dimanche 18 octobre 2026

A ACLAIRCIR

 On dénonce que les propos de Trump et de certains médias anglosaxons sont fallacieux et islamophobes, du fait de faire un lien entre les émeutes et l'islamisation de la France. Evidemment, nous sommes beaucoup a croire cet amalgame exagérer et non fonder..... jusqu'à aujourd'hui !



Phénomène qui ne serait pas nouveau puisque :

Rapport du ministère de l’Intérieur et de la Justice

14 septembre 2023

L’étude porte notamment sur un échantillon représentatif de 395 dossiers de majeurs condamnés. Elle conclut que l’opportunisme et l’influence du groupe ressortent davantage que des revendications idéologiques ou politiques affirmées. Elle ne permet donc pas d’établir une direction islamiste des émeutes.

Rapport de la commission d’information du Sénat

Avril 2024

Le Sénat relève une organisation locale parfois importante, des groupes mobiles, des guets-apens et une coordination par les réseaux sociaux. Il indique cependant que les renseignements recueillis ne faisaient pas apparaître de convergence entre les émeutes et les mouvements séparatistes ou les groupes militants d’ultragauche. Le rapport ne conclut pas à une orchestration nationale islamiste.

Présence d’armes à feu

Le Sénat confirme que certains émeutiers ont exhibé des armes à feu en 2023, mais précise que leur usage est resté exceptionnel au regard de l'ensemble des violences. Cela ne confirme pas, en soi, l’existence d’AK-47 détenues par des personnes affiliées à des organisations salafistes. 


Ce que l'on sait déjà

1. Interpellations et armes

Le parquet de Paris a communiqué, le 18 octobre, un bilan provisoire de 855 personnes interpellées à Paris, dont 557 gardes à vue. Parmi les infractions recensées figurent des faits de port d'arme et de détention d'explosifs concernant certains mineurs. Le communiqué ne précise pas, dans les éléments disponibles, qu'il s'agirait de fusils d'assaut ou d'armes liées à des groupes islamistes.

2. Organisation des violences

Selon Le Monde, des groupes mobiles ont affronté les forces de l'ordre et commis des pillages dans plusieurs villes. Le journal décrit des motivations hétérogènes, mêlant activisme politique, opportunisme et prédation. Les autorités ont notamment mis en cause des mouvances d'ultragauche, mais les articles consultés ne font pas état d'une coordination ou participation islamiste établie.

3. Situation du 18 octobre

Des tensions ont repris à Paris, place de la République, après des appels diffusés sur les réseaux sociaux. La préfecture de police a fait état de projectiles lancés contre les forces de l'ordre et de nouvelles interpellations. Là encore, les informations publiées ne permettent pas d'attribuer ces événements à des réseaux salafistes.

5. Ce qu'il reste à vérifier

Pour établir ou écarter sérieusement la piste islamiste, les informations les plus utiles seraient :

  • les comptes rendus détaillés des saisies d'armes et les qualifications exactes des armes découvertes ;

  • les éventuelles mises en examen pour association de malfaiteurs, infractions terroristes ou participation à un réseau organisé ;

  • les éléments de la DGSI ou des services territoriaux de renseignement sur une éventuelle présence de militants islamistes ;

  • les déclarations nominatives du ministère de l'Intérieur et des parquets locaux.

Il faut aussi éviter de confondre une arme saisie chez une personne arrêtée après les émeutes avec une arme utilisée pendant celles-ci.

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