Ces jeunes hommes viennent du Soudan, d'Érythrée, d'Afghanistan, de Côte d'Ivoire ou de Guinée. Ils indiquent pour la plupart vouloir se rendre en Allemagne ou en Grande-Bretagne.
«Je suis arrivé à Paris il y a sept jours.» Mustafa, 24 ans, est parti du Soudan il y a plusieurs mois. «Je suis passé par la Libye puis la Tunisie et j’ai débarqué à Lampedusa avant de gagner Paris.» Il y a trois semaines, plus de 11.000 migrants étaient arrivés sur la petite île italienne en provenance des côtes tunisiennes. Ils sont désormais plusieurs dizaines, peut-être une centaine, à avoir établi un campement sauvage sous le métro Stalingrad, dans le XIXe arrondissement de la capitale.
Pas de femmes ni d’enfants. Seulement des jeunes hommes venus du Soudan, d’Érythrée, d’Afghanistan, de Côte d’Ivoire ou de Guinée. Faute de mieux, ils restent là, allongés sur des matelas de fortune posés à même le sol, entre les traces d’urines et les détritus. Des dizaines de tentes sont alignées les unes à côté des autres, entre le flot des voitures qui circulent sur le boulevard de la Villette et le vacarme de la ligne 2 qui passe au-dessus de leurs têtes.
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