Une étude qualitative de Beauvau éclaire ces faits qui révèlent le climat de violence dans la société et n’ont rien à voir avec l’effet # MeToo. Toutes les infractions ne sont pas recensées dans cette étude, puisqu’elle ne couvre que les faits dénoncés à la police et transmis à la justice.
Un quart de faits de violences physiques en plus hors du cadre familial depuis 2016, autrement dit en l’espace de presque deux quinquennats. C’est la triste évolution de la violence du quotidien dans l’espace public, mais aussi à l’école ou au travail en France. Ce chiffre se déduit de la dernière production «Interstats info rapide» du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), rattaché à la Direction générale de la police nationale . Les statisticiens livrent ainsi les résultats de leur précieuse étude qualitative: «une évolution annuelle moyenne de +3 % de 2016 à 2024» . Selon eux, en 2024, les services de police et de gendarmerie ont enregistré au total 449.800 victimes de violences physiques constituant des crimes et délits. Et «près de la moitié d’entre elles, soit 205 500 victimes, ont subi ces violences en dehors de la sphère familiale, 39 % au sein du couple et 16 % dans le cadre familial non conjugal».
L’effectif des violences hors cadre familial était, selon eux, de «163 447 en 2016» . Ce qui fait bien une hausse de +25,7% en huit ans. Les années Macron n’ont manifestement pas permis d’enrayer le fléau des agressions de rue notamment, mais aussi dans les galeries commerciales, les boîtes de nuit, les festivals, les fêtes de village et même celles commises entre détenus en prison . Nous parlons bien d’une violence qui est sans rapport avec l’effet # MeToo, ce mouvement visant à libérer la parole des victimes de violences conjugales. […]
La zone grise est considérable en matière de violence. «Selon l’enquête Vécu et ressenti en matière de sécurité (VRS), en 2023, 1,0 % des personnes majeures vivant en France en ménage ordinaire ont été victimes de violences physiques commises en dehors du cadre familial. Parmi celles-ci, seulement 1 sur 5 a signalé les faits subis aux services de sécurité» , rappelle le SSMSI.
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