mercredi 12 juillet 2023

A VOTE

 Un pas supplémentaire dans la surveillance et le fichage des individus. Et surtout sur la capacité de l'armée de pouvoir réquisitionner ce qu'elle veut, y compris nos petits idiots utiles bien pensant, nos racailles de nationalité française, si besoin dans le cadre d'une conscription ou mobilisation (en cas de conflit avec la Russie via l'OTAN, par exemple).

La loi de programmation militaire 2024-2030 sera adoptée avant le 14 juillet, comme le voulait Emmanuel Macron.

Un accord a été conclu entre l'Assemblée et le Sénat. La loi de programmation militaire 2024 2030 va donc pouvoir être adoptée avant le 14 juillet, comme l'espérait le chef de l'État Emmanuel Macron, après un vote des deux chambres mercredi et jeudi. « Mais on n'est pas passé loin du clash », soupirait un parlementaire, à la sortie lundi de la commission mixte paritaire. La réunion a duré près de six heures pour parvenir à un texte commun. Si tel n'avait pas été le cas, une seconde lecture aurait été nécessaire.

La majorité du Sénat avait profondément modifié le texte adopté par les députés. Pour éviter un échec politique, le gouvernement a finalement fait bouger les lignes budgétaires, sans toucher à l'enveloppe globale : 400 milliards d'euros de crédits et 13 milliards d'euros de recettes extra budgétaires. Les « marches », c'est-à-dire l'augmentation annuelle des budgets, ont été rehaussées pour accélérer l'augmentation. Elles seront de 3,3 milliards d'euros les deux premières années, puis 3,2 milliards d'euros les deux années suivantes, puis 3,5 milliards d'euros entre 2028 et 2030.

Les crédits supplémentaires seront affectés à la préparation opérationnelle. Les grands programmes capacitaires n'ont pas été modifiés. Les élus se sont aussi accordés pour permettre à l'épargne du livret A d'être orientés vers le financement des entreprises de défense, sans toucher aux crédits destinés au logement.

Pour le chef de l'État, qui participe mardi et mercredi au sommet de l'OTAN, l'adoption de la LPM est un soulagement. Il pourra présenter à ses partenaires une feuille de route qui mène le budget consacré à la défense plus rapidement au seuil de 2% du PIB. Elle lui permet aussi d'engranger un succès politique quelques mois après la difficile séquence de la réforme des retraites. Le ministre des Armées Sébastien Lecornu a sobrement salué « l'engagement des parlementaires ».

https://www.lefigaro.fr/international/budget-des-armees-accord-entre-l-assemblee-et-le-senat-20230710

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