dimanche 25 janvier 2026

DANS UNE REALITÉ

 LE MIROIR DU MINNESOTA



Ce qui se passe à Minneapolis depuis plusieurs semaines, et que les médias français assermentés sans doute volontairement simplifient ou occultent - un niveau de violence urbaine endémique, alimentée par des gangs somaliens surarmés ayant acquis pignon sur rue dans la plus grande ville du Minnesota, et de délégitimation des élites politiques nationales qui rappelle de plus en plus ouvertement le début de la guerre de Sécession - est assez fascinant à contempler, car il est assez probable que ce présent américain soit appelé à devenir, dans les quelques années ou décennies qui viennent, le futur de la France et de l'Europe.

L'Amérique pour nous a-t-elle du reste jamais été autre chose que le miroir trouble où se dessine vu d'Europe le visage de la Pythie ?

Reste que Trump va désormais jouer son mandat sur ce qui va se passer dans le Minnesota - et peut-être aussi bientôt à New-York, Chicago, Los Angeles ou Portland.
Pas sur l'avenir du régime iranien ni même celui du Vénézuela ou l'achat du Groenland (il ferait bien de s'en souvenir).

L'épisode en tout cas, si l'on en croit la presse anglophone ou étrangère émancipée de la galaxie progressiste, va bien au-delà de ce qu'on en restitue en France, où seule la mort des deux victimes récentes de l'ICE sollicite les commentaires. Contrairement à ce que vaticinent les faux experts en américanologie et les doctrinaires incultes du libéralisme new school, c'est bien la Maison Blanche qui est ici constitutionnellement dans son droit, et le gouverneur corrompu du Minnesota, Tim Walz (ancien colistier de Kamala Harris), qui viole la Constitution américaine en prétendant empêcher la police fédérale de ramener l'ordre dans un Etat qui est désormais au bord de l'anarchie militarisée et de la sécession juridique pure et simple.

Plutôt que de dépêcher son Armada de l'US Navy dans le Golfe persique, Donald ferait mieux de se souvenir qu'il existe dans la loi fondamentale des Etats-Unis un Insurrection Act, promulgué par Jefferson en 1807, qui lui donne des moyens d'action bien plus étendus que notre article 16.
C'est l'autre arme de dissuasion, où se vérifie l'exercice de la souveraineté. Si Trump n'en use pas relativement vite, il n'est pas exclu que son second mandat se termine aussi tragiquement que le premier.

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