellion

🟢 Vrai.

Lors des perquisitions du 16 octobre 2018 au siège de LFI et à son domicile, Mélenchon s'était violemment opposé aux policiers et magistrats.

Le tribunal correctionnel de Bobigny l'a condamné le 9 décembre 2019 à :

  • 3 mois de prison avec sursis
  • 8 000 € d'amende

pour notamment rébellion, provocation directe à la rébellion et intimidation envers des magistrats et dépositaires de l'autorité publique.

Il avait notamment lancé devant les caméras :

« La République, c'est moi ! »

Conséquence

C'est bien une condamnation pénale, et non simplement une plainte ou une polémique.


« Mélenchon accusé par une femme d'être son objet sexuel »

🔴 Formulation trompeuse.

Il y a probablement ici une confusion avec Éric Coquerel.

Sophie Tissier a accusé Coquerel de gestes déplacés et de harcèlement sexuel. Dans ses déclarations, elle a également critiqué le comportement de Mélenchon et de son entourage et employé l'expression selon laquelle elle avait été traitée comme « un corps réduit à l'état d'objet sexuel ».

Mais cela ne signifie pas qu'elle a accusé Mélenchon de l'avoir sexuellement agressée.

C'est donc une présentation très trompeuse si on écrit :

« Mélenchon accusé par une femme d'être son objet sexuel ».


4. Adrien Quatennens — violences conjugales

🟢 Vrai.

C'est l'une des affirmations les plus solides de la liste.

Quatennens avait reconnu avoir donné une gifle à son épouse et avoir envoyé de nombreux SMS dans le contexte de leur séparation.

Le 13 décembre 2022, dans le cadre d'une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité, il a été condamné à :

  • 4 mois de prison avec sursis
  • 2 000 € d'amende.

Conséquence politique

Il s'était mis en retrait de la direction de LFI, puis a continué son mandat parlementaire malgré la polémique.

Donc : condamnation pénale réelle.


5. Aurélien Taché — « condamné deux fois pour outrage en état d'ivresse »

🟠 Partiellement vrai mais formulation incorrecte.

Il y a une condamnation bien réelle.

Le 1er février 2022, à Niort, Taché avait été impliqué dans une altercation dans un bar. Des policiers intervenus sur place avaient été insultés.

Le tribunal correctionnel de Niort l'a condamné le 7 septembre 2022 à 5 000 € d'amende pour outrage et violences par personne en état d'ivresse. Plusieurs policiers ont également reçu des dommages-intérêts.

Mais je ne trouve pas de base solide pour dire qu'il a été condamné deux fois pour ce même type d'affaire.

Il y a eu une autre polémique, en décembre 2022, lorsqu'il avait fortement perturbé une représentation théâtrale alors qu'il était présenté comme fortement alcoolisé. Mais ce n'est pas la même chose qu'une deuxième condamnation judiciaire pour outrage.

➡️ Une condamnation : oui. Deux condamnations pour outrage en état d'ivresse : non étayé.


6. Sébastien Delogu

Ici la liste mélange plusieurs affaires distinctes.

Violences

🟢 Vrai, mais ce n'est pas simplement « violences sur une femme ».

Le 14 février 2025, Delogu a été condamné par le tribunal correctionnel de Marseille à :

  • 5 000 € d'amende
  • 600 € de dommages-intérêts par victime
  • 1 000 € de frais de justice par victime

pour des violences aggravées sur deux membres du personnel du lycée Saint-Exupéry, lors d'un blocus en mars 2023.

L'une des deux victimes était une femme, la CPE, l'autre un proviseur adjoint.

Mais il a fait appel, donc cette condamnation de première instance ne doit pas être présentée comme une condamnation définitive.

Recel / vol

🟠 Vrai qu'il est poursuivi/enquête, pas condamné.

Une enquête préliminaire porte sur la diffusion de documents privés concernant un chef d'entreprise. Les qualifications comprennent notamment vol, recel de vol, atteinte à la vie privée et au secret des correspondances. Deux perquisitions ont eu lieu en mai 2025.

Il doit comparaître dans cette affaire.

Pension alimentaire

🟠 Très récent et sérieux, mais ce n'est pas encore une condamnation.

Son ex-compagne affirme qu'il ne verse plus la pension depuis avril 2025. La dette atteindrait environ 19 800 € et une plainte pour abandon de famille a été déposée. Delogu invoque notamment des difficultés financières.

Outrage

Il existe également une affaire distincte concernant une altercation avec des policiers, avec plaintes croisées. Il ne faut donc pas transformer cela en condamnation pour outrage.


7. Bally Bagayoko — détournement de fonds publics

🟠 Enquête réelle, aucune condamnation.

Le PNF a annoncé le 24 août 2026 l'ouverture d'une enquête préliminaire notamment pour détournement de fonds publics concernant ses conditions d'emploi à la RATP alors qu'il exerçait parallèlement plusieurs mandats locaux.

L'hypothèse étudiée est notamment celle d'un emploi qui aurait pu être insuffisamment effectif.

Bagayoko conteste les soupçons.

➡️ « fait l'objet d'une enquête » : oui.
➡️ « a détourné des fonds publics » : pas établi.
➡️ « condamné » : non.


8. Rima Hassan — apologie du terrorisme / drogue

Ici encore, deux dossiers complètement différents.

Apologie du terrorisme

🟠 Oui, procédure judiciaire réelle.

Elle a été placée en garde à vue le 2 avril 2026 dans le cadre d'une enquête portant notamment sur un message concernant Kōzō Okamoto, membre de l'Armée rouge japonaise impliqué dans l'attentat de l'aéroport de Lod en 1972.

Elle doit être jugée pour apologie du terrorisme.

Donc :

« Rima Hassan est poursuivie/jugée pour apologie du terrorisme »

est exact.

Mais :

« Rima Hassan a été condamnée pour apologie du terrorisme »

est faux à ce stade.

« Elle est droguée »

🔴 Faux / fortement trompeur.

Lors de la garde à vue, une substance initialement considérée comme pouvant être de la 3-MMC a été évoquée dans les médias.

Les analyses complémentaires ont finalement établi qu'il s'agissait de CBD légal, et non de 3-MMC. La procédure concernant ce volet a été classée.

C'est donc un excellent exemple de rumeur qui a pris une dimension politique avant que les analyses scientifiques ne la démentent.


9. Gérard Miller — accusé de viols

🟢 Accusations très sérieuses et procédure judiciaire en cours, mais pas condamné.

C'est même plus avancé que la simple accusation.

Le 2 octobre 2025, Miller a été mis en examen pour six faits concernant six femmes, dont :

  • trois viols sur mineures de plus de 15 ans ;
  • un viol sur majeure ;
  • une agression sexuelle sur mineure ;
  • une agression sexuelle sur majeure.

Un septième dossier fait l'objet d'un statut de témoin assisté.

Il a été placé sous contrôle judiciaire, avec notamment :

  • cautionnement de 65 000 € ;
  • obligation de soins ;
  • interdiction d'exercer comme psychanalyste ;
  • interdiction de contact avec les victimes ;
  • restrictions concernant les activités impliquant des mineurs et la télévision.

Situation

Pas de condamnation à ce jour.

Il conteste les accusations et bénéficie évidemment de la présomption d'innocence.


10. Carlos Martens Bilongo — sous-location de son HLM à sa sœur

🟠 Affaire réelle, mais formulation trop catégorique.

Des médias ont révélé en 2023 qu'il avait conservé un logement social après avoir acheté deux biens immobiliers et que sa sœur occupait ensuite le logement.

Il a été accusé de sous-location à sa sœur.

Bilongo conteste la présentation : selon lui, il avait informé le bailleur social de la situation et sa sœur occupait le logement, notamment pendant la période où il terminait les travaux de son propre logement.

Je ne trouve pas de condamnation pénale établissant une sous-location frauduleuse.

➡️ Polémique/soupçon : oui. Condamnation : non.


11. Rachel Keke — HLM + patrimoine + propos racistes/homophobes

Il faut séparer trois choses.

HLM

Je ne trouve pas de condamnation établissant une fraude concernant son logement social.

Déclaration de patrimoine

🟢 Enquête réelle.

Après la fin de son mandat, Keke n'avait pas déposé dans le délai légal sa déclaration de situation patrimoniale.

Le parquet de Créteil a confirmé l'ouverture d'une enquête pour non-déclaration de situation patrimoniale.

Le défaut est susceptible d'entraîner jusqu'à 15 000 € d'amende et jusqu'à cinq ans d'inéligibilité, selon les règles applicables.

Mais :

enquête ≠ condamnation.

Propos racistes/homophobes

🟢 Les publications existent.

Des anciens messages Facebook ont refait surface, dont certains comportaient des propos considérés comme homophobes ou relayant des affirmations problématiques sur le racisme. Keke a reconnu avoir partagé certains contenus et a déclaré qu'ils ne correspondaient plus à ses positions.

Je ne trouve pas de condamnation pénale pour ces propos.


12. Danielle Simonnet — « ne voulait pas rendre son HLM »

🔴 Faux ou au minimum très trompeur.

Elle a effectivement été fortement critiquée parce qu'elle occupait depuis 2003 un logement social de 83 m² alors qu'elle devenait députée.

Mais après son élection en juin 2022, elle s'est engagée à quitter le logement et l'a effectivement rendu.

Elle avait déclaré dès les premières critiques qu'elle allait partir.

Donc :

« Simonnet avait un HLM et a dû le quitter après son élection »

= vrai.

« Simonnet ne voulait pas rendre son HLM »

= non étayé / trompeur.


13. Garrido/Corbière — 12 000 € de travaux

🟢 Le versement existe, mais la présentation est trompeuse.

Le couple avait bénéficié d'environ 12 000 € d'aides de l'ANAH pour des travaux d'amélioration énergétique de leur logement après un incendie.

L'affaire avait suscité une polémique parce que cette aide était associée aux ménages considérés comme modestes/très modestes.

Mais il faut éviter :

« Ils ont détourné 12 000 € destinés aux pauvres »

Ce n'est pas ce que les faits établissent.

Il s'agissait d'une aide publique attribuée dans le cadre d'un dispositif réglementaire.

Leur fille antisémite

🔴 Je déconseille de reprendre cette formulation.

On trouve diverses polémiques concernant leur entourage familial et des propos attribués à leur fille, mais dire simplement :

« Garrido-Corbière ont une fille antisémite »

est une qualification extrêmement lourde qui demande de distinguer les propos éventuellement tenus par une personne majeure de ceux imputables aux parents.

Je n'ai pas trouvé de condamnation établissant une telle qualification.


14. Raquel Garrido — « n'a pas payé 45 000 € d'impôts »

🟠 À manier avec prudence.

Il y a bien eu des difficultés fiscales concernant Garrido, notamment des impayés et contentieux avec l'administration fiscale qui ont été médiatisés.

Mais je n'ai pas trouvé suffisamment de source fiable permettant de transformer précisément cela en :

« Garrido n'a pas payé 45 000 € d'impôts »

sans préciser de quelle dette il s'agit, sur quelle période, et s'il s'agissait d'un impôt définitivement dû ou d'une dette faisant l'objet d'un contentieux/régularisation.

Je classerais donc cette formulation comme non suffisamment établie telle quelle.


15. Taha Bouhafs — agression sexuelle + condamnation pour racisme

Il faut séparer les deux.

Condamnation

🟢 Vrai.

Bouhafs a qualifié la syndicaliste policière Linda Kebbab d'« Arabe de service » dans un tweet.

Le tribunal correctionnel l'a condamné en 2021 pour injure publique à raison de l'origine.

La cour d'appel a confirmé la culpabilité en 2022 et ramené l'amende à 1 000 € avec sursis. La Cour de cassation a ensuite rejeté son pourvoi en décembre 2023.

C'est donc une condamnation définitive.

Agression sexuelle

🟠 Accusation réelle, pas condamnation.

En 2022, une ex-petite amie l'a accusé de violences sexuelles dans un signalement interne à LFI. Des responsables du parti ont eu connaissance du témoignage ; elle ne souhaitait pas porter plainte pénalement.

Bouhafs a finalement retiré sa candidature aux législatives.

➡️ Condamné pour injure à raison de l'origine : oui.
➡️ Condamné pour agression sexuelle : non.


16. Sophia Chikirou — escroquerie, propos homophobes, vol

Escroquerie

La formulation actuelle est fausse.

En juin 2026, elle a été relaxée de l'accusation de tentative d'escroquerie concernant une tentative de faire transférer environ 67 000 € du Média vers sa société.

Vol

🟢 Condamnée en première instance.

Elle a été condamnée le 8 juin 2026 à :

8 000 € d'amende, dont 4 000 € avec sursis

pour le vol de deux formules de chèques du Média. Les chèques n'ont finalement pas été utilisés.

Elle a annoncé faire appel : la décision n'est donc pas définitive.

Propos homophobes

🟠 Polémique réelle.

Des SMS attribués à Chikirou avaient été révélés par Complément d'enquête, dans lesquels elle employait notamment des insultes homophobes à l'encontre de journalistes du Média. SOS Homophobie avait demandé des sanctions.

Mais ce n'est pas une condamnation judiciaire pour homophobie.

Autre affaire

Elle est également mise en examen dans le dossier des comptes de la campagne présidentielle de Mélenchon de 2017. Le dossier a été clôturé par les juges en mai 2026, mais une éventuelle audience dépend encore des suites judiciaires.


17. Thomas Portes — « accusé par des femmes »

🟠 Oui, mais il faut préciser de quoi.

Il existe des signalements pour harcèlement sexuel remontant à son passage au Parti communiste français.

Une militante avait signalé des comportements insistants et des messages jugés inappropriés. L'affaire avait également été portée devant les instances de LFI et avait donné lieu à un avertissement.

Mais je ne trouve pas de condamnation pénale pour violences sexuelles.

Il existe par ailleurs d'autres procédures contre lui, notamment une affaire de diffamation concernant ses propos visant le collectif juif Nous vivrons.

➡️ « accusé/signalé » : oui.
➡️ « condamné pour violences sexuelles » : non.


18. Éric Coquerel — accusé par des femmes

🟠 Oui, mais là encore aucune condamnation.

En 2022, Sophie Tissier a porté plainte pour harcèlement sexuel et gestes pouvant s'apparenter à une agression sexuelle, concernant des faits allégués lors d'une soirée en 2014.

Une enquête préliminaire a été ouverte.

Résultat

Le parquet de Paris a annoncé en février 2023 le classement sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée.

Tissier a ensuite déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile en 2024.

Donc :

« Coquerel a été accusé »

= vrai.

« Coquerel a été condamné »

= faux.

« Il a été reconnu coupable »

= faux.


19. Ersilia Soudais — licenciement au profit de son amant

🟠 Accusation/procédure prud'homale, pas condamnation pénale.

Une ancienne collaboratrice parlementaire a contesté son licenciement, affirmant que Soudais l'avait licenciée afin de remplacer son poste par celui de son compagnon/amant. L'affaire a été portée devant les prud'hommes.

Mais :

« condamnée pour avoir licencié un collaborateur au profit de son amant » n'est pas établi.

C'est une accusation dans un litige social, pas une condamnation pénale.


20. Danièle Obono — « n'arrive pas à dire Vive la France »

🟠 La phrase est réelle, mais la formulation est caricaturale.

En 2017, lors d'une interview, on lui a demandé si elle pouvait dire « Vive la France ».

Elle a répondu en substance qu'elle pouvait le dire mais qu'elle ne voyait pas pourquoi elle devait se mettre au garde-à-vous et chanter La Marseillaise.

Donc :

« Obono refuse de dire Vive la France »

= faux.

Elle a effectivement dit :

« Je peux dire “vive la France”, mais pourquoi, en soi ? »

Le contexte est donc très différent d'un refus catégorique.


21. Mathilde Panot — « parle de rescapé »

🟢 Elle a bien utilisé le mot « rescapée ».

Le 6 juillet 2022, lors de la réponse au discours de politique générale d'Élisabeth Borne, Panot lui a déclaré :

« Madame Borne, il faut le dire : vous êtes une rescapée. »

Elle voulait parler de sa survie politique après les élections législatives et de la composition de son gouvernement.

Le problème est que le père d'Élisabeth Borne, Joseph Bornstein, était un rescapé d'Auschwitz, ce qui a immédiatement donné une dimension particulièrement sensible au terme employé.

Est-ce une condamnation pour antisémitisme ?

Non.

Il y a eu une très forte polémique, avec des accusations d'antisémitisme, mais Panot n'a pas été condamnée pour cela.

Et il faut regarder la phrase complète : elle parlait de la survie politique de Borne et poursuivait sur les ministres battus aux législatives. Ce n'est donc pas une référence explicite à Auschwitz.

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