Darmanin évoque « une coïncidence troublante » entre le refus de la demande d’asile du suspect il y a 4 jours, et son passage à l’acte
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Le Syrien de 31 ans avait rejoint la France il y a huit mois. « Pour des raisons que l’on ne s’explique pas bien, il a ensuite fait une demande d’asile en Suisse, en Italie et en France, qu’il n’avait pas besoin de formuler puisqu’il avait déjà l’asile en Suède », a expliqué le ministre sur TF1. « C’est effectivement une coïncidence troublante que dimanche dernier il connaît la réponse de l’administration française : pas d’asile, puisque vous l’avez déjà en Suède et qu’il passe à l’acte », a jugé Gérald Darmanin.
Le jeune homme, un chrétien qui avait servi dans l’armée syrienne, a quitté son pays en 2011 au début de la guerre civile, a raconté sa mère. Entré clandestinement en Turquie, il y a rencontré sa future épouse, une compatriote, et le couple s’est ensuite installé en Suède. « Après deux ans, nous nous sommes mariés, mais il n’a pas pu obtenir la nationalité suédoise, donc il a décidé de quitter le pays. Nous nous sommes séparés parce que je ne voulais pas quitter la Suède », a-t-elle confié au téléphone. L’autorité suédoise des Migrations a confirmé qu’il avait obtenu un permis de séjour en 2013, mais échoué à plusieurs reprises à obtenir la nationalité depuis 2017.
Selon sa mère, qui vit aux États-Unis depuis dix ans, il souffrait d’une « grave dépression » et ces refus ont aggravé son état. « Lui ne m’a rien dit. C’est ma belle-fille qui m’a dit ça », a-t-elle précisé. « Elle disait qu’il n’était jamais bien, toujours déprimé, avec des idées noires, il ne voulait pas quitter la maison, il ne voulait pas travailler… » « Il a demandé la nationalité, il a eu un rejet », a priori parce qu’il a fait l’armée syrienne, a-t-elle poursuivi : « ça l’a probablement rendu fou ».
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