A gauche, on se moque d'Estrosi, caricaturant son propos, ses inquiétudes, en minimisant les faits par une image d'amusement de gamins, qui ne voient pas à mal de faire une "plaisanterie" ! Sauf que maintenant, ça commence à prendre des proportions ou "la plaisanterie" à un goût de religiosité politique !
On en sait un peu plus sur les cas de prières musulmanes dans des écoles, un collège et sur le port de l'Abaya révélés par la rectrice de l'Académie de Nice. Cinq établissements sont concernés dans les Alpes-Maritimes.
Cinq établissements sont concernés dont trois écoles niçoises, selon le rectorat de l'Académie de Nice, mais sans citer les noms des établissements.
Selon nos informations, les faits remontent à une période s'étalant du ramadan au 8 juin dernier. Le plus significatif s'est tenu à l'école Saint-Sylvestre, située dans les quartiers Nord de Nice. Un groupe de dix élèves s'est réuni sous le préau pour prier à la mi-journée le mardi 16 mai dernier.Des enfants prient dans la courÀ l'école Fuon Cauda également dans la capitale azuréenne, trois enfants âgés de 9 ans ou 10 ans ont prié au moment de la pause-déjeuner la semaine dernière. Et dans une troisième école : un élève a observé tout seul une minute de silence pour le prophète Mahomet dans la cour.
La rectrice de l'académie de Nice Natacha Chicot assure à France Bleu Azur "les évènements ne sont pas liés entre eux, mais c'est le même type de phénomène. J'ai été informée par les directeurs d'établissements, eux-mêmes informés par les personnels de cantine. Les responsables d'établissements et les enseignants n'ont pas été témoins... les faits sont suffisamment graves pour que je les signale à la Ville de Nice". Les familles et les enfants ont tous été convoqués avec rappel des règles de la laïcité.Un collège concernéDans le collège Picasso de Vallauris-Golfe-Juan, trois élèves ont prié dans la cour. Ils ont été convoqués par le principal. Leur dossier a été étudié en conseil de discipline et la sanction prise : les trois collégiens ont été exclus définitivement de l'établissement.Le dernier cas relevé récemment concerne le port de l'Abaya dans un lycée azuréen. Il s'agit d'une tenue couvrant la tête et le corps selon les règles de l'islam rigoriste.
La lycéenne a été exclue cinq jours.
Pas question de porter atteinte à la laïcité
L'école républicaine doit rester un sanctuaire et le principe de laïcité préservé affirment à l'unisson le ministre de l'Éducation Pap Ndiaye, qui qualifie ce vendredi d'"intolérables" les prières, musulmanes à l'école. Condamnations dans un communiqué commun du ministre et du maire de la ville de Nice, Christian Estrosi.
On ne peut pas accuser les enfants (Estrosi)Le maire de Nice lors d'une conférence de presse vendredi estime que "naturellement on ne peut pas accuser des enfants" d'être à l'origine de cette affaire "à cet âge-là". "il y a forcément une instrumentalisation" : "D'où vient-elle ? De parents ? De leaders de quartiers qui pourraient les manipuler sans que les parents en aient forcément connaissance ? Le fait est que ça se trouve dans le cadre de l'éducation"(...) "l'école de la République en matière de laïcité doit être un sanctuaire. On ne doit pas avoir les mollets qui flageolent sur un sujet comme celui-là. C'est le sujet repère dans la République".
Pour le député et président des LR Eric Ciotti "des faits graves se déroulent dans les établissements scolaires. Je demande à l'État d'intervenir de toute urgence".
Une enquête de l’Inspection générale est diligentée pour établir précisément les faits et en tirer les conclusions utiles selon un communiqué du ministère de l'Éducation nationale.
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