Email correspondence between Steve Bannon and Benjamin Harnwell regarding a La Repubblica article about Bannon's political activities in Europe, forwarded with a translation request.
Le 22 juillet 2018, à 16 h 02, Benjamin Harnwell < > écrivait :
Bannon l’Européen : il ouvre le fort populiste à Bruxelles
L’ancien stratège de Trump arrive en Europe avec « The Movement ». Objectif : une alliance entre dirigeants de droite, de Salvini à Orbán, en vue des élections de 2019.
NEW YORK. L’invasion de l’Europe a commencé. Steve Bannon, 65 ans, le gourou américain de l’extrême droite qui fut le bras droit de Donald Trump à la Maison-Blanche — avant d’être évincé l’été dernier à la suite des violences racistes de Charlottesville — se prépare à marcher sur Bruxelles. Il lance, a-t-il lui-même confié au Daily Beast, une nouvelle fondation à but non lucratif appelée The Movement (Il Movimento), en plein cœur de l’Europe et de ses institutions. À travers celle-ci, il espère coordonner la droite populiste en vue des élections européennes qui se tiendront au printemps 2019.
Objectif : rivaliser avec George Soros, le milliardaire américain d’origine hongroise, bienfaiteur du Parti démocrate, qui depuis 1984, avec son Open Society, a dépensé au moins 32 milliards de dollars pour soutenir des ONG œuvrant dans le domaine des droits de l’homme. Pour cette raison, il est devenu l’épouvantail de la droite populiste, accusé de complots de toutes sortes : y compris celui de vouloir remplacer les Italiens par des immigrés afin de disposer d’une main-d’œuvre à bas coût. Un mantra repris par le passé sur Twitter également par l’actuel ministre de l’Intérieur Matteo Salvini.
L’ambition de Steve Bannon, ancien directeur du site américain d’alt-right Breitbart — qui l’a précédé dans la campagne européenne en ouvrant déjà des bureaux à Londres et à Rome — est donc de devenir le coordinateur de la grande « internationale populiste » dont il rêve depuis longtemps.
The Movement entend en effet fonctionner comme un think tank d’extrême droite : une source de conseils stratégiques destinée à canaliser le mécontentement politiquement peu structuré des mouvements européens les plus radicaux. En analysant les données et en fournissant des conseils stratégiques, mais aussi en levant des fonds et en orientant les financements.
L’objectif est de créer une alliance populiste, une sorte de « super-groupe » qui, en cas de victoire, pourrait conquérir jusqu’à un tiers du Parlement européen lors des élections de mai prochain.
En d’autres termes, confier la politique commune du Vieux Continent à Bannon et aux siens. Le stratège américain est très proche du Freedom Caucus — l’extrême droite du Congrès américain — et, en 2014, il était à la tête de la société Cambridge Analytica, qui, en 2016, a utilisé des données volées à Facebook pour tenter d’influencer l’élection présidentielle dont Donald Trump est sorti vainqueur.
Ce n’est un secret pour personne qu’il courtise depuis longtemps les nationalistes de droite d’Est en Ouest. Il a déjà rencontré, entre autres, le Hongrois Orbán, la Française Marine Le Pen et l’ancien leader des séparatistes britanniques Nigel Farage. Ce dernier est réapparu, coïncidence, vendredi en Pennsylvanie (États-Unis), lors d’une levée de fonds en faveur du député républicain Lou Barletta. Sans oublier les Italiens de la Ligue et du Mouvement 5 Étoiles. À leur sujet, il a déclaré : « Si cela fonctionne en Italie, nous pouvons importer le modèle partout. »
The Movement, qui comptera pour l’instant une équipe de dix personnes, sera pleinement opérationnel en 2019. Autrement dit, après les élections de mi-mandat américaines, où Bannon se bat pour influencer les primaires en soutenant des candidats susceptibles de saper les chances de l’establishment républicain. Mais à l’avenir, l’ancien spin doctor affirme vouloir passer de plus en plus de temps en Europe.
Notamment parce que ses relations avec Trump se sont détériorées après les révélations qu’il a faites à Michael Wolff, publiées dans le livre-scandale Fire and Fury. « Mieux vaut régner en enfer que servir au paradis », dit aujourd’hui Bannon, paraphrasant Satan dans l’un de ses livres préférés, Le Paradis perdu de John Milton. L’enfer, en l’occurrence, serait la bonne vieille Europe et ses valeurs démocratiques.
« L’armée des ténèbres » est déjà parmi nous.
In Sacratissimo Corde Iesu et Purissimo Corde Mariae et Castissimo Corde Ioseph.
******* Benjamin Harnwell Founder and President of the Board of Trustees Dignitatis Humanae Institute Cell: Office: - Istituto Dignitatis Humanae 44 Via delle Fornaci Roma 00165 ITALY @ben harnwell www.dignitatishumanae.com II giorno 22 lug 2018, alle ore 15:38, Steve Bannon < > ha scritto: What does this say??? Begin forwarded message: From: Maria Luisa <________________________ Date: July 22, 2018 at 9:11:58 AM EDT To: Steve Bannon - <PHOTO-2018-07-22-10-02-17.jpg> Sent from my iPhone >, Preate Alexandra <IMMI> HOUSE OVERSIGHT 020442
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