mercredi 19 juillet 2023

MERCI QUI ?

La bascule dans la radicalité d'une partie de la population française est à craindre, dans la mesure ou ce sont toujours les mêmes qui doivent payer la facture pour réparer la merde et la connerie des autres. Ca vaut pour les émeutes, comme aussi pour l'incompétences et la corruption politique.


Le coût des émeutes font vaciller l'assureur des collectivités locales

La Smacl, l'assureur du secteur public local, va devoir trouver une solution d'ici à la fin de l'année pour juguler ses pertes, annonce aux « Echos » son directeur général. La situation pose la question de l'assurabilité de certains risques.

Déjà en déficit, la Smacl pose la question de l'assurabilité future des communes françaises, alors que beaucoup d'assureurs ont déserté ce marché.

Les nuits de vandalisme de fin juin-début juillet devraient coûter 100 millions d'euros à la Smacl. Soit cinq fois plus que les émeutes des 2005. Le montant est significatif au regard des 650 millions de pertes recensées au 7 juillet par France Assureurs.


« Les violences urbaines en France de la fin juin ont entraîné des dégâts estimés à 650 millions d’euros, a estimé la fédération des assureurs. La Smacl, le principal assureur de collectivités durement touchées, tire le signal d’alarme face à un risque « systémique ».

« Nous ne pouvons pas faire face seuls au risque d’émeutes ou de mouvements populaires ». Dans les colonnes des Echos , le directeur de la Smacl, principal assureur des collectivités locales, ne cache pas les difficultés connues par son groupe après la flambée de violences fin juin en France, qui devrait coûter 100 millions d’euros à l’assureur . Cette somme est cinq fois supérieure à celle ayant résulté des émeutes urbaines de 2005, rapporte les Echos.

« Le risque est systémique et couvre l’ensemble du territoire, contrairement aux tempêtes qui concernent quelques communes à la fois. Cela pose la question de l’assurabilité des collectivités locales sur ce risque », juge Patrick Blanchard, dans les colonnes du quotidien d’information économique, mardi 18 juillet.

481 collectivités ont déclaré avoir subi des dégradations ou des incendies sur leur mairie, école, ou bâtiment de police municipale. Parmi elles, les trois quarts sont assurées à la Smacl, rapporte Les Echos .

« Après les sinistres climatiques exceptionnels de 2022, nous avions prévu un plan de retour à l’équilibre en 2024. Il est trop tôt pour savoir si cela sera possible, mais nous serons dans tous les cas déficitaires cette année », met-il en garde. De quoi s’interroger sur la solvabilité de l’assureur? « La solution passera par une recapitalisation ou une autre voie, mais nous n’envisageons pas de soutien public » , répond-il.

La sécurité est l’affaire de l’Etat, pas des compagnies d’assurance.

Aucune compagnie d’assurance ne peut couvrir, ni d’ailleurs ne couvre les dégâts occasionnés par exemple par la guerre ou les « résultats d’une fission de l’atome » (ce qui va de l’accident nucléaire dans une centrale à la guerre nucléaire rasant une ville).

Il est donc prévisible que les compagnies d’assurance viennent exclure de leur contrat les sinistres consécutifs à des émeutes généralisées ou l’état doit-être garant et payeur également de ces incapacités, même si l’état c’est nous et nos futurs impôts.

Il n’y a aucune économie saine et développée sans sécurité physique.

Charles SANNAT

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Source Boursorama.com ici

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