De nouveaux documents déclassifiés par la Maison-Blanche éclairent ce qui s’est passé autour des affaires Biden pendant l’élection de 2020.
Pour comprendre simplement : à l’époque, le FBI disposait de plusieurs sources internes lui transmettant des informations potentiellement compromettantes sur les affaires de Joe Biden, Hunter Biden et leurs activités en Ukraine. Selon les documents désormais publiés, au moins 14 informateurs confidentiels avaient fait remonter ce type d’informations.
Mais au lieu de traiter séparément chaque élément pour déterminer s’il était vrai ou faux, une opération secrète du FBI baptisée "Round River" a analysé une partie de ces renseignements sous l’angle de l’ingérence étrangère. Des informations défavorables aux Biden ont alors été étiquetées ou présentées comme relevant de la désinformation russe, ce qui a contribué à les discréditer ou à empêcher qu’elles soient pleinement exploitées.
C’est là que l’affaire devient importante : "russe" ne voulait pas nécessairement dire "faux". Certaines informations concernant Hunter Biden étaient authentiques.
L'exemple le plus connu est son ordinateur portable. En octobre 2020, en pleine campagne présidentielle, le New York Post publie des courriels provenant de cet ordinateur. L’histoire est rapidement associée publiquement à une possible opération russe ; 51 anciens responsables du renseignement signent une lettre estimant que l’affaire présentait les caractéristiques d’une opération d’influence russe, tout en précisant qu’ils n’avaient pas de preuve établissant que les documents étaient russes ou faux. Joe Biden utilisera cette lettre pendant la campagne pour rejeter l’affaire comme de la "désinformation russe".
Or l’ordinateur n’était pas une invention russe : le FBI l’avait en sa possession depuis 2019, et son authenticité a ensuite été établie publiquement, notamment lorsqu’il a été utilisé comme pièce à conviction lors du procès fédéral de Hunter Biden en 2024.
Autrement dit, les documents déclassifiés alimentent aujourd’hui une accusation particulièrement lourde : pendant l’élection de 2020, des informations réelles ou méritant enquête sur la famille Biden auraient été neutralisées en les faisant entrer dans la catégorie de la "désinformation russe", alors que le FBI disposait lui-même d’éléments permettant de savoir que certaines étaient authentiques.
La Maison-Blanche présente désormais Round River comme l’exact inverse de l’enquête Trump-Russie : dans un cas, le FBI a poursuivi pendant des années des soupçons visant Trump ; dans l’autre, il aurait cherché à discréditer des renseignements compromettants visant les Biden.
Source : Maison-Blanche, documents déclassifiés
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire