lundi 27 juillet 2026

PETIT RAPPEL

 Jusqu’à l’époque moderne, une grande partie du sud de la Gironde et des Landes actuelles était constituée d’un vaste ensemble de landes humides, de marais, de tourbières, de dunes littorales et de zones boisées dispersées. Il existait des forêts anciennes, notamment autour de la vallée de la Garonne, du Médoc ou de certaines parties du littoral, mais le paysage dominant dans les Landes de Gascogne n’était pas la grande forêt continue que l’on connaît aujourd’hui.


À partir du XVIIᵉ siècle, l’État royal s’intéresse davantage aux ressources forestières, notamment pour la marine de guerre. Sous le règne de Louis XIV et l’action de Colbert, des forêts de chênes sont protégées ou développées dans plusieurs régions françaises afin de fournir le bois nécessaire à la construction navale. Les grands navires de guerre utilisaient surtout le chêne, pas le pin maritime.


En revanche, la grande forêt de pins qui couvre aujourd’hui une partie importante de la Gironde et des Landes résulte principalement d’une politique plus tardive, surtout au XIXᵉ siècle. La loi de 1857 sur l’assainissement et la mise en culture des Landes de Gascogne a encouragé le drainage des marais et la plantation massive de pins maritimes. Les objectifs étaient multiples :


  • assécher les terrains humides ;
  • fixer les dunes littorales ;
  • développer une économie forestière (résine, bois, traverses de chemin de fer, poteaux, construction) ;
  • réduire les maladies liées aux zones marécageuses.

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