dimanche 8 février 2026

DISCREDITER

 

Simple.... Stratégique.... Ou comment on infiltre des revendications idiotes en intégrant des wokistes dans un mouvement syndicale qui dérange.

Un mouvement syndical inédit chez Starbucks

Depuis 2021, des salariĂ©·es de Starbucks ont commencĂ© Ă  se syndiquer aux États-Unis sous la banniĂšre de Starbucks Workers United, marquant une rupture historique dans l’entreprise qui avait jusque-lĂ  rĂ©sistĂ© Ă  l’organisation syndicale. Plus de 600 magasins ont votĂ© pour ĂȘtre reprĂ©sentĂ©s par un syndicat, regroupant environ 11 000 travailleurs·ses dans plus de 550 cafĂ©s Ă  travers le pays.

Un long bras de fer pour un premier contrat

Le cƓur du conflit n’est plus seulement la crĂ©ation du syndicat, mais la nĂ©gociation d’un premier contrat collectif entre Starbucks et les travailleurs·ses syndiquĂ©s. MalgrĂ© des discussions entamĂ©es en 2024 et plusieurs accords partiels sur des questions comme la santĂ©, la sĂ©curitĂ© ou la protection contre les licenciements, aucun contrat final n’a Ă©tĂ© conclu. Selon les syndicats, Starbucks aurait ralenti ou stoppĂ© les nĂ©gociations aprĂšs l’arrivĂ©e d’un nouveau PDG et multipliĂ© les obstacles.

GrĂšves et actions : la « Red Cup Rebellion »

FrustrĂ©s par l’absence d’avancĂ©es, les baristas ont votĂ© massivement en novembre 2025 pour dĂ©clencher une grĂšve ouverte et prolongĂ©e, appelĂ©e la « Red Cup Rebellion », qui a commencĂ© le 13 novembre 2025, coĂŻncidant avec la trĂšs importante promotion annuelle de la sociĂ©tĂ©.

  • Des centaines de travailleurs  ont dĂ©brayĂ© dans des dizaines voire des centaines de villes, faisant grimper la visibilitĂ© du mouvement.

  • Les actions incluent des piquets de grĂšve, des blocus de centres de distribution, et mĂȘme des appels Ă  supprimer l’application mobile Starbucks pour soutenir la lutte.

  • Les syndicats rĂ©clament notamment de meilleurs salaires, des horaires stables, l’arrĂȘt des pratiques anti-syndicales et la rĂ©solution de centaines de plaintes pour pratiques dĂ©loyales dĂ©posĂ©es contre l’entreprise.

Starbucks reconnaĂźt que seules une petite fraction (moins de 1 %) de ses milliers de points de vente sont touchĂ©s, mais la visibilitĂ© mĂ©diatique et l’ampleur de la mobilisation ont transformĂ© le dossier en symbole plus large de lutte pour les droits des travailleurs aux États-Unis

 Politique et soutien public

Le conflit a attirĂ© l’attention politique : des sĂ©nateurs dĂ©mocrates, dont Bernie Sanders, ont publiĂ© des lettres appelant Starbucks Ă  cesser les pratiques anti-syndicales et Ă  nĂ©gocier de bonne foi.
Des syndicats d’autres secteurs (comme des enseignants) ont mĂȘme appuyĂ© des boycotts de Starbucks jusqu’Ă  ce qu’un contrat soit conclu.

 

Pourquoi c’est si compliquĂ© ?

  • Aux États-Unis, les lois du travail obligent Ă  « nĂ©gocier de bonne foi » mais ne forcent pas une entreprise Ă  conclure un contrat rapidement, ce qui permet Ă  des sociĂ©tĂ©s comme Starbucks de retarder les accords.

  • Starbucks, qui offre dĂ©jĂ  certains avantages (soins de santĂ©, formation, etc.), affirme que ses propositions actuelles ne sont pas « soutenables » Ă©conomiquement, alors que le syndicat demande des amĂ©liorations significatives.

En rĂ©sumĂ© : la crĂ©ation d’un syndicat chez Starbucks a ouvert une vaste confrontation sociale aux États-Unis parce que, quatre ans aprĂšs les premiĂšres Ă©lections syndicales, les salariĂ©·es sont toujours en lutte — non seulement pour ĂȘtre reprĂ©sentĂ©·es, mais pour obtenir un vrai contrat qui amĂ©liore leurs conditions de travail, face Ă  une direction qui a rĂ©sistĂ© Ă  de nombreuses avancĂ©es et est accusĂ©e de tactiques anti-syndicales.

 

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