mardi 19 avril 2016

HISTOIRE TAFTAIENNE

Et si Hollande trouvait dans le TAFTA, l'occasion de gagner un peu de point dans l'opinion ? 

Car oui, même si le TAFTA a vocation a être signé sans qu'aucune instance nationale ne viennent l'en empêcher, plusieurs politiques commencent a comprendre que l'outils ne pourra jamais trouver l'adhésion des peuples, tant il a vocation a s'être construit sur des principes libéraux, voir ultra libéraux. Même outre atlantique, les candidats à la présidence sont conscient que l'outil n'est ni plus ni moins qu'un subterfuge pour tenter d'allonger la vie du dollar, qui a terme, devra de toute façon montré son vrai visage un jour ou l'autre.
Car si à l'origine ce traité devait harmonisé et accordé les violons entre l'Europe et les USA, pour facilité des échanges commerciaux entre les deux continents, dés 2010, la volonté d'Obama a été d'en faire un outil pour permettre d'intégré le marché Européen, aux capacités de profits de l'économie américaine, et pouvoir, le cas échéant imposé ses règles dans l'unique profit des multinationales américaines. 

Car en effet, l'illusion du traité était de faire croire au coté bilatérale des avantages. Argument de poids pour les farouches européistes en herbe, qui oubliaient volontairement de rappeler que si l'état fédérale s'accordait sur des mesures aux bénéfices de l'économie des 28 membres de l'unions, il n'était pas acquis que les 50 états des USA acceptent de modifié les règles du jeu. Au contraire, si les européens voyaient l'immense profit de pouvoir débarqué sur le marché américain avec leurs produits, il n'en est pas aussi aisé de voir les lois de chaque états, accepter les "deals" sans un certain protectionnisme. Car oui, aucun état n'aura l'obligation de se plier aux accords signé par l'état fédéral. Si bien que c'est en réalité l'inverse qui va se produire. Se sont les américains qui vont profité des obligations du traité d'ouvrir le robinet des marchés, de libéralisé les monopoles d'états, et d'imposer leurs règles du jeu. Les européens, eux, se casseront le nez a vouloir vendre des produits ou a conquérir des marchés encore inexploré, dans des états qui n'accepteront pas de ce laisser envahir par le vrai croissant français, le vrai chocolat belge, la vrai paella espagnole, ou la vrai pizza italienne. Certes, on peu trouvé des produits équivalent aux USA, mais on vous fait payé le prix des taxes douanières d'importation, ou la qualité des produits. Alors que le TAFTA prévoit justement de développer des activités qui pour l'instant, aux USA, reste cher, peu bon marché, voir quasiment inexistante, les normes de santé et d'hygiène public qui parfois en interdit la vente, la fabrication (le foie gras étant le plus bel exemple, complètement interdit aux USA, sauf en Californie, ou l'exception autorise la consommation mais pas la vente) ne sont pas prêt, elles de changé pour les beaux yeux des européens. Car même si les USA est le pays du capitalisme ultra libérale, il n'en reste pas moins un pays ultra conservateur et protectionnisme contre toutes invasions qui pourrait menacer les intérêts des uns et des autres. 

L'exemple le plus flagrant sera pour la France, le vin. Le TAFTA pourrait permettre de facilité et réduire les coûts pour les producteurs français, afin de pouvoir offrir aux américains, un vin français plus accessible, plus raisonnable en matière de prix. Mais ce sera l'inverse. Aux USA, les producteurs de vins feront pression sur leurs états respectifs pour que ne soit jamais réajusté les taxes sur les vins français, et pire, ils profiteront, eux, de ce que le TAFTA leur permettra. C'est à dire inondé le marché français de vins américains bon marché. Ne parlons même pas de l'agriculture qui elle aussi est déjà en proie a ce voir non seulement imposé des normes américaines, comme aussi des OGM que personne ne veux exploité.


Et puis n'oublions pas que c'est aussi pour les américains, la possibilité de vendre des produits qu'ils ne fabriquent plus chez eux, mais provenant souvent d'autres pays. Il ne sera pas rare de trouver des produits soit disant typiquement américains, qu'on croirait signé "made in USA" mais qui en réalité auront été manufacturé "made in china". A partir de là, vous comprenez le souhait des chinois a vouloir vendre directement des produits similaires, fabriqué par leurs soins, que de voir les américains faire du profit sur leurs dos, avec une marge qui multiplie le prix par deux, par rapport a ce que les chinois pourraient les vendre directement chez vous.


Mais il faut croire que l'eldorado qu'aurait pu apporter l'Europe aux USA, semble de plus en plus compromis par une accélération de la dégradation économique mondiale. On comprend mieux pourquoi Obama voulait impérativement voir le TAFTA signé avant la fin 2015. Malheureusement, la résistance et la lenteur des négociations semblent faire perdre du temps aux américains d'espérer évité le pire, en gageant l'assurance de gagner de la part de marché sur une Europe qui n'est pas non plus au mieux de sa forme.



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