samedi 11 juillet 2026

A SAVOIR

 Dans cette campagne présidentielle, il y a des mots clés qui vont ressortir de partout, dans tous les discours, dans toutes les interventions de la gauche et de l'ultra gauche. C'est "Islamophobie".

Mais ce terme est souvent attribuer aux frères musulmans qui l'aurait instrumentalisé en occident pour accentuer un racisme plus spécifique envers le musulmans, qu'ils soient d'origines maghrébines, arabes, perses, ou d'asie centrale. Hors le terme est plus ancien tout en restant néanmoins assez contemporain, né d'une forme de colonialisme qui a souvent considérer l'islam comme une culture archaïque.


Les premières apparitions

Le plus ancien usage connu du mot en français remonte au début du XXᵉ siècle.

  • En 1910, les administrateurs et ethnologues français Alain Quellien et Maurice Delafosse emploient le terme « islamophobie » dans des travaux portant sur les populations musulmanes d'Afrique occidentale. Chez Quellien, il désigne un préjugé hostile envers l'islam et les musulmans, notamment chez certains administrateurs coloniaux. Le terme n'était toutefois pas d'usage courant à cette époque.

Pendant plusieurs décennies, le mot reste très rare.

Diffusion dans le monde anglophone

Le terme anglais "Islamophobia" commence à être utilisé de manière plus régulière dans les années 1980, mais sa diffusion internationale intervient surtout après la publication, en 1997, d'un rapport de l'organisation britannique Runnymede Trust intitulé "Islamophobia: A Challenge for Us All".

Ce rapport définit l'islamophobie comme une vision de l'islam qui le considère notamment comme :

  • monolithique et immuable ;
  • étranger et incompatible avec les autres cultures ;
  • inférieur à l'Occident ;
  • intrinsèquement violent ou soutenant le terrorisme.

Cette publication a largement contribué à populariser le terme dans les milieux universitaires, politiques et médiatiques.

Après le 11 septembre 2001

Les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis entraînent une forte augmentation des débats sur :

  • les discriminations visant les musulmans ;
  • les crimes de haine ;
  • les politiques antiterroristes.

Le terme « islamophobie » devient alors d'un usage beaucoup plus fréquent dans de nombreux pays.

Un terme qui fait débat

Aujourd'hui, le mot fait l'objet de débats sur sa définition.

Deux conceptions principales coexistent :

  1. La définition retenue par de nombreuses institutions internationales (comme Organisation des Nations unies ou Conseil de l'Europe) : l'islamophobie désigne les préjugés, discriminations ou actes de haine dirigés contre des personnes en raison de leur appartenance réelle ou supposée à l'islam.
  2. Une définition critiquée par certains chercheurs, intellectuels et responsables politiques : ils estiment que le terme peut parfois être utilisé de manière ambiguë, car il peut mélanger :
    • la haine envers les musulmans (des personnes) ;
    • la critique d'une religion, de ses doctrines ou de certaines pratiques.

Pour cette raison, certains préfèrent employer des expressions comme « haine antimusulmane » ou « racisme antimusulman » lorsqu'il s'agit explicitement de discriminations envers des personnes, afin de distinguer celles-ci de la critique légitime d'une religion.

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