vendredi 3 juillet 2026

VENGEANCE

Le maire d'Ivry-sur-Seine a voulu sa vengeance contre le conseillé municipal Kevin Nader, suite aux débordements médiatiques qui n'ont pas été en sa faveur. Par vengeance, il a organiser un traquenard en plein conseil municipale du 2 juillet.


Compte rendu du conseil municipal d'Ivry-sur-Seine du 2 juillet.

Philippe Bouyssou avait préparé une séance soigneusement orchestrée.

La séance s'ouvre avec une prise de parole des représentants de la CGT des agents territoriaux de la ville, avec drapeaux et tout le cérémonial, pour condamner Kevin Nader avant même que le conseil commence. 

Petit problème : les syndicats n'ont pas le droit de prendre la parole en séance de conseil municipal sur des sujets politiques. C'est une violation flagrante de la Charte d'Amiens qui établit la séparation entre l'action syndicale et l'action politique.

Ensuite Bouyssou a mis aux voix un blâme contre Kevin Nader. Le motif officiel : avoir "stigmatisé des femmes" et prétendu faire de la laïcité alors qu'il voulait, selon le maire, désigner des femmes voilées à la vindicte.

Rappelons ce que Kevin Nader a réellement fait. Il a déposé un amendement pour interdire les signes religieux ostensibles dans les fonctions de représentation municipale, conformément à une jurisprudence du tribunal administratif de Dijon de mars 2026. Il a sorti un crucifix pour démontrer le double standard du maire.

Kevin Nader a répondu au blâme avec une question simple : "Si je récidive, qu'est-ce que vous allez faire ? M'envoyer au goulag ?"

Il a également noté que la CGT présente dans la salle avait trente-cinq ans de retard et semblait nostalgique d'un régime qui n'existe plus.

La réponse est dans la question.

Un maire communiste fait voter un blâme contre un élu qui a demandé l'application de la laïcité. Des syndicalistes prennent la parole en séance de conseil municipal contre un élu d'opposition. 

La mairie a utilisé ses canaux officiels pour organiser la mobilisation contre lui. L'argent des contribuables d'Ivry finance le prêt de matériel au PCF pour la Fête de l'Huma.
Le problème n'est pas Kevin Nader. 

Le problème est un système politique local verrouillé depuis 110 ans qui n'a jamais eu à rendre de comptes, qui confond la mairie avec son QG de parti, et qui découvre avec une stupéfaction sincère qu'il existe des élus qui ne plient pas sous la pression.

Bouyssou a dépassé ses prérogatives en émettant un blâme sur la base d'accusations politiques sans fondement légal. Ce blâme est probablement attaquable devant le tribunal administratif.

Kevin Nader a eu raison de rester. Et raison de revenir.

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