samedi 23 mai 2026

LE JACOBIN

 Pourquoi Michel Onfray parle souvent de Mélenchon comme un "jacobin" ?



De juin à juillet 1794, 40 000 citoyens français ont été condamnés par le tribunal révolutionnaire à être guillotinés. La Terreur avait un nom : Maximilien de Robespierre.
1794-2026, 23 décennies pour espérer que notre société occidentale mette un frein net à ces tribunaux révolutionnaires, fruits des déviances mortifères de bourgeois s'autoproclamant "représentants du peuple". Maximilien de Robespierre était le plus célèbre d'entre-eux ; le bourgeois-bohème de l'époque en somme, à la guillotine très facile.
Aujourd'hui la guillotine porte le nom de "boycott" ; les Maximilien de Robespierre pullulent sur les campus universitaires, dans les sectes antifas, sur les flottilles méditerranéennes, chez les artistes biberonnés aux subsides publics et privés ; autant de meutes de policiers de la bien-pensance, de racisés victimaires, de décoloniaux désoeuvrés…
La poésie du "J'écris ton nom liberté", a été remplacée par les destructions de biens, les manifestions de rues qui dégénèrent, les accusations du type "la police tue", les coups portés aux opposants, les accusations d'islamophobie ou de comportements génocidaires.
Multiples sont les exemples, dont l'origine est la montée en puissance du discours agressif et outrancier du Robespierre contemporain : Jean-Luc Mélenchon ; lui et sa meute de fidèles, servis par une armée de "porteurs de soupe", ont réhabilité la guillotine, notamment sous la forme de "coups de grosses bottines à la tête" - je pense à la victime Quentin Deranque.
Trois exemples très récents ont retenu mon attention.
La sortie du film "L'abandon", racontant les derniers jours de Samuel Paty, a fait l'objet de railleries et de basses attaques de la part des meutes de La Terreur. Les Robespierre vont exiger le boycott du film dans les cinémas liégeois ? J'attends de voir s'il sera programmé aux cinémas des Grignoux.
Après avoir "sucé" pendant plusieurs années les très importants investissements de Canal + et de Vincent Bolloré, 600 Robespierre signent une pétition à l'encontre de la main qui les a nourris sans jamais avoir censuré leur parti cinématographique. Ces 600 assistés alertent contre « une prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif". Personnellement si celui qui me finance a une prise de contrôle fasciste… je ne vais pas lui demander l'aumône pour produire mon film.
Yazid Arifi (média Parole d'honneur) a demandé à Gilles Lellouche (qui incarne la figure du résistant dans le biopic sur Jean Moulin) s'il était primordial de combattre résolument le Rassemblement National pour "ne pas trahir la mémoire de Jean Moulin". Il a ensuite enchaîné en demandant si La France Insoumise représentait selon lui le "meilleur rempart" face à l'extrême droite. G. Lellouche n'a pas répondu à la question mais il aurait pu indiquer au journaliste qu'avant la guerre en Ukraine, Mélenchon montrait beaucoup de complaisance envers Vladimir Poutine ("Poutine n'est pas l'agresseur" selon JLM).
Bref, nous revoilà à une encablure de revivre La Terreur et la guillotine et de sa version contemporaine : égorgements en rue, appels aux boycotts (produits, recherches, cultures…), cancellation de ceux qui ne pensent pas comme Robespierre...
Récemment, l'édile racisé de Saint-Denis a déclaré qu'il appellerait à une insurrection populaire (qu'il a comparée à "la prise de la Bastille") si le Rassemblement National remportait la prochaine élection présidentielle. Hormis le fait démocratique d'une élection remportée, ce maire oublie autre chose : il existe bien d'autres présidentiables possibles pour éviter le retour de La Terreur et de Robespierre.

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