mardi 28 mars 2023

CONTRE SENS

 Souvenez vous que Trump avait contraint Tik Tok a certaines règles ou sinon, devenir interdit sur le territoire américain. Mais ailleurs, c'est open bar. Même la fameuse Union Européenne n'à pas l'air très inquiète.


La guerre qui se joue pour le leadership mondial oppose comme vous le savez essentiellement la Chine aux Etats-Unis.

Cette guerre est une guerre hybride.

Si cette guerre est chaude en Ukraine, elle est « froide » sur de nombreux autres fronts, et Chine comme Etats-Unis se battront toujours par « proxy », c’est-à-dire sur d’autres champs de bataille que leur propre territoire.

Une guerre hybride, n’est pas uniquement militaire, elle peut prendre bien d’autres formes.

Nous avions anéanti la volonté de la population chinoise. 

La première guerre de l’opium fut déclenchée lorsque la Chine interdit l’importation et la consommation d’opium en 1839. Elle opposa la Chine au Royaume-Uni, jusqu’en 1842. La seconde guerre de l’opium se déroula de 1856 à 1860 et vit cette fois l’intervention de la France et des États-Unis aux côtés du Royaume-Uni.

Si la Chine interdit à cette époque l’importation comme la consommation d’opium, c’est parce que la drogue fait des ravages dans la population chinoise. La Chine n’est plus que l’ombre d’elle-même. Occupée. Rabaissée. Humiliée.

Cette période porte d’ailleurs le nom de « grande humiliation » et dans la culture chinoise il est rarement pire chose que l’humiliation.

Pour comprendre la stratégie chinoise, il faut comprendre l’histoire, et aussi la manière de pensée des Chinois.

Sun Tzu, stratège chinois pas franchement moderne puisque ses écrits date de 544 avant JC, reste d’actualité et ses principes de l’Art de la Guerre restent ancrés dans l’inconscient collectif chinois .

La plus belle victoire est celle que l’on remporte sans avoir à tirer un seul coup de canon, ou en clair, sans avoir à livrer bataille.

Tik-Tok, fait partie de cette stratégie d’affaiblissement de l’occident au sens large. Une stratégie à bas bruit, mais une stratégie brillante.

Voler les données et attaquer le potentiel cognitif de la population occidentale. 

L’application se charge de capter et de prendre toutes vos données. Vu ainsi, cela peut sembler sans intérêt, pourtant, cela permet à de puissants algorithmes de pouvoir manipuler avec encore plus d’efficacité l’esprit des utilisateurs, avec un seul objectif, rendre les populations occidentales aussi stupides que possible.

Les imbéciles sont rarement une menace.

Alors Tik-Tok détruit consciencieusement la capacité de concentration de nos jeunes, elle attise uniquement les émotions, et des émotions aussi négatives que possible, elles réduisent nos jeunes qui sont notre futur.

Une jeunesse rendue débile, c’est évidemment une victoire dans 30 ans pour la Chine sans avoir à tirer un seul coup de canon.

Nous ne pourrons pas rivaliser avec l’intelligence des foules chinoises, qui elles, bénéficient d’un Tik-Tok qui ne porte pas le même nom !

En Chine cela s’appelle Douyin, et pour les utilisateurs de moins de 14 ans qui sont automatiquement basculés sur un « mode jeunesse » ce dernier limite le temps d’utilisation à 40 minutes par jour, et en restreint l’accès entre 22h et 6h du matin.

Plus important, le contenu proposé est également plus sain comme plus culturel et intellectuel.

“Dans le mode jeunesse, nous avons également préparé un contenu merveilleux pour tout le monde, comme des expériences scientifiques de vulgarisation nouvelles et intéressantes, des expositions dans des musées et des galeries, de beaux paysages à travers le pays, des connaissances historiques, etc., explique l’entreprise. Nous espérons que ces contenus pourront éveiller l’intérêt des enfants”.

Douyin est un outil d’éducation populaire là où Tik-Tok pour les occidentaux est un outil de destruction volontairement employé dans le cadre d’une guerre hybride.

Alors, oui il faut interdire Tik-Tok.

Et il faut commencer la résistance dans nos foyers.

Refusez de voir vos enfants, vos neveux, vos nièces devenir chaque jour plus stupides avec de moins en moins de mémoire, car des vidéos de 15 secondes détruisent la capacité de concentration de tous, des adultes, comme bien évidemment des enfants, encore plus facilement.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

lundi 27 mars 2023

BIDON

 

LA DERNIERE CHANCE

 Le conseil constitutionnel doit se prononcer sur la réforme, qui possède bien quelques entraves de principes. Mais l'espoir n'est pas permis avec cette institution elle aussi vérolée à la complicité. Si un rejet est prononcé, ce serait alors un signe que Macron est seul. Mais il y a peu de chance que cela arrive.

BOOM

 RETRAITES: UN FONDS DE PENSION RUINE PAR LA FAILLITE DES BANQUES AMERICAINES

Plusieurs lecteurs me l'ont dit, le gestionnaire suédois Alecta est en passe de perdre les 2 milliards de dollars qu'elle avait investi dans la SV Bank et la Signature Bank. Et bingo, ils avaient même investi dans la First Republic !!! Il fallait que quelqu'un réussisse les trois en même temps (tiercé gagnant) et c'est Magnus Biling le PDG de Alecta qui a réussi l'exploit. Autant d'argent que les retraités suédois ne verront pas, sauf si l'Etat le rembourse. Raison majeure pour laquelle il faut empêcher toute forme d'investissement des retraites à Wall Street ! "Alecta had a total 12 billion Swedish kronor ($1.1 billion) exposure to collapsed banks SVB and Signature Bank. The investments are likely to be written down to zero, the statement added Alecta also has a 9.7 billion kronor exposure to U.S. bank First Republic, which has seen its share price plummet 77% since the March 8 close. "Another American bank that Alecta invested in has fallen sharply in value and there is a risk that this investment will also be completely lost", lire ici PIOnline.com pour le croire. Et BlackRock comme l'UE ont poussé Macron à effectuer la réforme, afin que Wall Street en profite un maximum !

BUSINESS IS BUSINESS

 Le copropriétaire de Chicago COVID Testing Company a fraudé le gouvernement de 83 millions de dollars et utilisé des fonds pour acheter des voitures de luxe

En février 2022, des agents fédéraux ont été vus enquêtant sur le site de test du côté nord-ouest de LabElite, et la société a déclaré à NBC 5 qu'elle coopérait avec une enquête du bureau du procureur américain.

Zishan Alvi, le copropriétaire d'une société de laboratoire de Chicago qui exploitait des sites de test COVID-19 pendant la pandémie, fait face à des accusations fédérales pour un stratagème dans lequel il a pris 83 millions de dollars de subventions gouvernementales, a ordonné aux employés de donner aux patients de faux résultats de test et de soumettre réclamations pour des tests qui n'avaient pas été effectués ainsi que l'utilisation du produit pour acheter des véhicules de luxe et faire des investissements.


Alvi, le propriétaire de LabElite, a été inculpé vendredi par un grand jury de 10 chefs de fraude électronique et d'un chef de vol de fonds publics, selon des documents déposés au tribunal de district américain du district nord de l'Illinois. Alvi est accusé d'avoir participé à un stratagème dans lequel il a amené l'entreprise à obtenir des fonds du programme d'assurance de l'administration des ressources et des services de santé du gouvernement fédéral en soumettant des demandes frauduleuses, y compris pour des tests COVID qui n'avaient pas été effectués, des tests que les clients avaient payés et ceux qui ont été modifiés, rendant les résultats "peu fiables", déclarent les procureurs fédéraux.


L'acte d'accusation ne nomme pas le laboratoire responsable des sites de test, le référant uniquement au "Laboratoire A".


De plus, pour dissimuler que les tests n'avaient pas été effectués, Alvi aurait demandé aux employés de divulguer les résultats des tests négatifs aux patients, ont révélé des documents. Pour réduire les coûts et augmenter les profits, le copropriétaire du laboratoire est également accusé d'avoir ordonné aux employés de modifier la méthode de test PCR du laboratoire en utilisant moins de matériel nécessaire pour traiter les tests, ce qui conduit à des résultats peu fiables, selon les procureurs.


En outre, dans le cadre du stratagème, les procureurs fédéraux allèguent qu'Alvi a transféré des fonds obtenus frauduleusement d'un compte de laboratoire à un compte personnel et a utilisé les fonds pour acheter des véhicules et investir dans des actions et des crypto-monnaies.


En février 2022, des agents fédéraux ont été vus enquêtant sur le site de test du côté nord-ouest de LabElite , et la société a déclaré à NBC 5 qu'elle coopérait avec une enquête du bureau du procureur américain. À l'époque, un porte-parole du FBI a confirmé que l'agence "menait des activités d'application de la loi autorisées par le tribunal dans ce voisinage", mais a refusé de donner des détails sur les raisons.


LabElite n'est pas la seule entreprise de tests COVID à avoir fait l'objet d'une enquête dans l'Illinois.

https://www.nbcchicago.com/news/local/labelite-covid-testing-company-zishan-alvi-laboratory/3094145/

COUP DE P**E

 

L’utilisation d’armes nucléaires en Ukraine changera les principes du conflit



Londres a annoncé la fourniture d’obus de chars contenant de l’uranium appauvri à Kiev. Cette décision a provoqué une vive réaction en Russie. Vladimir Poutine a déclaré que l’Occident commençait à utiliser des armes à composante nucléaire en Ukraine. Pourquoi le Royaume-Uni a-t-il décidé de transférer de telles armes aux Forces armées ukrainiennes, précédemment utilisées par l’OTAN dans l’ex-Yougoslavie ?

Outre une compagnie de chars de combat Challenger 2, le Royaume-Uni fournira également à l’Ukraine des munitions, notamment des obus perforants contenant de l’uranium appauvri. C’est ce qu’a déclaré la baronne Annabelle Goldie, vice-ministre de la Défense du Royaume-Uni. À une question connexe du membre de la Chambre des Lords, Raymond Jolliffe, Goldie a répondu par écrit que « ces projectiles sont très efficaces contre les chars et les véhicules blindés modernes ».

Le montant de l’aide militaire britannique à l’Ukraine l’année dernière s’élevait à environ 2,3 milliards de livres (2,8 milliards de dollars). En particulier, plus de 10.000 systèmes de missiles antichars NLAW, plus de 200 véhicules blindés, des systèmes de lance-roquettes multiples M270 et des missiles de haute précision Brimstone ont été fournis aux Ukrainiens. En outre, des instructeurs britanniques ont déjà formé plus de 10.000 militaires ukrainiens. Enfin, une aide humanitaire et économique a été versée, que les autorités du royaume ont estimée à 1,5 milliard de livres (1,86 milliard de dollars). Pour cette année, Londres a l’intention d’allouer au moins 2,3 milliards de dollars pour l’assistance militaire à l’Ukraine.

Une information qui a provoqué la colère des Serbes

Les paroles de la baronne britannique ont ravi les nationalistes ukrainiens. Cité par Ukraina.ru, Yevgeny Karas – le chef du groupement C14 et un combattant des Forces d’opérations spéciales des Forces armées ukrainiennes – a déclaré que « le transfert par l’Angleterre d’obus contenant de l’uranium appauvri ne constitue pas une menace radioactive. Si le rayonnement augmente d’un micro-röentgen, alors ce n’est pas effrayant. Il n’y aura pas tant que ça de ces obus, mais il est important qu’ils soient extrêmement perforants ».

Mais dans l’ex-Yougoslavie, la nouvelle a provoqué la colère et la confusion. L’utilisation d’obus à l’uranium appauvri, lors de l’agression de l’OTAN, a entraîné à la fois la mort de civils et la mort de soldats de l’OTAN participant à l’opération, a rappelé le chef du Parti radical serbe, Vojislav Seselj, et il a ajouté : « Le Royaume-Uni joue avec son propre destin. Il entre plus ouvertement dans la guerre contre la Russie ». Comme le rappelle TASS, lors de l’attaque de 1999 contre la Serbie, 15 tonnes d’uranium appauvri ont été larguées dans des obus. Après cela, le pays a pris la première place dans le nombre de maladies oncologiques en Europe : au cours des 10 premières années après le bombardement, environ 30.000 personnes sont tombées malades d’un cancer dans la république, dont 10 à 18.000 sont décédées !

En janvier 2020, le premier procès a été déposé en Serbie contre l’OTAN pour l’utilisation d’uranium appauvri. Les procès serbes sont identiques aux 500 procès intentés par des militaires italiens stationnés dans la province occupée du Kosovo en 1999, dont plus de deux cents d’entre eux ont été satisfaits du verdict : le ministère italien de la Défense a indemnisé les dommages matériels. 

Un impact sur l’environnement conduisant à une augmentation de cancers

Le bureau de l’avocat serbe Srdjan Aleksic s’apprête à intenter plus de 2.500 poursuites au nom d’officiers militaires et policiers locaux. Selon lui, il prédit que « l’utilisation d’obus à l’uranium appauvri crée de la poussière d’uranium qui se répandra dans toute l’Europe et entraînera des épidémies de cancer ».

« Ces obus non seulement tuent, mais infectent également l’environnement et provoquent des cancers chez les personnes vivant sur ces terres », a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, qui poursuit : « En Yougoslavie, les soldats de l’OTAN, en particulier les Italiens, ont d’abord souffert de cette maladie. Puis ils ont essayé pendant longtemps d’obtenir une compensation de l’OTAN pour leur santé perdue… Quand vont-ils se réveiller en Ukraine ? ».

Pour le lieutenant-général de réserve, Evgeny Boujinski – l’ancien chef du département des traités internationaux du ministère russe de la Défense – : « la guerre en Yougoslavie a déjà prouvé que de tels obus sont dangereux pour ceux qui les utilisent, et pas seulement pour ceux contre qui ils sont utilisés… Bien que faible, la contamination radioactive de la zone se produit toujours ».

Le principal danger de l’uranium appauvri n’est pas le rayonnement, mais la toxicité, précise Ilya Kramnik, chercheur à l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales (IMEMO) de l’Académie russe des sciences : « La poussière des impacts avec de tels projectiles est toxique et peut entraîner un certain nombre de conséquences graves pour le corps. Les nôtres avaient initialement testé l’uranium appauvri pour les pointes de projectiles, mais ils l’ont ensuite abandonné au profit du carbure de tungstène ». En tout état de cause, selon Kramnik, la fourniture de tels obus à l’armée ukrainienne ne modifiera pas l’équilibre des forces au front.

L’efficacité avec laquelle un tel projectile pénètre le blindage des chars peut être jugée à partir des données de l’ouvrage de référence « L’armée russe en comparaison » publié par le ministère russe de la Défense en 2018. Comme il ressort du guide, le char T-80BVM avait un stabilisateur d’armement et un mécanisme de chargement modifiés pour les munitions 3BM59 Lead-1 et 3BM60 Lead-2. Le projectile de sous calibre à plumes perforant « Lead-1 » a un noyau en carbure de tungstène et le « Lead-2 » possède un noyau avec un alliage d’uranium. Les résultats de comparaison entre les deux ont montré que si le premier est capable de pénétrer 700-740 mm de blindage uniforme, à une distance de deux kilomètres, le second atteint 800-830 mm à la même distance.

Toutefois, Vadim Kozyulin – chef du Centre IAMP de l’Académie diplomatique du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie – est l’un des experts qui doutent des dommages environnementaux causés par l’utilisation de munitions à l’uranium. « Un projectile perforant doté d’une telle pointe est aussi appelé « ferraille volante ». L’uranium est très lourd, et plus le projectile est lourd, plus il est facile de pénétrer l’armure du char. À un moment donné, le Pentagone a utilisé de tels obus en Yougoslavie, et depuis lors, beaucoup soupçonnent que cela a provoqué des dommages à l’environnement. Or, cela n’a pas été prouvé, bien que théoriquement, ce soit possible ».

En tout cas, dans l’opinion publique – non seulement en Russie, mais aussi en Occident – l’association avec de telles armes est négative, admet l’expert. « De nombreux écologistes sont particulièrement indignés. Pourquoi Londres a-t-il décidé de fournir de telles munitions à Kiev ? Peut-être manquent-ils d’obus ordinaires, car les entrepôts se vident. Alors les Britanniques ont décidé de les envoyer – à cause du manque d’obus », avance Kozyulin.

Une décision qui rapproche le monde d’une collision nucléaire

Pour le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, la fourniture de munitions à l’uranium appauvri à l’Ukraine se terminera mal pour Londres. Selon lui, ce faisant, Londres démontre sa volonté de prendre « non seulement des risques, mais violer le droit international humanitaire…. Comme ce fut le cas en 1999 en Yougoslavie, et bien d’autres choses qu’ils se sont permis, y compris des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité », a déclaré le ministre.

La décision de Londres signifie que le monde s’est rapproché d’une collision nucléaire : « il y a de moins en moins d’étapes » devant elle. C’est ce qu’a dit le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou : « Cela nous incite à réfléchir sérieusement à la suite des événements, et à la façon avec laquelle nous pouvons réagir ».

Pour le président Vladimir Poutine, les plans de la Grande-Bretagne parlent de la volonté de l’Occident de se battre jusqu’au dernier Ukrainien, non pas en paroles, mais en acte. « À cet égard, je voudrais noter que si tout cela se produit, alors la Russie sera obligée de réagir en conséquence, en gardant à l’esprit que l’Occident collectif commence déjà à utiliser des armes à composante nucléaire », a averti le chef de l’État, s’exprimant après des négociations avec son collègue chinois Xi Jinping.

Peu de temps après de telles déclarations de Moscou, Washington a assuré qu’il n’avait pas l’intention de copier le comportement de la Grande-Bretagne dans cette affaire. Selon le porte-parole du Pentagone, Patrick Ryder, ce n’est pas dans les plans du commandement américain.

Source

FIN DE VIE

 


 

ARNAQUES

 

Les abonnés Orange visés par une nouvelle arnaque

Une nouvelle arnaque visant les abonnés Orange sévit actuellement. Des escrocs envoient un mail à leurs victimes, les avertissant d’un changement dans leur contrat. Un moyen de récupérer identifiants et informations personnelles.


Cagnottes vidées, cartes bancaires détournées... sur Vinted, des utilisateurs victimes d’une arnaque d’ampleur

INFO LE PARISIEN. DE NOMBREUX UTILISATEURS DU SITE DE VENTE DE VÊTEMENTS DE SECONDE MAIN DÉNONCENT UN PIRATAGE MASSIF DE LEURS COMPTES. LEURS PORTE-MONNAIE ÉLECTRONIQUES SONT MÉTHODIQUEMENT SIPHONNÉS. VINTED, QUI RECONNAÎT LA FRAUDE, ÉVOQUE UNE INDEMNISATION.

CA CONTINU

 La destruction de l'appareil social français continu

Selon une étude du Syndicat national des médecins remplaçants hospitaliers, 69 hôpitaux et 107 services sont concernés. Les conséquences pourraient être dramatiques.

6EME REPUBLIQUE ?

 Certains en rêve pour y intégrer ce qui leur manque ! Les pleins pouvoirs !


ndl : une nouvelle république doit être constituée par un corp indépendant et autonome, non par ceux qui sont déjà en place. Car l'échec de la 5ème est de leurs faits et gestes (réformes et trahisons), et que leur confier l'écriture d'une 6ème calquer sur la 5ème, ne changera rien, voir empirera la situation car ils ne changeront que ce qui leurs permettraient de convaincre l'opinion de "sauver et consolider la république et la démocratie" alors qu'en réalité on leur donnerait le bon dieu sans confession pour notre servage constitutionnel.

Alors que la colère suscitée par la réforme des retraites se répand dans les rues, il est peut-être temps pour le pays de repenser sa présidence toute-puissante

Les manifestants de la place de la République à Paris scandaient, bizarrement, en italien :

« Siamo tutti antifascisti », « Nous sommes tous antifascistes ».

En français, ils s’en prennent à leur principal ennemi, le président :

« Nous sommes là, même si Macron ne le veut pas ».

Ils étaient suivis par des rangs de policiers anti-émeutes qui, dans la tradition française, n’ont fait aucun effort pour se mêler à la foule et désamorcer les troubles, mais ont plutôt attendu le moment de lancer leurs gaz lacrymogènes et leurs matraques. La foule l’attendait aussi. « ACAB », scandaient-ils, abréviation anglaise de « All Cops Are Bastards » (tous les flics sont des salauds). « A-ca-buh », a-t-on entendu en français.

Puis quelqu’un a mis le feu à une poubelle – l’image parfaite pour Instagram – et d’autres manifestants ont commencé à la filmer. Ils savaient qu’ils prenaient place dans une tradition parisienne glamour, qui s’étend de 1789 à 1968 en passant par 1944. Enfin, la police a avancé et les gens ont commencé à lancer des bouteilles.

La France était en ébullition avant même la décision unilatérale d’Emmanuel Macron, la semaine dernière, de relever l’âge minimum de départ à la retraite de 62 à 64 ans, alors qu’il n’avait pas réussi à le faire voter par le Parlement. À Paris, après un hiver de grèves reconductibles, le métro devient un concept théorique, tandis que les rats fouillent les tas d’ordures non ramassées. Le pic parisien a sans doute été atteint samedi dernier, avec une manifestation pour les rats.

« NON, les rats ne sont pas responsables de tout ce qui ne va pas en France », a déclaré le groupe organisateur, Paris Animaux Zoopolis.

Une manifestation à Paris le week-end dernier, déclenchée par la colère contre les réformes des retraites © Vincent Gerbet

La colère des Français dépasse le cadre des retraites et de l’autoritarisme de Macron. Il s’agit d’une rage généralisée et durable contre l’État et son incarnation, le président.

Après 20 ans de vie ici, je me suis habitué à la présomption des Français selon laquelle celui qu’ils ont élu président est un méchant abruti, et que l’État, au lieu d’être leur émanation collective, est leur oppresseur.

Mais l’adoption impopulaire par Macron d’un relèvement de l’âge de la retraite sans vote augmente le risque que les Français suivent les Américains, les Britanniques et les Italiens et votent populiste : Marine Le Pen en 2027.

Le « vote d’extrême droite » au second tour des élections présidentielles a progressivement augmenté au cours de ce siècle, pour atteindre 41 % l’année dernière.

La France ne peut pas continuer ainsi. Il est temps de mettre fin à la Cinquième République, avec sa présidence toute puissante – la chose la plus proche d’un dictateur élu dans le monde développé – et d’inaugurer une Sixième République moins autocratique.

Macron pourrait bien être la personne qu’il faut pour cela.

La Cinquième République

La Cinquième République a été proclamée en 1958, dans le chaos de la guerre d’Algérie et dans la crainte d’un coup d’État militaire.

La constitution a été rédigée pour et en partie par Charles de Gaulle, le héros de guerre d’un mètre quatre-vingt-dix, « l’homme providentiel » dont le nom même en faisait l’incarnation de l’ancienne France.

Il a accepté de revenir à la tête du pays si la France muselait les partis politiques et les parlementaires. (Il n’aimait même pas son propre parti, le RPF, le Rassemblement du peuple français).

La Constitution a donc créé un pouvoir exécutif fort, même s’il n’est pas centré sur le président.

L’article 49.3 permettait à l’exécutif d’outrepasser le parlement et d’adopter des lois sans vote. Le déclenchement du 49.3 permet aux partis d’opposition de déposer une motion de censure. Si la motion échoue, la loi est considérée comme adoptée.

La manœuvre sur les retraites était la 11e fois qu’Élisabeth Borne, premier ministre de Macron, invoquait le 49.3 en 10 mois de pouvoir.

Dans la constitution de 1958, le président était encore un personnage relativement modeste, élu par environ 80 000 fonctionnaires. Mais en 1962, de Gaulle renforce le statut du président : il est élu au suffrage universel. Comme il l’expliquera plus tard :

« L’autorité indivisible de l’État est entièrement confiée au président ».

et Emmanuel Macron s’exprimant à l’Élysée cette semaine. © Agence France Presse/Getty Images
Le général de Gaulle en 1958, l’année de la proclamation de la Ve République.© Gamma-Keystone/Getty Images

La philosophie de gouvernement de la Cinquième République est devenue une sorte de règle franco-confucianiste appliquée par les garçons les plus intelligents de la classe, issus de tous les rangs de la population.

Le père du Premier ministre Pierre Mendès France vendait des vêtements pour dames à des prix abordables, celui du président Georges Pompidou était instituteur dans une petite ville et celui du président François Mitterrand était le chef de gare d’Angoulême.

Lors des sommets du G7, c’est généralement le président français qui possède le quotient intellectuel le plus élevé et l’arrière-pays le plus vaste au-delà de la politique.

Les technocrates de la République ont progressivement étendu leur pouvoir aux villages les plus isolés.
Presque tout ce qui bouge dans le plus grand pays d’Europe occidentale est administré depuis quelques kilomètres carrés à Paris.

Les différentes vagues de « décentralisation » depuis 1982 n’ont jamais abouti. Selon l’écrivain libéral Gaspard Koenig, les technocrates parisiens sont guidés par l’« étatisme ». Il note qu’ils sont typiquement décrits comme des « serviteurs de l’État », plutôt que du peuple.

L’idée était que les Français remettent une grande partie de leurs revenus à l’État, et naviguent dans une bureaucratie souvent cauchemardesque, en échange d’une éducation gratuite, de soins de santé, de pensions et souvent même de vacances subventionnées.

Manifestants place de la République à Paris cette semaine © Vincent Gerbet

Dans les années 1990, le système a plus ou moins fonctionné.

La France connaît ses « Trente Glorieuses », de 1945 à 1975. Elle construit les trains les plus rapides d’Europe, les TGV, co-crée l’avion de ligne le plus rapide du monde, le Concorde, invente le proto-internet, le Minitel, que les Français utilisent pour réserver des courts de tennis et avoir des relations sexuelles par téléphone, pousse l’Allemagne à créer l’euro et devient un acteur indépendant dans les affaires du monde.

La toute-puissance de la présidence a renforcé la position internationale de la France : l’administration parlait d’une seule voix et les dirigeants étrangers savaient toujours quel numéro français appeler

Le déclin de la 5ème

Le moment où la Cinquième République a perdu son lustre a peut-être été le choc pétrolier de 1973, depuis lequel l’économie a pratiquement stagné.

Ou peut-être est-ce le 21 avril 2002, lorsque le leader d’extrême droite Jean-Marie Le Pen est arrivé au second tour des élections présidentielles. Il a perdu face à Jacques Chirac, mais à partir de ce moment-là, sous l’impulsion de l’inquiétude des Français face à l’immigration et au chômage, une menace crédible a pesé sur la République.

Le désenchantement à l’égard du président se traduit par des taux d’approbation.

Mitterrand (président de 1981 à 1995) et Chirac (1995-2007) bénéficiaient généralement d’une cote de popularité comprise entre 40 et 60 %, selon l’institut de sondage Kantar Sofres.

Mais les trois derniers présidents, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Macron, se situent généralement entre 20 et 40 %.

Dans un sondage, la cote de François Hollande a atteint 4 % (ce n’est pas une faute de frappe). Ces chiffres de l’ère post-héroïque étaient trop faibles pour le travail de de Gaulle.

Aujourd’hui, peu d’électeurs s’attendent à ce que le prochain président soit le sauveur de la nation.

Marine Le Pen pourrait devenir présidente, mais elle aussi a perdu sa magie après des années de scandales. Il est difficile de lui associer des fantasmes aujourd’hui.

Les clients d’un café de la place des Vosges ignorent les débris en feu le 20 mars © Vincent Gerbet

Mais les technocrates semblent également ternis, d’autant plus qu’ils se sont fondus dans une caste qui s’auto-perpétue.

La classe dirigeante d’aujourd’hui est composée de manière disproportionnée de fils blancs de la grande bourgeoisie des libraires, qui ont voyagé ensemble de l’école maternelle parisienne de la rive gauche à l’école préparatoire de la rive gauche, où ils ont bachoté pour les examens des grandes écoles, avant d’acquérir leur propre appartement de la rive gauche.

S’ils ne sont pas originaires de Paris, ils s’y installent généralement à l’adolescence, comme Hollande, fils d’un riche médecin normand, ou Macron, fils d’un neurologue picard.

Comme le sociologue Pierre Bourdieu, fils de facteur du sud-ouest, l’avait annoncé des décennies plus tôt, l’élite française se reproduisait elle-même. (Et personne ne maîtrisait mieux l’auto-reproduction des élites que Bourdieu lui-même : ses trois fils l’ont suivi dans la grande école la plus intellectuelle, l’École normale supérieure de la rive gauche, qui forme les spécialistes des sciences sociales).

Les technocrates français passent leur vie professionnelle dans quelques arrondissements à l’intérieur du Périphérique, le boulevard périphérique qui entoure la cour de Paris comme un fossé.

Ils traitent le reste de la France presque comme une colonie, habitée par des paysans malodorants qui n’ont pas réussi à assimiler la culture parisienne qu’on leur a enseignée à l’école et qui votent à l’extrême droite ou à l’extrême gauche.

Les faits fondamentaux de la vie en dehors de Paris échappent à de nombreux décideurs.

Jean-Pierre Jouyet, ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA) et bras droit de M. Hollande, s’est rendu compte que de larges pans de la campagne n’avaient pas d’accès à l’internet à haut débit uniquement parce qu’il en a fait l’expérience dans sa résidence secondaire (l’ancienne maison de ses parents) en Normandie. Il n’a jamais pris le temps d’alerter M. Hollande.

« À ma décharge », note-t-il dans ses mémoires L’Envers du décor« personne au gouvernement ne s’intéressait au sujet. »

Lorsque Macron a décidé d’ajouter quelques centimes à la taxe sur les carburants en 2018, il ne se doutait pas que cela déclencherait un soulèvement national de plusieurs mois de la part des gilets jaunes, car lui et les technocrates qui l’entouraient n’avaient pas compris à quel point les gens au-delà du Périphérique dépendaient de leur voiture.

Lorsque les choses vont mal, les Français rejettent la faute sur les technocrates – et surtout sur le président, qui décide sans les consulter.

La vie des gens ordinaires se sent déterminée, jusqu’au jour de leur retraite, par une prétendue méritocratie parisienne dont ils ont été exclus à la naissance. Les trois quarts des personnes s’identifiant comme appartenant aux « classes populaires » disent se sentir l’objet d’un mépris social et d’un manque de reconnaissance, rapporte Luc Rouban, expert en politique à Sciences Po, une université d’élite parisienne.

C’est d’autant plus rageant que la promesse du pays est proclamée sur les façades de tous les bureaux de poste et de toutes les écoles primaires : « Liberté, égalité, fraternité ».

La France n’est pas le Royaume-Uni ou les États-Unis, où le pouvoir de la classe sociale ou de l’argent est franc.

Si la population française se défie des technocrates, les technocrates se défient de la population, diagnostique Chantal Jouanno, qui vient de passer cinq ans à la tête de la Commission nationale du débat public.

Les « décideurs » français décrivent souvent la société comme « conflictuelle, incontrôlable, irréformable », explique-t-elle au Monde. Peut-être pensait-elle à la plaisanterie de Macron sur les « Gaulois réfractaires ». Mercredi, il a déploré :

« Nous n’avons pas réussi à partager [ …] la nécessité de faire cette réforme », comme si le problème était l’incapacité de l’opinion publique à comprendre la réalité.

Le problème Macron

Depuis que Macron est devenu président en 2017, la colère populaire l’a pris pour cible.

On disait du président américain George HW Bush qu’il rappelait à chaque femme son premier mari.
Macron rappelle à chaque Français son patron : un je-sais-tout cultivé qui méprise son personnel.

Il a compris que Hollande avait manqué de grandeur présidentielle et s’est présenté comme « jupitérien » ; mais la plupart des électeurs n’ont vu qu’un petit ex-banquier sautillant se déguisant en roi.

Même ceux qui ont voté pour lui ne l’ont jamais aimé et n’ont donné l’impression d’approuver son programme, avec sa promesse d’augmenter l’âge de la retraite.

Lors des scrutins de 2017 et de 2022, l’autre choix était Marine Le Pen.
En 60 ans, le président français est passé du statut d’« homme providentiel » à celui de « pas le diable ».

[…]On dit souvent de Macron qu’il est « néolibéral » ou, pire, « ultralibéral » : occupé à démanteler le filet de sécurité sociale français au profit des forces louches du capital mondial.

[…]

Les Français paient tellement à l’État que beaucoup d’entre eux se retrouvent à court d’argent à la « fin du mois ». Le revenu médian net français – 22 732 euros en 2021 – est inférieur à celui des pays d’Europe du Nord que la France se plaît à considérer comme ses pairs.

Avancement de la police anti-émeute au troisième jour de manifestations © Vincent Gerbet

La colère suscitée par l’adoption sans vote du nouvel âge de la retraite est telle qu’il pourrait avoir du mal à faire passer des lois au cours des quatre prochaines années, à moins qu’il n’ose à nouveau les faire adopter sans vote.

L’idée de la Convention Citoyenne et la solution VIème République

Les fruits de la Cinquième République ne sont pas si mauvais. Mais le système lui-même est devenu obsolète, estime Catherine Fieschi, fondatrice du groupe de réflexion Counterpoint.

La nature autocratique de l’État explique en partie pourquoi les Français sont si en colère alors qu’ils vivent relativement bien. On pourrait décrire le fonctionnement de la République sans parler du Parlement, qui n’a pratiquement aucune importance.

La France dispose aujourd’hui de trois pouvoirs : la présidence, le pouvoir judiciaire et la rue.
Si le président décide de faire quelque chose, seule la rue peut l’en empêcher – en arrêtant le pays par des manifestations et des grèves.
La rue et le président cherchent rarement un compromis. L’un gagne, l’autre perd.

Historiquement, les syndicats contrôlent la rue. Mais à mesure qu’ils perdent de leur importance – Macron les a à peine consultés sur les retraites – la rue est devenue de plus en plus violente et incontrôlée, depuis les gilets jaunes sans leader jusqu’aux poubelles en feu d’aujourd’hui.

Le lycée de ma fille est bloqué par intermittence par des élèves brandissant des banderoles avec des slogans tels que « Contre le capital ».

Dans une école voisine, un groupe d’élèves et d’enseignants conspirent pour transformer leur propre blocus en une occupation d’une semaine, une soirée pyjama avec des activités amusantes telles que la conception de banderoles et la peinture de bâtiments. L’amie de ma fille prévoit d’y participer jusqu’à samedi : « Ensuite, je prendrai mon week-end ».

Ce n’est pas une façon de gérer un pays.

Lors des élections présidentielles de l’année dernière, le candidat d’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon a fait campagne en promettant une « Sixième République ». Il voulait une nouvelle constitution qui réduise les pouvoirs du « monarque-président ».

[…]

Lundi, son parti, actuellement appelé Renaissance, a envoyé à ses membres un courriel intitulé « Sur la réforme des institutions ».

Les membres étaient invités à donner leur avis sur les élections parlementaires, l’utilisation ou non des référendums et les pouvoirs locaux. Une question ouverte était posée :

« En quelques mots, sur quel(s) sujet(s) pensez-vous qu’il serait utile d’organiser une convention de citoyens ? »

Troisième journée de manifestations à Paris contre la réforme des retraites © Vincent Gerbet

C’est une force de la France que de pouvoir s’actualiser en révisant sa constitution, comme elle l’a fait 24 fois sous la Vème République.

À quoi pourrait ressembler une Sixième République, ou du moins une Cinquième République réformée ?

Gaspard Koenig recommande d’abandonner l’innovation de Gaulle, à savoir un président élu. Cela permettrait de dégonfler le rôle du président et de renforcer le statut du parlement. M. Koenig est également favorable à la délégation de pouvoirs aux 35 000 communes de France, c’est-à-dire aux autorités locales.

Des enquêtes fréquentes montrent que les Français font beaucoup plus confiance à leurs représentants locaux qu’aux représentants nationaux.

L’année dernière, M. Koenig s’est présenté symboliquement à l’élection présidentielle sur la base d’un programme libéral visant à réduire la taille de la présidence.

En parcourant le pays, il s’est montré enthousiaste : de nombreux Français vivent dans des endroits magnifiques, près des montagnes, des plages ou des prairies à moutons. Ils sont relativement aisés, mangent bien et ont le temps de développer leurs passions en dehors de leur travail.

Ils pourraient même mieux fonctionner sans qu’un type à Paris ne vienne microgérer leur vie.

Visionnez notre entretien avec l’économiste Philippe Béchade, pour saisir les enjeux financiers de la destruction de la France par Macron.

Source: The Financial Time

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