Bank of America est dans une mauvaise posture

La semaine passée, vous avez pu lire ici les analyses de Jean-Pierre Chevallier sur les vrais bilans des grandes banques américaines, qui ne sont qu'un miroir des banques européennes. Selon une autre analyse américaine sur les chiffres donnés par la FDIC (l'organisme qui garantit les particuliers à 250.000 dollars maximum), la Bank of America se trouve face à une perte de plus de 100 milliards de dollars sur le marché des obligations.
"New FDIC data shows Bank of America, BAC, faces 100+ BILLION in bond market paper losses. BAC claims it's not an issue as they don't plan to sell. Sound familiar? That's because it is. Both Silicon Valley Bank and First Republic collapsed for this reason." Pourquoi ? Selon le FT, la BofA avait décidé de mettre 670 milliards de dollars issus des confinements et des compensations gouvernementales sur le marché de la dette au moment des taux quasi négatifs, lire ici le FT qui enfonce le clou avec des comparaisons :
"Now that yields have risen and bond prices have fallen, the value of BofA's portfolio has plunged. By contrast, JPMorgan Chase and Wells Fargo - the nation's first and third-largest banks, respectively - each had about $40bn in unrealised bond market losses, while fourth-largest Citigroup's paper losses were $25bn.
The losses at BofA accounted for a 5th of the $515bn in total unrealised losses in the securities portfolios among the nation's nearly 4.600 banks at the end of the first quarter, FDIC data showed".

Et maintenant il faut rémunérer les comptes avec des taux plus élevés, résultat, ça s'appelle être pris entre deux feux, un véritable "crossfire". Bravo à Jean-Pierre Chevallier pour son grand article ici publié 2 semaines avant le Financial Times !
Ces chiffres confirment l'avertissement de Janet Yellen de la semaine passée : d'autres banques vont tomber, pardon, fusionner, et pas que des régionales...
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La banque centrale allemande est en faillite cachée

Comment en sont-ils arrivés là ? Simple: grâce à la folie de la planche à billets de la Banque Centrale Européenne. Ce n'est pas votre serviteur qui l'affirme mais bien la Cour des Comptes allemande et le Telegraph de Londres :
"C'est seulement maintenant que se font sentir les véritables coûts de la planche à billets - tous les 200 milliards d'euros. Ce sont là des vraies pertes que le contribuable devra maintenant payer au secteur bancaire commercial.
La Banque Centrale allemande pourrait avoir besoin d'un renflouement pour couvrir les pertes sur la dette qu'elle a absorbée dans le cadre du vaste programme d'achat d'obligations de la BCE, a averti l'auditeur fédéral allemand.
Le BundesRechnungsHof a déclaré que les pertes auxquelles la Bundesbank est confrontée sur plus de 650 milliards d'euros d'achats d'obligations étaient "importantes" et "pourraient nécessiter une recapitalisation avec des fonds budgétaires".
Le rapport critique du programme d'achat de titres du secteur public (le PSPP) de la BCE - similaire à la planche à billets du Royaume-Uni et des États-Unis - remet en question les futures frénésies d'achats d'obligations visant à soutenir la zone euro !".
Et voilà, chers lecteurs, cela fait juste 15 ans que j'attendais cela, sans parler du fait que la Cour des Comptes ne parle même pas de TOUS LES AUTRES PROGRAMMES qui ont été mis en place depuis 2008, et qui se cumulent en termes de coûts !
Cela n'a pas échappé non plus au Premier Ministre hongrois Victor Orban qui en a profité pour appuyer là où cela fait très mal, notamment les milliards d'euros donnés à l'Ukraine:

Le Telegraph continue: "Le Premier Ministre hongrois a énuméré ensuite ce que Bruxelles exige pour le budget. "Ils veulent obtenir 50 milliards d'euros des Etats membres pour les donner à l'Ukraine, alors qu'ils ne peuvent même pas rendre compte de l'argent que nous leur avons déjà donné.
Ils veulent plus d'argent pour pouvoir payer les intérêts sur les prêts de l'Union Européenne qu'ils ont contractés auparavant. Ce sont des prêts dont la Pologne et la Hongrie n'ont pas encore vu un seul centime", a déclaré Orbán.
Orbán a déclaré que la Commission Européenne demandait à ses membres encore plus d'argent pour la migration, mais pas pour la protection des frontières, mais bien pour l'arrivée d'immigrants illégaux.
"Bien sûr, ils n'ont pas oublié leurs propres poches. Ils demandent des milliards d'euros pour augmenter les salaires des bureaucrates de Bruxelles", a-t-il dit. "La position hongroise est claire", a-t-il déclaré. "Tout d'abord, nous voulons savoir où a été dépensée la somme énorme d'argent que nous leur avons déjà donnée. Ensuite, nous voulons savoir qui est responsable du fait que l'Union Européenne est au bord de la faillite."
Qui aurait imaginé qu'un jour on verrait de telles lignes dans cette Revue de Presse ??? Tout arrive, et oui, vous avez bien lu, très prochainement la Bundesbank se débrouillera pour faire un grande croche-pied à la BCE de Francfort. lire ici le Telegraph .
C'est bien la première fois que la faillite d'une Banque Centrale est abordée ici, et pas n'importe laquelle, l'allemande !
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