𝗟𝗔 𝗣𝗔𝗡𝗧𝗔𝗟𝗢𝗡𝗡𝗔𝗗𝗘 𝗗𝗘 𝗕𝗔𝗥𝗕𝗨𝗧 𝗥𝗘́𝗩𝗘̀𝗟𝗘 𝗟𝗘 𝗖𝗔𝗦𝗦𝗘-𝗧𝗘̂𝗧𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝗘𝗨𝗥𝗢𝗣𝗘́𝗜𝗦𝗧𝗘𝗦 𝗙𝗥𝗔𝗡𝗖̧𝗔𝗜𝗦 𝗙𝗔𝗖𝗘 𝗔𝗨𝗫 𝗡𝗘́𝗢𝗡𝗜𝗖𝗢𝗧𝗜𝗡𝗢𝗜̈𝗗𝗘𝗦 𝗘𝗧 𝗔𝗨 𝗠𝗔𝗥𝗖𝗛𝗘́ 𝗨𝗡𝗜𝗤𝗨𝗘 par François Asselineau
Conformément à l'article 38 du Traité de l'UE qui pose que le but essentiel de la politique agricole commune (PAC) est l'augmentation de la productivité de l'agriculture en Europe, la Commission🇪🇺 a autorisé l'utilisation des insecticides néonicotinoïdes (comme l'acétamipride) dans certaines pratiques culturales (betteraves à sucre, noisettes...)
Cela satisfait le lobby de l'agro-industrie européenne (le groupe🇮🇹 Ferrero qui fabrique Nutella en tête), qui exige qu'on le laisse utiliser ces insecticides pour ne pas perdre en compétitivité vis-à-vis de ses concurrents internationaux, notamment🇺🇸.
À tort ou à raison, les opinions publiques des autres pays🇪🇺 ne trouvent rien à redire à cette autorisation. Il n'y a pas de débat ni de polémique sur cette question, et cela d'autant plus que l'acétamipride y est déjà largement utilisée (Italie, pays de l'est...).
Mais, à tort ou à raison, ce n'est pas l'avis de la majorité des Français.
Chez nous, beaucoup s'inquiètent de la présence des néonicotinoïdes dans les aliments, qu'ils suspectent d'avoir des effets nocifs pour la santé humaine.
Quant aux experts, ils se déchirent des deux côtés.
- ceux mis en avant par les dirigeants de l'agro-industrie🇪🇺 (FNSEA en tête) garantissent l'innocuité des néonicotinoïdes, études scientifiques à l'appui, et dénigrent leurs opposants comme étant obscurantistes.
- ceux dont se prévalent les opposants assurent, autres études scientifiques à l'appui, que ces produits sont toxiques et cancérogènes. Ils dénoncent l'agro-industrie comme n'étant motivée que par le profit maximum, quitte à provoquer une catastrophe sanitaire.
Si la France n'appartenait pas à l'UE, l'affaire en resterait là.
D'un côté, la législation🇫🇷 interdirait l'utilisation des néonicotinoïdes, à la satisfaction de la majorité des Français. Ce serait l'application naturelle de la démocratie.
Nos agriculteurs auraient certes un petit handicap de compétitivité pour leurs exportations.
Mais ils se prévaudraient de produire des aliments de meilleure qualité sanitaire, sans insecticides, et cet argument pourrait leur permettre de vendre leurs produits plus chers à l'étranger.
A contrario, les productions faites à l'étranger et contenant la présence de néonicotinoïdes seraient invendables en France.
Cela assurerait aux producteurs🇫🇷 une solide part du marché intérieur. Elle ne pourrait leur être disputée que par des producteurs étrangers se pliant aux conditions du marché 🇫🇷, donc en se refusant d'utiliser les insecticides interdits en France.
Bref, tout le monde serait content.
Seulement voilà : la France est membre de l'UE et elle est donc juridiquement tenue, sauf à encourir les foudres de la CJUE, de respecter :
Le traité de l'Union européenne (TUE), article 3, al.3, qui pose le principe du marché unique intérieur sans aucune entrave entre les pays membres.
Le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) article 38, qui pose expressément :
«Le marché intérieur s'étend à l'agriculture [...] et au commerce des produits agricoles.»
En bref, même si la France interdit à ses agriculteurs d'utiliser des néonicotinoïdes, elle ne peut pas interdire l'importation de produits gorgés de ces insecticides s'ils proviennent d'autres pays 🇪🇺 (Italie, pays de l'est...).
Tout le drame se joue ici :
▪️soit on interdit les néonicotinoïdes en France et l'on pousse alors nos agriculteurs à la faillite face à leurs compétiteurs🇪🇺
C'est le choix fait par la gauche, et par la ministre Barbut avant sa volte-face.
▪️soit on autorise les néonicotinoïdes et on piétine alors la démocratie et la volonté majoritaire des Français.
C'est le choix fait par la Macronie, la droite et le RN.
IL Y A UN 3e CHOIX : LE FREXIT, QUE PROPOSE L'UPR.
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