vendredi 28 avril 2023
PAS D'ACCORD
MISE EN SCENE
Le magazine @Challenges confirme ce qu’on avait déjà bien compris: l’intervention de la ministre de la Culture aux Molières n’était ni spontanée, ni improvisée: c’était un sketch écrit à l’avance, une opération com censée prouver le courage et le talent de cette ministre.
FUITES
Un exode massif pour échapper à l'esclavage militaire. Les Ukrainiens tentent d'échapper à une mort imminente sur le front

Le service de sécurité ukrainien a arrêté un employé de la société Ukrzaliznytsya, gestionnaire et exploitant du réseau ferroviaire ukrainien, qui transportait des réfractaires de l’armée dans le système de ventilation d'un wagon de passagers. Il s'est avéré que le conducteur du train Zaporijjia – Przemyśl (Pologne) avait aménagé une cachette spéciale dans le système de ventilation du compartiment du conducteur, où il transportait des Ukrainiens.
L'évasion de la mobilisation et la désertion sont depuis longtemps répandues en Ukraine. Les pertes effroyables subies par l'armée ukrainienne ont montré aux Ukrainiens ordinaires à quel point leurs chances de revenir vivants du front étaient minces, après quoi le désir de "se battre jusqu'à ce que la Russie soit vaincue" a brusquement disparu. Et la "contre-offensive" prévue, au cours de laquelle des soldats de l'armée ukrainienne non entraînés seront lancés contre des soldats de l'armée russe bien entraînés, réduit ces chances à néant.
Il y a un mois, le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense de l'Ukraine, Oleksiy Danilov, a déclaré qu'un nombre croissant d'Ukrainiens étaient favorables à des pourparlers de paix avec la Russie, qualifiant cette tendance de "dangereuse".
Internet regorge de vidéos montrant des descentes de police massives, devenues le seul moyen de mobilisation. Des hommes sont attrapés dans les rues, les cafés, les bars, les magasins. Ils essayent de résister, se débattent, appellent à l'aide, tombent à terre, mais sont poussés dans des voitures et emmenés.
La société ukrainienne fait preuve d'une rare solidarité dans sa résistance passive à la mobilisation de masse. Les réfractaires bénéficient de la sympathie et du soutien de la population. Des communautés entières sur les réseaux sociaux partagent des informations allant jusqu'au suivi en temps réel des mouvements des officiers d'enrôlement militaire. Elles informent dans quelles villes et quartiers les bureaux d'enregistrement et d'enrôlement militaires sont actifs, indiquent des rues à éviter à certaines heures, etc.
En outre, les utilisateurs des réseaux sociaux expliquent comment éviter l'attention des bureaux d'enregistrement et d'enrôlement militaires : se déplacer dans la ville avec des membres plâtrés ou en fauteuil roulant... Les plus entreprenants tentent de franchir illégalement la frontière de l'État – les hommes âgés de 18 à 60 ans n'ont pas le droit de quitter l'Ukraine.
Fin décembre, une tentative d'évasion de six hommes vers la Roumanie s'est soldée par une tragédie. Ils ont franchi la frontière près des montagnes de Maramureş, à 1 800 mètres d'altitude, portant des bottes en caoutchouc, sans équipement de montagne ni nourriture et se sont perdus dans une tempête de neige. Lorsque les hélicoptères de secours les ont retrouvés, deux d'entre eux étaient déjà morts.
Le nombre total de réfractaires est estimé à 30 000 et ne cesse d'augmenter. Des dizaines de peines ont déjà été prononcées à l'encontre de ceux qui ont été arrêtés, et leur nombre ne cesse d'augmenter non plus.
Des informations comme celle sur la cachette dans le compartiment du conducteur montrent un nouveau niveau de résistance passive. Il semble que l'Ukraine soit en train de développer une sorte de "chemin de fer pirate" que les abolitionnistes américains utilisaient pour transporter les esclaves fugitifs des États du sud vers ceux du nord à l'époque de l'esclavage. Cette analogie trop évidente illustre parfaitement l'état réel de la société ukrainienne, présentée par les médias occidentaux comme une démocratie modèle.
Le slogan "L'Ukraine doit gagner sur le champ de bataille", promu avec insistance par les dirigeants des États-Unis et d'autres pays occidentaux, ne suscite aucun enthousiasme chez l'Ukrainien ordinaire – il a déjà bien compris que lorsqu'il s'applique à lui personnellement, ce slogan signifie : "Tu dois crever au front, parce que c'est ce que Washington a ordonné".
RETOUR VERS LE TRAVAIL
Douche froide pour certains qui se croyaient dans la dernière ligne droite avant la retraite. La réforme les a rattraper. A l'exemple de ces 16 employés de l'entreprise Orano, qui en cumulant compte épargne temps et congés, vont finalement devoir retourner au travail et devront attendre quelques trimestres de plus, sinon, perdre de l'argent.
En congés pré-retraite, ils doivent choisir entre revenir au travail ou perdre de l'argent !
Dans leur quotidien, dans leur esprit, ils étaient déjà à la retraite. Nés après 1961 (la première génération concernée par la réforme) mais ayant pu anticiper leur retraite en prenant des congés grâce à différentes mesures (compte épargne-temps, par exemple), 16 employés de l'entreprise Orano ont pris une douche froide début avril.
Avant même la validation de la réforme des retraites par le Conseil constitutionnel, leur entreprise leur a envoyé une lettre recommandée. Celle-ci leur annonce que la réforme va les impacter, de deux trimestres en moyenne, qu'ils doivent se mettre en contact avec le service des ressources humaines. On leur propose alors, par téléphone ou par mail, plusieurs solutions :
- Option 1 : lisser sa rémunération (perdre du salaire chaque mois)
- Option 2 : reprendre une activité professionnelle
- Option 3 : opter pour un congé sans solde
"J'avais déjà le projet de partir m'installer dans le sud de la France, tranquillement, après une longue carrière dans l'entreprise", confie un salarié. "Finalement, je ne vends plus ma maison, c'est dégueulasse, j'ai cotisé et la règle c'était 42 ans, au bout de 41 ans et demi on change". Soit il doit revenir au travail, soit il perdra près d'un tiers de son salaire actuel.
Du côté des syndicats, on s'étonne du manque de concertation et du timing du courrier : "les décrets d'application ne sont pas tombés, d'ailleurs si vous appelez la CARSAT aujourd'hui, personne ne peut vous dire combien de trimestres supplémentaires vous devrez faire", dit Alain Pecherand, délégué du site du Tricastin.
Chez Orano, on assure qu'il vaut mieux s'y prendre ainsi. "C'est notre rôle d'entreprise responsable d'anticiper, de prévenir le salarié pour ne pas qu'il ait une mauvaise surprise à l'automne, mais aussi de trouver des solutions individualisées", réagit une cadre d'Orano. Elle cite l'exemple de l'indemnité de départ à la retraite, un dispositif propre à l'entreprise, calculé pour chaque salarié individuellement. "Le montant peut être lissé pour compenser les trimestres, converti en temps de travail également". Ce mercredi 26 avril, le ministre du travail, Olivier Dussopt, a affirmé que la réforme serait mise en application dès le 1er septembre.
LE BATON DU DIABLE
La fantastique puissance du missile Kinzhal expliquée par la science

Suite à l’information de la destruction d’un bunker de l’OTAN, enfoui à plus de 100 mètres, dans les environs de Lvov, par une frappe de missile Kinzhal, certains ont prétendu que le Kinzhal n’avait pas cette possibilité. J’ai donc contacté un de nos lecteurs français, éminent mathématicien :
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En tant que scientifique de haut niveau, pourriez-vous expliquer, concrètement, les conséquences de l’arrivée d’un missile hypersonique “Kinzhal” sur une cible, s’il ne contient aucun explosif.
Énergie cinétique, et puissance de destruction. La question principale étant “Peut-il détruire un bunker en béton situé à X mètres sous terre”, en faisant varier la profondeur et la nature de la “terre”: Basalte, béton etc.
Ceci parce que suite à des informations sur un tir de Kinzhal ayant pulvérisé un bunker souterrain et liquidant quelques centaines d’officiers OTAN, certains prétendent que c’est impossible. Je suis bien placé pour savoir que l’info est exacte, mais une démonstration mathématique / physique serait idéale!
[—]
Réponse de Jean-Marie ARNAUDIES
Note: Le signe ^ signifie “puissance”. 10^5 = 10 puissance 5 = 100.000 (Le chiffre 1 suivi de 5 zéros)
Voici une toute première approche en comparaison de la bombe atomique d’Hiroshima.
L’énergie E_H déployée par la bombe atomique d’Hiroshima est estimée à 50 térajoules (en abrégé : TJ). Donc E_H=50 x 10^12 Joules= 5 x 10^(13) Joules
Calculons l’énergie cinétique du Kinzhal. Ce missile pèse 4.000 kg. Sa vitesse de croisière peut être estimée à un peu plus de Mach10 (estimation basse d’après moi). Mais comptons Mach 10 pour nous faire l’avocat du diable, c’est-à-dire pour aboutir à une minoration des énergies en jeu.
On aboutit immédiatement à l’énergie cinétique suivante, en Joules : la formule abstraite est (1/2) M x V^2, où M désigne la masse et V la vitesse. La masse sera estimée en kg et la vitesse en m/s (= mètre à la seconde). On trouve ainsi que l’énergie cinétique E_K du Kinzhal à sa pleine vitesse est donnée, en Joules, par :
E_K = 1/2 x 4000 x (10 x 344)^2 Joules = 2,36672 x 10^(10) Joules.
Maintenant il faut estimer les pressions par mètre carré, dans le cas du Kinzhal et dans le cas de la bombe d’Hiroshima.
L’énergie déployée à son impact par le Kinzhal est aisée à estimer : toute la force du missile se concentre sur au plus un mètre carré. En effet, la surface d’une section du Kinzhal perpendiculaire à son axe est significativement inférieure à 1 mètre carré.
Donc on arrive à une énergie appliquée par le Kinzhal sur un seul mètre carré à son impact avec le sol égale ou supérieure à 2,36672 x 10^(10) Joules.
Mais l’énergie de la bombe A d’Hiroshima s’est exercée sur bien plus d’un mètre carré. Cette énergie a tout carbonisé sur une surface correspondant à un disque de 600 m de rayon. La bombe n’a pas creusé un grand trou, car l’explosion initiale a été essentiellement aérienne, même si c’était près du sol. 600 m de rayon, cela fait 1.130.976 mètres carrés. Pour satisfaire le diable, ne comptons que 10^6 mètres carrés. Au centre supposé de ‘l’explosion, la température a été de l’ordre de 6.000 degrés Celsius et à 600 mètres, elle a encore été de l’ordre de 1.300 degrés Celsius. Si on réduit la zone à 400 m de distance du centre, on voit que la température à 400 m du centre a été supérieure à 1.600 degrés Celsius sur une superficie de plus de 500.000 mètres carrés.
Admettons que toute l’énergie de la bombe d’Hiroshima se soit exercée sur ces 500. 000 mètres carrés. A l’intérieur de ce périmètre, très peu de métaux ont pu résister à une fusion complète ( température de fusion du fer =1.528 degrés Celsius). On peut estimer que la pression s’est exercée en moyenne sur ce périmètre, ce qui va donner une minoration extrêmement pessimiste.
Donc chaque mètre carré de cette zone de 0 à 400 mètres du « centre » de l’explosion aura enduré au pire une énergie de la bombe A d’Hiroshima supérieure ou égale à (5 x 10^(13)) Joules divisé par 500 000, soit 10^8 Joules, ce qui nous donne l’énergie suivante, notée P_H :
P_H= 10^8 Joules.
Il en résulte que l’énergie E_K subie par l’impact du Kinzhal à son contact avec le sol est :
2,366672 x 10^(10) Joules
sur un mètre carré, donc E_K est plus de DEUX CENT FOIS SUPÉRIEURE à l’énergie par mètre carré du centre principal de l’explosion d’Hiroshima.
Il y a en plus une grande différence entre la bombe A d’Hiroshima et le Kinzhal : la dévastation d’Hisroshima a été essentiellement superficielle, car la bombe n’a pas explosé suite à un impact avec le sol, tandis que le Kinzhal avec son nez pointu a exercé toute son énergie cinétique dans une seule direction, pour se creuser un chemin depuis la surface jusqu’à ses profondeurs. Donc la dévastation subie par l’effet du Kinzhal a été plusieurs centaines de fois plus forte sur le mètre carré de son point d’impact que la dévastation sur chaque mètre carré de l’hypercentre des effets de la bombe A d’Hiroshima.
Cela signifie que la force du Kinzhal, à son contact avec le sol, a été DINGUE, sans aucune mesure avec celle produite par la bombe A d’Hiroshima sur chaque mètre carré de son hypercentre. Sur deux ou trois cent mètres de profondeur, la croûte terrestre est archimolle face à des énergies par mètre carré de cette envergure. Cette force du Kinzhal à son contact avec le sol dépasse l’entendement !
On vérifie cette appréciation en comparant avec les carottages du sol effectués dans les recherches pétrolières. On creuse des trous atteignant 3.000 m de profondeur sans pour autant avoir besoin d’un Kinzhal ! Donc que ce soit du granit ou de la marne dense et mollassonne, pour un Kinzhal, creuser un trou de 200 ou 300 m de profondeur est une amusette !
Dans cette étude, dont vous voudrez bien excuser la brièveté, je n‘ai tenu aucun compte d’une éventuelle charge (nucléaire ou non) portée par le Kinzhal. Si une telle charge lui est ajoutée, lors de l’impact avec le sol, cette charge va DIMINUER la profondeur maximum du boyau créé par le Kinzhal, car cette charge exercera ses effets dans toutes les directions, donc agrandira considérablement l’ouverture initiale du trou creusé par le missile, ce qui diminuera la force de l’impact par mètre carré.
La marge semble tellement énorme que cette remarque doit permettre aux militaires d’affiner l’effet du Kinzhal : si on recherche une cible profonde, disons supérieure à 300 mètres de profondeur, il faut régler la charge explosive portée par le Kinzhall de façon qu’elle n’explose que lorsque le Kinzhall aura atteint la profondeur voulue. Pour une cible très profonde, même pas besoin de charge ! en revanche pour une cible peu profonde, disons moins de 100 m de profondeur, on peut régler la charge explosive du Kinzhal pour qu’elle explose quelques centièmes de seconde après le contact du missile avec le sol.
Cette très brève et très approximative étude me convainc que tant que les russes auront de l’avance sur les USA en matière de missiles à très grande vitesse, les Kinzhal avec ou sans charges nucléaires et leurs descendants feront échec à tous les armements US imaginables, atomiques, voire thermonucléaires ou non. Si j’avais du pouvoir, je demanderais à mes chercheurs de faire le maximum pour augmenter cette énorme vitesse. Par exemple, si on passe à 20 Mach au lieu de 10 Mach, l’énergie au contact du sol sera multipliée par 4 et si on arrive à Mach 30, alors l’énergie au contact du sol sera presque 10 fois supérieure, ce qui montre qu’alors aucun abri souterrain ne sera plus possible pour l’ennemi (l’avantage du Kinzhal sera alors de l’ordre de milliers de fois plus de force au contact du sol que par un armement nucléaire ou thermonucléaire). Il me semble donc vital pour la Russie qu’elle approfondisse et augmente cette avance au maximum et surtout, qu’elle fasse tout ce qu’il faut pour éviter que la trahison aide les USA à fabriquer eux aussi des missiles du type Kinzhal.
Je pense que ceci clot définitivement la discussion sur l’“impossibilité” du Kinzhal de détruire un bunker enterré à 200-300 mètres…
BUSINESS IS BUSINESS
Guerre en Ukraine : Pernod Ricard condamne l’invasion tout en exportant son alcool en Russie
UNUSUAL BUSINESS Le groupe continue à expédier plusieurs marques dans le pays pour maintenir un certain niveau d’activité sur place et « protéger les équipes locales » d’éventuelles accusations de « faillite intentionnelle »
LANCEMENT
es tests d’identification numérique vont de l’avant.

Cette semaine, le gouverneur de l’Utah, Spencer Cox, a signé un projet de loi qui demandera à la Division of Technology Services (DTS) de lancer un programme pilote pour les titres d’identité numériques vérifiables basés sur la blockchain.
La loi HB 470 exige que la DTS fournisse des recommandations sur la manière d’émettre un identifiant numérique par le biais de la technologie du registre distribué. La DTS devra également recommander des politiques sur la protection de la vie privée des informations d’identification personnelle et communiquer ces politiques au responsable de la protection de la vie privée des opérations gouvernementales de l’État et au responsable de la protection de la vie privée de l’État.
La DTS rendra compte de ses progrès à la commission intérimaire des services publics, de l’énergie et de la technologie de la Chambre des représentants de l’État d’ici à la fin du mois d’octobre.
L’Utah n’est pas le premier État à lancer un programme d’identification numérique. L’Arizona a lancé une carte d’identité numérique en 2022 et le Colorado a lancé un permis de conduire mobile en 2019. Cependant, le programme de l’Utah sera différent car il est basé sur la technologie blockchain.
La Digital Technology Task Force, chargée de créer un cadre juridique pour les organisations autonomes décentralisées (DAO), a présenté un projet de loi autorisant les DAO à opérer dans l’État. Ce projet de loi a également été signé par le gouverneur Cox cette semaine. La nouvelle loi définit les DAO qui ne sont pas enregistrées en tant qu’organisations à but non lucratif ou en tant que personnes morales comme des sociétés nationales à responsabilité limitée.
Traduction de Reclaim The Net
PAS DE PERTE DE TEMPS
Parce que le temps, c'est de l'argent. Et du coup, ...
GPT-4 d’Open AI va être déployé dans les dossiers médicaux
Microsoft et Epic Systems, le plus grand fournisseur de logiciels de soins de santé aux États-Unis, ont annoncé que GPT-4 d’OpenAI sera utilisé dans les soins de santé pour générer des réponses de la part des professionnels de la santé et pour rechercher des tendances dans les dossiers médicaux des patients.
L’utilisation d’algorithmes prédictifs par Epic Systems a déjà été critiquée.
Lundi, Microsoft a annoncé qu’Epic utilisera Azure OpenAI Service pour développer deux modèles d’IA générative. Epic utilisera GPT-4 pour permettre aux professionnels de santé de rédiger automatiquement des réponses aux patients.
Le communiqué de presse cite le directeur de l’information de UW Health dans le Wisconsin, Chero Goswami, qui a déclaré : « L’intégration de l’IA générative dans certains de nos flux de travail quotidiens augmentera la productivité de bon nombre de nos prestataires, leur permettant de se concentrer sur les tâches cliniques qui requièrent vraiment leur attention. »
L’éditeur de logiciels de santé intégrera également l’analyse de données et les requêtes en langage naturel dans SlicerDicer, son outil d’exploration de données qui permet de rechercher des tendances dans un grand nombre de dossiers de patients. Microsoft a déclaré que cela aiderait « les responsables cliniques à explorer les données d’une manière conversationnelle et intuitive ».
Ce partenariat soulève non seulement des questions de confidentialité concernant la manière dont les dossiers médicaux sont scannés, mais aussi parce que GPT-4 peut inventer des informations.
« Les défis urgents et critiques auxquels sont confrontés les systèmes de santé et leurs fournisseurs exigent une approche globale combinant Azure OpenAI Service et la technologie de pointe d’Epic », a déclaré Eric Boyd, vice-président d’entreprise, AI Platform, Microsoft.
« Notre partenariat élargi s’appuie sur une longue collaboration entre Microsoft, Nuance et Epic, notamment pour aider les organismes de santé à migrer leurs environnements Epic vers Azure. Ensemble, nous pouvons aider les prestataires à obtenir des résultats cliniques et commerciaux significatifs en exploitant la puissance du cloud Microsoft et d’Epic. »
Traduction de Reclaim The Net
SIGNE ?
Larry Fink, PDG du plus grand fonds de gestion d'actifs au monde, BlackRock, a surpris le marché en vendant des actions de son propre fonds d'une valeur de 25 millions de dollars. Les investisseurs se demandent si cette vente est un signe d'une récession imminente ou si c'est simplement une décision financière sensée. Dans cet article, nous examinons les raisons possibles de cette vente et ce que cela pourrait signifier pour le marché.
NDL : Il faut croire que même la main mise sur l'Ukraine ne suffira pas à sauver l'exercice au bilan de l'année.....
FINALEMENT
Forcer le passage jusqu'à ce que ça passe. Une manière peu démocratique lorsqu'il s'agit de lois ou décrets qui ont été retoquées, refusées par nos institutions, en priorité le conseil constitutionnel. C'est ce qui vient d'arriver avec les drones policiers, ces drones qui devaient pouvoir surveiller voir identifier des individus lors de manifestation, mais qui avaient été retoquer du projet de loi sécurité pour des raisons légales (en effet, rien ne garantissait que les drones ne pouvaient pas filmer à l'interieur des immeubles ce qui est une atteinte à la vie privée). Mais le forcing à fait son effet, et le 12 avril dernier, un ajout à été accepter permettant cet usage non pas systématique, mais par décret. Autant dire une façon de passer par derrière un principe et donc permettre désormais l'usage de ces drones dont on assurera qu'ils ne feront pas de fichage..... comme les aspirateurs de données qu'utilisent des agents du renseignement en se baladant dans les manifestations pour aspirer les données de vos téléphones portables, qui ne sont pas censer exister.
Un décret qui tombe à pic: les drones policiers peuvent être déployés lors de manifestations
Le décret d’application relatif à l’utilisation des drones policiers a été publié au Journal Officiel jeudi 20 avril. Il fait suite à la loi sur la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure de janvier 2022. Longtemps considéré comme illégal, ce dispositif avait finalement été autorisé par le Conseil constitutionnel. Resté lettre morte depuis, la Commission des lois a demandé la publication d’un décret le 12 avril dernier.
Le recours aux drones policiers est autorisé depuis l’entrée en vigueur de la loi relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure de janvier 2022. Cependant, une loi ne peut s’appliquer sans un décret. Voilà qui est chose faite depuis jeudi dernier.
Un texte qui autorise l’usage de drones pour assurer « des missions de police administrative » par un préfet
Les policiers, gendarmes, douaniers ou militaires, peuvent désormais se servir de « petits aéronefs télécommandés » afin d’assurer « la prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des biens dans des lieux particulièrement exposés », pour « la sécurité des rassemblements » sur la voie publique, ainsi qu’en « appui » des agents « au sol » « en vue de leur permettre de maintenir ou de rétablir l’ordre public ».
D’autres situations sont prévues par le texte d’applications, telles que « la prévention d’actes de terrorisme », « la régulation des flux de transport », « la surveillance des frontières, en vue de lutter contre leur franchissement irrégulier » et « le secours aux personnes ».
A partir de maintenant, les caméras sur drones pourront par exemple être employées à l’occasion de manifestations jugées comme « susceptibles d’entraîner des troubles graves à l’ordre public ». Et cette décision ne sera pas prise par un juge, mais par un préfet. Ce procédé a été autorisé par le Conseil constitutionnel, mais la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) reste réservée.
Un dispositif approuvé par le Conseil constitutionnel, la CNIL demande des garanties
Dans une décision du 20 janvier 2022, le Conseil constitutionnel s’est déjugé et a approuvé le recours aux drones policiers. Il s’y était pourtant opposé en 2021 à l’occasion de la loi sécurité globale, tout comme la CNIL.
Le Conseil d’État avait été le premier à s’opposer à l’utilisation de drones par les forces de l’ordre. Le 18 mai 2020, il avait enjoint à « l’État de cesser, sans délai, de procéder aux mesures de surveillance par drone, du respect, à Paris, des règles de sécurité sanitaire applicables à la période de déconfinement ». Plus tard en 2022, quand il s‘est agi cette fois d’opérer un contrôle constitutionnel du dispositif en dehors de tout état d’urgence, seule l’expérimentation de drones par la police municipale a été écartée par les “Sages”.
Quant à la CNIL, elle reste d’avis que l’usage de drones par les forces de l’ordre n’est pas assez encadré et demande que lui soient transmises les doctrines d’emploi. En effet, le décret ne précise pas les « cas d’usage, les conditions d’emploi et les conduites à tenir », en particulier s’agissant de « l’information » du public concerné par l’utilisation des drones. La CNIL rappelle qu’elle se montrera extrêmement vigilante quant à l’application des dispositions réglementaires qui viennent de rentrer en vigueur, 15 mois après la promulgation de la loi.
Un décret qui tombe à pic
Pourquoi le décret arrive si tardivement ? Le mercredi 12 avril, la commission de lois a examiné le rapport d’information sur « les enjeux de l’utilisation d’images de sécurité dans le domaine public dans une finalité de lutte contre l’insécurité ».
A cette occasion, le député Philippe Latombe (LR) a rapporté à la Commission « avec un certain effarement » que les décrets d’application concernant la loi sur la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure de janvier 2022 … n’existaient pas. Selon lui, « cette absence nourrit des déceptions légitimes et des frustrations de la part des policiers, des gendarmes et des magistrats qui ne peuvent toujours pas utiliser ces outils dans l'exercice de leurs fonctions ».
Dont acte, le président de la Commission des lois Sacha Houlié (Renaissance), a contacté en personne le cabinet de Gerald Darmanin pour lui signaler l’absence d’un décret fort utile.
https://www.francesoir.fr/societe/decret-drones-policiers-manifestations
Premier essai, finale de la coupe de France de football au Stade de France.
DEFAILLANCE
En France, on se veut humaniste. Et dans ce sens on ne veut pas blâmer l'individu pour ses fautes à perpétuité, on se sent responsable de traiter, soigner, accompagner, aider des gens qui ne vont pas bien au point de devenir dangereux pour la société. Sauf quand l'individu conforte l'idée que notre société de consommation, ultra libérale, progressiste dans ses excès, a tuer des valeurs et principes qui a permis résurgence de la barbarie, d'instinct primal que notre modèle n'est plus capable de gérer. Même quand les signes avant coureur, des expertises, des constats, se confrontent à la bureaucratie, l'idéologie, le "laisser faire".
Les habitants de Rambervillers, dans les Vosges, ne parlent que de cela depuis ce matin : la découverte, hier en fin d'après-midi, du corps d'une fillette de 5 ans, retrouvé dans un sac dans un appartement situé à quelques centaines de mètres seulement du domicile familial. Un jeune homme « de 15 à 16 ans », selon le maire de la commune Jean-Pierre Michel, a été interpellé sur place et placé en garde à vue. Il était déjà mis en examen pour viol sur mineur pour des faits remontant à l'an dernier, a indiqué le parquet d'Épinal....
CE N'EST PAS FAUX
La contre offensive ukrainienne de printemps se fait attendre. Beaucoup de beau discours rassurants, optimistes mais il semble que la réalité rattrape les plus va t'en guerre. Même si l'article est signé RT, il donne un point vu plus concret sur l'effet d'annonce. Car oui, stratégiquement, pourquoi annoncer une contre offensive pour permettre à l'ennemi de s'y préparer ? Ca n'a pas de sens.
Par RT via Le Saker Francophone
Jusqu’à présent, l’assaut militaire prévu par l’Ukraine, initialement annoncé pour novembre 2022, a été reporté indéfiniment. Les sources étrangères diffèrent dans leur évaluation de l’état de préparation de Kiev à une contre-attaque contre la Russie et s’accordent à dire qu’il est difficile pour les Ukrainiens de rassembler suffisamment de forces.
Qu’est-ce qui empêche les forces armées ukrainiennes (FAU) d’avancer maintenant ?
L’un des principaux problèmes qui empêchent les forces armées ukrainiennes de mener à bien l’offensive annoncée est le manque de personnel expérimenté.
Une grande partie des unités prêtes au combat, équipées et motivées des FAU (ainsi que du NGU et de la défense territoriale) ont déjà été détruites à Marioupol, Artemovsk, Soledar, Popasnaya, Lisichansk, Severodonetsk et lors des batailles dans les régions de Kherson et de Kharkov au cours de l’été 2022. Depuis, un nouveau groupe de même niveau de professionnalisme et d’équipement n’a pas encore été formé. Toutefois, les responsables de l’OTAN et des États-Unis divergent dans leurs estimations du nombre de membres des FAU en formation.
Le secrétaire américain à la défense, Lloyd Austin, a déclaré après la réunion du groupe de contact de Ramstein au début de l’année que les pays occidentaux avaient réussi à préparer neuf brigades blindées. Ce chiffre est toutefois discutable, car il faudrait au moins 837 chars pour un déploiement de cette ampleur. Après Ramstein, Austin a fait état de livraisons de 230 chars de combat, ce qui suggère une déformation délibérée de la taille des groupes ukrainiens.
Combien de réserves les FAU ont-elles accumulées ?
Michel Goya, colonel de l’armée française et expert renommé en matière de guerre moderne et d’innovation au combat, estime que l’OTAN et les États-Unis ne peuvent raisonnablement former et armer plus de trois ou quatre brigades ukrainiennes dans les délais impartis.
Dans le même temps, l’estimation récemment répandue selon laquelle l’Ukraine avait rassemblé 200 000 réservistes semble douteuse, puisque dans ce cas les FAU devraient dépasser de 30 000 à 40 000 les forces combinées des États-Unis et de l’OTAN au moment de l’invasion de l’Irak en 2003 (à l’époque, elles étaient de 160 000). Le chiffre le plus probable est de 80 000 à 100 000 hommes, qui ont été entraînés à l’intérieur et à l’extérieur de l’Ukraine depuis le début de l’opération militaire russe. Il convient toutefois de faire une mise en garde importante. Outre l’expérience et les capacités de combat des groupes, on ne sait pas exactement quelles forces constituent l’avant-garde prête au combat et quelles sont les unités de soutien (ce que l’on appelle le ratio « front/arrière »). Si les FAU planifient une offensive comme les États-Unis en Irak, seuls 20 000 des 100 000 soldats rassemblés sont réellement prêts au combat, les autres étant des forces d’appui et de soutien.
Quelles sont les difficultés rencontrées par les FAU ?
Le problème conceptuel de cette offensive est l’absence de surprise. Les unités des FAU sont attendues dans toutes les directions, d’Artemovsk à Kherson, et il est donc extrêmement difficile de surprendre les forces russes dans une telle situation. En outre, les mouvements de l’armée ukrainienne sont bien suivis et il est pratiquement impossible d’accumuler un groupe de 20 000 à 150 000 soldats sans se faire remarquer. S’ils renoncent à masser leurs soldats et répartissent les forces sur le front, ils perdent tous les avantages du grand nombre.
Une difficulté supplémentaire est le temps. Retarder une offensive, c’est non seulement garantir la perte d’Artemovsk/Bakhmut, qui est nettoyée au rythme de deux ou trois blocs par 24 heures, mais aussi perturber les plans des partenaires étrangers et réduire à néant toute l’aide financière et militaire apportée jusqu’à présent. De plus, chaque jour de retard dans l’offensive des FAU est un jour supplémentaire de préparation et de renforcement pour l’armée russe.
Une autre difficulté concerne les réserves offensives. Les troupes d’attaque sont divisées en deux types : les avant-gardes et les réserves, qui sont déployées à l’endroit du front où une percée est prévue. Si les forces terrestres des FAU sont préparées à cette éventualité, les effectifs d’un groupe, quelle que soit sa direction, peuvent être divisés par deux en toute sécurité. Si la première vague de l’offensive des FAU échoue, il est fort probable qu’il n’y ait aucune chance d’en avoir une deuxième. Des bataillons de réparation et une quantité importante de matériel de réserve doivent être prêts pour l’offensive – ce qui est impossible, étant donné la dépendance totale à l’égard des importations en provenance de l’Ouest.
La lenteur des livraisons d’équipements étrangers est également un problème. Bien que les BMP Bradley et les chars Leopard 2 soient déjà en Ukraine, la quantité de matériel disponible ne suffit qu’à équiper une ou deux brigades mécanisées (6 000-7 000 hommes). Les autres recevront des véhicules blindés légers dont la capacité de survie dans un conflit de haute intensité est minime.
En outre, les livraisons de systèmes de défense aérienne occidentaux, essentiels à toute offensive majeure, sont soit fortement retardées, n’arrivant que sous la forme de systèmes de défense aérienne portables Stinger et Starstreak, soit sous la forme de SAM à courte portée tels que les HMV Avenger et Stormer.
La principale difficulté technique réside dans l’absence d’un nombre significatif d’avions d’attaque et de supériorité aérienne. Certes, le système de défense aérienne ukrainien est toujours en place et fonctionne, mais les systèmes de défense aérienne stationnaires sont de moins en moins performants face aux attaques de missiles et ne peuvent pas être réaffectés à l’offensive. Le nombre de chasseurs et d’avions d’attaque opérationnels de l’armée de l’air ukrainienne n’est pas connu, mais une proportion importante d’entre eux pourrait être abattue par l’armée de l’air russe dès le début de l’opération.
Que se passera-t-il si les FAU n’organisent pas de contre-offensive maintenant ?
L’attaque des FAU est susceptible d’être reportée à une date ultérieure, le temps que les équipements et les hommes soient rassemblés en nombre suffisant. En outre, les conditions météorologiques imposent des ajustements : il est absurde d’avancer sous la pluie et dans la boue. Les résultats des tentatives d’attaque imprudentes sont clairement visibles à Artemovsk, où la plupart des routes sont jonchées d’épaves de matériel des FAU.
RT
Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.
Note du Saker Francophone
A la dernière question je rajouterai que s’il n’y a pas de contre-offensive avant l’automne prochain, cela indiquera au reste du monde que l’Ukraine a perdu cette guerre et que l’OTAN n’a rien pu faire pour empêcher la victoire de la Russie. Il restera à la Russie de décider sous quelles conditions ce conflit prendra fin.


