lundi 6 avril 2026

REFLEXION

 LFI et le nazisme naissant : et si on osait comparer ?



Allemagne, années vingt. La guerre est perdue. Le pays est humilié, appauvri, épuisé. Les gens ont travaillé toute leur vie et leurs économies ne valent plus rien. Le boulanger du coin ne peut plus payer ses employés. L’ingénieur diplômé fait la queue à la soupe populaire. Un pays entier se retrouve avec une question brûlante dans la gorge : qui est responsable de tout ça ? La France!. Les usines ont fermé. Les villages se vident. Les jeunes partent, ou restent et ne trouvent rien. Les fins de mois sont dures, les services publics s’éloignent, et ceux d’en haut semblent vivre dans un autre monde. Même question qui brûle. Quand un peuple souffre et ne comprend pas pourquoi, il cherche un coupable. C’est humain. Et c’est là que tout commence.
Hitler n’était pas un homme de droite. Il attaquait les banquiers, les grandes fortunes, les “parasites” qui s’enrichissaient pendant que le peuple crevait. Son discours sonnait juste pour des millions d’Allemands épuisés — parce qu’il partait d’une vraie injustice. Mélenchon fait exactement la même chose. Il attaque LVMH, les actionnaires, l’“oligarchie”, la finance qui délocalise. Et là encore, il part de vraies injustices, documentées, que beaucoup de gens vivent dans leur chair. C’est ça le problème. Le populisme ne commence jamais par un mensonge total. Il commence par une vérité — et il l’enfle, il la tord, il la transforme en système, jusqu’à ce qu’elle devienne plus dangereuse que le mal qu’elle prétend combattre.
Vient ensuite l’étape suivante. Celle qui transforme un mouvement de colère en quelque chose d’autre. Hitler avait besoin d’un visage à mettre sur l’ennemi abstrait. Il a choisi le Juif. Pas parce que c’était logique — c’était une absurdité totale. Mais parce que ça fonctionnait. Ça donnait une cible concrète à une haine diffuse. Ça permettait de dire : voilà qui est responsable, voilà celui qui te vole ta vie. LFI a, elle aussi, sa figure coupable : “l’homme blanc”, le “colon”, “l’islamophobe”. Une figure qui porte sur ses épaules toute la domination du monde — économique, historique, culturelle. Et le plus fort dans ce système, c’est que cette culpabilité est structurelle : elle ne dépend pas de ce que tu fais ou de ce que tu penses. Tu es coupable par ce que tu es. Tu peux te défendre, expliquer, nuancer — c’est peine perdue. Ta défense elle-même sera lue comme la preuve de ton aveuglement. Vous reconnaissez la logique ? Un groupe désigné. Une culpabilité irréfutable. Un procès sans défense possible. Je ne dis pas que LFI va construire des camps. Je dis que cette façon de penser est la même. Et que cette façon de penser, en Allemagne, a mené là où l’on sait.
Dans l’Allemagne nazie, il y avait la “science aryenne” et la “science juive”. Einstein, Freud — disqualifiés, non pas parce que leurs travaux étaient faux, mais parce qu’ils venaient des mauvaises personnes. Aujourd’hui, si tu contestes certaines thèses de LFI, tu n’as pas tort — tu es islamophobe, raciste, inconscient de tes privilèges. La réponse n’est jamais sur le fond. Elle est toujours sur ta personne, sur ce que tu représentes, sur le groupe auquel tu appartiens. C’est ce qu’on appelle fermer le débat. Et quand le débat est fermé, il ne reste que la force.
LFI n’est pas le nazisme à l’identique. Elle ne défile pas en chemises brunes. Elle n’a pas de programme racial au sens biologique. Mais ce qui m’inquiète — ce qui devrait nous inquiéter tous — ce n’est pas l’état actuel du mouvement. C’est la direction. C’est la logique interne. C’est ce moteur qui tourne déjà : un peuple en colère, un ennemi désigné, un système de pensée fermé sur lui-même, imperméable à la contradiction. Hannah Arendt, qui avait vécu tout ça de l’intérieur, disait que le totalitarisme ne s’installe pas d’un coup. Il s’installe par couches, par normalisations successives. On s’habitue à la désignation. On s’habitue au procès sans défense. On s’habitue à ce que certaines paroles soient interdites, que certains visages soient suspects. Et un matin, on se réveille dans un monde qu’on n’a pas voulu.
C’est pourquoi il faut en parler maintenant. Le philosophe n’est pas là pour commenter le passé. Il est là pour lire les signes du présent — même quand ils dérangent, même quand on préférerait ne pas les voir. Nommer, c’est déjà résister.
Une photo que j'avais faite de lui. Même dans sa gestuelle il y a de la folie. Il est habité comme le petit moustachu ou alors il se prend pour Mao. Bref c'est une personnalité megalomaniaque.
Hitler imaginait l'homme pur grand blond aux yeux bleus et Mélenchon il l'imagine racisé et musulman alors qu'il est blanc et catholique. Personne ne semble voir la contradiction des propos. C'est comme Zemmour qui fait l'apologie du christianisme alors qu'il est juif, fait l'apologie du français de souche alors qu'il vient d'Algerie. Ce sont des dingues et des démagogues.

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