mardi 24 février 2026

RESISTANCE FRANCAISE

 

 Pendant l’Occupation (1940-1944), la Résistance française n’était pas homogène politiquement. Elle rassemblait des personnes de sensibilités très diverses (gauche, droite, chrétiens, apolitiques), mais certaines tendances étaient plus structurées que d’autres.

Voici les grandes proportions estimatives (les chiffres varient selon les historiens, car il n’y avait pas de recensement officiel) :


 1. Les communistes (≈ 40–50 % de la Résistance organisée à partir de 1942)

  • Principalement autour du Parti communiste français (PCF).

  • Organisation armée majeure : les FTP (Francs-Tireurs et Partisans).

  • Très forte implantation ouvrière et urbaine.

  • Leur engagement massif commence surtout après juin 1941 (invasion de l’URSS par l’Allemagne).

 À partir de 1942-43, les communistes constituent probablement la composante la plus nombreuse et la mieux structurée de la Résistance intérieure.


 2. Les mouvements gaullistes (≈ 30–40 %)

  • Fidèles à l’appel du 18 juin du général Charles de Gaulle.

  • Structurés autour de la France libre puis de la Forces françaises de l'intérieur (FFI).

  • Incluent beaucoup de militaires, fonctionnaires, classes moyennes et patriotes non partisans.

 Politiquement, c’est un courant très large (droite modérée, radicaux, socialistes non communistes).


 3. Les socialistes (≈ 10–15 %)

  • Autour de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO).

  • Moins structurés que les communistes.

  • Présents dans certains grands mouvements comme Libération-Nord.


 4. Les démocrates-chrétiens et mouvements non marxistes (≈ 10 %)

  • Proches du Mouvement républicain populaire (qui naît à la Libération).

  • Forte présence dans les réseaux issus du catholicisme social.

  • Importants dans les mouvements comme Combat.


 5. Droite nationaliste / conservatrice (minoritaire mais présente)

  • Certains officiers, monarchistes, patriotes conservateurs.

  • Une minorité de l’ancienne droite antiparlementaire.

  • Globalement bien moins nombreux que la gauche dans la Résistance intérieure.


 Important :

  • Beaucoup de résistants étaient sans appartenance partisane claire.

  • L’engagement était souvent d’abord patriotique, puis idéologique.

  • Les proportions évoluent entre 1940 et 1944.

  • La Résistance extérieure (Londres, Afrique) est plus marquée par les militaires et gaullistes.

  • La Résistance intérieure urbaine est plus marquée par les communistes.


Qu’était la SFIO souvent accusé d'avoir donner les pleins pouvoir à Pétain ?

La Section française de l'Internationale ouvrière naît en 1905 de l’unification des différents courants socialistes français.

Elle défendait :

  • le socialisme démocratique

  • la transformation progressive de la société par les réformes

  • la défense des travailleurs

  • la laïcité

  • le parlementarisme

Elle s’opposait :

  • aux conservateurs

  • aux monarchistes

  • puis aux communistes après la scission de 1920.


 La scission avec les communistes

En 1920, au Congrès de Tours :

  • la majorité rejoint l’Internationale communiste et fonde le Parti communiste français

  • la minorité conserve le nom de SFIO.

À partir de là :

  • PCF = révolutionnaire, aligné sur Moscou

  • SFIO = socialiste réformiste, démocratique


 Qui était dans la SFIO ?

 Sociologie

  • ouvriers qualifiés

  • instituteurs

  • fonctionnaires

  • employés

  • militants syndicaux

  • intellectuels de gauche

C’était un parti très implanté dans le monde enseignant et municipal.


 Figures importantes

  • Léon Blum
    Chef du gouvernement du Front populaire (1936).

  • Jean Jaurès
    Grand dirigeant socialiste avant 1914 (assassiné en 1914).

  • Guy Mollet
    Dirigeant après la Seconde Guerre mondiale.


 Pendant la Seconde Guerre mondiale

La SFIO est dissoute sous Vichy.

Ses membres se divisent :

  • certains votent les pleins pouvoirs à Pétain (minorité controversée),

  • d’autres entrent très tôt dans la Résistance,

  • plusieurs participent aux mouvements comme Libération-Nord.

Après la guerre, la SFIO redevient un grand parti de gauche.


Fin de la SFIO

En 1969, la SFIO disparaît et devient l’un des fondements du nouveau Parti socialiste (PS).

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