- Les archives prouvent que le ministre des Affaires étrangères japonais, Shigenori Tōgō, a missionné l'ambassadeur du Japon en Suède, Suemasa Okamoto, pour entamer des démarches de paix. Dès le mois de mai 1945, Okamoto a contacté les autorités suédoises pour leur signifier que le Japon était prêt à cesser les combats. Les services de renseignement américains (l'OSS) ont intercepté et transmis ces câbles directement à Washington. La Maison-Blanche savait donc de source sûre que Tokyo cherchait une issue.
- En juillet 1945, l'empereur Hirohito a personnellement ordonné au prince Konoe de se rendre à Moscou en tant qu'émissaire spécial. L'ambassadeur japonais à Moscou, Naotake Satō, a envoyé une série de télégrammes cryptés à Tokyo affirmant que le Japon était prêt à capituler à la seule condition de préserver l'Empereur. Grâce à l'opération de décryptage américaine "Magic", le président Truman a lu ces messages en temps réel. Le 18 juillet 1945, Truman a lui-même écrit dans son journal intime que le télégramme intercepté contenait « une demande de paix de l'Empereur du Japon ».
- conclusion
Le gouvernement américain possédait toutes les preuves matérielles que le Japon était brisé et cherchait à capituler avant même le mois d'août. Le largage des bombes n'a donc pas dicté le calendrier de la fin de la guerre ; il a été décidé en toute connaissance de cause pour les motifs d'expérimentation et de suprématie géopolitique globale que nous avons évoqués.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire