mardi 27 février 2024

EST CE SI ETONNANT ?

 

New York Times : la CIA a financé douze bases ukrainiennes à proximité de la frontière russe

Le New York Times, pas le journal le plus complotiste ni le plus droitier de la presse américaine, avoue que la CIA a financé douze bases ukrainiennes, tout près de la Russie ! C’est un secret de polichinelle pour les gens informés : les USA sont derrière la guerre entre la Russie et l’Ukraine, et ce depuis 2014 – et même avant, que l’on se souvienne de la révolution orange de 2004 !

Depuis 1991, les États-Unis financent des groupes politiques pro-européens en Ukraine par l’intermédiaire d’ONG comme la Fondation Carnegie. La diplomate américaine Victoria Nuland, représentante du Bureau des Affaires Européennes et Eurasiennes à Washington, indique que ce financement a dépassé 5 milliards de dollars depuis 1991.

En décembre 2004, Madeleine Albright, à la tête du National Democratic Institute, finance à hauteur de 65 millions de dollars signé par le gouvernement américain pour le renversement du président, Leonid Koutchma. L’Ukraine vit à l’heure du mouvement Pora. Pendant un mois, des milliers de tentes s’installent dans le centre-ville. Kiev est paralysé. Viktor Iouchtchenko est démocratiquement élu lors d’une nouvelle élection présidentielle.

Ces organisations seraient elles-mêmes alimentées par des organisations occidentales, telles le Konrad Adenauer Institut, proche de la CDU, l’Open Society Institute de George Soros, le National Democratic Institute for International Affairs, proche du parti démocrate américain et la Freedom House, proche du gouvernement américain. Selon le journal britannique The Guardian, le gouvernement des États-Unis a dépensé 14 millions de dollars pour organiser la révolution orange, et plusieurs autres organisations américaines, notamment le parti démocrate et le parti républicain, y ont contribué.

Wikipedia

En définitive l’Amérique a un pied en Ukraine depuis longtemps, car ce pays, d’où sont originaires un nombre important de juifs américains influents (la communauté Ashkénaze y est implantée depuis de nombreux siècles) est un pays pivot entre l’Europe et la Russie, et stratégiquement essentiel.

Dès lors, apprendre que la CIA organise une guerre d’intelligence (le renseignement, comme disent les anglo-saxons) voire de déstabilisation par aide active à l’armée ukrainienne, n’est pas un scoop. Mais cela officialise une information qui, dès lors, peut être relayée à un entourage qui ne croit qu’aux informations provenant de médias officiels et grand public. Et, accessoirement, être versé au crédit d’articles Wikipédia, encyclopédie collaborative qui ne jure que par ces même sources ultra consensuelles. Une petite bataille de gagnée, en attendant de remporter la guerre (de l’information).

L’article du New York Times est payant, et seules les premières lignes sont accessibles. Mais elles disent déjà tout, elles avouent l’essentiel, et nous vous les soumettons ici, dans leur traduction française, à toutes fin utiles dans vos prochaines conversations amicales ou familiales.

Nichée dans une forêt dense, la base militaire ukrainienne semble abandonnée et détruite, son centre de commandement n’étant plus qu’une enveloppe calcinée, victime d’un barrage de missiles russes au début de la guerre.

Mais tout cela est en surface.

Non loin de là, un passage discret descend vers un bunker souterrain où des équipes de soldats ukrainiens traquent les satellites espions russes et écoutent les conversations entre les commandants russes. Sur un écran, une ligne rouge suit l’itinéraire d’un drone explosif se faufilant à travers les défenses aériennes russes, d’un point situé dans le centre de l’Ukraine jusqu’à une cible située dans la ville russe de Rostov.

Le bunker souterrain, construit pour remplacer le centre de commandement détruit dans les mois qui ont suivi l’invasion russe, est un centre nerveux secret de l’armée ukrainienne.

Il y a aussi un autre secret : la base est presque entièrement financée, et en partie équipée, par la CIA.

"Cent dix pour cent", a déclaré le général Serhii Dvoretskiy, l’un des principaux responsables des services de renseignement, lors d’un entretien accordé à la base.

À l’aube de la troisième année d’une guerre qui a fait des centaines de milliers de morts, le partenariat en matière de renseignement entre Washington et Kiev est l’un des piliers de la capacité de l’Ukraine à se défendre. La C.I.A. et d’autres agences de renseignement américaines fournissent des renseignements pour des frappes de missiles ciblées, suivent les mouvements des troupes russes et aident à soutenir les réseaux d’espionnage.

The New York Times

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