vendredi 24 février 2023

PRINCIPE

Aux USA, on estime à plus de 40 millions le nombre d'américains bénéficiaires des "food stamps", appeler plus communément les bons alimentaires. En réalité, un aide sociale qui se concrétise par une carte bancaire affilier à un compte sur lequel une sommes est versée en guise d'aide sociale plus les plus démunis. Problèmes, c'est que souvent, ce sont des familles entières qui se regroupent dans une seul logit pour que chaque bénéficiaires mettent en commun leurs droits et acheter.... que dis je, consommer ! Ainsi le système paye la tranquillité d'avoir des gens dociles qui, tant qu'ils ne contestent pas, ne manifestent pas, ils garderont le bénéfice de pouvoir vivre aux frais de la princesse. Et même quand des politiciens tentent d'y mettre le "hola" (comme il y a quelques années ou l'on voulait interdire des achats d'alcools ou de billetteries de loterie mais en vain car les progressistes ont considérer que c'était discriminatoire) on se rend compte qu'en réalité, ce système est devenu une sorte de revenu universel, avec quand même quelques conditions mais qu'on peut très bien imaginer extensibles à un crédit social.


Ce pays devient fou. Maintenant le chèque alimentaire…


Voilà ce que j’écrivais il y a 12 ans. Nous étions en 2011. Le titre ?

Les Chèques de la Honte.

« C’est la grande mode. À chaque problème de pouvoir d’achat la fausse bonne idée d’un chèque correspondant est mise en place.

M. et Mme Toutlemonde ne peuvent plus se nourrir décemment à midi et voilà le chèque restaurant. M. et Mme Toutlemonde ne peuvent plus partir en vacances et payer les péages et voici le chèque vacances. D’ailleurs les péages d’autoroute sont une gabelle moderne versée à des sociétés privatisées ayant racheté une misère une infrastructure financée par les impôts de l’ensemble du peuple français pendant des décennies. Cette gabelle profite aux actionnaires ce qui est normal. Il serait scandaleux bien sûr que la collectivité profite des sommes versées à chaque passage. Un actionnaire étant un être supérieur il est normal de lui verser la dîme. Sachez-le manants !

Puis, le chèque de rentrée car M. et Mme Toutlemonde ne peuvent plus payer les fournitures scolaires pour leur enfants ni les habiller convenablement. Pour M. et Mme Classesupérieures il y a le chèque emploi-service pour payer femme de ménage, nounou ou jardinier. Il ne faut pas oublier que M. et Mme Classesupérieures deviennent de moins en moins supérieurs. Seuls les mégas riches continuent à s’empiffrer.

Lorsque le prix de l’essence augmente on évoque la possibilité d’un chèque essence. Pour le fioul domestique qui sert à se chauffer, il y a bien désormais le chèque chauffage. Certains esprits chagrins dont je fais décidément partie font bien remarquer que plus de 80 % du prix d’un litre de carburant sont des taxes mais chut… faisons un chèque.

Il ne faut pas oublier le chèque lire, pour acheter des livres, les chèques cadeaux que les entreprises utilisent à merveille en lieux et place d’une commission. Mon petit salarié tu as très bien travaillé. Voici 50 € en chèque cadeaux. « Dis merci patron ! ». J’en ai reçu quelques-uns de ces chèques « cadeaux ». Ils sont insupportables. Ils ne se mettent pas de côté (il y a une date de validité) et je ne dois vraiment pas avoir de chance car à chaque fois, ce que je veux acheter est toujours plus cher que le chèque dont je dispose. Donc je dépense plus et m’appauvris en réalité à chaque fois que j’en reçois un… Merci patron quoi ! Je vous passerai le détail qui consiste en différentes marques de chèques cadeaux qui sont valables chacun dans un type de magasins différents.

Comme l’École est l’éducation doivent devenir une marchandise comme les autres, des députés géniaux proposent un chèque éducation (M. et Mme Classesupérieures rajouteront certainement un peu de leur poche pour que leur enfants accèdent aux meilleures écoles tandis que M. et Mme Toutlemonde qui ont un fils iront dans les écoles les moins chères et les moins bonnes, mais chut..).

Ces chèques que l’on reçoit, que l’on prend et qu’on utilise sont des chèques de la honte. Ils masquent le véritable problème.

Quel système économique souhaitons-nous ? Quel partage, quel contrat social ?

L’enjeu du pouvoir d’achat sera au centre de la campagne Présidentielle de 2012. Il est fort probable qu’un candidat « audacieux » finisse par nous proposer un chèque caddy pour faire nos courses toutes les semaines. Il ne faudra pas se méprendre. Ce chèque caddy sera un mélange de soupe populaire moderne et de ticket de rationnement qui ne diront pas leur nom. Nous aurons alors atteint le fond.

Il occultera encore une fois l’absence du seul chèque utile, valable et indispensable… le chèque du salaire de fin de mois. Un emploi et un salaire permettant à M. et Mme Toutlemonde de vivre de leur travail.

Mais il devient tellement rare qu’un Petit Prince moderne pourrait demander… « dis, dessine-moi un travail ».

Nous sommes en 2023 et nous y arrivons. Nous voilà au chèque caddy pour faire ses courses !

La présidente de la FNSEA plaide pour un chèque alimentaire pour les plus modestes plutôt qu’un panier anti-inflation

Le panier anti-inflation, dispositif sur lequel planche le gouvernement depuis plus d’un mois pour tenter de répondre à l’inflation dans les rayons des supermarchés, n’est « pas enterré » malgré les critiques, a assuré mardi 21 février le cabinet de la minitre déléguée au Commerce Olivia Grégoire.

Parmi les détracteurs, se trouve Christiane Lambert, la médiatique présidente du premier syndicat agricole, la FNSEA. « Nous avons exprimé notre rejet du panier anti-inflation, promu et présenté par Olivia Grégoire, puis promu et présenté par Bruno Le Maire », a-t-elle déclaré mardi lors d’une conférence de presse. « Beaucoup de distributeurs disent : ‘nous devons vendre moins cher, parce que les Français raisonnent leur alimentation à l’euro près’. Pour eux, c’est le prétexte pour tirer les prix vers le bas » , a-t-elle encore estimé.

Il y a près de quinze jours, elle a adressé un courrier à Alexandre Bompard, directeur général de Carrefour, qu’elle a rendu public sur Twitter, dans lequel elle « dénonce les premières dérives du panier anti-inflation ». Dans ce courrier relevé par BFMTV , la responsable syndicale décrit cette opération promotionnelle intitulée « Défi anti-inflation » comme « un panier de produits peu qualitatifs sans origine française garantie, à des prix dérisoires ». Outre son absence de ciblage, elle critique une déconnexion des prix des produits proposés par rapport aux coûts des producteurs français. « Comment est-il possible de proposer de la viande de porc (importée) à un prix trois fois moins cher que celui de l’alimentation pour chien ? […] Aider les plus précaires comme vous prétendez le faire faire, doit-il passer par de la pâte à tartiner, des bières, des sodas ? », dénonce la FNSEA.

Christiane Lambert plaide ainsi pour l’instauration d’un chèque alimentaire destiné aux ménages les plus modestes. « Ce dernier permet de cibler directement les populations précaires, améliore la qualité et la variété de leur alimentation, sans induire de destruction de valeur dans nos filières », fait-elle valoir dans son courrier.

Il y a quelques mois, la FNSEA avait envisagé un montant journalier de trois euros par personne dans le cadre de ce chèque alimentaire pour 5,5 millions de Français précaires, soit un coût total annuel d’environ 6 milliards d’euros, rapporte BFMTV. Il pourrait finalement s’agir d’un chèque annuel de 100 euros , sur le modèle des chèques vacances ou du chèque énergie, destiné aux 2 millions de Français les plus précaires.

Elle doit en parler ce mercredi à Emmanuel Macron, qu’elle doit rencontrer à l’Élysée à quelques jours du début du Salon de l’agriculture. « On a travaillé pour faire une proposition clé en main. On reste persuadé que c’est la meilleure formule » , assure Christiane Lambert au micro de RTL. « Plus de deux millions de Français précaires pourraient y avoir droit. « Notre idée, c’est de dire : ‘Aidons ceux qui sont précaires’. On a l’outil pour le faire et pour cibler les personnes comme on a pu repérer qui étaient les ayant droit pour le chèque vacances ».

En finir avec ces chèques de la honte !

L’effet est très pervers. Tout travail mérite salaire et chaque salaire doit être décent et permettre à chacun de vivre dignement.

Les chèques qui complètent nécessitent une fiscalité de plus en plus lourde, plus d’impôts, et moins de revenus. Un travail qui rémunère de moins en moins. Un système d’assistanat de plus en plus généreux. Un refus de plus en plus partagé du travail et donc de la participation à la société.

Encore une fois, si tout le monde revendique son droit à la paresse en même temps, aucun train, bus, ou avion ne pourra vous emmener paresser au soleil. Le travail n’est pas une option pour une société et le laisser croire est stupide, comme le fait de laisser croire que l’on règle des problèmes sociaux majeurs par une succession de chèques honteux de 100 euros pour chaque sujet.

Terrifiant de bêtise.

Charles SANNAT


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