INFO OU INTOX :
Des infos, des réflexions, sans prétention d'être expert, juste citoyen. Besoin de comprendre, d'appréhender, et de voir les choses différemment avec un recul qui n'est pas sans intérêts pour mieux saisir comment le monde tourne, en réalité.
La question a toujours été dans certains esprits. Et si demain, le monde judéo chrétien venait a rentrée en guerre contre le monde musulman, que ferions nous de nos plus de 10 millions de musulmans en France, sachant qu'on ne saura jamais qui pourraient être nos amis, ou nos ennemis ! Rappelez vous ce qui s'est passé avec les sino américains après l'attaque de Pearl Harbour. Ou moins connu, le destin de tous ces allemands qui à la fin de la guerre ont été chassés, déportés, expulsés des pays de l'Est alors qu'ils étaient parfois des citoyens de ces mêmes pays, mais qui avaient le défaut d'avoir des racines allemandes....
Appels au meurtre, glorification du djihad, menaces d’attentats.... L’apologie du terrorisme atteint son paroxysme en France.
Selon un dernier bilan daté de ce mardi, pas moins de 6072 signalements de haine en ligne ont été répertoriés par la police judiciaire depuis le raid du Hamas en Israël le 7 octobre.
JO 2024. Expulsions, sans-abri… Des associations alertent sur le « nettoyage social » à Paris
Près de 70 associations ont lancé une campagne de sensibilisation, ce lundi 30 octobre, pour dénoncer un « nettoyage social » dans les rues de Paris en vue des Jeux olympiques, l’an prochain.
Que retiendra l'Histoire de la position américaine en l'état ? Pays qui s'est toujours prétendu vouloir défendre les libertés, la démocratie.... mais finalement, uniquement quand cela était dans son intérêt. Hors qu'y a t'il d'interressant à prendre partie pour les palestiniens lorsqu'on a au sein du pays des mouvances et influences qui ne sont pas des légendes, et qui peuvent faire parfois le jour et la nuit, selon si Washington décide d'aller dans un sens plutôt que dans un autre. Les hégémonies américaines se sont pourtant effrités depuis les croisades irakienne et afghane. Les émergents ont commencer leurs travails de conquête d'un monde multipolaire, et la poudrière du proche orient est sur le point d'exploser. L'époque est charnière, et poussera les acteurs à faire des choix qu'on imaginait pas être prit de la sorte, en totale contrariété de ce que l'on a vendu aux peuples occidentaux pendant tant d'années.
Génocide mondial » ? Histoire des massacres de civils aux États-Unis : le plan monstrueux visant à tuer des Palestiniens est pleinement approuvé par Washington.
Mise à jour. Mémorandum secret des services de renseignement israéliens
Un mémorandum officiel « secret » rédigé par le ministère israélien du Renseignement « recommande le transfert forcé et permanent des 2,2 millions d’habitants palestiniens de la bande de Gaza vers la péninsule égyptienne du Sinaï », notamment vers un camp de réfugiés en territoire égyptien. Il existe des indications de négociations entre Israël et l’Égypte ainsi que de consultations avec les États-Unis.
Le document de 10 pages, daté du 13 octobre 2023, porte le logo du ministère du Renseignement … évalue trois options concernant l’avenir des Palestiniens dans la bande de Gaza… Il recommande un transfert complet de population comme plan d’action privilégié. … Le document, dont l’authenticité a été confirmée par le ministère, a été traduit intégralement en anglais ici au +972. Voir ci-dessous, cliquez ici ou ci-dessous pour accéder au document complet (10 pages)
L’option C constitue la base pour perpétrer un génocide contre le peuple palestinien.
M. Ch. Recherche mondiale, 1er novembre 2023
Introduction
Les bombardements génocidaires d’Israël contre les Palestiniens à Gaza ont (au 30 octobre) entraîné la mort de 8 306 civils, dont plus de 3 000 enfants . Selon les mots du journaliste canadien Andrew Mitrovica ,
« Ce n’est pas une attaque. Ce n’est pas une invasion. Ce n’est même pas une guerre. C’est un génocide. … Le plan monstrueux est aussi clair que le caractère misérable de Netanyahu : en finir avec Gaza en effaçant Gaza.
L’opération israélienne « Pour rayer Gaza de la carte », y compris le programme sous fausse bannière, a été soigneusement coordonnée avec l’armée et les renseignements américains. Cela fait partie d’un programme militaire plus large des États-Unis et de l’OTAN.
La pratique militaire tacite de l’Amérique depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui consiste à prendre systématiquement pour cible des civils, ce qui constitue un crime contre l’humanité. Netanyahu est le mandataire de Washington.
Il faut comprendre que le ciblage délibéré par Israël des civils à Gaza fait partie d’une stratégie militaire américaine de longue date consistant à tuer des civils. À cet égard, l’Amérique soutient pleinement son mandataire israélien.
Dans les développements récents, les responsables israéliens ont justifié le massacre de civils à Gaza en soulignant le bombardement de la ville allemande de Dresde (une cible civile) ainsi que de nombreuses autres villes allemandes par les États-Unis et la Grande-Bretagne vers la fin de la Seconde Guerre mondiale.
De la même manière, les États-Unis ont appliqué la même stratégie en ciblant les civils japonais avec des bombes incendiaires vers la fin de la Seconde Guerre mondiale.
La stratégie américaine consistant à tuer des civils (1945-)
Depuis la Seconde Guerre mondiale, la stratégie militaire américaine a délibérément ciblé les civils ainsi que les « biens civils », notamment les hôpitaux, les écoles, les églises et les zones résidentielles. Les preuves sont accablantes.
Bien que cette pratique soit qualifiée de crime contre l’humanité, les États-Unis n’ont jamais fait l’objet de poursuites par la Cour pénale internationale (CPI).
L’histoire des guerres menées par les États-Unis confirme que le meurtre de millions de civils fait partie intégrante du programme de guerre mondial des États-Unis.
Pendant et depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont tué plus de 40 millions de personnes dans un certain nombre de pays, pour la plupart des civils, soit directement, soit par l’intermédiaire de leurs régimes fantoches :
Allemagne – Seconde Guerre mondiale : (plusieurs villes bombardées par les États-Unis dont Dresde, Nuremberg, Hambourg, Cologne) ; Nombre de personnes tuées : 600 000 (selon la récente déclaration d’un responsable israélien )
Japon-Seconde Guerre mondiale : 442 000 civils tués par les bombardements incendiaires américains et britanniques.
La soi-disant « guerre contre le terrorisme » des États-Unis a tué jusqu’à 4,6 millions de personnes en Irak, en Afghanistan, au Yémen, en Libye, en Syrie, en Somalie et au Pakistan, selon un rapport de l’Université Brown .
Pakistan 1971 : Jusqu’à trois millions de Bengalis de souche tués par l’armée pakistanaise (un mandataire américain) au Pakistan oriental (la plus grande province du pays). Pour cette raison, le Pakistan oriental s’est séparé du Pakistan et est devenu le Bangladesh.
L’invasion de la République démocratique du Congo par le Rwanda et l’Ouganda, mandataires américains, à partir de 1998, a tué plus de 6,9 millions de civils . Ce génocide continue.
La liste ci-dessus est une liste partielle qui n’inclut pas l’Afghanistan, le Soudan, le Yémen, la Libye, la Syrie, l’Indonésie, l’Angola, le Mozambique et l’Amérique latine. Les décès résultant des famines et de la pauvreté de masse imposés par les politiques américaines à l’échelle mondiale, en particulier par les sanctions, sont également pertinents.
L’ancienne secrétaire d’État américaine Madeleine Albright (qui a assumé ce poste en 1997) a été interrogée en 1996 par Leslie Stahl , intervieweuse de CBS, sur l’effet mortel des sanctions américaines sur les enfants irakiens. Stahl : « Nous avons appris qu’un demi-million d’enfants sont morts. Le prix en vaut-il la peine ?
Albright a répondu,
“Je pense que c’est un choix très difficile, mais le prix, nous pensons que le prix en vaut la peine.”
Comme le disent Kevin Reese et Margaret Flowers dans leur article Global Research 2020 :
« Les sanctions économiques sont un acte de guerre qui tue chaque année des dizaines de milliers de personnes par étranglement financier. »
La liste des crimes de guerre américains ci-dessus confirme que :
Le génocide israélien des Palestiniens n’émane pasdu Premier ministre Benjamin Netanyahu mais de l’Empire américain.
Le massacre de civils fait partie de la doctrine militaire américaine depuis la Seconde Guerre mondiale et Washington a tenté de « normaliser » cette pratique guerre après guerre.
La Seconde Guerre mondiale. Allemagne et Japon …../….
Cher Philippe Grasset, puisque tous les mots comptent, je tenterai d’éviter le mot “guerre” après la lecture de votre dernier article. Selon ma théorie, vu que les enjeux sont les mêmes depuis plusieurs centaines d’années, et en fait les protagonistes aussi, nous sommes depuis cette époque-là déjà lointaine sous le joug de la Première Guerre Mondiale.
Cela commence par une défaite du futur “roi du monde” en 1748. Depuis, c’est toujours lui, avec des hauts et des bas, qui a “créé l’évènement” en imposant sa bien particulière diplomatie partout dans le monde. Cela fut par exemple “la guerre de l’opium”, ou l’annexion du Texas et du reste des États Unis du sud-ouest.
Quelle était la particularité de ces escarmouches parfois violentes ? L’extension coûte que coûte de l’hégémonie de l’anglosaxonnerie. Extension télécommandée via “le billard à trois, quatre, cinq bandes” placé dans la City de Londres. C’était vrai il y a trois siècles, ce l’est encore aujourd’hui, et ce, même si comme l’empire romain, celui-ci fatigue. Les causes sont internes, comme il y a dix-huit siècles. Ramollissement, mise en avant de la débauche au détriment de la culture, panne de l’élan vital poussé par les naissances, sont des causes objectives de l’écroulement aussi bien au niveau des pieds que de la tête.
D’où ce sursaut — trop tard, trop maladroit — de la violence à la fois armée, anticulturelle, antidiplomatique, financière et alors que le savoir et le savoir-faire sont en mode panique. Oui, c’est toujours la première guerre mondiale, mais quels que soient les évènements à venir elle se terminera bientôt. Comme pour ce lion vieillissant, qui n’a à la fin plus que la fuite devant les hyènes pour n’être pas à son tour l’objet du petit déjeuner d’autres créatures.
Ne resteront alors que deux possibilités : soit la fuite dans son pré carré, où le prédateur se fera oublier ; soit le grand éclair multiple, où nous passerons tous. Malgré les bêtes sauvages et hors sol du Département d’État, enfin muselées par le Peuple, gageons que la première solution s’imposera. En tout cas, espérons-le
Qui, parmi les sujets tabous, est le plus délicat et le plus casse gueule a aborder si ce n'est, qui sont ces gens en coulisses, qui tirent les ficelles de nos soient disant "démocratie" ?
Qui dirige nos dirigeants ?
Dans cet entretien de 2005 (Mullins est mort en 2010) consacré à son père spirituel Ezra Pound, qui a formé quatre prix Nobel, Eustace Mullins dénonce avec une précision chirurgicale le pouvoir à la fois démesuré et criminel de la Banque.
« Lorsque je l’ai rencontré, Ezra avait quatre protégés qui avaient reçu le prix Nobel. Il m’a pris sous son aile et a entrepris de me former. Il m’a donné pour mission d’aller à la bibliothèque du Congrès pour y faire des recherches sur le système de la Réserve fédérale.
J’avais un don pour la recherche et j’y ai découvert toute l’histoire du système de la Réserve fédérale qui est la plus grande escroquerie jamais commise dans l’histoire : un groupe de banquiers privés a conspiré de manière criminelle pour s’emparer de la monnaie et du crédit aux États-Unis. C’est ce qu’ils ont fait en 1913. Ils ont fait voter le projet de la Réserve fédérale par le Parti démocrate à Washington, D.C. Il a été adopté par le Congrès. Cette loi a remis à des banques privées la totalité de la monnaie du crédit aux États-Unis, ce qui n’était pas rien !
Elles ont gardé ce droit depuis en l’érigeant en monopole, de sorte que les actions des banques de la Réserve fédérale ne puissent jamais être échangées sur le marché. Seulement au sein d’une même famille ou si une société achète la banque qui les détient. Depuis 1914, il est impossible d’acheter une action de la Réserve fédérale sur le marché et ça en fait un monopole. C’est ce qu’ils ont : un monopole !
Ils sont totalement protégés contre la prise de contrôle du système de la Réserve fédérale par quiconque. John D. Rockefeller était à l’époque l’un de ses plus gros actionnaires. Il a fait placer ses actions sous la fondation Rockefeller de sorte qu’elles ne puissent jamais être achetées ou vendues. Elles sont en sécurité pour toujours. Les autres actionnaires qui ont pris le contrôle avec lui en 1914 sont la famille Schiff et la famille Warburg. Bien sûr, ces fortunes de famille existent toujours, ainsi que leurs participations majoritaires dans le capital de la Réserve fédérale et des diverses banques de la Réserve fédérale. »
Mullins frappe au cœur du système criminel américain
Mullins plonge son analyse encore plus loin dans les racines de ce pouvoir profond qu’on appelle Réserve fédérale : elle est au centre de la politique monétaire américaine, de sa géopolitique agressive et des guerres qui ont embrasé le XXe siècle.
« Elle n’est pas plus “fédérale” que la société Federal Express. Et elle n’a pas de “réserves”. Elle n’a pas besoin de réserves car elle imprime sa propre monnaie. Si vous imprimez votre propre monnaie, à quoi bon ? Il suffit de mettre en marche l’imprimante et de créer 10 milliards de dollars !
Enfin, ce n’est pas un “système”. On l’appelle le “système de la Réserve fédérale” mais il n’est pas fédéral, il n’a pas de réserves et ce n’est pas un système. Je suis le seul au monde à l’avoir défini, dans mes travaux, comme un syndicat du crime.
Et c’est ce qu’il est : un syndicat du crime ! Comme la mafia, qui est une de ses filiales. Ainsi que la CIA et tous les syndicats du crime qui dépendent du système de la Réserve fédérale. Une banque centrale est un groupe de banquiers qui exercent un contrôle total sur l’économie d’un pays. Ils impriment leur propre monnaie, autant qu’ils veulent, et elle finit par ne plus rien valoir... par la spéculation... Une banque centrale est conçue pour la spéculation.
Le système de la Fed a été mis en place uniquement pour la spéculation. Son créateur fut Paul Warburg, associé chez Kuhn, Loeb & Co. à New York, qui, soit dit en passant, a financé la révolution communiste, la révolution hitlérienne, et l’entrée du Japon dans la Seconde Guerre mondiale… »
Mullins démasque le sionisme derrière la politique américaine
« Israël contrôle totalement les États-Unis. Ariel Sharon, le président d’Israël, a déclaré publiquement à de multiples reprises – c’est très rarement relayé par la presse – que “les États-Unis feront tout ce que nous leur dirons”. Pas “leur demanderons” mais “leur dirons” !
Lorsque le sionisme a été proposé pour la première fois au début des années 1920... Pendant la Première Guerre mondiale, ils ont obtenu la déclaration Balfour en faveur d’un “foyer national pour le peuple juif” et cette déclaration a été imposée au Parlement britannique par Lord Rothschild. Ce n’était pas une bonne affaire, et personne dans le monde ne voulait d’un foyer national pour les Juifs. Surtout pas les Juifs !
Ils vivaient déjà très bien en tant que peuple nomade dans le monde entier et ils n’avaient pas vraiment envie d’être confinés à un seul pays. Ce qui, bien sûr, n’a jamais été le cas. C’est ainsi que la plupart des Juifs notoires – y compris Jacob Schiff de Kuhn, Loeb & Company, qui avait financé la révolution bolchevique en Russie...
Jacob Schiff, de 1920 à 1926, était un antisioniste très franc. Il pensait qu’il serait suicidaire pour le peuple juif d’avoir un foyer national, auquel il devrait bien sûr être fidèle, par opposition à la liberté dont il jouissait, qui consistait à être citoyen de toutes les nations du monde, ce qui était idéal pour leurs projets. »
Si cette commission d'enquête est accepter, il y a des voiles qui risquent de tomber sur les copinages et le gaspillage intempestif du denier public dans des productions cinématographiques qui ne servent en réalité qu'à faire travailler des portions de la profession, sans aucune ambition de retour sur investissement. En gros se planquer derrière l'exception culturelle pour recevoir de l'argent public gratuit, sous le prétexte de faire des films pour préserver le cinéma français, alors qu'en réalité, ce sont de grosses fumisteries pour s'engraisser sur le dos du contribuable.
Sommes nous en train de voir la naissance d'un scandale qui devrait liquidé Bill Gates, suite à d'autres élans journalistiques qui commencent a s'approcher dangereusement de faits qui prouveraient que Gates était bien un de ceux qui auraient jouer à touche pipi sur l'île d'Epstein ?
IL TENTE DE SURVIVRE MEDIATIQUEMENT MAIS CLAIREMENT, GAZA A LITTERALEMENT FAIT DISPARAITRE L'UKRAINE DES PERISCOPES MEDIATIQUES. MEME SI CERTAINS TENTENT ENCORE DE GARDER LE CAP POUR MAINTENIR L'OPINION SOUS CONTROLE, ZELENSKI ADMET QU'IL EST DESORMAIS HORS JEU !
La guerre est perdue – Zelenski va partir
Personne ne croit en la victoire autant que moi. PERSONNE.
Cette offensive s’est déroulée à un rythme insoutenable et avec des pertes énormes, ce qui fait que Zelensky a de plus en plus de mal à convaincre ses partenaires que la victoire est à portée de main. Avec le déclenchement de la guerre en Israël, le simple fait de maintenir l’attention du monde sur l’Ukraine est devenu un défi majeur.
Citant un soldat sur le front de la contre-offensive, The Economist abonde dans le même sens :
“Left Handed“, un fantassin qui se bat sur le front entre Robotyne et Verbove, affirme que les pertes ukrainiennes ont atteint des niveaux alarmants, en partie grâce au travail des drones. Les plaines de Zaporizhia ont tourné le dos à la vie, dit-il. “C’est l’enfer. Des cadavres, l’odeur des cadavres, la mort, le sang et la peur. Pas une once de vie, juste la puanteur de la mort“. Les membres d’unités comme la sienne avaient plus de chances de mourir que de survivre. “Soixante dix pour cent -Trente pour cent. Certains ne survivent même pas jusqu’à leur première bataille“.
Mais ses convictions n’ont pas changé. Malgré les récents revers sur le champ de bataille, il n’a pas l’intention d’abandonner le combat ou de demander une quelconque paix.
Au contraire, sa conviction de la victoire finale de l’Ukraine sur la Russie s’est durcie, au point d’inquiéter certains de ses conseillers. Elle est inébranlable, à la limite du messianisme. “Il se fait des illusions“, me dit l’un de ses plus proches collaborateurs, frustré. “Nous n’avons plus d’options. Nous ne sommes pas en train de gagner. Mais essayez de le lui dire“.
L’entêtement de Zelensky, selon certains de ses collaborateurs, a nui aux efforts de leur équipe pour élaborer une nouvelle stratégie, un nouveau message. Alors qu’ils débattaient de l’avenir de la guerre, une question est restée taboue : la possibilité de négocier un accord de paix avec les Russes. À en juger par de récents sondages, la plupart des Ukrainiens rejetteraient une telle démarche, surtout si elle impliquait la perte de tout territoire occupé.
La guerre est perdue. Les Ukrainiens le savent. Mais ils ne veulent pas abandonner.
Les gens de Zelenski rejettent la faute sur tout le monde sauf sur ceux qui ont causé le désordre. C’est le message de “victoire” de Zelenski et de son équipe qui a conduit l’opinion publique à la complaisance la plus totale.
D’un point de vue stratégique, l’Ukraine est en train de perdre la guerre en raison de la perception inadéquate de la situation par la société.
Cette opinion a été exprimée par le commandant des forces armées ukrainiennes Dmitry Kukharchuk dans une interview avec Channel Five.
Il affirme qu’au début de la guerre, tous les Ukrainiens étaient prêts à défendre le pays et qu’il y avait de nombreux volontaires. Mais après le retrait des troupes russes de Kiev, la situation a changé.
“Immédiatement après, j’ai remarqué que les médias diffusaient des thèses selon lesquelles nous nous battions contre des sans-abri, que l’armée russe ne savait pas se battre, qu’en principe la victoire serait acquise dans une semaine ou deux, un mois au maximum. Que d’abord au printemps, puis en été, puis en automne, puis en hiver, sans préciser lequel, nous irons en Crimée. Que la victoire est fondamentalement victorieuse. On a donc mis les gens dans une salle de bain chaude. Nous avons brisé leur vision de la réalité. Mais cela ne s’est pas produit en Russie. Les Russes ont commencé à se rendre compte que la guerre n’allait pas être facile pour eux. Ils ont compris qu’ils allaient devoir se battre pendant longtemps“, estime M. Kukharchuk.
Il ajoute que les Russes “deviennent plus forts” chaque jour et que si l’Ukraine avait vraiment combattu des “dégénérés“, elle les aurait vaincus depuis longtemps.
“C’est la raison pour laquelle nous perdons. Ils ont ces processus en cours, et leur état de préparation est bien plus élevé que celui de notre société. Et lorsqu’ils parlent d’une bombe nucléaire, d’une guerre de tous contre tous, pour une raison ou une autre, il me semble qu’ils sont prêts pour ces processus“, a ajouté le commandant du bataillon.
Napoléon, Hitler et bien d’autres qui ont cherché la guerre contre la Russie ont dû apprendre à ne jamais sous-estimer la profondeur de ses ressources. Aujourd’hui, l’OTAN, les États-Unis et leurs mandataires européens sont en train d’apprendre cette leçon.
Zelenski ne l’a toujours pas apprise. Il ne cédera pas :
Le froid rendra également les avancées militaires plus difficiles, bloquant les lignes de front au moins jusqu’au printemps. Mais Zelenski refuse de l’admettre. “Pour moi, geler la guerre, c’est la perdre“, déclare-t-il. Avant l’arrivée de l’hiver, ses collaborateurs m’ont prévenu qu’ils devaient s’attendre à des changements majeurs dans leur stratégie militaire et à un remaniement important de l’équipe du président. Selon eux, au moins un ministre devrait être licencié, ainsi qu’un général de haut rang chargé de la contre-offensive, afin de rendre compte de la lenteur des progrès de l’Ukraine sur le front. “Nous n’avançons pas“, déclare l’un des proches collaborateurs de Zelensky. Certains commandants de première ligne, poursuit-il, ont commencé à refuser les ordres d’avancer, même lorsqu’ils venaient directement du bureau du président. “Ils veulent simplement rester dans les tranchées et tenir la ligne“, ajoute-t-il. “Mais nous ne pouvons pas gagner une guerre de cette façon“.
Lorsque j’ai soulevé ces questions auprès d’un officier supérieur, il m’a répondu que certains commandants n’avaient pas vraiment le choix de remettre en question les ordres émanant du sommet de la hiérarchie. Selon lui, à un moment donné, début octobre, les dirigeants politiques de Kiev ont demandé une opération pour “reprendre” la ville de Horlivka, un avant-poste stratégique dans l’est de l’Ukraine que les Russes tiennent et défendent farouchement depuis près d’une décennie. La réponse a pris la forme d’une question : “Avec quoi ?Ils n’ont ni les hommes ni les armes“, déclare l’officier. “Où sont les armes ? Où est l’artillerie ? Où sont les nouvelles recrues ?”
Dans certaines branches de l’armée, la pénurie de personnel est devenue encore plus grave que le déficit en armes et en munitions. L’un des proches collaborateurs de Zelensky me dit que même si les États-Unis et leurs alliés fournissent toutes les armes qu’ils ont promises, “nous n’avons pas les hommes pour les utiliser“.
Depuis le début de l’invasion, l’Ukraine a refusé de publier un décompte officiel des morts et des blessés. Mais selon les estimations américaines et européennes, le bilan dépasse depuis longtemps les 100 000 morts de part et d’autre de la guerre. La guerre a tellement érodé les rangs des forces armées ukrainiennes que les bureaux de recrutement ont été contraints de faire appel à du personnel de plus en plus âgé, ce qui a porté l’âge moyen d’un soldat ukrainien à environ 43 ans. “Ce sont des hommes adultes maintenant, et ils ne sont pas en très bonne santé“, déclare le proche collaborateur de Zelensky. “Nous sommes en Ukraine, pas en Scandinavie. Ce n’est pas la Scandinavie.“
Les vieux problèmes de l’Ukraine, en particulier la corruption, persistent :
Avec toutes les pressions exercées pour éradiquer la corruption, j’ai supposé, peut-être naïvement, que les fonctionnaires ukrainiens réfléchiraient à deux fois avant d’accepter un pot-de-vin ou d’empocher des fonds publics. Mais lorsque j’ai fait cette remarque à un haut conseiller présidentiel au début du mois d’octobre, il m’a demandé d’éteindre mon enregistreur audio afin de pouvoir parler plus librement. “Simon, vous vous trompez“, me dit-il. “Les gens volent comme s’il n’y avait pas de lendemain“.
Sachant que le bateau est en train de couler, c’est probablement ce que je ferais aussi. J’embarquerais tout ce qui est disponible sur mon radeau de sauvetage personnel et je me préparerais à couper les amarres avec le navire-mère.
L’article du Time est un signal. Il annonce la fin du régime Zelenski. Je suis sûr que le Conseil national de sécurité, ainsi que le département d’État, cherchent fébrilement une alternative – et un moyen de sauver la face en mettant cette alternative en place.
Quelqu’un semble protéger et promouvoir Alexey Arestovich exactement dans ce but :
Après avoir quitté le bureau présidentiel à la suite d’un scandale en janvier 2023, Arestovich, bien qu’il ait commencé à critiquer les actions des autorités, l’a fait avec prudence jusqu’à récemment.
Mais aujourd’hui, il se contente de critiquer l’équipe au pouvoir.
Arestovich se concentre sur deux choses : les décisions militaires des dirigeants du pays et leur politique intérieure.
…
La deuxième version : Arestovich a obtenu le soutien des Américains qui souhaitent une plus grande diversité politique en Ukraine et ne sont pas intéressés par la monopolisation du pouvoir par Zelensky.
En faveur de cette version, ils utilisent également le fait mentionné plus haut que le durcissement de la rhétorique de l’ex-conseiller du cabinet du président a commencé après son voyage aux États-Unis. A cet égard, ils rappellent également son interview avec Gordon au début du mois d’octobre, dans laquelle il déclare que si l’Occident décide de mettre fin à la guerre sans atteindre les frontières de 1991 et que Zelensky s’y oppose, alors le président de l’Ukraine sera “changé” lors des élections.
…
“Il est possible qu’Arestovich soit soutenu par une certaine partie des élites occidentales, qui se soucient de la diversité des opinions en Ukraine. Ils disent que le pays ne peut pas parler seulement avec la voix de Zelensky, mais qu’il y a aussi différentes opinions critiques“, commente l’analyste politique Ruslan Bortnik à Strana.
Dans sa grande stratégie, la Maison Blanche avait cherché à pivoter vers l’Asie. Mais les États-Unis sont avant tout coincé en Ukraine, dans un conflit totalement inutile qu’ils ont eux-mêmes provoqué, puis, avec Gaza en flammes, de nouveau au Moyen-Orient.
Lors d’une récente conférence en Australie, John Mearsheimer s’est penché sur ce dilemme (vidéo). Il n’entrevoit pas d’issue favorable.