samedi 18 juillet 2026

PROPAGANDE

 Cette année, le 14 juillet français méritait qu'on y regarde de plus près. Même en Suisse.



D'abord, sa dimension «euro-ukrainienne» : défilé de la garde de Zelensky, présence de trente-cinq États, et une tirade de Macron plus martiale que jamais. «Nous sommes prêts à faire la guerre et à verser notre sang s'il le faut.» 

Pas un seul dirigeant n'a prononcé les mots «négociations» ou «paix». Pendant que les jeunes hommes versent leur sang des deux côtés du front, les plaideurs bellicistes posent en grand uniforme.

Ensuite, un détail moins grave mais troublant : pour approcher des Champs-Élysées, il fallait demander une autorisation à la Préfecture, qui délivrait un QR code personnel. Le Tribunal administratif l'a annulé trois jours avant. Le Conseil d'État l'a rétabli dans la nuit du 13 au 14. Priver les citoyens de leur propre fête nationale : le geste d'une présidence affolée par son impopularité, dans l'indifférence quasi totale des médias.

L'Europe qui s'est unie au nom de la paix tourne le dos à cet idéal. Et pendant ce temps, on demande aux citoyens un QR code pour assister au défilé. 

https://www.antithese.info/articles/les-deux-lecons-inquietantes-du-14-juillet/


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