Quant on subit des attaques, et qu'on a des instabilités dans son camps, la tactique, c'est lancé un pavé, et laisser les médias faire le reste des remous que cela va engagé. Et c'est exactement ce que Trump est en train de faire : noyé le poisson.
https://www.washingtonpost.com/news/fact-checker/wp/2017/03/05/trumps-evidence-for-obama-wiretap-claims-relies-on-sketchy-anonymously-sourced-reports/
Le dernier pavé, c'est soit disant des écoutes commanditées par Obama. Problème de cette allégation, c'est qu'a l'heure actuel, elles reposent sur un compte rendu du magasine Breitbart, qui lui même tiens ses infos d'un autre organisme de presse ultra conservateur, Street Heat.
Reposant sur les textes des accords instaurés depuis les attentats du 11 septembre 2001, Patriot Act renforcé en première ligne, la Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA) aurait été saisi en juin 2016, pour effectuer une surveillance de routine sur Trump et son entourage, basée sur des doutes concernant des contacts avec la Russie. Une demande qui avait refusée par cette administration, jugeant reposée sur de simples allégations. En Octobre, une nouvelle demande de l'administration Obama aurait été faite, celle ci acceptée, sur une surveillance digital à la Trump Tower, afin de récolté d'éventuelles données pouvant prouvé un contact ou un lien avec la Russie. Selon Andrew McCarthy du National Review, aucunes données n'a été trouvées mais la surveillance "prolongée", alors en pleine ligne droite de la campagne présidentielle. Si le FBI reconnait qu'en effet, ils ont pu trouver quelques "spams" d'organismes financiers Russes, aucuns éléments n'a démontrés quelques collusions possible.
Face a ses éléments, le FBI dément les écoutes, sans affirmé qu'il n'y a pas eu de surveillance. Une ambiguïté que d'autres presses ont tenté d'éclaircir, en vain.
Seul média a avoir aborder la question, c'est la BBC, en Janvier dernier, ou elle aborde en effet des demandes à la FISA, relayé également par le Guardian.
Il fut rapporté que "le FBI avait obtenu en secret un mandat le 15 octobre auprès de la Foreign Intelligence Surveillance Court permettant aux enquêteurs d' accéder à la banque de données et autres documents sur les paiements potentiels et les transferts d'argent liés à la Russie." Cela fait écho au rapport de la BBC, mais différent de celui du compte rendu de Street Heat.
Mais l'affaire a commencer a prendre des proportions ou toutes les allégations de Trump reposent essentiellement sur ces mêmes articles. Du coup, le directeur du FBI James B. Comey a demandé au ministère de la Justice d'émettre une déclaration réfutant l'affirmation du président Trump comme par laquelle Obama a ordonné une écoute électronique des téléphones de Trump avant l'élection. Et au dernière nouvelle, le site de Street Heat a émit un communiqué indiquant qu'il n'avait jamais parlé "d'écoutes" et que c'est en réalité le site de Breitbart qui en avait tiré une conclusion hâtive.
Le fait est qu'a partir du moment ou les instances américaines avaient de quoi rentré secrètement dans les serveurs de Trump, rien ne les empêchaient d'aller jusqu'au bout en collectant aussi des communications. Mais évidemment, çà, c'est du domaine du secret, et pour le moment, aucun témoignage, aucun document ne prouve que la FISA ait pu aller plus loin qu'un simple contrôle.
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