Quand Donald Trump a évoqué la prise de contrôle de l’île, l’Europe s’est émue. Erreur stratégique classique, prendre le ton pour le fond. L’Arctique n’est plus une périphérie glacée. C’est un espace de circulation, structuré par trois routes maritimes polaires :
Dans cette géographie, le Groenland n’est pas une île isolée. C’est un verrou géopolitique entre l’Atlantique Nord et l’Arctique central, un point d’observation, de projection et de contrôle des flux futurs. Le débat n’est pas moral, il est cartographique.
Pendant que l'Union européenne “surveille avec attention”, la Russie transforme une route naturelle en infrastructure de puissance alors que les États-Unis vont verrouiller des points clés sans un seul coup de feu :
- Garantie de sécurité américaine explicite face aux puissances arctiques,
- Présence militaire renforcée (radars, ISR, défense aérienne, bases),
- Transferts budgétaires annuels supérieurs et indexés,
- Fonds souverain groenlandais abondé par les États-Unis,
- Autonomie politique élargie par rapport au cadre danois,
- Statut de quasi-protectorat stratégique sans annexion,
- Investissements massifs en infrastructures (ports, aéroports, câbles, énergie),
- Accords miniers et énergétiques favorables avec royalties locales élevées,
- Priorité d’emploi et de formation pour les Groenlandais,
- Accès préférentiel aux universités et programmes US,
- Visas et mobilité professionnelle facilités vers les États-Unis,
- Intégration aux réseaux scientifiques, technologiques et militaires US,
- Reconnaissance internationale accrue et visibilité diplomatique,
- Partenariat bilatéral d’égal à égal, sans tutelle européenne.
Alors, on organise un référendum à Nuuk ?
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