jeudi 28 mai 2026

JAMAIS 2 SANS 3 ?

 

Depuis début 2026, il y a effectivement une hausse notable :

  • vols de renseignement américains autour de l’île,
  • exercices navals dans les Caraïbes et près de Key West,
  • présence accrue de bâtiments de l’US Navy,
  • surveillance des infrastructures cubaines et des activités russes/chinoises sur l’île.

Une partie de cette montée en puissance est liée :

  • à la crise économique et énergétique cubaine,
  • à la crainte d’un exode migratoire massif vers la Floride,
  • aux accusations américaines concernant des coopérations militaires et de renseignement entre Cuba, la Russie, la Chine et l’Iran.
Maintenant, la question centrale : une opération militaire américaine sur Cuba est-elle plausible ?

À court terme, une invasion classique de type Irak 2003 paraît peu probable. Même le commandement militaire américain a publiquement déclaré ne pas préparer de “prise de contrôle” de l’île.

Pourquoi ? Parce qu’une intervention directe aurait des coûts politiques énormes.

En revanche, plusieurs scénarios plus limités sont considérés comme crédibles par des analystes militaires :

  1. Protection / évacuation
    Si Cuba connaissait un effondrement brutal de l’État, les États-Unis pourraient intervenir ponctuellement pour :
  • protéger l’ambassade américaine,
  • sécuriser Guantánamo,
  • évacuer des ressortissants,
  • contrôler des flux migratoires.
    C’est d’ailleurs explicitement évoqué par le SOUTHCOM.
  1. Blocus ou contrôle maritime
    Washington pourrait renforcer un quasi-blocus maritime ou aérien sous prétexte :
  • de lutte antidrogue,
  • de sanctions,
  • d’interception d’armes,
  • ou de sécurité régionale.
  1. Frappe limitée
    Un scénario plus dur pourrait être envisagé si les États-Unis estimaient qu’une menace directe existe contre :
  • Guantánamo,
  • la Floride,
  • ou des installations américaines.
    Les discussions autour de drones russes/iraniens présents à Cuba alimentent justement ce débat.
  1. Pression psychologique sans invasion
    C’est probablement la situation actuelle : démonstration de force, surveillance intensive, pression économique et diplomatique afin de fragiliser le régime cubain sans lancer d’opération terrestre majeure. Plusieurs sources évoquent plutôt une stratégie de “pression maximale” qu’un plan d’invasion immédiat.

Il faut aussi garder un certain recul : une partie des récits médiatiques récents — surtout dans des médias militants ou certains forums — dramatise parfois la situation en parlant d’“invasion imminente”. Pour l’instant, on observe surtout :

  • du renseignement,
  • du positionnement militaire,
  • des plans de contingence,
  • et de la dissuasion.

Autrement dit : le risque n’est pas nul, mais on n’est pas dans une situation comparable à la préparation ouverte d’une guerre comme avant l’Irak en 2003. On est davantage dans une phase de pression stratégique et de préparation à différents scénarios de crise autour de Cuba.

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