dimanche 4 octobre 2026

PROVOCATEUR

 

 

Pourquoi est-il en détention ?

Il a été interpellé le 1er octobre 2026 à Saint-Denis, en marge des blocages de lycées et d'étudiants. Selon Europe 1, il aurait pris la parole devant les manifestants en appelant notamment à « former des barricades » et à « mettre le feu à l'Élysée ».

Le point important est qu'il était déjà placé sous contrôle judiciaire au moment de cette interpellation, avec notamment une interdiction de participer à des manifestations.

Deux jours plus tard, son avocat a annoncé qu'il avait été placé en détention provisoire.

Il est donc probable que la nouvelle mesure soit liée à cette nouvelle interpellation et/ou au non-respect des obligations de son contrôle judiciaire. C'est juridiquement important : le Service public précise qu'une détention provisoire peut notamment être ordonnée lorsqu'une personne ne respecte pas un contrôle judiciaire.

Avait-il déjà eu des problèmes judiciaires ?

Oui, plusieurs, et avant même son incarcération actuelle. Il faut cependant distinguer plainte, interpellation, poursuite, contrôle judiciaire et condamnation. Ce ne sont pas la même chose.

DateAffaireSituation connue
23-24 fév. 2024Propos adressés à Emmanuel Macron au Salon de l'Agriculture, interprétés comme des menaces de mort envers le présidentInterpellation, puis poursuites pour menaces envers le chef de l'État
2024Déclarations lors d'un rassemblement pro-palestinien, notamment appel à « l'Intifada » dans les rues de ParisSignalement au procureur pour des faits susceptibles de relever de la provocation à la haine/violence
oct. 2024Publication qualifiant les policiers d'« enfants de Pétain »Plainte de Bruno Retailleau pour injure publique envers une administration publique
oct. 2024Interdiction d'accès à l'Assemblée nationaleMesure administrative liée à la sécurité de l'institution
9 avril 2025Entrée dans l'enceinte du Palais-Bourbon malgré cette interdiction, en forçant une porte de sécuritéYaël Braun-Pivet a déposé plainte ; l'Assemblée nationale confirme officiellement les faits reprochés.
2026Plusieurs prises de parole et publications faisant l'objet de nouvelles procéduresPlusieurs dossiers ont été regroupés ou examinés par le tribunal
14 juillet 2026Nouvelle interpellation à Paris58 heures de garde à vue/dépôt puis placement sous contrôle judiciaire, avec interdiction de manifester selon les sources militantes ; les faits précis doivent être distingués des accusations portées par ces organisations.
1er oct. 2026Interpellation à Saint-Denis pendant les blocages lycéensDétention provisoire actuelle

Son procès pour les menaces contre Macron est particulièrement important

Le dossier le plus connu concerne les propos du 24 février 2024, au Salon de l'Agriculture. Thibault avait interpellé Emmanuel Macron avec des propos faisant référence au fait que la Révolution française avait fait tomber les monarques. Il a été poursuivi pour menaces de mort envers le chef de l'État.

Le procès a finalement eu lieu le 8 septembre 2026, dans des conditions très mouvementées : Thibault a été expulsé de l'audience et celle-ci s'est poursuivie à huis clos. Le jugement doit être rendu le 6 octobre 2026.

Cela signifie qu'au 4 octobre 2026, il n'a pas encore été condamné dans cette affaire.

Autre élément intéressant : Le Monde indiquait en mai 2025 que, malgré les procédures déjà engagées contre lui, il n'avait alors jamais été condamné. 

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