vendredi 17 juillet 2026

VISION D'AVENIR




La paix c'est la guerre... jusqu'au dernier Ukrainien

Sous couvert de paix, Londres, Paris, Berlin et Bruxelles préparent la continuation de la guerre. En refusant de traiter les causes du conflit et en envisageant un déploiement occidental en Ukraine, ils rendent tout cessez-le-feu impossible. Les Ukrainiens en payeront, comme toujours, le prix fort.

Depuis quatre ans, les dirigeants européens prétendent préparer la paix tout en poursuivant exactement la stratégie qui a conduit à la guerre : l'intégration progressive de l'Ukraine dans l'architecture militaire de l'OTAN. Les avertissements russes étaient pourtant connus depuis près de vingt ans, de Munich en 2007 au câble « Nyet Means Nyet » de William Burns, jusqu'aux propositions de traité de décembre 2021 et au mémorandum d'Istanbul de 2022. À chaque occasion, une négociation fondée sur la neutralité de l'Ukraine était possible. À chaque fois, cette voie a été écartée au profit d'une logique d'escalade. Aujourd'hui, présenter comme un « plan de paix » le déploiement futur de forces de l'OTAN en Ukraine revient à proposer précisément ce que Moscou affirme combattre depuis le premier jour.

Le résultat est tragique. Plus l'Occident refuse d'aborder les causes stratégiques du conflit, plus les objectifs russes s'élargissent et plus l'Ukraine s'enfonce dans une guerre d'attrition qu'elle ne peut plus soutenir. Alors que la majorité des Ukrainiens souhaite désormais une paix négociée, les capitales occidentales continuent d'entretenir l'illusion d'un renversement du rapport de force, au prix de nouvelles destructions, de centaines de milliers de morts et de l'effondrement démographique du pays. À force de confondre communication politique et stratégie, elles ne préparent pas la paix, elles organisent la poursuite de la guerre. 

Jusqu'au dernier Ukrainien.

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