lundi 15 juin 2026

PAS SANS CONSEQUENCES




Répression britannique : brutale, impitoyable et à sens unique.

Un enfant de cinq ans en larmes, saisi par plusieurs policiers, arraché à sa famille et embarqué de force dans un fourgon.

À Sheffield, un manifestant jeté au sol avec une violence telle que sa tête percute un poteau métallique. Les images ont circulé
 massivement. Dans les heures qui ont suivi, des rumeurs persistantes. non confirmées, ont commencé à évoquer sa mort. Aucun démenti officiel n’a suffi à les éteindre.

Ces deux scènes, survenues à peu de temps d’intervalle sur le sol britannique, alimentent une interrogation de plus en plus présente : pourquoi les autorités semblent-elles faire preuve d’une telle fermeté envers leurs propres concitoyens, alors qu’elles paraissent bien moins déterminées face aux phénomènes d’immigration et d’insécurité qui sont au cœur des inquiétudes d’une partie croissante de la population ?

Ce malaise s’est encore durci après les émeutes de Belfast, allumées par l’agression au couteau qui a grièvement blessé Stephen Ogilvie et conduit à l’inculpation d’un ressortissant soudanais pour tentative de meurtre. Véhicules incendiés, maisons attaquées, affrontements violents : les tensions autour de l’immigration ont atteint une intensité rarement vue. (The Times)

Pendant ce temps, Keir Starmer multiplie les postures martiales sur l’Ukraine, les sommets diplomatiques, la menace russe, allant jusqu’à mettre en scène la saisie d’un pétrolier de la « flotte fantôme » dans la Manche.

Le contraste, pour beaucoup de Britanniques, est devenu insupportable : un gouvernement qui prend la pose sur les grands équilibres géopolitiques d’un côté ; de l’autre, un sentiment d’abandon face à l’insécurité, à l’immigration de masse et à une répression jugée de plus en plus brutale dès lors qu’elle s’exerce contre la population autochtone elle-même.

C’est sur ce terreau que prospèrent les accusations de « maintien de l’ordre à deux vitesses », selon lesquelles certaines manifestations, certaines populations, seraient traitées avec une fermeté que d’autres n’ont jamais connue.

Fondées ou non, ces accusations trouvent désormais un écho que les démentis officiels peinent à couvrir. Car lorsqu’un enfant est arraché à sa mère pour être enfermé dans un fourgon, et qu’un homme s’effondre la tête contre un poteau sans que l’on sache s’il en est sorti vivant, ce sont ces images-là que la mémoire retient, bien avant les communiqués de presse.

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