Source Covidinfos.net qui reprend des données officielles transparence.sante.gouv.fr
Avant de commencer, faisons bien le distingo entre frais et rémunérations, conventionnels ou contractuels. L'ensemble des acteurs d'une profession selon leurs expertises et compétences, sont parfois invités à proposer, exposer, présenter, des expertises ou des projets, des concepts ou des stratégies, dans des congrès interprofessionnels ou des forums, invités par des organisateurs publics ou privés. Dans ce cadre, ils bénéficient évidemment de frais pris en charge ou remboursés conventionnés c'est à dire accorder ou établit par contrat de type "prestataire" ou "intervenant", y compris pour d'eventuelles rémunérations de prestations.
Idem lorsque des professionnels sont invités à partager une rencontre, un repas d'affaire, ou en général ils sont "invités" ou remboursés par convention, soit de la part de l'hôte ou de parfois de son propre employeur, organisateur de ces rencontres. Sachant qu'un "repas d'affaire" peut être une simple discussion, un simple échange, ou aussi un moyen d'influencer ou de négocier, comme la définition même de "repas d'affaire" le laisse imaginer dans l'inconscient collectif (c'est à dire confidentiel et de fait ne laissant pas filtrer en général le contenu des conversations).
En revanche, lorsqu'il s'agit de "rémunérations simple", c'est alors contractuel, car dans ce cadre, ces professionnels agissent pour l'intérêt, pour le compte de l'entreprise qui s'offre leurs services. Et de fait, ces professionnels sont soumis à des principes de devoir de réserve, de protection des intérêts et de lucrativité de l'entreprise qui se paient leurs services. On les qualifis parfois de "frais de représentation" puisqu'ils se positionnent alors dans un cadre représentatif dans des forums, des conventions, ou même dans des médias. Mais dans ce cadre là, pratiquement aucun n'a signalé ce type de lien d'intérêt puisque correspondant à des orientations professionnelles "hors de leurs statuts représentatifs" public. C'est là que se trouve en définitive le "flou" de ce qui devrait être déclaré non pas en "liens d'intérêts" mais "conflits d'intérêts".
Rappelons que ces déclarations ne comprennent pas l'obligation de signaler des intérêts individuels dans des activités extra professionnelles, c'est à dire par exemple, posséder des stock options d'une société qui fait appelle à vous pour des prestations rémunérées conventionnées. Et de plus, tant qu'il n'y a pas de contrôle, ces personnalités déclarent en fait, ce qu'elles veulent. Et donc il n'y a pas de transparence absolue. Et enfin, en France, les gros laboratoires pharmaceutiques ont obtenu de l'état (loi Bertrand) que soit abrogé l'obligation de déclarer les sommes perçues, que ce soit des honoraires ou des rémunérations contractuelles ou conventionnelles. Sachant que dans certains cas, ces rémunérations sont versées aux services employeurs de ceux ci, comme ceux ci peuvent tout aussi bien les encaisser à leurs comptes personnels, puisque le plus souvent, "inviter" ou "rémunérer" en dehors de leurs prérogatives de représentation.
- Didier Raoult n'a a l'heure actuel que des liens professionnels avec le laboratoire Sanofi, ce dernier étant un fournisseur et le professeur ne reçoit aucune royalties ni rémunération que ce soit. Le seul rapport qui peut lui être trouver, c'est la prise en charge d'un repas de 90 euros, par DJO France SAS le 29 Juin 2016, en dehors de ces frais conventionnels habituels comme tout à chacun, établit par nos conventions professionnelles.
- Karine Lacombe, en dehors de tout son curriculum vitae et des liens d'intérêts qu'elle a perçu en toute logique de son activité et de ses compétences, rien que sur les dix dernières années, elle aurait perçu 245 660 euro en rémunérations et conventions (conventions étant ses droits de rémunérations et de prises en charge de frais réels de part ses fonctions officielles). Sur 2020, l'année qui nous intéresse, elle a perçu des remboursement de frais de transport de la part de Gilead, en janvier 2020 (alors qu'elle prétendait ne plus avoir de lien avec le groupe américain depuis 2019), ayant reçu une rémunération de la part du même groupe en décembre 2019 alors que la pandémie était déjà en route en Chine (et qu'aujourd'hui on relate des cas sans doute déjà présent en Europe sans avoir été identifié Covid). Qui dit "rémunération" dit oeuvrer dans un cadre contractuel, et non de simple intervenant ou consultant.
- Olivier Veran a par le passé eut des liens professionnels avec ASTELLAS PHARMA en 2018, Johnson & Johnson Medical SAS et ROCHE SAS en 2017 sous conventions. Il ne lui ait connu officiellement aucun liens d'intérêts actuels.
- Michel Cymes n'a pas de liens d'intérêts sérieux, si ce n'est des avantages ou des frais normaux d'activités professionnelles.
- Christian Perrone a eut des liens d'intérêts en 2018 avec Bayer HealthCare SAS au CHU RAYMOND POINCARE 104 Bd Raymond Poincaré de GARCHES. Entre autres frais et remboursements effectués dans le cadre de son activité professionnelle, il a également eut des liens avec PFIZER SAS dans le cadre d'un congrès ou il a eut des bénéfices d'avantages divers en tant qu'invité (ce qui est routinier en général lorsque des professeurs ou des chercheurs sont invité à des congrès organisés par des laboratoires ou des organismes de santé public). Idem en 2014 dans un cadre conventionnel.
- Louis Fouché a eut 449 euros d'intérêts, essentiellement des frais repas pris en charge lors de rencontre professionnelle avec différent représentant de laboratoire (comme c'est la coutume dans les milieux de la santé lorsque des laboratoires ont besoin de promouvoir ou de renégocier des accords, des collaborations ou des contrats). On retrouve donc des repas déclarés depuis 2012 avec GILEAD SCIENCES, MYLAN MEDICAL SAS, FRESENIUS KABI FRANCE, FRESENIUS KABI FRANCE ou encore BOSTON SCIENTIFIC SAS.
- Martin Blachier a bénéficier d'avantages conventionnels avec des organismes tels que Galderma International, CORREVIO, JANSSEN-CILAG, dans le cadre de son activité de représentant de sa société d'analyse statistique et prévisionnelle. Ce sont ses liens directs et non ceux de sa société.
- Pierre Tattevin, (le professeur des maladies infectieuses de Rennes) a dans sa carrière eut des liens d'intérêts avec bon nombre de laboratoires de recherches et de distributions, du fait de son activité professionnelle. Pour 2020 et 2019 on lui trouve des frais pris en charge au nom de A+A, GILEAD SCIENCES, AMGEN SAS, EUMEDICA s.a., Medicys Limited, Oxford Immunotec Ltd, PFIZER PFE FRANCE. Ces avantages étaient dans le cadre d'interventions et de consultations conventionnées. A noter que Pierre Tattevin est également président de la SPILF, qui a tenter une action devant l'ordre des médecins contre le Pr Raoult.
- Bruno Megarbane a travailler sur des études pour le compte de A+A, avec rémunération conventionnel, durant toute l'année 2020. Il a aussi travaillé avec P \ S \ L Group. L'ensemble de ces sociétés sont en fait des sociétés de collecte et d'analyse de données pour les mettre à disposition des corps médicaux. Depuis ces 10 dernières années, on ne lui connait pas de lien particulier avec des représentations directes ou indirectes avec des laboratoires pharmaceutiques privés.
- Eric Maury, l'alarmiste de service, jusqu'en décembre 2019 à été approché à plusieurs reprises par GILEAD SCIENCE, SANOFI AVENTIS FRANCE, FRESENIUS KABI FRANCE, EUMEDICA s.a., NOBEL BIOCARE FRANCE, PFIZER PCE FRANCE et bien d'autres, dans des repas et rencontres conventionnées. Il n'a déclaré qu'une participation à une convention contractée par Sanofi en décembre 2019.
- Jean François Toussaint n'a déclaré que trés peu de liens d'intérêts, si ce n'est des repas avec LEO Pharma et les laboratoires Servier jusqu'en 2018. En 2013 il déclare une enquête pour ICOMED, et un contrat d'intervenant pour Servier. En tous depuis 2013, il déclare 442 euros.
- Pascal Astagneau a déclaré un contrat pour une expertise rémunéré par LIVANOVA SA en janvier 2020. Entre autres, un contrat chez MYLAN MEDICAL en juillet 2019. Un certains nombres de repas d'affaires avec SANOFI AVENTIS FRANCE mais aussi JOHNSON & JOHNSON MEDICAL SA.. Depuis 2014, Astagneau a déclaré 14 276 euros de liens d'intérêts.



















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