Le service public mis au pilori d'un manque d'information sur l'Union Européenne, qui l'eu cru ?

Erreur, ligne volontaire, le fait est que si le service public est sous les projecteurs pour ses partis prit éditoriaux trop a gauches, il apparaît que la télévision de madame Ernotte semble cacher, ou occulter la sacro sainte Europe. Comme si son devoir est de ne pas laisser son public comprendre un peu trop comment l'UE absorbe de plus en plus de pouvoir qui deviennent inclusif dans votre quotidien.
L’EUROPE MAUDITE SUR FRANCE TV - Alors que l’Union européenne structure une part décisive de la vie politique, économique et sociale des Français, le traitement de l’Europe par France Télévisions, principal groupe audiovisuel du service public, pose un problème démocratique majeur. Investi d’une mission explicite d’information, de pédagogie et de pluralisme, France TV devrait être un vecteur central de compréhension du projet européen. Or, dans les faits, le groupe public a progressivement marginalisé l’actualité européenne, tant par ses journaux télévisés que par ses choix de programmation et de traitement éditorial. Cette mise à distance, loin d’être neutre, contribue à installer une vision tronquée et largement négative de l’Union européenne dans l’opinion publique française.
LES JT FOSSOYEURS DE L’EUROPE
Nous l’avons déjà souligné et documenté à de nombreuses reprises : les journaux télévisés de France 2 et France 3 ont quasi oblitéré l’actualité de l’Union européenne et de ses États membres. Il s’agit d’un choix éditorial assumé, mis en œuvre depuis plusieurs années, qui écarte massivement la question européenne de l’espace informationnel. Pour le 20 heures de France 2, par exemple, on a mesuré moins de 5 % de sujets consacrés à l’actualité des 27, hors catastrophes ou faits divers. Ces lignes éditoriales profondément « franchouillardes », dictées par la direction de l’information de France Télévisions, ne correspondent en rien à ce que devraient produire des chaînes relevant du service public audiovisuel.
UNE PROGRAMMATION RELÉGUÉE À LA NUIT
Le cahier des charges de France Télévisions prévoit pourtant des émissions obligatoires consacrées à l’Europe. Le choix de la direction du groupe public audiovisuel a été, depuis longtemps, de reléguer ces programmes à des horaires de très faibles audiences, généralement autour de minuit (Nous les européens est diffusé le jeudi à minuit). Le résultat est sans appel : quasiment personne ne les regarde et une large majorité de Français ignore jusqu’à leur existence. Cette invisibilisation programmée contribue directement à l’effacement de l’Europe du débat public et à l’idée, fausse mais largement répandue, qu’elle ne concernerait pas la vie quotidienne des citoyens.
DES ÉMISSIONS STRUCTURELLEMENT ANTI-EUROPÉENNES
Plus grave encore, une large partie des émissions d’information de France Télévisions renvoie une image systématiquement négative de l’Union européenne. C’est notamment le cas d’Envoyé spécial et de Cash Investigation, où l’on ne retrouve pas un seul numéro mettant en valeur l’action européenne ou ses réussites concrètes. Ce biais n’est certes guère surprenant lorsque l’on connaît le profil militant de son animatrice (proche d'une CHT très anti-européenne). La même aversion pour l’Europe se retrouve dans l’émission quotidienne C ce soir sur France 5, présentée par Karim Rissouli, ou encore dans l’émission hebdomadaire En société animée par Émilie Tran Nguyen. À chaque fois, le même schéma se répète : l’Europe n’est abordée qu’à travers des angles critiques, polémiques ou anxiogènes, dans les sujets comme dans les reportages.
ÉDITORIALISTES : LA HAINE BANALISÉE DE L’EUROPE
Ce climat est renforcé par une cohorte d’éditorialistes omniprésents dans l'audiovisuel public, qui ne cessent d’honnir l’Union européenne : Natacha Polony, Franz-Olivier Giesbert, Jean-Michel Aphatie, Aude Lancelin, Emmanuel Todd pour ne citer qu’eux, déclinent jour après jour un discours de suspicion, de dénigrement ou de dérision à l’égard de l’Europe. L’Europe y est présentée comme une entité technocratique, oppressive ou illégitime, sans jamais rappeler ce qu’elle protège, finance ou rend possible. À force de répétition, ce discours façonne durablement l’opinion publique et installe l’idée que l’Union serait le problème, jamais la solution.
CONCLUSION
Ce traitement massivement négatif et déséquilibré de l’Union européenne produit deux conséquences majeures sur l’opinion publique française : d’une part, une ignorance profonde du fonctionnement de l’UE et de la réalité politique, sociale et culturelle de ses 27 États membres (les études montrent que la France est le pays où la population est la plus ignare dans ce domaine); d’autre part, un formidable coup de pouce aux partis extrêmes, de La France insoumise au Rassemblement national, dont l’objectif assumé est le démantèlement de l’Union européenne. En désertant leur mission pédagogique et pluraliste, les chaines de l'audiovisuel public ont ainsi contribué à fragiliser l’un des rares espaces de souveraineté démocratique encore capables de peser face aux grandes puissances et aux marchés mondiaux.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire